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110 - Activité physique et obésité : de la théorie à la pratique

Le vendredi 31 mai 2019

L’activité physique est l’une des pierres angulaires dans la prévention et la prise en charge de l’obésité, mais elle demeure un enjeu de taille pour les différents professionnels de la santé, puisque la majorité des personnes avec une obésité sont inactives. De plus, peu de travaux de recherche existent quant aux effets de l’activité physique au niveau psychosocial chez cette population. Ce colloque s’inscrit donc dans un contexte où, d’une part, les nombreux troubles de santé associés à l’obésité gagnent du terrain tant chez les jeunes que chez les moins jeunes et, d’autre part, le maillage entre les experts du domaine est à renforcer.

Ses objectifs sont multiples : 1) offrir une synthèse des connaissances sur les effets biopsychosociaux de l’activité physique chez les personnes avec une obésité; 2) favoriser les échanges entre les différentes disciplines, les chercheurs, les professionnels et les étudiants; et 3) sensibiliser les participants aux enjeux liés à la gestion de l’activité physique de différentes populations aux prises avec l’obésité.

Il s’agit donc d’une occasion unique de réunir un grand nombre d’étudiants, de chercheurs et de professionnels provenant de milieux variés et s’intéressant tous à l’activité physique et à l’obésité. Six conférenciers reconnus dresseront un portrait des connaissances et des pratiques actuelles avec différents types de clientèles présentant une obésité (enfants, adolescents, personnes âgées, clientèle de chirurgie bariatrique, personnes atteintes de troubles de santé mentale) dans l’optique de soutenir le transfert des connaissances. Le temps alloué aux questions et aux présentations orales permettra aux étudiants et aux professionnels de prendre la parole quant à cet enjeu et de partager leurs propres résultats de recherche (prix de présentation offerts). Une conférencière présentera, lors du déjeuner (offert sur inscription), une description des barrières et des limites rencontrées autant par les patients que par les professionnels de la santé en ce qui concerne la gestion du poids corporel. Finalement, la présentation très attendue de nouvelles lignes directrices quant à la prise en charge de l’obésité grâce à l’activité physique fournira aux participants une mise à jour de leurs connaissances.

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Remerciements

Nous tenons à remercier le réseau de recherche en santé cardiométabolique, diabète et obésité (CMDO) pour sa contribution qui permettra d'offrir deux prix de présentation aux étudiants et de rembourser les frais de déplacement des conférenciers.

Colloque
Section 100 - Sciences de la santé
Responsables
Aurélie Baillot
UQO - Université du Québec en Outaouais
UdeS - Université de Sherbrooke
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Avant-midi
08 h 30 à 08 h 50
Panel
Accueil
Présidence/Animation : Aurélie Baillot (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1004
08 h 50 à 10 h 50
Communications orales
Modalités d’intervention en activité physique chez les personnes avec une obésité
Présidence/Animation : Aurélie Baillot (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1004
08 h 50
Les nouvelles lignes directrices canadiennes de prise en charge en activité physique des personnes avec une obésité
Denis Prud'homme (Université d’Ottawa)

Actuellement, un quart des Canadiens sont obèses, et parmi ces personnes les trois quarts sont inactives. Pourtant, l’activité physique régulière est vivement recommandée dans la prise en charge de l’obésité, en raison des nombreux bienfaits qui peuvent être obtenus sur la santé physique et mentale. Cependant, les dernières lignes directrices en matière d’activité physique chez les personnes avec une obésité datent de 2006. La mise à jour de celles-ci s’avère donc essentielle afin de tenir compte des nouvelles évidences scientifiques et faire des liens entre la recherche et la pratique. La présentation des nouvelles lignes directrices sur la prise en charge en activité physique des personnes avec une obésité, qui devraient être disponibles mi-2019 fera l’objet de cette conférence. De plus, le processus d’obtention des évidences par les experts sera brièvement présenté.

Résumé
09 h 30
L’association entre l’activité physique/sédentarité et la santé mentale chez les personnes avec une obésité. Analyses non-linéaire de l’Enquête de Mesures de Santé du Canada
Paquito BERNARD (UQAM - Université du Québec à Montréal), G Hains-Monfette (Département des Sciences de l'Activité Physique, Université du Québec à Montréal ; Centre de recherche de l’Institut Universitaire en Santé Mentale de Montréal), Aurelie Baillot (Département des sciences infirmières, Université du Québec en Outaouais )

Contexte : Les précédentes études ont suggéré que la relation entre l’activité physique (AP) et la santé mentale était non linéaire, et que certaines doses d’AP semblent associées à une meilleure santé mentale. De plus, la présence d’une sédentarité accrue pourrait minorer cette association.

