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15 - L’université du XXIe siècle : enjeux, défis et prospectives

Du mercredi 29 au jeudi 30 mai 2019

Alors que partout dans le monde, la recherche de pointe fait de plus en plus appel à l’interdisciplinarité et même à des formes diverses d’intégration des disciplines (transdisciplinarité, paradisciplinarité, etc.), aussi bien proches que très éloignées, les structures académiques des universités, avec leurs divisions essentiellement disciplinaires, représentent une barrière plus ou moins forte, selon les institutions, qui freine le désir de nombreux chercheurs de mener des recherches moins formatées et plus interdisciplinaires. Parallèlement, de nouvelles modalités de recherche apparaissent qui font appel, de plus en plus comme collaborateurs actifs, à des non-universitaires et à des représentants de la société civile, tandis que les collaborations avec le secteur privé se multiplient et se transforment. La recherche contemporaine se mène souvent hors des murs institutionnels, mais aussi en dehors des cadres de pensée habituels.

Dans ces conditions, comment adapter l’université à ce contexte changeant? Comment donner à ses structures et à ses modes de fonctionnement l’indispensable souplesse qui lui permettra d’y répondre du mieux possible, sans renoncer à sa mission fondamentale de formation disciplinaire et de développement des connaissances spécifiques à chacune des grandes disciplines scientifiques fondamentales? Comment évoluer sans perdre son âme et sa raison d’être?

Cet ensemble de questions sera traité par des représentants des trois grands groupes qui constituent l’université : les professeur.e.s-chercheur.se.s, le personnel administratif de tous les niveaux et les étudiant.e.s dont on reconnaît de plus en plus l’importance qu’ils peuvent avoir pour la recherche, non seulement en tant qu’auxiliaires, mais en tant qu’acteurs de plein droit.

Faisant appel à son expérience personnelle, avec ses difficultés, ses succès, mais aussi ses projets ou ses rêves, chacun, à son niveau, apportera une contribution que l’on espère décisive dans la vaste réflexion que mènent à ce sujet, depuis quelques années, les Fonds de recherche du Québec (FRQ), avec les trois Fonds qui le constituent et sous la direction du scientifique en chef du Québec. 

C’est pour animer cette réflexion et entreprendre des actions diverses en ce sens qu’a été créée, au sein des FRQ, la DSMI, une entité vouée aux Défis de société et aux maillages intersectoriels qui organise ici son 3e colloque sur ce thème, sous un angle différent de celui adopté lors des deux premiers (congrès de l’ACFAS 2018 : « La recherche hors piste : oser la rupture » et Ubisoft 2018 : « Entreprise, université, société : la synergie des savoirs »).

Les questions plus précises soulevées à l’occasion de ce colloque inspireront la problématique mise en œuvre dans le colloque suivant.

Ainsi la DSMI entend-elle déclencher et alimenter une réflexion que l’on souhaiterait permanente sur les transformations épistémologiques, sociales et éthiques qui affectent nos sociétés.

Pour une recherche dynamique et créative dans une université alerte et inclusive.

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Colloque
Enjeux de la recherche
Responsables
Bureau du Scientifique en chef du Québec, DSMI
Fonds de recherche du Québec
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Après-midi
13 h 30 à 13 h 45
Communications orales
En guise d’introduction
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0420
13 h 30
Ménager sa place à la recherche intersectorielle
Rémi Quirion (Scientifique en chef du Québec)

Les structures actuelles et le fonctionnement des universités, sans l’interdire, rendent tout de même difficile la pratique d’une recherche intersectorielle vraiment novatrice. Pourtant, c’est sans doute à ce type de recherche que les défis du XXIsiècle nous amèneront de plus en plus à faire appel tant les problèmes auxquels nous sommes confrontés sont multidimensionnels et exigent le plus souvent la mobilisation de plusieurs disciplines. Quelles solutions peut-on envisager qui n’affecteraient pas la mission d’enseignement de l’université et ses nécessaires fondements disciplinaires mais permettraient aux chercheur.e.s d’exercer leur pleine créativité ?

