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437 - Transformations socioéconomiques contemporaines et rapports au travail des jeunes

Du mardi 28 au mercredi 29 mai 2019

Au cours des dernières décennies, le contenu et les conditions d’exercice du travail se sont profondément transformés : changements techniques et organisationnels importants; reconfiguration des conflits et des rapports sociaux de travail; modifications des arrimages entre la vie professionnelle et la vie privée; transformations des repères spatiaux et temporels de l’activité. De nouvelles stratégies d’entreprise ont aussi été déployées, qui se traduisent par une quête de flexibilité fondée sur l’externalisation d’une partie de l’emploi, une réduction des droits et des sécurités et l’émergence des outils technologiques qui changent la nature du travail et imposent un nouveau modèle productif. Dans ce contexte, le rapport au travail des nouvelles générations subit des métamorphoses importantes. Défini comme la manière de vivre le travail, la place qu’il occupe dans la vie et la signification qu’il revêt, le rapport au travail est un médiateur entre les contextes socioéconomiques et culturels et la situation en emploi des jeunes. Il repose sur un ensemble de représentations, de relations à soi et aux autres, de dispositions vers le marché du travail et le monde en général, qui déterminent tant la place individuelle attribuée par les jeunes au travail que la contribution de celui-ci à la société.

Quels sont les effets des changements socioéconomiques contemporains sur les rapports au travail des jeunes? Dans quelle mesure les transformations en cours modifient-elles les manières de se représenter le travail, de se conduire en emploi et d’effectuer des choix professionnels chez les nouvelles générations?

Conçu dans une perspective interdisciplinaire et combinant plusieurs approches analytiques, le colloque est structuré autour de trois axes : 1) rapports au travail, secteurs et groupes professionnels; 2) rapports au travail et vulnérabilités; 3) rapports au travail, construction et comparaison intergénérationnelle. 

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Remerciements

Les organisateurs tiennent à remercier la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec (CRJ), l’Observatoire Jeunes et Sociétés (OJS) ainsi que le Centre d’études et de recherche sur les transitions et l’apprentissage (CERTA) pour leur soutien financier à l’organisation de ce colloque.

Colloque
Section 400 - Sciences sociales
Responsables
INRS - UCS - Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation Culture Société
INRS - Institut national de la recherche scientifique
UdeS - Université de Sherbrooke
INRS - Institut national de la recherche scientifique
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Après-midi
13 h 30 à 14 h 30
Communications orales
Ouverture du colloque
Présidence/Animation : Maria Eugenia LONGO (INRS - UCS - Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation Culture Société)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.033
13 h 30
Mot de bienvenue
13 h 40
Conférence d'ouverture : Les dimensions du rapport au travail et ses variations chez les jeunes en scolarisation dans une société en transformation
Sylvain Bourdon (UdeS - Université de Sherbrooke)
14 h 30 à 15 h 30
Communications orales
Rapports au travail, secteurs et groupes professionnels
Présidence/Animation : Maria Eugenia LONGO (INRS - UCS - Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation Culture Société)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.033
14 h 30
Le rapport au travail des jeunes médecins de famille québécois. Entre rupture et bricolage identitaire.
Hubert Doyon (Université Laval), Nancy Côté (ULaval - Univerisé Laval), Daniel Mercure (Université Laval), Charles FLEURY (Université Laval)

Les résultats présentés sont issus d’une étude sur les transformations du rapport au travail des médecins au Québec. Plusieurs travaux soulignent que le rapport au travail des jeunes médecins ne se caractérise plus par la prédominance d’un ethos du devoir, qui se traduisait par une identification forte à la profession. Ces études attribuent généralement ces changements aux valeurs des jeunes. Notre projet visait à cerner l’incidence de trois ordres de changement (valeurs, conditions d’exercice, situations de vie) sur le rapport au travail des médecins. Trente-cinq médecins de famille appartenant à trois cohortes d’insertion sur le marché du travail ont été rencontrés en entrevues individuelles. Dans le cadre de cette communication, nous nous pencherons plus spécifiquement sur le rapport au travail des jeunes médecins. Nos résultats mettent en évidence la coexistence de deux idéaltypes : celui de la disponibilité permanente, vécue comme un sacrifice de soi, et un autre, polycentré, axé sur la quête d’un équilibre de vie. Plusieurs jeunes médecins remettent en question le modèle dominant, qui renvoie à un rapport vocationnel au travail, et s’inscrivent plutôt dans un modèle valorisant l’investissement de soi dans les multiples sphères de la vie. Toutefois, le rapport au travail de certains se présente plutôt comme un bricolage qui emprunte aux deux idéaltypes, ce qui montre que d’autres dimensions que l’âge doivent être considérées dans l’analyse du rapport au travail.

