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613 - Méthodes participatives et développement agricole : engager le dialogue savoir-communautés rurales

Le mardi 28 mai 2019

Selon les prévisions du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), il y aurait une augmentation démographique générale de 50 % d’ici à 2050, et la population mondiale atteindra le chiffre de 9,3 milliards. Face à cette rapide croissance démographique mondiale, il devient urgent de garantir la sécurité alimentaire des populations. Pour que tout le monde puisse manger en 2050, il faudra doubler la production agricole mondiale ou bien augmenter proportionnellement l’efficacité d’utilisation. Cependant, les agriculteurs, partout dans le monde, sont confrontés à divers défis liés à la gestion des ressources en eau, en terre et en énergie. Dans les pays du Sud, les terres sont surexploitées et s’appauvrissent. Ceci génère, entre autres, des conflits agriculteurs-éleveurs pour l’accès aux ressources. Les troubles et les conflits sociopolitiques désorganisent des économies déjà affaiblies par des crises économiques depuis les années 1980-1990. Par ailleurs, les paysans, de même que leurs organisations, éprouvent de grandes difficultés pour commercialiser leurs productions à des prix équitables. Devant cette situation, les populations à la base ont été de plus en plus responsabilisées dans la construction et la gestion du développement rural par l’entremise de méthodes participatives, et cela, pour atteindre un développement socialement durable. Dans ce contexte, ce colloque se propose de répondre aux questions suivantes :

1)      Quelles méthodes ont été mises en œuvre pour préparer les populations rurales à participer à la planification et à la gestion des actions de développement à la base?

2)       Quel est leur niveau d’implication dans la mise en œuvre des méthodes participatives?

3)       Comment évaluer le succès des méthodes visant à augmenter la gestion des paysannes et paysans dans la préparation et l’implémentation de projets de développement agricole?

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Remerciements

Nous adressons nos remerciements aux membres du comité externe d'évaluation des propositions de communication.

Colloque
Section 600 - Colloques multisectoriels
Responsables
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
Université McGill
Jan Franklin Adamowski
Université McGill
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
Kouakou KOUAME
Université Alassane OUATTARA
Ayi AYAYI
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
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Avant-midi
08 h 30 à 09 h 30
Communications orales
Conférence d’ouverture
Présidence/Animation : Chantal Dali (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.045
08 h 30
Mot de bienvenue
08 h 45
Les méthodes participatives et le développement agricole: État de la question
Bruno Jean (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
09 h 15
Discussion
09 h 30
Pause
09 h 40 à 12 h 00
Communications orales
Connaissances endogènes et vulgarisation agricole
Présidence/Animation : Julien Malard (Université McGill)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.045
09 h 40
Diffusion des connaissances pour le développement agricole à l’ANADER : impact de la méthode participative sur l’évolution du discours de la vulgarisation
Yéo Tenan ( Université Alassane Ouattara de Bouaké )

Pays à vocation agricole, la Côte d’Ivoire s’emploie à définir une politique agricole ambitieuse par la mise en place d’institutions venant en appui au secteur agricole. L’Agence National d’Appui au Développement Rural (ANADER) est dans ce sens la principale institution qui a pour prérogative l’encadrement  technique des agriculteurs. Les actions de diffusion des connaissances entreprise par celle-ci sont tributaires d’une production discursive dans un contexte marqué par un taux élevé d’analphabétisme. Ce discours de la vulgarisation agricole s’est voulu d’abord ‘’descendant’’ dans une approche de : il existe un savoir, il faut le transmettre. Avant d’aborder une orientation ‘’ascendante’’ basée sur le dialogue participatif et prenant en compte l’opinion locale.

Le but de cette communication est d’analyser l’influence de la méthode participative sur l’évolution du discours de la vulgarisation agricole de l’ANADER. Dans cet objectif, nous avons procédé à l’étude de plusieurs outils de communication utilisés par l’ANADER dont la boîte à image, la fiche technique et la fiche technico-pédagogique. Il ressort de notre approche que la méthode participative contribue à une évolution qualitative continue du discours de la vulgarisation en permettant de prendre en compte les savoirs endogènes et de faciliter le dialogue expert-exploitant.

