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Anaïs Kerric
Finaliste

Anaïs Kerric

Université du Québec à Montréal

Utilisation des goélands à bec cerclé comme espèce modèle de l’exposition atmosphérique aux retardateurs de flamme au sein de lieux d’enfouissement technique

Votre profil en bref...

Je suis en dernière année de doctorat en biologie à l’UQAM. Je suis arrivée au Canada en 2018 après l’obtention d’un master en sciences pour l’environnement et écologie littorale à La Rochelle (France). Mes travaux de recherche portent sur l’étude des contaminants dans l’environnement, et l’impact qu’ils peuvent avoir sur les oiseaux. Les oiseaux sont passionnants et d’une aide précieuse. Ils fréquentent plusieurs habitats différents, ce qui nous permet de comprendre comment l’environnement peut influer sur leur exposition aux contaminants. J’ai également à cœur de partager ces connaissances avec le grand public et les futures générations de scientifiques. Je trouve que c’est un élément indispensable pour faire avancer la science et faire évoluer les mentalités, notamment lorsque cela concerne l’utilisation de substances chimiques. Nous sommes, nous aussi, constamment exposés à ces contaminants dans notre quotidien et on peut se demander quels sont leurs impacts sur notre santé.

 

Voici les réponses personnelles de la personne finaliste à trois questions :

 

  • Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse pour votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?

Je dois être honnête et avouer que j’ai une passion pour les goélands, donc j’en parle très volontiers. J’ai essayé de vulgariser mes recherches plusieurs fois pour mes proches, avec plus ou moins de succès. Une chose est sûre, si vous demandez aux membres de ma famille ce que je fais, ils vous répondront sûrement que j’installe des sacs à dos sur le dos des goélands et que j’étudie des contaminants.

 

  • Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?

Un rêve d’enfant, sans aucun doute. Petite, j’étais très curieuse et passionnée de sciences. Si on me demandait ce que je voulais faire comme métier lorsque je serais grande, je répondais systématiquement que je voulais comprendre pourquoi les dauphins s’échouaient sur les plages! Je n’ai jamais lâché mon idée de faire de la recherche, et j’ai réussi. Ma curiosité s’est ensuite progressivement portée sur l’écotoxicologie et les oiseaux.

 

  • Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant-e chercheur-euse? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur-euse?

Ma vie d’étudiante est bien remplie je dirais, et j’aime ça! C’est enrichissant, je ne m’ennuie pas. À l’heure actuelle, je partage mon temps entre la rédaction de ma thèse et d’articles scientifiques (je suis sur la dernière ligne droite), ainsi que de l’enseignement en laboratoire. Une des expériences les plus enrichissantes de mon doctorat a été la partie récolte de données sur le terrain en contact avec les goélands.

 

  • Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?

Pour me lancer un défi ! Je voulais me prouver que je pouvais résumer ma thèse en 3 minutes, alors que je peux en parler pendant des heures. La synthétisation de mes idées a souvent été un challenge pour moi. J’ai découvert ce concours lorsque j’étais étudiante à la licence en France et je me suis toujours dit qu’un jour je me lancerais ce défi un peu fou. Chose faite!