Résumé
14 h 50
Discussion
15 h 00
L'entrée des jeunes dans la profession d'animateur : Impact des Nouvelles Pratiques de Management sur les parcours professionnels.
Julien VIRGOS (Université Toulouse 2 Jean Jaurès)

En France, les animateurs jeunesse font partie d'un groupe professionnel hétérogène et en tension (Lebon, 2009), à la croisée de l'intervention sociale et de l'éducation non formelle. Dans un contexte de raréfaction budgétaire où les associations doivent s'adapter aux appels d'offres, l'amenuisement des frontières entre secteur associatif et secteur privé marchand impacte les modes de gouvernance des structures et les parcours professionnels (Virgos, 2017). Les parcours des jeunes animateurs sont particulièrement impactés par ces évolutions ; la précarité est généralement caractéristique de leur entrée dans la profession. Une part conséquente de l'activité de ces associations est assurée par des stagiaires en formation, des « Services Civiques » ou des « Contrats d'Avenir ». Si certains parviennent à y construire une place (Bordes, 2016) leur assurant une pérennisation de leur emploi, d'autres vivent l'impasse à laquelle ils sont confrontés comme un « désenchantement » (Eme, 2005), pouvant les amener à bifurquer (Abbott, 2001 ; Bidart & Longo, 2007).
Cette communication questionnera l'impact de ces pratiques sur les processus de socialisation professionnelle (Dubar, 2000 ; Darmon, 2006 ; Serre, 2010) et sur le rapport au travail (Sainsaulieu, 2014 ; Dubar, 1992) des jeunes animateurs. Nous nous appuierons sur l'analyse de 12 études de cas issues d'une thèse actuellement en cours, articulant observations participantes et entretiens centrés sur les parcours professionnels.

Résumé
15 h 20
Discussion
15 h 30
Pause
16 h 00 à 16 h 30
Communications orales
Lancement du livre Le rapport à l’identité des jeunes dans les écoles de langue anglaise au Québec, écrit par Diane Gérin-Lajoie
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.033
Soir
16 h 30 à 17 h 15
Cocktail
Cocktail de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec (CRJ)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.919
17 h 15 à 18 h 00
Assemblée générale
Assemblée générale annuelle de l’Observatoire Jeunes et Société (OJS)
Présidence/Animation : Maria Eugenia LONGO (INRS - UCS - Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation Culture Société)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.033
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Avant-midi
09 h 00 à 11 h 45
Communications orales
Rapports au travail et vulnérabilités
Présidence/Animation : Mircea Vultur (INRS - Institut national de la recherche scientifique)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.033
09 h 00
Le programme S’orienter : discussion et réflexion sur les rapports au travail des jeunes
Patricia Dionne (UdeS - Université de Sherbrooke), Amélie I. Simard (UdeS - Université de Sherbrooke), Sylvain Bourdon (UdeS - Université de Sherbrooke), Eddy Supeno (UdeS - Université de Sherbrooke)

Si le rôle des représentations du marché du travail a souvent été étudié dans les travaux sur l’insertion sociale et professionnelle, leur influence sur les parcours scolaires a peu été traitée. En outre, on sait que les rapports au travail et les normes associées à la réussite sont pluriels chez les jeunes (Bourdon, Longo, & Charbonneau, 2018). Cependant, l’éventail des possibilités professionnelles envisagées par ces derniers est parfois restreint par des représentations du marché du travail qui peuvent limiter les choix d’orientation scolaire et professionnelle (ex. Dalley-Trim, Alloway, & Walker, 2008). Ces représentations limitantes (RL) peuvent notamment être associées au genre (Vouillot, Blanchard, Marro, & Steinbrukner, 2004) ou à l’origine culturelle (Flores, 2009). Face à ces constats, notre équipe (Bourdon et al., 2019), a mis en oeuvre un programme d’intervention de groupe, le programme S’orienter, dans 6 milieux scolaires du Québec (du secondaire à l’université), visant à outiller les élèves pour contrer les effets négatifs de certaines RL. Pour cette communication, les analyses préliminaires des vidéos de l’intervention, des groupes de discussion et entrevues individuelles réalisées permettront de mettre en discussion les conditions mises en oeuvre dans l’intervention pour amener les jeunes à discuter et réfléchir sur leurs rapports au travail et pour susciter le développement d’un rapport plus conscient à des RL pouvant restreindre leur choix professionnel.