Résumé
13 h 40
L'avenir de l'intersectorialité : de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !
Denise Pérusse (Fonds de recherche du Québec), Jean-Pierre Vidal (Fonds de recherche du Québec)

Le programme AUDACE a fait la preuve que l’intersectorialité est au cœur des préoccupations de nombreux chercheur.e.s en quête d’autres façons, plus ouvertes, plus novatrices, de pratiquer leurs recherches, dans toutes ses composantes, de la conceptualisation à ses retombées, pratiques et théoriques, en passant par une méthodologie souvent à inventer. La rencontre, souvent déstabilisante, avec des chercheur.e.s d’autres disciplines exige d’eux une ouverture et un effort de compréhension qui se heurtent parfois aux rigidités administratives, presque inévitables, de l’institution. Comment faire circuler plus librement les divers savoirs et les individus qui les portent ?​

Résumé
13 h 45 à 16 h 00
Communications orales
Séance 1 – La quadrature du cercle : adapter les structures administratives aux besoins de la recherche sans sacrifier l’enseignement
Présidence/Animation : Denis Harrisson (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0420
13 h 50
Doit-on revoir l’organisation disciplinaire de l’université ?
Luc-alain Giraldeau (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

L’intensification de la recherche scientifique subventionnée, surtout depuis la seconde moitié du XXe siècle, crée des tensions au sein de l’université traditionnelle. Celle-ci, organisée par regroupements disciplinaires, dispense une formation à partir d’un catalogue de connaissances que sa recherche enrichit. Mais, l’avènement des agences subventionnaires permet à ces bailleurs de fonds gouvernementaux de venir infléchir l’objet de la recherche, privilégiant davantage celle qui contribue à l’innovation et le développement économique. La recherche universitaire ne sert plus alors qu’à alimenter les savoirs et cette pression se répercute sur le contenu de ses programmes. Finalement, c’est l’organisation même de l’université, sa gouvernance, son évaluation par les pairs et ses programmes, tous fondés sur l’unité disciplinaire, qui se voit remise en cause. Le défi de l’université du XXIe siècle sera de repenser sa structure afin de résoudre cette tension entre la recherche devenant plus sectorielle et son institution érigée en disciplines étanches.

Résumé
14 h 20
L’Université de l’Ontario français : l’université du XXIe siècle 
Normand Labrie (University of Toronto)

La plus récente université au Canada, l’Université de l’Ontario français (UOF), a été conçue par le Conseil de planification pour une université de langue française en Ontario qui a eu pour mandat de proposer un modèle qui se différencie des universités existantes sur le plan de la programmation académique et qui soit innovant.  Le modèle proposé prévoit une offre de programmes de nature transdisciplinaire axés sur de grands enjeux de société importants pour la région du Grand Toronto : la pluralité humaine, les environnements urbains, l’économie mondialisée et les cultures numériques.  L’UOF se distingue en outre à travers sa signature pédagogique qui se veut expérientielle, inductive et collaborative, d’où l’importance de partenariats avec le secteur privé, le monde institutionnel et les organismes communautaires.  La création d’un Carrefour francophone du savoir et de l’Innovation regroupant une multitude de partenaires opérant en langue française dans la région, qui doit s’établir sur le futur campus de l’UOF, s’inscrit par conséquent au coeur de la mission académique de l’université et de son rôle en matière de recherche, d’innovation et de mobilisation des connaissances.  Après avoir présenté les grandes lignes qui font de l’UOF une véritable université du XXIe siècle, nous ferons une rétrospective sur la réception de ce modèle dans le monde académique, la société civile et l’arène politique.

 

Résumé
14 h 50
L’articulation entre formation et recherche dans l’université du XXIe siècle
Alain Fuchs (Université PSL)

Dans le cadre de ma communication, j'aborderai le concept d’Université Intensive en Recherche (Research Intensive University), qui a émergé ces dernières années dans les débats qui se sont tenus, et se tiennent encore, sur l’évolution du rôle et de la place des Universités dans un paysage académique et socio-économique mondialisé. Je m’appuierai notamment sur une brève description du système français d’enseignement supérieur et de recherche, non pour en faire un exemple, mais pour illustrer les tensions qui s’y produisent et les chemins imaginés pour adapter l’université à la complexité du monde. Les résonances avec les questionnements qui se font jour partout dans le monde sont nombreuses.

