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618 - Assurer la relève pour la transmission et l’enseignement des langues autochtones

Du mercredi 29 au jeudi 30 mai 2019

Depuis les années 1970, les langues autochtones ont traversé les murs des écoles (dans la foulée du mouvement qui donne naissance au document Maîtrise indienne de l’éducation indienne) et, depuis environ cinq ans, des cours crédités de langue ont commencé à être offerts dans les grandes villes. Ces cours sont destinés à des Autochtones qui souhaitent se réapproprier leur langue et aussi à des allochtones curieux de ce patrimoine immatériel. Or, il est important de souligner que la transmission des langues autochtones en milieu urbain québécois se fait déjà depuis plusieurs décennies dans le cadre moins formel d’ateliers, organisés avec un objectif de sécurisation culturelle.

À l’heure actuelle, ces langues sont apprises et étudiées autant dans le milieu de l’éducation que le milieu communautaire et par des publics très variés : des adultes autochtones et allochtones ou des enfants. Elles sont étudiées en tant que langue première (L1), comme chez la plupart des communautés innues, atikameks ou cries, ou que langue seconde (L2), comme chez les Abénakis ou les Mohawks. La coexistence de différents contextes d’apprentissage se traduit par différents types d’apprenants, qui requièrent des ressources humaines formées en conséquence. La demande pour des cours de langue autochtone ne cesse d’augmenter, et les institutions, instituts, centres communautaires, collèges et universités peinent à trouver des enseignants qualifiés.

Ce colloque sera l’occasion de faire le point sur les possibilités et les besoins de formation ou de perfectionnement pour les formateurs, enseignants et professeurs de langues autochtones. Il réunira des acteurs de différents milieux et favorisera les discussions entre les représentants des communautés et les chercheurs universitaires. Ce colloque permettra également d’aborder la question des compétences à développer chez les enseignant.es et du type de formation nécessaire pour l’enseignement et la transmission des langues autochtones.

 

 

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Remerciements

Nous reconnaissons tout d’abord que ce colloque a lieu sur des terres faisant partie des territoires ancestraux non cédés de la nation algonquine, Omàmiwininìwag. Nous remercions chaleureusement nos partenaires: le Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, la Commission canadienne pour l’UNESCO, la Chaire UNESCO sur la transmission culturelle chez les Premiers Peuples, le CIÉRA-UQO.

Colloque
Section 600 - Colloques multisectoriels
Responsables
Collège des Premières Nations Kiuna
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
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Avant-midi
08 h 45 à 11 h 55
Communications orales
Avant-midi
Batiment : UQO A.-Taché
Local : Grande salle
08 h 45
Mot de bienvenue
09 h 15
Conférence d'ouverture - Canadian Indigenous Languages and Literacy Development Institute
Jordan Lachler (University of Alberta)
10 h 15
Pause
10 h 35
Année internationale des langues autochtones et réconciliation à la CCUNESCO
Katharine Turvey (Commission canadienne pour l'UNESCO)

La Commission canadienne pour l'UNESCO (CCUNESCO) présentera brièvement le contexte entourant l’adoption de l'Année internationale des langues autochtones, ses plan d'action et cadre normatif en la matière, de même que liens de ces derniers avec la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. La CCUNESCO s'est engagée à promouvoir cette année internationale dans le cadre de ses priorités en matière de réconciliation et présentera brièvement les activités et initiatives entreprises par ses réseaux et partenaires tout au long de 2019.

Résumé
10 h 55
Développement et offre de programmes adaptés aux besoins en lien avec la transmission et l'enseignement des langues autochtones au Centre des Premières Nations Nikanite (UQAC)
Sophie Riverin (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Le Centre des Premières Nations Nikanite (CPNN) de l'UQAC propose depuis plusieurs années 3 différents programmes liés aux langues autochtones répondants à différents objectifs, notamment en technolinguistique, en transmission de langues autochtones et en intervention en apprentissage de langues autochtones. Ces programmes sont la plupart du temps en démarrage par cohorte et peuvent être offerts à différentes nations selon les demandes reçues et la disponibilité des ressources professorales.  Le CPNN collabore au besoin avec différents organismes autochtones, comme l’Institut Tshakapesh, pour promouvoir et assurer une offre de programmes adaptée à la réalité du personnel dans les écoles et dans les autres milieux qui nécessitent l’embauche de ressources spécialisées en langues autochtones. Cette conférence présentera ces différents programmes et les spécificités de l’offre développée en lien avec les langues autochtones par le CPNN.

