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516 - Systèmes d’enseignement supérieur : vision prospective, enjeux et tensions

Du mardi 28 au mercredi 29 mai 2019

Au cours des dernières décennies, les systèmes et les établissements d'enseignement supérieur ont connu des changements profonds dans leur gouvernance et dans leurs pratiques, confrontés qu’ils sont à l’émergence de la société du savoir, aux développements démographiques, aux effets de la mondialisation, à la compétition accrue, au développement des technologies de l’information et à la fluctuation des conditions économiques (Dobbins, Knill et Vögtle, 2011). En fait, le rythme de changement de l’enseignement supérieur surpasse tout ce qui a été observé auparavant (Bruckmann, 2015).

Cette dynamique de développement sans précédent contraint les acteurs tant politiques qu’institutionnels à innover et à adapter leurs actions aux nouveaux contextes qui se mettent en place. Quelles que soient les orientations privilégiées ou les décisions prises, ces choix s’inscrivent dans un système de tensions où les réformes, les changements et les solutions peuvent être envisagés comme des équilibres à trouver entre les pôles des axes liant (Lee, 2005) : 1) la quantité et la qualité; 2) la diversification et la spécialisation; 3) la tradition et l’innovation; et 4) la dimension nationale et la dimension internationale.

Les questions que suscite ce thème sont nombreuses et interpellent tous les systèmes d’enseignement supérieur. Les participants à ce colloque seront invités à réfléchir aux effets de ces tensions, aux défis qu’elles induisent et aux stratégies à déployer pour en concilier les pôles : Comment ces tensions sont-elles vécues dans différents contextes professionnels et sociopolitiques? Comment les établissements répondent-ils à ces tensions en contexte de changements profonds? Comment s’assurer de l’adéquation des orientations privilégiées et de l’efficacité des actions mises en place? Quelles sont les évolutions qui sont à prévoir et comment s’y préparer? 

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Colloque
Section 500 - Éducation
Responsables
Université Laval
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
Université Laval
Université Laval
UdeM - Université de Montréal
Université Laval
Mamadou Vieux Lamine Sané
Université Virtuelle du Sénégal
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Avant-midi
08 h 30 à 12 h 00
Communications orales
Axe 1. La quantité et la qualité
Présidence/Animation : Réjane FALARDEAU (Université Laval)
Discutant : Jean-Paul Loyer (Université de Moncton)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
08 h 30
Mot de bienvenue
08 h 40
Conférence d'ouverture. Les réformes dans l'enseignement supérieur du Sénégal : analyse de la qualité de la carte universitaire selon quatre (04) axes de tension
Abdou Lahate CISSE (Université Laval)

Cette recherche analyse les déterminants de la qualité de l’enseignement supérieur du Sénégal selon le modèle de Lee (2005) axé sur 4 tensions à savoir : la quantité et la qualité, la gestion moderne et la gestion traditionnelle, la diversification et la spécialisation et enfin la dimension nationale et la dimension internationale. La méthodologie utilisée consiste, dans un premier temps, à faire une étude documentaire des différentes réformes et politiques pour identifier les déterminants de la qualité selon les cinq (05) conceptions de la qualité de Green et Harvey (1994) des années 60 à maintenant. Les déterminants identifiés sont, dans un deuxième temps, validés par des experts sénégalais. Les résultats sont présentés sont sous forme de matrice.

Résumé
09 h 15
Conférence sur la tension 1. La quantité et la qualité : incompatibles quant à la pédagogie?
Christelle Lison (UdeS - Université de Sherbrooke)