Résumé
09 h 20
Discussion
09 h 30
Les rapports au travail et les aspirations des jeunes inscrits dans un parcours de formation axée sur l’emploi au secondaire
DAVID BARIL (UdeS - Université de Sherbrooke), Sylvain Bourdon (UdeS - Université de Sherbrooke), Patricia Dionne (UdeS - Université de Sherbrooke), Eddy Supeno (UdeS - Université de Sherbrooke)

Les sociétés dites du savoir misent de plus en plus sur la qualification et les nouvelles technologies, ce qui rend les personnes peu scolarisées et peu qualifiées particulièrement vulnérables au chômage de longue durée et au phénomène de précarisation de l’emploi. Pour ces populations, l’accès aux opportunités et aux choix scolaires et professionnels semble particulièrement restreint, ce qui ne serait pas sans conséquence sur les rapports qu’ils entretiennent vis-à-vis du travail et sur la manière dont ils envisagent l’avenir. Cette communication prend appui sur l’enquête Rapport au travail, orientation et persévérance aux études, du secondaire à l’université (RTOPS) réalisée en 2016-2017 auprès de jeunes de 14 à 29 ans inscrits à temps complet dans une trentaine d’établissements scolaires de l’Estrie. Les rapports au travail ainsi que les aspirations scolaires des jeunes inscrits dans un parcours de formation axée sur l’emploi (n=165), qui mène à une première qualification, mais pas à un diplôme du secondaire, seront comparés à ceux des élèves du cheminement régulier au secondaire (n=2819) et à ceux des élèves de 20 ans et moins inscrits en formation professionnelle (n=513).

Résumé
09 h 50
Discussion
10 h 00
Premiers emplois et expérience de SST chez les adolescents québécois
Marc-antoine Busque (IRSST - Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail), Elise Ledoux (IRSST ), Julie Auclair (Cégep de Jonquière), Luc Laberge (Cégep de Jonquière)

Le rapport au travail des adolescents se construit à partir de différents matériaux, parmi lesquels figurent nécessairement les premières expériences de travail. Ces premiers emplois peuvent être caractérisés notamment par le genre de travail, les horaires, l’environnement psychosocial et physique au travail, autant d’éléments qui façonnent aussi les premières expériences de santé et de sécurité au travail (SST). Le rapport au travail implique donc, dès le départ, une expérience de SST.
Comment se caractérisent les parcours d’entrée précoce sur le marché du travail? Peut-on dégager, parmi les jeunes travailleurs, des profils d’intensité du travail qui soient associés à des risques de SST?
À partir des données de 2011 et 2013 (adolescents de 13 et 15 ans) de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ELDEQ), les parcours d’entrée précoce sur le marché du travail ont été décrits en fonction du type d’emploi, de l’âge et du sexe. D’autre part, des analyses de correspondances multiples combinées à des méthodes de classification ont permis de faire émerger des profils (classes) d’intensité du travail parmi les travailleurs de 15 ans. L’association statistique entre ces classes et des indicateurs de SST a été mesurée.
Cette étude met en relief des différences de parcours d’entrée précoce entre garçons et filles. Elle permet aussi de dégager 4 classes d’intensité du travail et montre que celles-ci sont associées à la présence de blessures et de symptômes de TMS.

Résumé
10 h 20
Discussion
10 h 30
Pause
10 h 45
L’entourage et les rapports au travail des jeunes en situation de vulnérabilité
Maria Eugenia LONGO (INRS - UCS - Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation Culture Société), Stéphanie Atkin (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Marjolaine Noel (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

Sachant que le réseau personnel agit souvent comme intermédiaire entre l’individu et la société (Bidart 2012; Degenne et Forsé 2004), les personnes qui composent le réseau jouent un rôle important dans le processus de socialisation des jeunes (Bidart 2008). De même, lors de la transition des jeunes vers la vie adulte, l’insertion sur le marché du travail est marquée par des choix et des contraintes, ainsi que des représentations, des rapports symboliques et des pratiques (Longo, 2018; Longo et Bourdon, 2016) dans lequel l’entourage est susceptible d’avoir une influence significative.
À partir de données issues d’une cinquantaine d’entretiens qualitatifs au sein de l’enquête Les rapports au travail des jeunes en situation de vulnérabilité: dynamiques sociales, action publique et expérience individuelle en France et au Québec, cette communication propose de réfléchir aux liens entre les relations et les rapports au travail des jeunes adultes en situation de vulnérabilité (immigrants récents, ruraux, autochtones, décrocheurs, surqualifiés) du volet québécois de l’enquête. Nous nous intéressons, tout d’abord, au sens que ces jeunes donnent au travail. Ensuite, nous cherchons à identifier les personnes significatives dans la construction de ces sens, tout en caractérisant leurs relations (influence, recours/soutien, pression). Enfin, nous visons à réfléchir à la manière dont le réseau de ces jeunes s’articule à leur situation de vulnérabilité sur le marché du travail.