Résumé
11 h 15
L’expérience d’enseignement des langues autochtones à Kiuna
Jimena Terraza (Collège des Premières Nations Kiuna), Claudie Ottawa (Collège des Premières Nations Kiuna)

Depuis l’automne 2018, le programme Arts, lettres et communication option langue autochtone est offert à Kiuna, le collège des Premières Nations. Kiuna est une institution d’enseignement postsecondaire créé par et pour les Autochtones mais ouvert à tous. Le programme en langues est un diplôme d’études collégiales (DEC) de deux ans dans lequel les étudiant.es peuvent choisir le profil langue maternelle (L1) ou langue seconde (L2).

Actuellement, des cours de L1 innu et atikamekw sont offerts ainsi que des cours d’atikamekw et d’abénaki L2. Claudie Ottawa et Jimena Terraza enseignent les cours de langue atikamekw (L1 et L2) en binôme et pour ce faire elles ont combiné leurs expertises et expériences respectives. Claudie Ottawa est locutrice native de l’atikamekw et elle est étudiante à la maîtrise en linguistique. Jimena Terraza est une linguiste spécialisée dans les langues algonquiennes et détient de l’expérience d’enseignement d’une L2. La formule d’enseignement en binôme nous a ainsi permis de pallier au manque de ressources humaines spécialisées dans l’enseignement d’une langue autochtone

Dans cette communication nous parlerons de l’expérience d’enseignement en binôme ainsi que de l’expérience d’une étudiante, Kayla Vollant, qui est actuellement inscrite au programme Arts, lettres et communication option innu L1. Elle nous partagera sa vision de l’expérience à Kiuna et discutera de l’importance d’impliquer les nouvelles générations dans la transmission des langues autochtones

Résumé
Dîner
12 h 00 à 13 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : UQO A.-Taché
Local : Grande salle
Après-midi
13 h 30 à 16 h 30
Communications orales
Après-midi
Batiment : UQO A.-Taché
Local : Grande salle
13 h 30
L’enseignement de l’innu à l’Université de Montréal : bilan et perspectives
Gabriella Lodi (UdeM - Université de Montréal), Yvette Mollen (Université de Montréal)

Dans les dernières années, une offre de cours de langues autochtones est devenue incontournable à l’Université de Montréal. Ainsi, après avoir échangé avec deux représentants de l’organisme Montréal autochtone qui offre des cours de langues, le Centre de langues a procédé à la création de quatre cours axés sur la communication pour lesquels le choix de l’innu a été favorisé. En 2017, le premier cours a été ouvert et, depuis, les cours d’innu sont offerts selon les approches pédagogiques privilégiées pour les douze autres langues étrangères enseignées. Il est certain que l’expérience acquise dans ce cadre a contribué au bon succès obtenu jusqu’à présent. En effet, depuis longtemps, les enseignants du Centre de langues étudient et expérimentent de nouvelles stratégies afin de répondre aux besoins spécifiques des apprenants qui font face à des phénomènes linguistiques particuliers ou qui étudient une des « Less Commonly Taught Languages » avec tout ce que cela comporte. Toutefois, malgré l’expérience déjà acquise par notre institution, Yvette Mollen, engagée au titre de chargée de cours, a dû déployer des efforts considérables pour pallier à l’absence de matériel pédagogique approprié ou d’études pertinentes dans le domaine. Avec les cours d’innu, l’UdeM a indéniablement la possibilité de contribuer à la protection, voire à la valorisation des langues autochtones du Québec, mais comment assurer que le travail entamé par Yvette Mollen soit adéquatement soutenu et poursuivi?