Le niveau des étudiants ne cesse de baisser! C’était mieux avant! Qui n’a jamais entendu cela de la bouche d’un collègue? Nostalgie critique ou habitude réactionnaire? Force est de constater que quoi qu’il en soit, la question de l’accueil des étudiants dans les universités est au centre des débats depuis plusieurs années, et ce, tant en Europe qu’en Amérique du Nord. Du côté des formations les plus élitistes, peut-on considérer qu’elles attirent réellement les meilleurs candidats ou qu’elles sont plutôt à la recherche d’étudiants qui vont correspondre au profil souhaité? Du côté des formations non contingentées, doit-on craindre qu’elles deviennent majoritairement la terre d’asile des étudiants n’ayant pas une cote R suffisante ou le profil recherché ailleurs? Ces questions, plutôt débattues au niveau des établissements (niveau macro) ont des répercussions sur le quotidien des enseignants (niveau micro). En effet, comment dans une salle de classe les enseignants peuvent-ils appréhender cette diversité d’étudiants et l’hétérogénéité des parcours qui les caractérisent? Par ailleurs, cette démocratisation tant quantitative que qualitative (Maroy, 2008) de l’enseignement supérieur pourrait-elle, voire devrait-elle, avoir certaines retombées, conscientes ou inconscientes, sur les pratiques pédagogiques des enseignants? C’est à ces questions que nous nous proposons de réfléchir dans le cadre de notre communication.

Résumé
09 h 50
La pédagogie au collégial: les défis à venir
Fanny Kingsbury (Cégep de Sainte-Foy)

Cette présentation portera sur les défis pédagogiques entrevus pour le réseau collégial québécois. Elle donnera aussi l’occasion de mieux connaître ce réseau singulier faisant partie de l’enseignement supérieur. Issu d’une réflexion audacieuse et créé à une époque de grands changements de toutes natures, le réseau collégial québécois a relevé en grande partie le défi de l’accessibilité et de la démocratisation. Une tension entre l’excellence visée par les formations, l’ouverture de ces dernières au plus grand nombre et la nécessité de favoriser la réussite de chacun est toutefois ressentie par des acteurs du réseau. Structuré, mûr et doté d’organismes nationaux qui contribuent notamment au perfectionnement de ses pédagogues, à leur réflexion, à la nécessaire actualisation de leurs connaissances et de leurs compétences, le réseau collégial québécois a réalisé des avancées importantes, entre autres sur le plan pédagogique, dans la rigueur, dans le partage, dans la remise en question et dans la poursuite d’un idéal humaniste qui remonte à ses origines. Il nous faut toutefois convenir que les défis pédagogiques qu’on y rencontre requièrent une dose d’audace, de la vision, de la concertation, du temps, un appui de la recherche et, surtout, la prise en compte des caractéristiques variées des étudiants, de leurs besoins ainsi que de leurs aspirations.

Résumé
10 h 10
Pause
10 h 25
La mise en place du dispositif de qualité à l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) en lien avec les pôles culturaliste et utilitariste : que pensent les principaux acteurs (étudiants, enseignants, parents et institutions bénéficiaires des étudiants) ?
Mamadou Vieux Lamine Sane (Université Virtuelle du Sénégal (UVS))

Traditionnellement, le rôle de l’enseignement tertiaire oscille entre deux pôles : le pôle culturaliste et le pôle utilitariste (Borrero Cabral, 1995). Du point de vue culturaliste, l’enseignement tertiaire a pour rôle la production et la transmission des connaissances en vue de la modernisation et de la maturation des attitudes et des comportements. Selon le point de vue utilitariste, l’enseignement tertiaire serait la production et la transmission des connaissances en vue de créer des expertises professionnelles utiles au développement socioéconomique des populations. Après cinq ans d’existence, l’UVS s’efforce de répondre aux deux exigences attendues de l’enseignement tertiaire citées plus haut. Pour cela, un dispositif de gestion de la qualité est mis en place. L’objectif de l’UVS étant, entre autres, la massification, la démocratisation, l’équité et la performance scolaire, nous avons recueilli les perceptions des principaux acteurs (étudiants, enseignants,  parents et institutions bénéficiaires) afin de savoir dans quelle mesure ce dispositif de qualité permet de satisfaire aux exigences des deux pôles en lien avec la massification, la démocratisation, l’équité et la performance scolaire à l’UVS.