Résumé
15 h 20
Discussion
15 h 45
Pause
16 h 00 à 17 h 00
Communications orales
Table ronde des administrateurs de la recherche et de l’enseignement
Présidence/Animation : Claude Corbo (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0420
16 h 05
Le futur des universités : des formations interdisciplinaires en partenariat avec le milieu
Eugénie Brouillet (Université Laval)

De tous les temps, les universités ont été de puissants catalyseurs du développement des connaissances. L’arrivée massive des technologies du numérique et d’une nouvelle génération étudiante, qui a toujours connu Internet, génère son lot de possibilités et de défis aux universités.

Depuis la fin du 19esiècle, six grandes vagues d’innovation ont généré un lot important de technologies dites de rupture. À chacune de ces grandes vagues, l’ordre mondial a subi des soubresauts : une période de grande instabilité, des guerres, des conflits géopolitiques, une course folle à la maîtrise de ces nouvelles technologies et surtout de leurs usages – par exemple, l’intelligence artificielle au Canada. Après ces creux de vague, il s’ensuivit des périodes de croissance économique et une certaine stabilité géopolitique.

Depuis, les métiers ont profondément changé. Ils se sont hybridés et enrichis, certains ont disparu et d’autres sont apparus. Répondre aux besoins d’une main-d’œuvre prête à relever les défis du 21esiècle demeure une grande priorité pour les pays comme le Canada. Or, pour former cette nouvelle génération étudiante et répondre aux défis de société, les universités doivent entrevoir des nouvelles formations. Les administrations universitaires doivent concevoir rapidement des formations fortement interdisciplinaires, en partenariat avec le milieu, afin de poursuivre leur mission d’enseignement et de recherche dans un contexte de transformation des universités.

Résumé
16 h 15
Entre agilité et entropie: des transformations utopiques
Magda Fusaro (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Les universités se transforment. Institutions séculaires, elles adaptent aujourd’hui les paradigmes de recherche et leurs modes d’enseignement à la lumière des demandes des acteurs politiques et économiques des sociétés au sein desquelles elles évoluent. Mais, bien que les universités contemporaines souhaitent s’ancrer dans leur communauté et contribuer à la résolution des grands enjeux auxquels nous sommes collectivement confrontés, les exigences formulées à leur endroit soulèvent de nombreuses questions.

En effet, la pression croissante exercée sur les universités, qui requiert une très grande capacité d’adaptation de nos administrations, se confronte aux limites des fondations mêmes de notre institution.

La recherche et l’enseignement peuvent-ils, raisonnablement, fonder leur légitimité et leur pertinence en termes de rentabilité, de rendement pratique et de formation de la main d’œuvre? Dans quelles mesures les demandes croissantes en matière d’imputabilité, d’adaptations aux modifications réglementaires et de mobilités des professeurs et de étudiants exigées par les gouvernements et le « marché » contribuent-elles ou nuisent-elles aux développement des universités comme lieu de réflexion de savoir et de connaissances? Comment intégrer les revendications des groupes de pression moralistes dans l’arène du débat rationnel et ouvert qu’incarne l’enceinte universitaire? L’agilité ainsi attendue des universités constitue-elle dans ce contexte un concept creux?

Résumé
16 h 25
L’université du XXIème siècle : l’heure des choix
Jacques Frémont (Université d’Ottawa)

Entre les défis posés par le binôme formation et recherche, par les impératifs depuis longtemps incontournables de l’interdisciplinarité et ceux, en provenance de l’extérieur, posés par des impératifs imposés de rentabilité et d’atteinte d’indicateurs de performance, la pertinence de l’université du XXIème siècle se trouve aussi assiégée par la montée des populismes et une croissante décrédibilisation de la science.  Dans ce contexte, l’université doit être en mesure de s’assumer pleinement et assumer pleinement son rôle au sein de la Cité. Elle devra aussi être capable d’effectuer ses choix fondamentaux entre croissance organique et impératifs de positionnement stratégique.