Résumé
10 h 10
Proposition d’une méthodologie inclusive de toutes les connaissances pour le développement de modèles hydrologiques : étude de cas du lac Atitlán
Marco Ramírez (Guatemala), Jessica Bou Nassar (Université McGill), Julien Malard (Université McGill), Héctor Tuy Yax (Université Rafael Landívar), Jan Franklin Adamowski (Université McGill)

Le lac Atitlán, au Tz’olöj Ya’, Guatemala, souffre d’une multitude de problèmes de contamination autant que d’autres défis de gestion. Tandis que les associations et projets visant à améliorer la protection de l’eau se font aussi nombreux que les enjeux eux-mêmes, ces investissements de quantités substantielles d’argent et de travail n’ont toutefois pas réussi à empêcher la détérioration de la situation au cours des dernières années. Nous proposons une méthodologie pour intégrer les efforts existants vers une vision et un plan d’action commun partagés par toutes les parties prenantes.

Lors de cette recherche participative, nous avons rejoint autant de parties prenantes que possible parmi les personnes et institutions dont le travail implique la gestion ou l’utilisation de l’eau dans le bassin versant du lac d’Atitlán. Après leur avoir expliqué le but de notre recherche, nous les avons invités à nous aider à bâtir notre modèle en construisant un diagramme de cycles causales (ou, selon le cas, un récit) centré sur les problèmes des ressources d’eau dans le bassin. 

Cette recherche s’est montré efficace pour rapidement dresser une liste des projets en cours dans le bassin versant, autant que pour identifier les connaissances et données existantes (et aussi celles qui nous manquent) sur l’état du lac. Pour pouvoir exécuter un projet de ce genre avec succès, il est primordial d’être affilié avec des personnes locales qui connaissent bien région en question, autant que ses habitants.

Résumé
10 h 30
Cadre méthodologique pour l'intégration de la narration avec un modèle de dynamique des systèmes comme système d’aide à la décision : étude de cas à Tz’olöj Ya ’, au Guatemala mayen
Jessica Bou Nassar (Université McGill), Julien Malard (Université McGill), Marco Ramírez (Guatemala), Azhar Inam Baig (Université McGill), Jan Franklin Adamowski (Université McGill), Héctor Tuy Yax (Université Rafael Landívar)

L’intercalation des processus environnementaux et socio-économiques dans la gestion des ressources d'eau nécessite des méthodes transformatives et interdisciplinaires, comme la modélisation participative, capables de résoudre des problèmes de gestion d’eau. La modélisation participative est considérée comme un outil puissant au niveau des études intégrées de ressources d'eau. Cependant, les méthodes facilitant l'inclusion des parties prenantes des communautés marginalisées et indigènes  se font rares. Dans cette étude, une structure méthodologique pour le couplage des récits des parties prenantes avec un modèle de dynamique des systèmes est suggérée. Le processus de développement des récits est sous-tendu par un concept de perspective multi-niveaux et intègre des méthodes mixtes, telles que les diagrammes de boucles causales. L'étude est réalisée à Tz’olöj Ya’, Guatemala et accueille la participation des parties prenantes de la communauté Mayenne, et cela de trois origines linguistiques différentes: Kaqchikel, Tz’utujil et K’iche’. L’application de la méthodologie est accompagnée d’un processus de surveillance, facilitant l’évaluation de l’efficacité de la méthodologie envers la participation des parties prenantes généralement marginalisées. Le modèle généré sert de système d’aide à la décision pour la gestion de la qualité de l’eau du lac Atitlán, permettant aux parties prenantes d’évaluer les impacts des politiques candidates avant leur mise en œuvre.