Résumé
10 h 50
Tension entre quantité et qualité dans un système d’enseignement supérieur : une analyse sous l’angle économique à partir de l’exemple d’Haïti
Jean-Joseph Moisset (Université Laval)

Tous les systèmes d’éducation à tous leurs niveaux et, en particulier, celui de l’enseignement supérieur, ont connu au fil du temps et à travers les espaces du village global, de fortes tensions. Les enjeux sont certes importants, nombreux et variés. Le résumé du texte de la conférence que je soumets consistera en une analyse sous l’angle économique de l’une de ces tensions, celle entre la quantité et la qualité. Son contenu découle d’une longue réflexion appuyée sur des recherches portant sur le système d’éducation d’Haïti et sa composante de l’enseignement supérieur. La conciliation entre ces deux pôles est-elle possible? De manière plus concrète et plus pratique, l’éducation peut-elle apporter une réponse au sous-développement du pays? Ces deux questions constitueront la trame de notre analyse débouchant sur les réponses fournies.

Notre communication sera articulée autour de trois axes majeurs, le quoi, le pourquoi et le comment, mettant en relief les facteurs déterminants de l’importance de l’éducation et de l’enseignement supérieur à travers leurs apports multiples, économiques, sociaux, culturels et politiques aux personnes individuelles les bénéficiaires directs, aux entreprises et organisations, à l’État et à la société.

Résumé
11 h 15
Massification vs Qualité : leçons et enseignements tirés de l’expérience de l'Université Virtuelle du Sénégal
Abdoul Alpha DIA (Université Virtuelle du Sénégal (UVS)), Jean-Louis CORRÉA (Direction des Études, de la Recherche et de l'Innovation (DERI))

La création de l’UVS (Université Virtuelle du Sénégal), en septembre 2013, procède de la volonté de l’État du Sénégal de mettre les TIC au cœur du développement de l’enseignement supérieur. Cinq ans après son lancement, l’UVS compte près de 30.000 étudiants, ce qui en fait la deuxième université publique du Sénégal (en terme d’effectifs). Peut-on en conclure que le modèle de l’UVS constitue une réponse appropriée au défi de l’élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur dans le contexte d’un pays en voie de développement comme le Sénégal ? Qu’en est-il de la qualité à l’UVS, et plus particulièrement, comment la qualité y est-elle gérée, dans un contexte de fort accroissement des effectifs ? Quels enseignements peut-on tirer de l’expérience de l’UVS en ce qui concerne l’équilibre entre la qualité et la quantité ? Dans le contexte d’un pays en voie de développement, quels sont les atouts et les limites du modèle UVS ? Le présent projet de communication compte apporter des réponses à toutes ces questions.

 

Résumé
11 h 40
Plénière
Après-midi
13 h 30 à 17 h 00
Communications orales
Axe 2. La diversification et la spécialisation
Présidence/Animation : Mohamed Lamine Dioubaté (Université Laval)
Discutant : Sylvette BAHIRE (Université Laval)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
13 h 30
Conférence sur la tension 2. La diversification et la spécialisation des établissements d’enseignement supérieur: la réponse aux besoins des communautés linguistiques
Normand Labrie (University of Toronto)

Créée en 2017 par une loi de l’Assemblée législative de l’Ontario, l’Université de l’Ontario français a été conçue comme une université du 21e siècle opérant en langue française à Toronto afin de desservir les clientèles étudiantes de l’Ontario, mais aussi des clientèles francophones à l’échelle nationale et internationale. L’université se distingue par sa programmation à trois volets ainsi que par sa signature pédagogique. Le premier volet consiste en des programmes transdisciplinaires qui s’appuient sur les forces de la région et qui visent à préparer les futures générations à comprendre et résoudre des problèmes de société complexes : la pluralité humaine, les environnements urbains, l’économie mondialisée et les cultures numériques. Le second volet consiste à offrir en partenariat avec des universités amies des programmes professionnels existants afin de combler les besoins de professionnels pouvant desservir les populations francophones de la région. Le troisième volet consiste à offrir la possibilité pour les étudiants inscrits dans les universités de langue anglaise de la région de suivre des cours de contenu à l’UOF dans le cadre des cours au choix de leurs programmes respectifs en vue de l’obtention d’un Certificat de compétences académiques et professionnelles en langue française. Sur le plan de la pédagogie, l’UOF se propose d’offrir à ses étudiants une formation axée sur le développement de compétences et sur des approches inductives et collaboratives.