Résumé
16 h 35
Rapporteurs - Table ronde des administrateurs de la recherche et de l'enseignement
Nicola Hagemeister (ÉTS - École de technologie supérieure), Jean-Christophe Bélisle-Pipon (Harvard University)
Soir
17 h 00 à 19 h 00
Cocktail
Cocktail festif
Batiment : UQO A.-Taché
Local : Espace Radio-Canada
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Avant-midi
09 h 00 à 11 h 00
Communications orales
Séance 2 – Grandeurs et misères de la recherche universitaire interdisciplinaire
Présidence/Animation : Louise POISSANT (Fonds de recherche du Québec - Société et culture)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0420
09 h 05
La recherche hors piste, un sport extrême
François-Joseph LAPOINTE (UdeM - Université de Montréal)

Un chercheur qui, comme moi, est à la fois artiste (performance, bioart) et scientifique (professeur de biologie) se heurte à certaines difficultés, notamment en ce qui concerne l’évaluation de sa recherche par les comités de pairs, même lorsque ceux-ci sont pluridisciplinaires. Pourtant cette façon de faire de la recherche qui chevauche les disciplines sans se soucier trop des barrières que chacune impose «naturellement» s’avère extrêmement stimulante et donne des résultats souvent inattendus.

Description d’un combat, d’une adaptation perpétuelle et d’un espoir.

Résumé
09 h 35
Vivre la recherche en santé dans un contexte d’intersectorialité
Catherine Laprise (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Développer la recherche interdisciplinaire demande des investissements pour établir des environnements favorables à son expérimentation. Dans nos universités, où la structure est intimement liée aux disciplines, l’opérationnalisation de l’interdisciplinarité est parsemée de limites. Cependant, à l’heure où les métiers de demain sont majoritairement à définir, l’urgence de réfléchir et de proposer des solutions en dehors des silos disciplinaires parait essentielle. Dans ce contexte, sur la base de sa pertinence démontrée en santé et sur la base de la flexibilité inhérente à sa taille de même qu’à la diversité des disciplines, l’UQAC a saisi l’opportunité de se doter d’un Centre intersectoriel en santé durable (CISD). Celui-ci regroupe des chercheurs dont l’expertise va de la génétique à la psychologie, ou encore des sciences sociales à l’informatique. Les deux thématiques de recherche sont les déterminants génétiques de la santé et la santé de proximité avec la santé durable comme objectif ultime. L’amalgame de ces forces variées décuple les opportunités de créer des projets innovants et ainsi de tendre vers cet objectif.

Résumé
10 h 05
De l’interdisciplinarité à l’intersectorialité : un parcours personnel
Julie Morin-Rivat (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

Avec une formation initiale en sciences humaines (archéologie et anthropologie), Julie Morin-Rivat s’est ensuite tournée vers les sciences biologiques (paléobotanique, écologie forestière). Elle revient sur son parcours, fait de portes  closes et d'accueils chaleureux, et démontre comment l'interdisciplinarité lui a permis d'aboutir à un axe de recherche inédit portant sur l'impact des sociétés.

Résumé
10 h 35
Pause
11 h 00 à 12 h 00
Communications orales
Table ronde des professeur.e.s
Présidence/Animation : Louise POISSANT (Fonds de recherche du Québec - Société et culture)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0420
11 h 05
L’interdisciplinarité et l’intersectorialité se vivent-elles mieux dans les universités sises en région ?
Céline AUDET (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