Objectif : Présenter les formes des associations entre l’AP, la sédentarité et la santé mentale chez les personnes avec une obésité.

Méthode : Les données des trois premiers cycles de l’Enquête de Mesures de Santé du Canada seront utilisées. Une série de modèle additifs généralisés sera réalisée en utilisant les données d’actimétrie. Nous inclurons uniquement les adultes de 18 à 69 ans.

Résultats; Notre échantillon comporte plus de 8100 adultes représentatifs à 95 % de la population. Nos analyses sont en cours, mais des patrons linéaires semblent émerger de nos premiers résultats.

Conclusion; Nos résultats vont faciliter l’identification des doses d’AP associées spécifiquement à une meilleure santé mentale chez les adultes canadiens avec une obésité. Ces premiers résultats vont fournir une base solide afin d’explorer le rôle prédicteur de l’AP sur la santé mentale à moyen terme.

Résumé
10 h 10
Effets de l'entrainement par intervalles à haute intensité sur le profile de risque cardiométabolique des femmes présentant de l'obésité abdominale
Bruno Martel (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Jacques Plouffe (Départements des sciences de la santé de l'UQAC (kinésiologie)), X Émond (Départements des sciences de la santé de l'UQAC (psychologie)), Patricia Blackburn (Départements des sciences de la santé de l'UQAC (kinésiologie))

Contexte : L’entraînement continu d’intensité modérée (MICT) est la modalité la plus utilisée pour favoriser la perte de poids et améliorer le profil de risque cardiométabolique. Actuellement, un engouement est toutefois noté pour l’entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT). Cependant, peu d’études ont rapporté l’impact du HIIT dans la gestion spécifique de l’obésité abdominale et du profil de risque cardiométabolique chez la femme. Objectif : Comparer l’impact de deux modalités d’entraînement (HIIT et MICT) procurant la même dépense énergétique sur le profil de risque cardiométabolique de femmes présentant de l’obésité abdominale. Méthodologie : 20 femmes ont été randomisées dans l’un des deux groupes suivants : HIIT ou MICT. Elles se sont entraînées 3 fois par semaine pendant 12 semaines. Le bilan lipidique et la résistance à l’insuline ont été mesurés au début et à la fin du programme. Résultats : Les résultats préliminaires démontrent que le HIIT et le MICT ont eu le même impact sur le bilan lipidique et la résistance à l’insuline. Conclusion : Nos données préliminaires démontrent que le HIIT n’apporterait pas plus de bénéfices que le MICT dans la gestion du risque cardiométabolique chez les femmes en situation d’obésité abdominale.

Résumé
10 h 25
L’entrainement par intervalles pour améliorer la composition corporelle et le profil cardiométabolique chez les femmes âgées ayant un diabète de type 2.
Alexis Marcotte Chénard (UdeS - Université de Sherbrooke), Daniel Tessier (Université de Sherbrooke), Isabelle Dionne (Université de Sherbrooke), Eléonor Riesco (UdeS - Université de Sherbrooke)

Contexte : En plus des recommandations habituelles (150 min/sem d’exercice aérobie continu d’intensité modérée; ECM), un faible volume d’entrainement par intervalles à haute intensité (HIIT) est aussi recommandé pour améliorer la gestion du diabète de type 2 (DT2) et réduire le risque de maladies cardiovasculaires (MCV). Cependant, aucune étude n’a comparé l’effet du HIIT et de l’ECM sur les facteurs de risque des MCV chez les personnes âgées ayant un DT2, alors qu’ils sont les plus touchées par cette maladie. Objectif : Comparer l’effet de l’ECM et du HIIT sur le profil cardiométabolique et le risque de MCV. Méthodes : Seize femmes âgées (69,0 ± 4,6 ans) ayant un DT2 ont été randomisées dans un des groupes suivants : 1) HIIT n= 8 (75 min/sem) ou 2) ECM n=8 (150 min/sem). Les mesures suivantes ont été effectuées avant et après 12 semaines d’intervention: Composition corporelle (masse grasse et masse maigre; iDXA); profil métabolique (lipides, glucose et insuline à jeun, HbA1c); pression artérielle au repos; risque de MCV sur 10 ans (score de Framingham). Résultats : Une diminution de la masse grasse et du glucose à jeun fut observée dans les deux groupes (p≤0,04), tandis que le score de Framingham a significativement diminué seulement dans le groupe HIIT (p=0,006). Conclusion : Le HIIT améliore certains facteurs de risque des MCV chez les femmes âgées ayant un DT2, et cela pour seulement la moitié du temps d’entrainement de l’ECM.