Résumé
14 h 05
L’effet structurant de la démarche qualité dans les réformes du système d’enseignement supérieur au Sénégal
Abdou Lahate CISSE (Université Laval), Malick Sow (Ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche du Sénégal)

Dans le souci de mettre en place un enseignement supérieur de qualité, le gouvernement du Sénégal a entamé une série de réformes structurantes suite à une concertation nationale sur l'Avenir de l'enseignement supérieur tenue en 2013. La présentation est axée sur le dispositif national de promotion et de développement de la qualité et de l'assurance qualité dans l'enseignement supérieur et les approches de sa mise en œuvre. L'implantation du dispositif a nécessité la définition d'un état et d'un cadre de référence. Elle a également concerné le déploiement d'une carte universitaire et de l'enseignement supérieur, la rénovation du cadre de gouvernance et gestion. Des réformes pédagogiques et académiques, la mise en place de cadres d'amélioration continue de la qualité, la mise en œuvre de stratégies de développement de la recherche et de l'innovation ainsi que le déploiement d'un dispositif d'internationalisation sont également des éléments fondamentaux dans la politique nationale d'implantation de la qualité dans le système de l'enseignement supérieur.

Résumé
14 h 30
Tensions et enjeux relevés dans le cadre d’une recherche visant la documentation de l’utilisation de la typologie de Larouche et al. (2012) dans une démarche de réflexion et d’auto affirmation d’une université québécoise
Catherine Larouche (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Denis Savard (Université Laval)

La typologie de Larouche et al. (2012) répertorie les différentes conceptions présentes dans les établissements d’enseignement supérieur (EES) en vue d’évaluer leur performance. Cette typologie comporte sept types (académique, service public, entrepreneuriale, marché, politique, milieu de vie, apprenante) définis en fonction de sept dimensions (valeurs et principes, système de gouvernance, stratégies, recherche, enseignement, modes d’évaluation et critères de performance). La typologie repose sur les postulats qu’à l’intérieur des établissements coexistent une pluralité de conceptions qui varient dans le temps, dans l’espace, selon des rythmes d’alternance et de prédominance, et en fonction des instances et des individus. La communication a pour objectif de rendre compte des tensions et des enjeux reliés à l’axe diversification vs différenciation relevés lors d’une recherche documentant l’utilisation de la typologie dans une université québécoise à l’occasion d’une démarche d’un comité d’autoaffirmation réagissant aux restrictions budgétaires substantielles imposées par le gouvernement. Ces restrictions s’inscrivent dans la mouvance de changements profonds que subissent les établissements d’enseignement supérieur, confrontés qu’ils sont à des réformes qui privilégient notamment le managérialisme et l’utilité économique au détriment de leur mission traditionnelle (Axelrod, 2002 ; Milley, 2016 ; Turk,  2008).

Résumé
14 h 50
Pause
15 h 05
L’évolution de l’enseignement postsecondaire au Québec : quel bilan 50 après le rapport Parent?
Pierre Canisius Kamanzi (UdeM - Université de Montréal), Morgane Uzenat (Université de Montréal), Marie-Anne Saint-Onge (Université de Montréal)

La présente étude vise à décrire et à analyser l’évolution des politiques de l’enseignement postsecondaire au Québec, de la réforme Parent à nos jours. Elle montre que si la structure de l’enseignement supérieur instituée entre 1960 et 1970 demeure presque inchangée à ce jour, les politiques publiques définissant et encadrant son rôle dans la société n’ont cessé d’évoluer au gré des conjonctures sociales et économiques. L’analyse du corpus exploité permet de dégager deux constats principaux. Premièrement, l’évolution de la structure des institutions et des priorités a toujours été centrée sur la démocratisation des études et le rapprochement de l’enseignement supérieur et des besoins économiques de la société. Toutefois, les priorités ont changé de décennie en décennie et selon le parti politique au pouvoir. Deuxièmement, cette évolution des priorités est à la fois la cause et l’effet des nouveaux modes de gouvernance et de financement des établissements d’enseignement.