Résumé
14 h 10
La formation d’enseignants autochtones dans leur langue maternelle : l’expérience atikamekw via un microprogramme avec l’UQTR
Nicole Petiquay (Conseil de la Nation Atikamekw), Nicole Audy (Conseil de la nation atikamekw (conseil tribal)), Sylvie Ouellet (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

Au tournant des années 2000, les communautés atikamekw faisaient face à une pénurie de personnel enseignant dans les écoles primaires.  Étant donné la mise en place en 1992 d’un programme bilingue d’enseignement français-atikamekw, les communautés avaient besoin d’enseignants atikamekw formés, non seulement en enseignement, mais aussi en langue atikamekw.  Une cohorte atikamekw a donc été formée et a commencé son cheminement en septembre 2004 à l’UQTR en vue d’un BÉPEP.  Outre l’adaptation de certains cours et le cheminement en paliers, la singularité de cette expérience se situe dans la mise sur pied d’un microprogramme en langue atikamekw et l’offre du cours Fondements I pour l’enseignement de la langue algonquienne (langue maternelle), ici l’atikamekw, aux étudiants de la cohorte à l’automne 2007.  Ce cours a également été offert à d’autres enseignants atikamekw en poste à l’hiver 2011 et de nouveau à l’automne 2018.  Le cours Fondements II pour l’enseignement d’une langue algonquienne (langue maternelle) est présentement dispensé à des enseignants atikamekw des trois communautés.

La présente communication veut rendre compte du contexte, de la logique et du contenu du microprogramme, des étapes pour sa mise en œuvre, des difficultés rencontrées, des résultats obtenus et des perspectives d’avenir.

Résumé
14 h 50
Pause
15 h 10
L’enseignement de la langue innue dans les écoles membres de l’Institut Tshakapesh
Jérémie Ambroise (Institut Tshakapesh)

Bien qu’aucune donnée exacte n’existe pour illustrer la situation actuelle, nul ne contredira que le déclin du nombre de locuteurs innus est une réalité. C’est davantage vrai chez les plus jeunes, la transmission intergénérationnelle étant en voie d’être rompue dans les communautés proches des milieux urbains majoritairement francophones. Néanmoins, la situation dans laquelle se retrouve la langue innue n’est pas unique. Le fait que l’UNESCO ait déclaré 2019 Année internationale des langues autochtones le démontre bien.

C’est dans ce contexte que l'Institut Tshakapesh s’est donné pour mission d’élaborer un plan d’aménagement linguistique dont l’un des volets est de remédier au manque de relève. Lors de cette présentation, nous ferons donc part des difficultés que nous rencontrons quant à la recherche de nouvelles ressources humaines (experts, enseignants, traducteurs, etc.), mais surtout pour ce qui est de la formation continue des enseignantes de langue innue. L’Institut Tshakapesh étant un organisme régional œuvrant dans 7 communautés innues différentes couvrant un territoire qui s’étend de la Haute-Côte-Nord à la Basse-Côte-Nord et jusqu’aux limites du Grand Nord québécois, assurer la continuité de la formation n’est pas une tâche simple. Nous explorerons enfin des pistes de solutions.

Résumé
15 h 50
Comment se pose la question de la relève pour la transmission et l’enseignement des langues autochtones au sein des organismes communautaires, le cas du Centre d’amitié autochtone du Saguenay
Josie-Ann Bonneau (Centre d'amitié autochtone du Saguenay), Yann-Abel Chachai (Centre d'amitié autochtone du Saguenay), Tshiueten Canapé (Centre d'amitié autochtone du Saguenay)

Afin de répondre aux besoins de ses membres et travailler à la valorisation des langues autochtones et leur préservation, le Centre d’amitié autochtone du Saguenay a développé un projet de transmission linguistique nommé Upau/Opoho. À travers diverses activités ludiques et formelles, les langues innue et atikamekw sont transmises et enseignées à un large public en milieu urbain, allant des petits aux adultes, des locuteurs au non-locuteurs. Plus précisément, des camps linguistiques pour les 4 à 12 ans sont organisés, des cours en contexte scolaire sont offerts ainsi que des cours de soir pour les adultes locuteurs et non-locuteurs.

Après plus de deux ans d’existence, de nombreuses retombées positives peuvent être relevées. Toutefois, la question de la relève est préoccupante puisqu’elle représente un défi constant et qu’elle module notre façon de travailler. Comment en tant qu’organisme communautaire peut-on s’assurer d’avoir une relève compétente pour transmettre les langues autochtones en milieu urbain? Quelles sont les stratégies mises en place et les limites auxquelles nous sommes confrontées ? Ces questions seront abordées lors de notre présentation tout comme les suggestions d’amélioration possible.