Résumé
10 h 40
Pause
10 h 50 à 12 h 00
Communications orales
Activité physique chez les enfants et les adolescents avec une obésité
Présidence/Animation : Aurélie Baillot (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1004
10 h 50
Activité physique et prise en charge de l’obésité chez les enfants et les adolescents
Patricia Blackburn (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

La présence d’obésité chez l’enfant et l’adolescent favorise, entre autres, le développement de l’hypertension, du diabète de type 2 ainsi que de nombreuses dyslipidémies. Ces jeunes obèses présentent aussi un risque augmenté de conserver ce surplus pondéral à l’âge adulte, s’exposant ainsi à un développement prématuré des maladies cardiovasculaires et à un risque accru de mortalité. Au niveau psychosocial, il a été démontré que la dépression majeure et d’autres troubles de l’humeur étaient courants chez les jeunes souffrant d’obésité. Ainsi, parce que l’obésité peut engendrer plusieurs problèmes de santé et que sa prévalence ne cesse d’augmenter, il devient primordial de travailler à sa prise en charge. La pratique régulière d’activité physique est reconnue comme une habitude de vie essentielle à intégrer lorsqu’il est question de la prise en charge de l’obésité. En effet, les études démontrent qu’elle favorise le maintien et/ou la perte de poids et qu’elle améliore le profil de risque cardiométabolique. Elle est aussi associée à de nombreux bienfaits psychologiques dont une amélioration de l’estime de soi et une diminution des symptômes dépressifs. Les objectifs de cette conférence sont : 1) comprendre les impacts physiques et psychosociaux qu’aura la pratique régulière de l’activité physique chez l’enfant et l’adolescent obèse ; 2) identifier des stratégies favorisant la pratique d’activités physiques chez cette clientèle.

Résumé
11 h 30
Points de vue de parents en situation d’obésité sévère sur l’activité physique et les comportements sédentaires au sein famille : données exploratoires
Lucie Lemelin (UQO - Université du Québec en Outaouais), Maggie Ghaleb (Université du Québec en Outaouais), Aurélie Baillot (Université du Québec en Outaouais)

La transmission intergénérationnelle des habitudes de vie passe par les parents. Des données sur la pratique d’activité physique (AP) et les comportements sédentaires (CS) des familles, ainsi que ses facilitateurs et barrières sont essentielles pour développer des interventions familiales adaptées. Or, aucune étude à ce jour ne fait état du point de vue du parent avec obésité sévère. Pourtant, des données révèlent qu’ils sont plus à risque que leurs enfants soient atteints d’obésité. Objectifs. Exposer la perception du parent présentant de l’obésité en ce qui a trait aux éléments qui facilitent ou freinent l’AP et les CS et en explorant son opinion sur des pistes de solution aidantes. Méthode. Approche descriptive qualitative menée auprès de cinq parents par entretien de groupe. Résultats. Quatre thèmes émergent des rencontres : sentiment de culpabilité, stratégies d’atténuation, encombrement de soi et aspiration à faire mieux. Conclusion. Le parent atteint d’obésité sévère semble davantage préoccupé par sa propre condition et ses limites physiques. Il cherche des solutions à sa condition afin d’être capable, de favoriser l’AP au sein de sa famille et réduire les CS. Tout porte à croire qu’il faut d’abord intervenir auprès du parent pour ensuite avoir une influence sur les comportements familiaux.

Résumé
11 h 45
Une intervention de changement des habitudes auprès des femmes obèses et infertiles améliore leur fertilité : une étude randomisée contrôlée
Myriam Gélinas (UdeS - Université de Sherbrooke), Matea Belan (épartement de médecine, Service d’endocrinologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada ; Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada), Belina Carranza-Mamane (Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada ; Département d’obstétriques et Gynécologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada), Youssef Ainmelk (Département d’obstétriques et Gynécologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada), Marie-Helène Pesant (épartement de médecine, Service d’endocrinologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada ; Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada), Karine Duval (Département de médecine, Service d’endocrinologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada ; Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada), Farrah Jean-Denis (Département de médecine, Service d’endocrinologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada ; Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada), Marie France Langlois (Département de médecine, Service d’endocrinologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada ; Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada), Jean-Patrice Baillargeon (Département de médecine, Service d’endocrinologie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada ; Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada)