Résumé
15 h 30
Le modèle pédagogique de l’UVS, le COMODAL adapté : Connectivité, Autonomie des Apprenants et Décrochage
Alassane Diop (Université Virtuelle du Sénégal - UVS)

Le e-learning offre une flexibilité d’horaires et n’exige aucun déplacement, à l’exception de ceux requis pour les évaluations sommatives. Cette définition est valable pour des apprenants motivés, autonomes et qui ont une maîtrise de l’outil informatique.  Après trois années d’expérience, nous avons constaté que nos étudiants ne sont pas autonomes, sont peu motivés et n’ont pas toutes les connaissances informatiques nécessaires pour débuter une formation basée sur le e-learning. L’UVS décide alors de changer de modèle pédagogique et adopte le COMODAL. Ce dernier est une formation où coexistent de façon simultanée les modes de formation en présentiel et à distance. Des recherches basées sur les bonnes pratiques des universités pratiquant les cours hybrides montrent que chaque cours hybride est unique et différent. Notre communication porte sur le COMODAL adapté qui est le nouveau modèle pédagogique de l’UVS. Ce nouveau modèle essaye de régler les problèmes liés à la technologie, à la difficulté de connectivité, à l’autonomie et la motivation des apprenants. Le modèle adopté consiste à (1) enregistrer le cours magistral à l’avance, (2) le Professeur avec un Tuteur fait le modèle de TD/TP à l’avance, les Tuteurs relais font les TD/TP en synchrone avec enregistrement, (3) les étudiants en salle suivent les cours vidéos et font des séances de classe virtuelle, (4) un moniteur accompagne les apprenants et un tuteur répond en ligne aux questions des étudiants.

 

Résumé
15 h 55
Politique de financement des universités: incitatifs et réformes
Pier-André Bouchard St-Amant (ENAP - École nationale d'administration publique), Éric Germain (HEC), Alexis-Nicolas Brabant (ÉNAP)

Nous analysons les incitatifs et effets de réformes d’une politique de financement des universités basée sur les effectifs universitaires. Nous montrons qu’une telle politique incite les universités à baisser le financement par étudiant et réduit la pondération effective de la politique par des effets de substitution entre programmes. En nous servant des données des universités québécoises, nous simulons et analysons les effets de la réforme annoncé en 2018 et simulons également d’autres réformes. Nos travaux suggèrent que la réforme réduit les effets de substitution et change substantiellement l’avantage structurel donné à chaque université. Certaines universités sont avantagées, à long-terme, par la nouvelle pondération, bien que des mesures de court-terme visent à atténuer ces avantages.

Résumé
16 h 15
Plénière
Afficher tous les résumés
Avant-midi
08 h 30 à 11 h 00
Communications orales
Axe 3. La tradition et l’innovation
Présidence/Animation : Marie-Paule Fortin (Université Laval)
Discutant : Ndugumbo Vita (Université Laval)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
08 h 30
Conférence sur la tension 3. Deux ans déjà - Analyse réflexive d’un journal de bord d’une rectrice
Nicole BOUCHARD (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

 La gestion universitaire est au cœur de plusieurs débats. Entre le modèle de l’université porteuse de la mission de la production et de la transmission des connaissances et celui de l’Université inc ., se dévoile un immense espace, telle une nébuleuse rendant périlleuse et à haut risque toute prise de parole sur l’enjeu de la gestion universitaire aujourd’hui. Cette communication cherche à ouvrir l’espace du dialogue sur l’expérience des commencements de la vie d’une rectrice à partir d’une question fondamentale : comment faire et donner du sens.

Cette conférence n’a d’autre prétention que de risquer une parole loin des fondamentaux de la gestion. Elle a comme objectif de présenter une herméneutique d’un parcours d’une chef d’établissement universitaire qui, dès le début de son mandat, sur les conseils d’une collègue, a tenu un journal de bord qui dans une première section recueille ses questionnements, ses hésitations, ses choix. À cette partie plus personnelle, s’ajoutent différentes sections qui recueillent et colligent l’ensemble des discours présentés à la communauté ainsi que des documents officiels qui sont autant de traces discursives qui cherchent à nommer le processus qui mène à un changement durable qui placerait l’humain comme ressource et matière première de la vie organisationnelle.