Résumé
Soir
17 h 00 à 19 h 00
Cocktail
Cocktail réseautage
Batiment : UQO A.-Taché
Local : Grande salle
Afficher tous les résumés
Avant-midi
09 h 00 à 12 h 00
Communications orales
Avant-midi
Batiment : UQO A.-Taché
Local : Grande salle
09 h 00
Quelle place pour l’enseignement de la traduction des langues autochtones au Québec?
René Lemieux (UdeS - Université de Sherbrooke)

Ma proposition est moins l’aboutissement d’une recherche sur la traduction des langues autochtones que l’expression d’un désir de collaborer à la réflexion collective nécessaire sur la place de l’enseignement de la traduction des langues autochtones au Québec. Le milieu de la traduction « officielle » s’intéresse encore peu aux langues autochtones (par exemple, l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec, l’OTTIAQ, ne recense aucune langue autochtone dans son répertoire des langues traduites au Québec par ses membres). Le projet de loi sur les langues autochtones du gouvernement fédéral, déposé à l’hiver 2019, changera-t-il la donne pour la traduction des langues autochtones? S’agira-t-il d’une avancée ou d’un recul dans l’optique plus large d’une revitalisation des langues autochtones? Quels impacts de cette loi sont possibles, tant positifs que négatifs, sur la situation des langues autochtones? J’aimerais discuter de ce que pourront mettre sur pied les universités pour faciliter l’enseignement de la traduction en langues autochtones au Québec.

Résumé
09 h 40
Résultats du Recensement de 2016 : Les langues autochtones et le rôle de l’acquisition d’une langue autochtone comme langue seconde
Sylvie Godin (Statistique Canada), Jean-François Lepage (Statistique Canada)

Cette présentation utilisera les données du Recensement de 2016, ainsi que les cycles de recensement antérieurs, dans le but d’analyser les caractéristiques des membres des Premières Nations, Métis et Inuit qui font l’usage d’une langue autochtone au Canada soit comme langue seconde ou langue maternelle.

Dans un premier temps, nous présentons les faits saillants concernant la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la connaissance de langues autochtones en général, ce qui permet de constater l’importance du nombre de locuteurs non maternels.

En effet, Une publication récente de Statistique Canada sur la survie à long terme des langues autochtones au Canada a souligné l’importance des apprenants de langue seconde. Ainsi, dans un deuxième temps, nous présentons la dynamique d’apprentissage des langues autochtones comme langue seconde. Malgré certaines limites quant aux données disponibles, on constate que les personnes sont plus susceptibles de parler une langue autochtone s’ils résident dans une région géographique où l’on trouve une certaine concentration de locuteurs. Les enfants sont aussi plus susceptibles de parler une langue autochtone lorsque cette pratique est valorisée par leurs parents.

Résumé
10 h 20
Pause
10 h 40
Siawiminuignewa’tu’g ‘Gtli’sutiminu
Marsha Vicaire (Listuguj Mi'gmaq First Nation)

L’unité du développement des programmes éducatifs à la Direction de l’enseignement, de la formation et de l’emploi (LETE) de Listuguj facilite la création de ressources pédagogiques imprimées et non imprimées sur le mi’gmaq, ainsi que la prestation de programmes de cette langue dans la communauté de Listuguj, au Québec. La connexion des détenteurs de connaissances traditionnelles et locales, des aînés et des membres de la communauté fait partie intégrante des expériences réussies d’enseignement et d’apprentissage dans les programmes de langues. Actuellement, LETE propose divers programmes linguistiques qui s’adressent à différents apprenants, notamment l’immersion des adultes et des jeunes immigrés mi’gmaq, ainsi que l’appui aux locuteurs dont c’est la première langue. Cette présentation mettra l’accent sur les programmes et les prochaines initiatives linguistiques prévues pour notre communauté.

Résumé
11 h 20
La chronique radio Teueikaniss : Découvrir la langue et la culture innue
Nadine Boucher (Université Laval)

Dans cette conférence, Nadine Boucher présente une chronique radio qu’elle a initiée en 2018 sur les ondes de CKRL (89,1) à Québec. Cette chronique se nomme Teueikaniss (« petit tambour » en langue innue). Dans cette chronique, Madame Boucher partage ses découvertes sur la langue et la culture innue.