Objectifs : Évaluer l’impact d’un programme de changement des habitudes de vie (HDV) chez les femmes obèses et infertiles sur les : 1) issues de fertilité, et 2) mesures anthropométriques et d’HDV. Méthodologie : Essai randomisée contrôlée auprès des femmes obèses et infertiles consultant à une clinique de fertilité. Le groupe témoin (GT) suit les soins usuels. Le groupe intervention (GI) suit un programme d’adoption de saines HDV seul pendant 6 mois, puis avec les traitements de fertilité. Le suivi maximal était de 18 mois ou jusqu’à la fin de la grossesse. Résultats : Parmi les 130 femmes randomisées, 108 ont complété ≥6 mois ou sont devenues enceintes avant (51 GI et 57 GT). Chez ces femmes, l’intervention a augmenté le taux de grossesses (60,8% vs 38,6%, p=0,021), de grossesses spontanées (33,3% vs 12,3%, p=0,009) et de naissances vivantes (51,0% vs 36,8%; non significatif: p=0,14). L’intervention a aussi entraîné à 6 mois (ou en début de grossesse si <6 mois) une plus grande perte de poids (‑3,4±4,5% vs ‑0,9±3,7, p=0,003) et de tour de taille (-2,9±4,3cm vs -0,97±4,4, p=0,036); et une hausse de leur dépense énergétique (+0,77±1,63kcal/kg/jour vs +0,17±1,26, p=0.04) avec une baisse de leurs activités sédentaires (-6,5±8,3h/sem. vs -0,2±11,4, p=0.002). Conclusion: Un programme de changement des HDV auprès des femmes obèses et infertiles peut aider à améliorer leurs caractéristiques anthropométriques et activité physique, ainsi que leurs chances de concevoir.

Résumé
Dîner
12 h 00 à 13 h 30
Dîner
Repas-conférence – Est-il sain pour les Canadiens de viser un « poids santé »?
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1004
12 h 00
Est-il sain pour les Canadiens de viser un «poids santé»?
Jo-Anne Gilbert (UdeM - Université de Montréal)

Si notre objectif est d’aider les gens à améliorer leur santé, pourquoi ne pas simplement parler de santé? Les Canadiens qui s’inquiètent pour leur poids connaissent généralement bien la recommandation du «poids santé». Ils se comparent à cette norme et estiment que leur poids n'est pas acceptable. Ceci entraine souvent un sentiment de culpabilité et des comportements qui sont contre-productifs autant pour la gestion de leur poids corporel que pour leur santé physique et psychologique. Pourquoi les professionnels de la santé incitent si souvent pour fixer des objectifs « santé » en terme de poids corporel? L'objectif de cette présentation est de présenter les barrières et les limites rencontrées autant par les patients que les professionnels de la santé en ce qui concerne la gestion du poids corporel.

Résumé
Après-midi
13 h 30 à 14 h 40
Communications orales
Activité physique chez les personnes âgées avec une obésité
Présidence/Animation : Eléonor Riesco (UdeS - Université de Sherbrooke)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1004
13 h 30
Obésité chez la personne âgée: Approches et traitements appropriés
Isabelle DIONNE (UdeS - Université de Sherbrooke)
14 h 10
Dépense énergétique et prévalence du syndrome métabolique chez les femmes en surpoids et ménopausées avec un faible score de risque de Framingham
René Maréchal (UdeS - Université de Sherbrooke), X Ghachem (Research Centre on Aging, CIUSSS de l’Estrie – CHUS, Sherbrooke, Faculty of Physical Activity Sciences, Université de Sherbrooke), Denis Prud'homme ( School of Human Kinetics, Faculty of Health Sciences, University of Ottawa, Ottawa, Ontario, Canada), Rémi Rabasa-Lhoret (Department of Nutrition, Faculty of Medicine, University of Montreal, Montreal, Quebec, Canada), Isabelle Dionne (Research Centre on Aging, CIUSSS de l’Estrie – CHUS, Sherbrooke, Québec, Canada  ; Faculty of Physical Activity Sciences, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada), Martin Brochu (Research Centre on Aging, CIUSSS de l’Estrie – CHUS, Sherbrooke, Québec, Canada  ; Faculty of Physical Activity Sciences, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Québec, Canada)

A TRADUIRE. Background: It is well established that physical activity energy expenditure (PAEE) decreases the risk of metabolic syndrome (MetS). While individuals at higher risk of cardiovascular diseases are well studied, there is little evidence of this in individuals at low risk. Objective: To determine if the prevalence of MetS and its components differ significantly according to PAEE quartiles in obese postmenopausal women at “low-risk” based on Framingham risk score (FRS). Methods: 135 inactive women (age: 57.7±4.8 yrs; BMI: 32.4±4.6 kg/m2; FRS<10%) were divided into quartiles of PAEE: Q1 (low-PAEE) to Q4 (high-PAEE). Variables of interest: PAEE (doubly labeled water), MetS (waist circumference; fasting HDL-cholesterol, triglycerides, and glucose; resting blood pressure). Results: The prevalence of MetS increases from low- to high-PAEE, with a significant difference only between Q1 (32%) and Q4 (12%). Overall, there was no significant difference in MetS components across PAEE quartiles. However, triglyceride levels were significantly higher in Q1 compared to Q4 (2.04+/-0.82 vs 1.36+/-0.52 mmol/l). Conclusion: Inactive women with low-FRS and displaying higher-PAEE had a lower prevalence of MetS compared to those with lower PAEE. Higher-PAEE resulting from daily physical activity behaviors (other than structured exercises) and underlying physiological mechanisms may be protective of MetS development.