 

Résumé
09 h 05
Les administrateurs-trices universitaires entre le mythe d’un âge d’or et celui de Sisyphe
Michel Umbriaco (TÉLUQ - Université du Québec)

Dans le cadre d’une recherche de l’Équipe de recherche sur les administrations universitaires (ERAU), nous avons entrepris depuis quelques mois une série d’une centaine d’entrevues avec des administrateur-trices des universités du Québec (recteurs, vice-recteurs, secrétaires généraux, etc.). À la suite de la publication récente de premières données sociodémographiques de cette recherche (Demers et al., 2019), nous vous présenterons quelques données très préliminaires tirées de verbatim d’entrevues. Ainsi, en 1993, une majorité des personnes en poste, qui n’avaient pas été formées dans les universités dites de masse, nourrissaient une nostalgie liée au mythe d'un âge d'or (soit médiéval ou humboltdien) des universités. En 2019, très peu de personnes se réfèrent à ces archétypes (volontaire amnésie postmoderniste) pour plutôt reconnaitre la nécessité de l’accessibilité encore visée de l’université de masse tout en misant sur les promesses de modèles d’universités plus performantes et plus utiles (socialement et individuellement) tout en étant en phase avec les avancées technologiques.

Résumé
09 h 30
Le passage au LMD en Afrique au sud du Sahara: les cas de l’université Ouaga 1-professeur Joseph Ki-Zerbo et de l’université de Lomé
Sylvette BAHIRE (Université Laval), Komlan Gblokpor-Koffi (Université Laval)

Faisant suite au processus de Bologne puis de l’adoption du LMD en France en 2003, les États en Afrique au sud du Sahara ont entrepris d’arrimer leurs systèmes d’enseignement supérieur au modèle LMD dans le cadre de la coopération internationale. Si ces systèmes d’enseignement présentent les mêmes caractéristiques de développement, il reste que chacun se distingue de l’autre par des spécificités liées au contexte politique, socio-économique et académique. Ce qui suppose que la mise en place de la réforme, même sur un cadrage politique international commun, ne produirait pas les mêmes effets. Mieux, les conditions internes à chaque État pourraient constituer des ressorts à des processus singuliers, preuve d’appropriation de la réforme. L’objectif de cette communication est d’analyser les conditions de passage au LMD dans deux universités : l’université Ouaga 1-professeur Joseph Ki-Zerbo (Burkina Faso) et l’université de Lomé (Togo). Il ne s’agit guère d’un travail d’évaluation, mais d’une analyse de l’arrimage au LMD qui rend compte du processus d’appropriation et d’hybridation du LMD en Afrique au sud du Sahara. Pour ce faire, nous faisons prioritairement appel aux ressources documentaires produites par les États et ces universités sur la réforme LMD. Certaines entrevues réalisées sur la réforme viendront également étayer nos analyses.

 

Résumé
09 h 55
Pause
10 h 10
L’appréhension du handicap : entre approche traditionnelle du droit et accessibilité universelle
Marjorie Vidal (UQAM - Université du Québec à Montréal), Nicolas Labbé Corbin (Association québécoise pour l’équité et l’inclusion au postsecondaire (AQEIPS)), Jérôme Archambault (Université d'Ottawa), Jean-Christophe Gascon (Université de Montréal)

 Au Québec, le nombre d’étudiants en situation de handicap (ÉSH) dans les établissements postsecondaires connaît une croissance fulgurante. Aujourd’hui, les cégeps accueillent ainsi treize fois plus d’ÉSH par année qu’en 2007 (Fédération des cégeps, 2018). Pourtant, tout n’est pas gagné d’avance. Les mesures d’accommodement prévues par la Charte des droits et libertés de la personne ont pour objectif de pallier les difficultés diverses qui peuvent être rencontrées par les ÉSH en raison de leur handicap. Sur le plan de l’accessibilité physique notamment, les infrastructures doivent garantir de manière équitable l’accès aux bâtiments et l’utilisation des lieux afin de créer un espace le plus inclusif possible.

Le projet à l’origine de cette présentation avait pour objectif d’évaluer l’accessibilité physique des lieux pour les ÉSH dans les cégeps. Sur la base du modèle des normes de conception du handicap, nous avons élaboré une grille d’analyse et réalisé des observations dans 39 des 48 cégeps du Québec. Les résultats se déclinent en trois parties : les éléments satisfaisants, les éléments à améliorer et les éléments non satisfaisants. Ils soulèvent les limites de l’approche classique du droit pour appréhender le handicap et la nécessité de recourir à une approche plus novatrice comme celle de l’accessibilité universelle.