On entend beaucoup les termes « cloisonnement » ou « silo » quand on parle de l’environnement de la recherche, mais ce n’est pas une réalité que j’ai connue. Il y a plusieurs raisons sous-jacentes à ce constat. Ayant commencé ma carrière au sein de l’INRS, donc dans un environnement interdisciplinaire et avec un mandat de recherche orientée en fonction des besoins de développement du Québec, l’ouverture aux autres disciplines fut dès le départ présente dans mon environnement de travail. Spécialisée en écophysiologie des poissons avec des recherches orientées vers l’aquaculture et les pêches, j’ai dû multiplier les contacts avec les utilisateurs de ma recherche ainsi que les présences dans des événements organisés par l’industrie ou des colloques regroupant artisans du milieu, industriels, représentants gouvernementaux et chercheurs. Enfin, lorsque l’on œuvre dans une université en région, nos intérêts de recherche sont plus facilement orientés vers des enjeux qui touchent directement notre environnement naturel et social et donc à des dimensions interdisciplinaires ou intersectorielles. Est-ce que pour autant toutes mes activités de recherche ont été intersectorielles ? Certes non, parce que la maîtrise de nos propres champs disciplinaires reste le cœur du succès de telles activités, mais l’ouverture aux autres dimensions d’une même question de recherche fut toujours présente et s’est le mieux concrétisée dans mes actions de « réseautage » en appui aux secteurs utilisateurs.

Résumé
11 h 15
Sommes-nous prêts pour la mégascience?
Jean-René Roy (Université Laval)

Il est important et opportun pour les nations qui se placent au premier plan de la recherche au niveau international de participer aux grandes installations scientifiques, ce qu’on appelle la « big science » ou la mégascience.  Étant donné l’ampleur et la complexité des grandes plates-formes de recherche, ces projets engagent plusieurs partenaires dans de grandes collaborations. Le Québec est-il prêt à jouer ses cartes avec les ressources humaines et financières disponibles? Quels sont les modes d’engagement et de participation les plus stratégiques pour les petites communautés de chercheurs ?  Y a-t-il des domaines de recherche où le Québec peut jouer une carte maitresse et agir comme leader?

Résumé
11 h 25
La recherche appliquée, partenariale et multidisciplinaire par un Living Lab en milieu universitaire : le cas de Cité-IDLivin­gLab sur la Gou­ver­nance de la rési­lience urbaine
Marie-Christine Therrien (ENAP - École nationale d'administration publique)

Le Cité-ID regroupe en mode col­la­bo­ra­tif les divers acteurs de la rési­lience urbaine au Cana­da et ailleurs dans le monde. Notre objectif consiste à être un incu­ba­teur pour l’émergence de nou­velles approches inter­sec­to­rielles afin de permettre aux villes de s’adapter aux risques et de réduire leurs vulnérabilités. Pour ce faire, nous misons à la fois sur le savoir pratique des ges­tion­naires urbains, des orga­ni­sa­tions pri­vées et des citoyens et les connaissances scientifiques développées par les cher­cheurs uni­ver­si­taires. Nous utilisons un processus de recherche-action pour déve­lop­pe­r des pra­tiques inno­vantes en matière de rési­lience urbaine. En transformant la relation entre chercheurs et praticiens, cette approche nécessite le développement de nouvelles compétences de recherche afin de négocier le partage des rôles, gérer les relations, prévoir le partage des connaissances et assurer le déroulement de la recherche. Dans ce contexte, cette approche fascinante demande l’intégration de nouveaux paradigmes, une réflexion avancée sur les transformations, un niveau de réflexivité complexe et la compréhension des problématiques identifiées par les acteurs.  À travers divers prototypes de projets, nous présenterons notre approche pour  l’intégration de multiples disciplines, une méthodologie rigoureuse, des données probantes, un soutien à la transformation des organisations et finalement une contribution au développement de la résilience urbaine.

Résumé
11 h 35
Rapporteurs - Table ronde des professeur-e-s
Marie-Josée Hébert (UdeM - Université de Montréal), Annie Montpetit (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Dîner
12 h 00 à 13 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0420
Après-midi
13 h 30 à 15 h 45
Communications orales
Séance 3 – Formation disciplinaire et éducation permanente au sein d’une société apprenante
Présidence/Animation : Maryse Lassonde (Conseil supérieur de l'éducation)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0420
13 h 35
Faire renaître l’université : collégialité et réciprocité éthique
Fabio BALLI (Université Concordia)

En 2017, je recevais le prix de Concordia Engaged Scholar alors même que j’étais poursuivi par l’université en vertu de son code de conduite. Doctorant, je mobilise des chercheur⋅e⋅s à travers quatre pays et mutualise les ressources de différentes institutions afin d’esquisser des solutions à un enjeu de société : la respiration.