Résumé
10 h 50
Valorisation du système de riziculture intensive en Côte d’Ivoire à travers la communication participative
Yékéminan KONE (Université de Bouaké- Côte d'Ivoire), Kouakou KOUAME (Université Alassane OUATTARA)

La volonté manifeste des producteurs et des autorités d’arriver à une autosuffisance en riz, en Côte d’Ivoire, est freinée par de nombreuses contraintes dont le système de production qui paraît encore rudimentaire, si on le compare au Système de Riziculture Intensive (SRI) des pays asiatiques. Pas assez valorisé, le SRI semble par conséquent ne pas être adopté par les paysans depuis son introduction en Côte d’Ivoire, il y a plus de 20 ans. L’objectif de cette communication est de montrer que le SRI ivoirien pourrait contribuer à accroître le rendement de la production rizicole, s’il est mieux valorisé auprès des producteurs à travers la communication participative. Pour valider cette hypothèse, nous nous appuyons sur le projet régional de valorisation et d’adoption des techniques du SRI, mis en œuvre de 2014 à 2016 auprès de 650 producteurs identifiés au sud et au centre de la Côte d’Ivoire. Les résultats obtenus montrent en effet un accroissement du rendement au niveau de la production, passant du double au triple. De plus, on note qu’avec la communication participative, les bénéficiaires sont responsabilisés ; ils changent de comportement pour adopter les nouvelles techniques proposées au niveau communautaire.

Résumé
11 h 10
L'arabusta: trajectoire d'une innovation agronomique ivoirienne
Ayé Clarisse Hager-M'Boua (Université Alassane Ouattara, Bouaké, Côte d'Ivoire)
11 h 30
Discussion
Après-midi
13 h 00 à 15 h 00
Communications orales
La communication dans la participation au développement agricole
Présidence/Animation : Kouakou KOUAME (Université Alassane OUATTARA)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.045
13 h 00
Analphabétisme, ex-monoglossie et gestion de microcrédits en milieu rural agricole ivoirien : pour une prise en compte de l’accompagnement des paysans
Kouakou KOUAME (Université Alassane OUATTARA), KOLO SILUE (UNIVERSITE ALASSANE OUATTARA BOUAKE (COTE D'IVOIRE))

Phénomène participant à sa résilience face à la modernité, le microcrédit est aujourd’hui inséparable de l’agro-informel dans le monde ivoirien. En effet, avec l’avènement de l’économie monétaire, le paysan ivoirien, qui anime ce secteur informel au niveau agricole, a tendance à recourir au microcrédit pour accroître son rendement. Dans le domaine bancaire, l’accompagnement est une activité de conseil qui consiste à aider une personne à mieux gérer son avoir. Mais dans le cadre des activités agricoles du paysan ivoirien, bien que celui-ci soit victime d’un déficit de littératie en gestion financière, le prêt lui est accordé sans une véritable politique d’accompagnement. Á l’origine de nombreux échecs, ce type de financement entraîne aussi ce dernier dans un gouffre financier, source de conflits de remboursement. À partir d’un questionnaire portant sur les conditions d’octroi des microcrédits, nous montrons dans cette communication la nécessité d’accorder une importance particulière à l’accompagnement dans le cadre du financement des activités de ces paysans. Cela est d’autant plus vrai que, l’accompagnement, perçu ici comme une relation de co-production relevant de la méthode participative, permet aux paysans ivoiriens de bien gérer leur activité agricole. Notre hypothèse est validée par l’approche REFLECT et le concept de capabilité d’Amartya Sen.

Résumé
13 h 20
Outils et méthodes participatifs dans le développement agricole : le ‘‘ kono’’ des communautés rurales toura dans l’ouest de la Côte d’Ivoire
Ayé Clarisse Hager-M'Boua (Université Alassane Ouattara, Bouaké, Côte d'Ivoire), Joseph Baya (Institut Ilse et Thomas Bearth de Langue et Développement)

La langue fait partie des aspects les plus importants du développement humain ; et participe par conséquent au développement durable d’un pays. Bearth, 2008 parle de la langue en disant que la durabilité communicationnelle est la 4ème feuille du trèfle du développement durable après la société, l’économie et l’écologie.