Résumé
10 h 35
Tradition et innovation: créer la tension pour arriver à la dépasser (apport de la théorie de l’activité, Engeström, 2015)
Thérèse Laferrière (Université Laval)

Une synthèse des présentations antérieures sera produite partant de l’unité d’analyse de la quatrième génération de la théorie de l’activité (Engeström, 2015) et de manière à mettre en évidence les tensions émergentes, voire les tensions solidement établies. C’est en travaillant les dilemmes, conflits et double-contraintes repérés qu’une communauté arrive, selon ce cadre conceptuel, à dépasser une ou plusieurs tensions et ainsi permettre à l’innovation de se déployer et de perdurer. Les participant-e-s seront invités à interagir à ce sujet.

Résumé
11 h 00 à 12 h 00
Panel
Table ronde
Présidence/Animation : Lucie Héon (Université Laval)
Participants : Jean Bernatchez (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Alexandre Cloutier (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Evelyne Foy (Communauté de recherche et d'entraide en éducation (CREÉ)), Mouhamed Fadel NIANG (MESRI - Sénégal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
Après-midi
13 h 30 à 16 h 20
Communications orales
Axe 4. La dimension nationale et la dimension internationale
Présidence/Animation : Pauline Jean (Université Laval)
Discutant : Patrice Cyrille Ahehehinnou (Université Laval)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
13 h 30
Conférence sur la tension 4. L’équilibre des tensions nationales et internationales : le travail en réseau des cégeps du Québec
Francis Brown (Fédération des Cégeps)

Il est dit que l’union fait la force. Entre l’action regroupée et la stratégie exclusivement institutionnelle, entre le désir d’attraction et le besoin de formation, entre le partage de bonnes pratiques et la réserve de ces dernières, l’internationalisation de l’enseignement supérieur doit être conduite de sorte à mesurer la portée des actions entreprises par les établissements et les réseaux. La Fédération des cégeps, regroupement volontaire des 48 établissements collégiaux publics du Québec, s’avère particulièrement proactive sur la scène internationale. Comment arrimer l’intérêt international de 48 cégeps, ayant des préoccupations particulières conjuguées à une présence géographiquement dispersée, avec les centaines de partenaires du réseau des cégeps qui expriment, eux aussi, un éventail d’occasions de collaboration allant du recrutement à la mobilité en passant par le transfert d’expertise en formation? Comment aborder l’internationalisation des cégeps et de ses partenaires alors que les gouvernements concentrent souvent leurs réflexions sur le développement du savoir et de la formation sous l’angle du développement économique?

Avec divers modèles de collaboration entre le réseau des cégeps et ses partenaires notamment au Sénégal et en Chine, cette présentation abordera l’analyse des opportunités et des tensions qui se présentent dans l’établissement de partenariats solides, sains et ayant prouvé des résultats bénéfiques pour les cégeps du Québec.

Résumé
14 h 05
Leadership de diversité en enseignement supérieur : la question de l’intégration des professionnels internationaux
Abdoulaye Anne (Université Laval), Jean Ramdé (Université Laval), Audrey Morin (Université Laval)

Le monde universitaire est de nos jours caractérisé, entre autres, par une accélération de la mobilité en son sein. Le phénomène, qui touche autant les étudiants que le personnel universitaire, est notamment dû à la concurrence mondiale qui pousse les universités à ouvrir leur recrutement à l’international. Pour certains auteurs, cela rend nécessaire et urgent de développer des politiques d’accompagnement et d’intégration de ces nouveaux arrivants. De fait, nombre d’initiatives, notamment au niveau des universités et des collèges nord-américains, ont permis l’éclosion dans les dernières années de programmes organisationnels visant à outiller ces institutions, au regard de cette problématique de prise en charge de la diversité. Des mesures spécifiques destinées au personnel professionnel ont ainsi été élaborées ici et là dans une perspective de développement d’un leadership de diversité. On parle alors, par exemple, de politiques de gestion des New International Academics (NIAs), destinées à aider ces universitaires à réussir le processus d’intégration de ce nouveau public à leur nouvel environnement socioculturel et professionnel. La communication vient exposer et discuter les  résultats d’une recension des écrits réalisée sur ces mesures facilitant l’intégration professionnelle des professionnels universitaires ayant immigré en Amérique du Nord. Elle entend aussi présenter les grandes lignes d’une recherche envisagée sur la problématique.