Ces deux exemples illustrent le tiers-lieu dans lequel je navigue, un espace qui questionne habitudes et responsabilités, qui requiert des administrateur⋅e⋅s et des professeur⋅e⋅s un positionnement nouveau par rapport aux processus de recherche et d’enseignement.

L’autonomie, la liberté dont je dispose restent cependant bien trop rares pour les étudiants, dans des institutions où l’on pense pour eux ce qu’ils devraient savoir, comment ils devraient agir, sans tenir compte ni de leur vécu, ni de leurs besoins de se positionner en tant qu’équipe, d’apprendre par le groupe pour évoluer.

Durant ces 20 minutes, je propose de vous présenter trois modalités de dialogue simples et puissantes, qui permettent de recréer du lien entre pairs, et de favoriser une bonne économie des signes de reconnaissance, au delà de nos différences. Nourrir le lien permet d’avancer ensemble, d’oser ce qui est juste pour soi, et qui sert le groupe. Nourrir le lien permet de nous ajuster, de nous confronter avec bienveillance, afin d’aligner nos institutions sur l’intérêt commun. Afin de nous sentir à nouveau inspirés, afin d’être inspirants.

Résumé
14 h 05
Le rôle des cinq UQ et des 13 collèges en régions dans les croisements de savoir
Marc-Urbain PROULX (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Pierre-Luc Bouchard (Collège d'Alma)

Universellement, les collèges et les universités sont de plus en plus sollicités pour s’engager davantage dans leur zone de rayonnement afin de soutenir l’innovation et le développement. Si la question se pose à propos des limites de cette nouvelle mission proposée, des outils appropriés sont aussi recherchés pour servir les collectivités. À cet effet depuis quelques décennies, les cinq UQ et les 13 collèges bien établis en régions du Québec ont expérimentés diverses mesures dans cet esprit utilitariste.

La communication proposée vise à établir un portrait évolutif de cet engagement universitaire et collégial. Si la relation de causes à effets s’avère difficile à bien saisir, notre analyse des faits conduit néanmoins à explorer des perspectives d’avenir à la lumière des défis à relever dans une périphérie québécoise en pleine transition bien visible sous l’angle de multiples tendances qui nécessitent des initiatives novatrices.

Résumé
14 h 35
Obstacles et défis en formation interdisciplinaire : un cheminement en génétique de l'imagerie cérébrale
Francois Chouinard-Decorte (Université McGill)

Depuis plus d’une douzaine d’années, motivé par le désir d’étudier l’évolution du cerveau humain, j’ai eu la chance de poursuivre des études graduées et de travailler dans les domaines de la génétique et des neurosciences. Je retrace ici les grandes étapes de mon cheminement en posant un regard sur certains facteurs qui m’ont permis de progresser, académiquement, à cheval entre ces deux disciplines. D'abord lors de ma maîtrise, où j’ai pu suivre plusieurs cours offerts dans d’autres départements, hors de mon programme. Un élément important, mais aussi risqué pour l’étudiant interdisciplinaire. Ensuite entre la maîtrise et le doctorat, où j’ai travaillé près de 3 ans à l’étranger comme assistant de recherche en imagerie cérébrale. Un détour fréquent en recherche et nécessaire pour l’acquisition de connaissances spécifiques. Et enfin lors de mon doctorat, où le facteur déterminant fût l’environnement de recherche, car la recherche interdisciplinaire requiert un milieu collaboratif, où les individus sont libres d’agir et d’interagir tant à l’interne qu’à l’externe. C’est donc au terme de ce cheminement peu orthodoxe que j'entreprends finalement mes recherches postdoctorales sur l’évolution du cerveau, en collaboration avec la Ressource Nationale de Cerveaux de Chimpanzés des États-Unis.

Résumé
15 h 05
Discussion
15 h 30
Pause
15 h 45 à 16 h 30
Communications orales
En guise de conclusion
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0420
15 h 45
En guise de conclusion: synthèse et pistes d'action
Rémi Quirion (Scientifique en chef du Québec)