Parlant de techniques agricoles, les agriculteurs doivent apprendre les innovations pour la production agricole. Et cela implique une aptitude à appréhender les messages qui sont diffusés. Mais, le code de l’émetteur (Ministère de l’agriculture et experts agricoles) pour la diffusion des messages n’est pas un code connu en milieu rural dans les pays de l’Afrique subsaharienne, où les agriculteurs ont un autre code pour communiquer, à savoir : la langue locale.

D’où la question : Quel outil et quelle méthode participative à adopter pour une plus grande participation des communautés rurales en vue d’un développement agricole durable ?

A partir du projet LAGSUS, Bearth et al., 2014, nous parlons de l’outil qu’est la langue et de la méthode participative adoptée par les initiateurs du projet afin d’avoir une forte participation des villageois, méthode dénommée « kono » en toura, et aussi des résultats du projet LAGSUS, à savoir : l’inclusion de la parole ordonnée selon les règles locales portant le germe d’une critique du développement, mais aussi de sa durabilité ; une inclusivité sociale et thématique pour élaborer les contenus et conditions d’une innovation.

Résumé
13 h 40
L’ardeur au travail par la parole chantée dans les sociétés de tradition africaine : ‘NANKOUGNANOU !’ des Tagbanan en Côte d’Ivoire
Irafiala TOURE (UNIVERSITE ALASSANE OUATTARA, DEPARTEMENT D'ANTHROPOLOGIE ET DE SOCIOLOGIE)

S’il est courant de constater que l’environnement de travail dans les organisations modernes soit parfois soutenu par des mélodies musicales mais sans que cela n’ait été l’objet d’une formalisation socio-professionnelle par une convention collective, l’ardeur au travail dans les sociétés traditionnelles de tradition africaine permet de formuler une observation contraire, voire contradictoire. Au-delà du travail salarié agricole, la Communauté Tagbanan, de tradition agricole dans les cultures de céréales (maïs violet, riz), de tubercules (ignames, manioc) et de rentes (coton, anacarde) continue d’entretenir l’ardeur au travail par le cor « NAMANKOUGNANOU ! » (on meurt ensemble !). Il s’agit par cette communication de montrer que les communautés rurales en l’occurrence les Tagbanan du Nord de la Côte d’Ivoire par la parodie chantée du cor « NANMANKOUGNANOU ! » recèle de méthodes participatives pour accompagner l’ardeur au travail. Une revue de la recherche documentaire circonstanciée par une enquête ethnomusicologique sur le contexte des épreuves de manifestation du cor « NANMANKOUGNANOU ! »  donne  des résultats passés au crible de la critique en termes de typologie de la parole chantée dans l’accompagnement et l’exécution des opérations des travaux champêtres et de l’ardeur au travail communautaire.

Résumé
14 h 00
L’amélioration du transfert de connaissances agricoles dans le nord du Canada en utilisant une approche SIT
Rose Séguin (Université McGill)

De nombreuses communautés nordiques cherchent à intégrer l'agriculture dans leurs stratégies alimentaires afin de réduire l'insécurité alimentaire régionale. Cependant, il existe un décalage entre les technologies agricoles ciblant ces régions et les communautés susceptibles de bénéficier de ces technologies. La diffusion des connaissances et des technologies agricoles est donc lente, ce qui réduit l'efficacité des initiatives agricoles du Nord. Ce projet vise à développer un cadre de systèmes d’innovation technologique (SIT) visant spécifiquement le développement agricole du Nord afin d’aider les parties prenantes à identifier les obstacles systématiques empêchant la diffusion réussie des technologies et des connaissances agricoles dans les régions ciblées. Les acteurs, institutions, réseaux et infrastructures impliqués dans le développement agricole du Nord seront identifiés puis étudiés sur la base de sept fonctions proposées par la littérature SIT. Les recherches préliminaires effectuées à Chisasibi (QC) suggèrent que les connaissances de la génération actuelle en matière d’agriculture font défaut, mais la communauté est ouvert d’esprit concernant les projets agricoles grâce à leur participation antérieure aux jardins des missionnaires. Le défi actuel est de mettre à jour ces savoirs agricoles en formant des relations entre la communauté et le secteur agricole pour éliminer les obstacles identifiés.