Résumé
11 h 05
Discussion
11 h 15
Regard comparatif entre jeunes adultes diplômés et non diplômés du secondaire sur leur rapport au travail dans leur processus d’insertion professionnelle
Eddy Supeno (UdeS - Université de Sherbrooke), Marie-Michelle PARISEAU (UdeS - Université de Sherbrooke)

Dans un contexte de quasi plein-emploi et de pénurie de main-d’oeuvre qualifiée sur le marché du travail au Québec où il est prévu que les jeunes adultes représenteront plus de la moitié de la future main-d’oeuvre d’ici 2026 (Emploi-Québec, 2019), ces derniers sont donc identifiés comme une importante relève potentielle. Ceux non diplômés du secondaire font l’objet d’une attention particulière en raison de leur vulnérabilité tant professionnelle que sociale (Institut de la Statistique du Québec, 2014). Dans tous les cas, le processus d’insertion professionnelle des jeunes adultes au Québec demeure toujours empreint d’aller-retours sur le marché du travail, de ruptures et d’instabilité (Supeno et Bourdon, 2017 ; Vultur et Verdier, 2016). Prenant appui sur deux recherches qualitatives menées auprès d’une vingtaine de jeunes adultes diplômés et non diplômés du secondaire et dont certains ont un casier judiciaire (Pariseau, 2018), cette communication souhaite approfondir certaines pistes d’analyse associées à leur rapport au travail, leurs croyances face au marché du travail et à leur insertion en emploi, et ce, à l’aune de la présence d’un casier judiciaire et du diplôme d’études secondaires comme paramètre souvent structurant en contexte d’insertion professionnelle au Québec.

Résumé
11 h 35
Discussion
Dîner
11 h 50 à 13 h 20
Dîner
Dîner
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.033
Après-midi
13 h 20 à 14 h 00
Communications orales
Intermède du colloque
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.033
13 h 20
Le cadre social et politique des rapports des jeunes au travail au Canada
Sandra Franke (Gouvernement du Canada)

Cette communication s’appuiera sur le premier dialogue bilatéral sur l’emploi, les affaires sociales et le travail décent qui a été tenu en décembre 2017 dans le cadre de l’entente de partenariat stratégique entre le Canada et l’Union Européenne. L’objectif de ce dialogue était d’explorer les enjeux communs autour des questions reliées aux transformations du marché du travail et à la participation des femmes et des jeunes en emploi. Dans le cadre de ce colloque, nous proposons de présenter : 1) un aperçu des enjeux, défis et opportunités de l’emploi chez les jeunes au Canada en offrant un portrait statistique à jour à partir d`un ensemble d’indicateurs et pour différents sous-groupes de jeunes; 2) de discuter de la manière dont les changements anticipés sur le marché du travail viendront modifier la manière dont les jeunes devront se préparer, et; 3) sur les réponses politiques qui sont en cours d’examen afin de tirer avantage des changement à venir. Le tout sera examiné dans la perspective du rapport au travail, où les frontières entre l’apprentissage tout au long de la vie et le travail seront de plus en plus floues, où les avantages qui confondent compétences, connaissances et caractéristiques personnelles, tels que l’adaptabilité, la détermination et la résilience, prendront une importance accrue, et où les stratégies de réussite dépendront de plus en plus de l’aisance des jeunes à développer des stratégies de carrière plus complexes et risquées.

Résumé
13 h 50
Discussion
14 h 00 à 15 h 30
Communications orales
Rapports au travail, construction et comparaison intergénérationnelle
Présidence/Animation : Sylvain Bourdon (UdeS - Université de Sherbrooke)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.033
14 h 00
Génération Z : ses craintes et ses attentes face au marché du travail

Après avoir tenté de comprendre les milléniaux, le marché du travail s’apprête maintenant à accueillir une toute nouvelle génération, la génération Z.