Teueikaniss est une oeuvre collective issue d'une collaboration avec des personnes de différentes communautés innues du Québec. En effet, des membres des communautés innues aident Madame Boucher dans la création de chacune de ses chroniques. Par exemple, des femmes poètes innues lui font parvenir des enregistrements de leurs poèmes en innu qui sont ensuite diffusé et traduits en onde. Aussi, des spécialistes de la langue innue aident Madame Boucher à expliquer le sens de différents mots.

En somme, Teueikaniss permet de faire connaître davantage la langue et la culture innue à la population allochtone tout en initiant la création de liens harmonieux entre membres des communautés innues et Allochtones du Québec.

Résumé
Dîner
12 h 00 à 13 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : UQO A.-Taché
Local : Grande salle
Après-midi
13 h 30 à 14 h 50
Communications orales
Après-midi
Batiment : UQO A.-Taché
Local : Grande salle
13 h 30
L’apport des ressources intégrées en ligne pour la promotion de la langue atikamekw
Véronique Chachai (Conseil des Atikamekw d’Opitciwan), Marie-Odile Junker (Université Carleton), Nicole Petiquay (Conseil de la Nation Atikamekw), Cécile Planchon (Université d'Ottawa)

La langue atikamekw est l’une des rares langues autochtones du Canada à être toujours parlée couramment par ses locuteurs au quotidien. Pourtant transmise de façon active aux jeunes générations, l’atikamekw n’échappe pas à la pénurie de ressources pédagogiques, notamment numériques, qui touche la quasi-totalité des langues autochtones. Pour former la relève, que ce soit au niveau des enseignants ou des simples locuteurs aptes à assurer une transmission intergénérationnelle essentielle à la survie de la langue atikamekw, nous travaillons de concert à la création de ressources électroniques qui répondent à deux besoins majeurs identifiés par les communautés elles-mêmes. Le premier but de notre approche collaborative en particip-action est de pallier cette déficience de matériel éducatif en concevant des ressources unifiées et intégrées entièrement accessibles en ligne. Depuis 2013, nous travaillons à un dictionnaire multimedia unilingue et bilingue atikamekw-français (https://dictionnaire.atikamekw.atlas-ling.ca/) accompagné de fiches de grammaire, d’une app de conjugaison des verbes, de livres audio et d’un forum terminologique. Le second objectif de notre démarche est d’impliquer au maximum les locuteurs des différentes communautés, et notamment les jeunes, en les faisant participer au mieux à ce projet afin de garantir un lien constant entre documentation, préservation, enrichissement et transmission de la langue atikamekw.

Résumé
14 h 10
Pédagogie et informatique: exercices en ligne pour appuyer l’enseignement et l’apprentissage des langues autochtones
Marie-Odile Junker (Université Carleton), Claire Owen (Université Carleton), Yvette Mollen (Université de Montréal), Mimie Neacappo (Cree Nation of Chisasibi)

Comment utiliser l’informatique pour appuyer l’enseignement et l’apprentissage des langues autochtones? Employant une approche collaborative (particip-action) avec nos partenaires autochtones, nous développons depuis 2006 des exercices en ligne pour les langues crie (lessons.eastcree.atlas-ling.ca) et innue (lessons.innu.atlas-ling.ca). Jusqu’à présent, ces outils visaient à améliorer la littératie des locuteurs langue-première (L1) : des adultes qui parlent leur langue autochtone et savent lire en français/anglais, mais qui ne connaissent pas l’orthographe standard (innue) ou la syllabique (crie). Depuis 2018, de nouveaux développements importants ont vu le jour, comme la reprogrammation de la plateforme numérique afin qu’elle soit accessible sur tous les appareils mobiles; la conception d’exercices pour les apprenants langue-seconde (L2); la création de guides pédagogiques; l’ajout progressif d’autres langues autochtones, soit l’atikamekw, le nishnaabemwin et le blackfoot; et l’intégration aux dictionnaires en ligne de ces langues (dictionnaires.atlas-ling.ca). De plus, depuis sa conception, ce projet fournit du travail et de la formation aux éducateurs/locuteurs autochtones.

Nous présenterons le travail en cours, en particulier :
• Historique de l’outil et méthodologie
• Développements récents et actuels
• Démonstration des exercices en ligne
• Usages et implications pédagogiques
• Défis et réussites

Résumé
14 h 50 à 15 h 30
Panel
Café-synthèse - Discussion
Discutant : Sükran Tipi (Université Laval)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : Grande salle
14 h 50
Synthèse
15 h 20
Mot de clôture