Résumé
14 h 20
Communication et statut de l’agent sensibilisateur en développement agricole
Ano Jean-Louis ANO (Université Alassane Ouattara (Bouaké, Côte d'Ivoire))

Dans la mise en place de méthodes participatives visant à intégrer les paysans dans la conception et la réalisation de projets de développement agricole, il s’est opéré des initiatives sociales pour relever de nombreux défis. Assiste-on dans les projets de développement à l’apparition d’agents sensibilisateurs issus de divers horizons tels que l’agriculture, la communication, le développement, etc. qui s’érigent tous en communicateur pour le développement. Mais qui d’entre ces personnes exerce la fonction de communicateur et avec quels attributs scientifiques ? Qu’entend-on par communication dans la diffusion du savoir dans le domaine du développement ? Telles sont quelques questions auxquelles veut répondre cette communication dont l’objectif est de mettre en veille l’atypie du parcours professionnel de la communication dans le domaine du développement agricole et d’en redéfinir son statut à travers une observation in situ et à partir des auteurs tels que Koné et Sy (1995), Kouamé et Koné (2015), Makosso (2006) et Van Den Ban et al. (1994).

Résumé
14 h 40
Discussion
15 h 10 à 17 h 00
Communications orales
La durabilité des méthodes et outils de développement agricole participatif
Présidence/Animation : Chantal NDAMI (Université de Toulouse Jean Jaurès)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.045
15 h 10
Recomposition des métiers et modèles agricoles durables : le cas de cinq productions de la MRC Lac-Saint-Jean Est
Ariane Gobeil (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

L’agriculture intensive, au cœur de notre système agroalimentaire, a montré ses limites. Ses impacts environnementaux, sur la santé humaine et sur le développement des communautés rurales sont maintenant reconnus et nous obligent à envisager de nouveaux modèles agricoles, plus durables. Depuis les années 1990, avec l’expansion de l’agriculture biologique et d’autres formes d’agriculture alternative, d’importantes transformations s’observent, notamment dans l’exercice de la profession agricole. Dans le cadre de cette étude, nous cherchons à comprendre la recomposition du métier des agriculteurs en quête de durabilité et leurs conceptions d’une agriculture en rupture avec les méthodes conventionnelles. Pour ce faire, nous nous sommes intéressés aux pratiques des agriculteurs de cinq exploitations de la MRC Lac-Saint-Jean Est. Dans le cadre de la réalisation de la série-documentaire Hors Champs, ces agriculteurs nous ont partagé leurs réalités tout au long de leur saison de production. Pour les fins de cette recherche, nous n’avons utilisé que la version finale des épisodes tels que diffusés à la télévision et en ligne à l’hiver 2018; nous aurons recours à la fois aux entretiens et aux images du documentaire. Nous verrons que ces agriculteurs, bien qu’ils partagent des valeurs et aspirations communes, ont des pratiques et des conceptions distinctes d’un modèle agricole durable qui invitent à imaginer de nouvelles solutions en matière de développement régional.

Résumé
15 h 30
L’enjeu de la complexité et la modélisation participative socio-économique environnementale : un cas d’étude du Rechna Doab
Muhammad Azhar Inam Baig (Université McGill), Jan Franklin Adamowski (Université McGill), Julien Malard (Université McGill), Jordan Makena Carper (Université McGill), Marcela Rojas (Université McGill)