Mais quelles sont les attentes de ces jeunes actuellement âgés entre 14 et 26 ans, qui sont nés avec un téléphone intelligent à la main? En quoi leurs ambitions et leurs craintes face au marché du travail se différencient-elles de celles de la génération précédente? Quels sont les secteurs d’activité et les métiers qu’ils convoitent et ceux qu’ils semblent vouloir délaisser? Et comment les entreprises peuvent-elles attirer, retenir et mobiliser ces futurs travailleurs?


Cette conférence vous présente les principales conclusions d’un rapport publié en mai 2019 par l’organisme Academos et basé sur un sondage auquel ont répondu plus de 1200 jeunes québécois appartenant à la génération Z.


Les données présentées sont également issues des recherches effectuées par les 100 000 jeunes inscrits sur l’application de mentorat virtuel d’Academos. Cette application web et mobile permet aux jeunes d’entrer en contact avec près de 3000 professionnels passionnés par leur métier.

Résumé
14 h 20
Discussion
14 h 30
Rapport au travail des jeunes de 18-34 ans dans un marché du travail transformé: Quoi de neuf à l’horizon…?
Geneviève Fournier (Université Laval), Simon Viviers (ULaval - Université Laval), Liette Goyer (ULaval - Université Laval), Lise Lachance (UQAM - Université du Québec à Montréal), Imane Lahrizi (ULaval - Université Laval)

Les changements survenus sur le marché du travail depuis une trentaine d’années ont bouleversé les parcours professionnels de nombreux individus et modifié les conditions d’exercice du travail de plusieurs d’entre eux. Ces mutations ont conduit plusieurs acteurs à se questionner sur le rapport au travail des jeunes. Ainsi, les discours médiatiques et managériaux ont tendance à véhiculer l’idée selon laquelle les jeunes se distingueraient nettement des générations précédentes, par leur investissement au travail aléatoire ou par leur manque de loyauté vis-à-vis de l’organisation, par exemple (ex. Pralong, 2010). Cependant, plusieurs chercheurs qui ont examiné la spécificité du rapport au travail des jeunes rendent compte d’écarts partiels et relativement faibles avec les générations plus âgées. Ils suggèrent également que ces écarts ne sont pas uniquement dus à un « effet d’âge » mais aussi à l’appartenance sociale, à la situation professionnelle ou au niveau d’éducation. S’appuyant sur une recherche menée auprès de 1000 travailleurs canadiens à l’aide du questionnaire développé par l’équipe (Fournier et al., sous presse), la présente communication vise d’abord à comparer diverses dimensions du rapport au travail de jeunes de 18-34 ans avec celles de groupes plus âgés. Elle vise ensuite à analyser ces dimensions à l’intérieur du groupe de 18-34 ans, en fonction du genre, du niveau d’études, de la situation professionnelle et de la perception du niveau socio-économique. 

Résumé
14 h 50
Discussion
15 h 00
La construction intergénérationnelle des rapports des jeunes au travail
Marjolaine Noel (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Maria Eugenia LONGO (INRS - UCS - Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation Culture Société)

Sachant que le sens du travail se construit dès l’enfance et se façonne au fil des expériences (Longo, 2018; Nicole-Drancourt, 1994) et que les parcours des jeunes sont modulés par leurs intérêts personnels et les mondes sociaux qui les entourent (Bonnet & al., 2018; Longo, 2011), dans un contexte aujourd’hui d’accentuation de la précarité et l’instabilité de l’emploi (Couppié et al., 2018; Verdier & Vultur, 2016), nous nous intéressons à l’influence que peuvent avoir les acteurs avec qui ils sont en interaction lors de leur parcours, et particulièrement ici les parents, sur leurs pratiques et leurs représentations du travail et de l’emploi. Alors que la littérature aborde les rapports au travail à travers les générations en tentant surtout d’identifier les ressemblances et les distinctions qui caractérisent les générations (Delay, 2008; Méda & Vendramin, 2010), cette communication propose une réflexion sur la construction des rapports des jeunes au travail à travers les regards qu’eux-mêmes portent sur les rapports des personnes issues d’autres générations. Concrètement, nous mobiliserons les récits d’une trentaine de jeunes issus d’une enquête menée par l’INJEP pour aborder la manière dont les membres de leur famille d’origine influencent ou ont influencé la construction de leurs propres rapports au travail et à l’emploi. Ainsi, nous explorerons différentes modalités à travers lesquelles s’opère la construction intergénérationnelle des rapports des jeunes au travail.

Résumé
15 h 20
Discussion
15 h 30
Pause
15 h 45 à 16 h 30
Communications orales
Clôture du colloque
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.033
15 h 45
Synthèse
16 h 10
Discussion