Résumé
14 h 30
La gestion stratégique de l’effectif étudiant : dynamiser la collaboration
Jean-Paul Loyer (Université de Moncton)

La gestion stratégique de l’effectif étudiant (GSEE) est une façon de concevoir le recrutement étudiant et la rétention au sein d’un ensemble de processus visant à assurer l’effectif étudiant requis en fonction de la mission institutionnelle. La GSEE est porteuse de résultats pour une institution d’enseignement supérieur puisqu’elle repose sur la coordination de toutes les activités pouvant avoir un impact sur le nombre d’étudiantes et d’étudiants inscrits dans un établissement, que ce soit évidemment le recrutement étudiant, mais aussi les admissions, les activités d’appui à la réussite et de soutien à l’apprentissage, la livraison des services administratifs à la population étudiante, etc. La GSEE permet de s’assurer que toutes les composantes de l’institution, y compris les unités académiques, sont coalisées autour de l’atteinte d’un même objectif, celui de permettre à l’institution d’avoir l’effectif étudiant qu’elle requiert pour la réalisation de sa mission.

Résumé
14 h 50
Pause
15 h 05
Adapter l’enseignement supérieur en RDC aux besoins émergents: quelle vision, quelles pratiques pour améliorer la pertinence du curriculum?
Ndugumbo Vita (Université Laval)

Les changements profonds que connaissent les systèmes d'enseignement supérieur et la dynamique des besoins sociaux exigent, d’une part, que les systèmes d’enseignement adaptent la formation aux besoins de la société et, d’autre part, qu’ils alignent les compétences développées dans les programmes d’études aux besoins émergents du marché de travail. Notre communication fera ressortir des tensions entre les visions sous-jacentes des politiques de réformes de l’enseignement supérieur et les actions qui les accompagnent à travers les pratiques d’enseignement et de recherche. Elle suscitera des réflexions autour des réponses à des questions de savoir : Comment les établissements de l’enseignement supérieur en RDC répondent-ils aux besoins émergents de la société, à travers les pratiques d’enseignement et de recherche en contexte de mutations profondes du monde du savoir et du monde de la pratique? Quels sont les défis de l’enseignement supérieur congolais d’assurer l’adéquation des orientations des programmes d’études aux visées de la société? Quelle vision et quelles pratiques pour améliorer la pertinence du curriculum d’enseignement supérieur?

Résumé
15 h 30
La gouvernance du système d'enseignement supérieur dans l'espace UEMOA : dynamiques et interactions des acteurs
Kossi Adandjesso (Université Laval)

La notion de gouvernance a plusieurs connotations. En science politique, elle est définie comme étant un polycentrisme institutionnel entrainant un processus de coordination de plusieurs acteurs qui s’imbriquent et s’interagissent dans une logique d’horizontalité. Dans le cadre de cette recherche, le point commun entre toutes les définitions données à cette notion est la pluralité des acteurs qui interviennent dans la prise de décision et de planification des actions de l’enseignement supérieur; avec le repli de l’État autrefois considéré comme l’unique et principal acteur. En 2005, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a défini une politique éducative qui a pour vision : l’intégration, la pertinence et la qualité de l’enseignement supérieur. Dès lors, la question de gouvernance du système d’enseignement supérieur se pose dans la mesure où plusieurs parties prenantes sont concernées dans une logique d’interaction et de coordination des actions.

La problématique générale qui se dégage est essentiellement liée à la faible participation réelle et effective des acteurs concernés.  La question qui se pose est de savoir : qui sont les acteurs impliqués dans le système d’enseignement supérieur dans l’espace UEMOA? Dans quelles dynamiques interagissent-ils?  Une analyse du contenu des rapports et documents administratifs a été réalisée pour identifier les différents acteurs impliqués et leurs interactions, ainsi que les diverses dynamiques qui se dessinent.

 

Résumé
15 h 55
Plénière
16 h 15
Mot de clôture