La participation des parties prenantes dans la prise de décisions socio-environnementales sont de plus en plus reconnues comme des aspects essentiels de l'agriculture durable et de la gestion des ressources d’eau ; cependant, la nature complexe des systèmes socio-écologiques pose des défis importants à l'adoption à grande échelle de la modélisation participative, spécifiquement dans les pays en développement. Nous présentons ici une approche conçue pour relever les défis posés par de le manque d’expertise en modélisation complexe dans de tels pays. La méthodologie est appliquée dans un cas étude de la gestion de la salinité des sols dans la région du Rechna Doab au Pakistan. Lors de la première étape, des diagrammes de cycles causales furent développés lors d’entrevues avec des parties prenantes de la région et ensuite combinés pour former un seul modèle qualitatif. Ce modèle, initialement très complexe, fut ensuite simplifié en enlevant les éléments répétitifs ou de peu d’utilité pratique, tout en laissant intacte l'intégrité du modèle. Dans l’étape finale, des modèles thématiques furent développés à partir du diagramme simplifié pour représenter les différentes composantes du système socio-environnemental. Cette présentation démontre l'utilité de l'approche proposée pour faciliter l’évaluation et la quantification du modèle et identifie des aspects socio-économiques de l’enjeu de la salinité des sols au Pakistan qui n'ont pas encore été examinés par d'autres études.

Résumé
15 h 50
LA QUESTION DU GENRE DANS LA COMMUNICATION POUR LE DÉVELOPPEMENT EN MILIEU RURAL
Niamkey AKA (Université de Bouaké)

La communication participative pour le développement est  une activité planifiée qui repose sur des processus participatifs et sur la communication interpersonnelle. Elle facilite le dialogue sur un problème de développement. La question du genre prend toute son importance dans ce processus d’autant plus que la minorité telle que la femme joue un rôle indéniable dans le développement du milieu.

Notre approche méthodologique est empirique. Elle repose sur les expériences de la vie communautaires des populations rurales. Il s’agit pour nous d’analyser la place de l’homme et de la femme dans le développement de la société traditionnelle à l’aune de la modernité.

L’objectif est de s’assurer que les hommes impliquent les femmes dans la démarche et que les deux entités réunissent suffisamment d’informations et de connaissances pour réaliser leurs propres initiatives de développement, évaluer leurs interventions et exploiter les retombées qui en découlent. Un tel processus de communication inclut des objectifs qui visent à accroître la base de connaissances collectives (aussi bien les savoirs locaux que modernes); à modifier ou renforcer les pratiques communes.

Résultat, la communication participative est le moyen par lequel les femmes participent activement à la définition des problèmes, à la mise en place d’un projet et à la recherche de solutions. Il s’agit par la communication d’appuyer diverses initiatives locales pour le développement du milieu rural.

Résumé
16 h 10
L’agriculture numérique en côte d’ivoire : Le risque d’une alternative du développement agricole ?
JEAN-HERVE WOBE (Université Alassane Ouattara de Côté d'Ivoire)

Malgré le passage de groupements à vocation coopérative aux sociétés coopératives et à l’accompagnement des structures Étatiques en la matière à travers les pesticides qui permettent d’augmenter les rendements et la qualité des cultures, l’agriculture ivoirienne, est restée dans un état d’exploitation traditionnelle. Les nouvelles technologies de l’information améliorant tous les secteurs d’activités, comment l’agriculture ivoirienne peut-elle prendre le risque de se numériser pour booster sa performance commerciale et par ricochet améliorer le niveau de vie des agriculteurs? Comment ces agriculteurs peuvent-ils adhérer à l’agriculture numérique quand on sait qu’il existe une fracture numérique sur le continent noir et particulièrement en Côte d’Ivoire? Quelles stratégies de discours communicationnelles pour réussir ce risque c'est-à-dire ce projet innovant? L’objectif de cette communication est d’attirer l’attention des gouvernants africains en général, en particulier des autorités ivoiriennes et des agriculteurs ivoiriens afin de prendre le risque d’emprunter le chemin de l’agriculture numérique. Il faut savoir que la Côte d’Ivoire par le boom de la téléphonie mobile a pu amoindrir la fracture numérique. Ainsi, les agriculteurs seront formés et associés à cette initiative. Les enquêtes sur le terrain nous permettront de mieux appréhender l’adhésion de ces agriculteurs et des difficultés à surmonter pour réussir ce projet : ce risque.

Résumé
16 h 30
Discussion