Résumé
14 h 25
Activité physique et obésité au sein de la cohorte CARTaGENE
Yannève Rolland (Centre de recherche du CHU Sainte-Justine), XX Payette (CARTaGENE, CHU Sainte-Justine), Nolwenn Noisel (CARTaGENE, CHU Sainte-Justine, École de santé publique, Université de Montréal,)

Contexte : CARTaGENE (CaG) est une plateforme de recherche publique constituée d’une cohorte populationnelle prospective et d’une biobanque. La cohorte regroupe 43 000 personnes de 40 à 69 ans provenant de six régions métropolitaines pour lesquelles des informations détaillées sur la santé, les maladies, les médicaments et les habitudes de vie sont régulièrement collectées à l'aide de questionnaires et des données médico-administratives. Objectif : Le mandat de CaG est d'accélérer la recherche en santé en réduisant les coûts. L'ensemble des données de CaG représente un outil pertinent et utile pour mieux comprendre les liens entre l'activité physique et la santé d'une population vieillissante. Méthodologie : Les données du questionnaire IPAQ (International Physical Activity Questionnaire) ont été analysées en lien avec les mesures anthropométriques ainsi que des données de santé. Résultats : Les données indiquent que 37% des participants de CaG ont rapporté un score IPAQ élevé. Parmi ceux-ci, 19% ont un indice de masse corporelle supérieur à 30 et 29% ont déclaré demeurer assis plus de 6 heures par jour durant la semaine. Conclusion : Ces résultats questionnent la compréhension des mécanismes et des liens comportementaux entre l’activité physique et l’obésité ainsi que la signification des données auto-rapportées. Les données de CaG, accessibles à tous les chercheurs en santé, peuvent grandement contribuer à l'avancement des recherches dans ce domaine.

Résumé
14 h 40 à 16 h 45
Communications orales
Activité physique chez les personnes avec une obésité ayant des troubles psychotiques ou étant en contexte de chirurgie bariatrique
Présidence/Animation : Eléonor Riesco (UdeS - Université de Sherbrooke)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1004
14 h 40
Le rôle de l’activité physique dans les troubles psychotiques
Ahmed Jerome ROMAIN (UdeM - Université de Montréal)

Chez les personnes ayant des troubles psychotiques (e.g., la schizophrénie), l’obésité est particulièrement prévalente en raison de la médication et du mode de vie qui est particulièrement délétère. Au cours des dernières années, de nombreuses études se sont intéressées aux bénéfices de l’activité physique auprès de cette population. La présentation visera à montrer dans un premier temps à montrer les conséquences de l’obésité sur la santé physique et mentale de cette population, puis dans un second temps, nous traiterons des bénéfices possibles de l’activité physique dans la prévention et la gestion de l’obésité et des comorbidités associées. Finalement, nous montrerons comment l’activité physique peut être implémentée dans les cliniques.

Résumé
15 h 20
Pause
15 h 30
Activité physique en pré et post chirurgie bariatrique : intérêts et défis
Aurélie Baillot (UQO - Université du Québec en Outaouais)

Plus de 1,2 millions de Canadiens souffrent d’obésité sévère (IMC> 35kg.m2). La chirurgie bariatrique est une intervention de plus en plus réalisée chez cette population étant donné ses bénéfices importants au niveau biopsychosocial. Afin d’optimiser les résultats de la chirurgie bariatrique, les experts recommandent d’y associer la pratique d’une activité physique régulière. Bien que le niveau d’évidence quant aux bienfaits de l’activité physique chez cette population a considérablement augmenté durant la dernière décennie,  plus de 70% des personnes est inactive avant la chirurgie bariatrique et le reste après la chirurgie. Dans le cadre de cette présentation, les particularités biopsychosociales des patients de chirurgie bariatrique importantes à considérer pour mieux adapter les interventions en activité physique seront exposées, suivi d’une synthèse des connaissances sur les effets biopsychosociaux de l’activité physique et les modalités d’intervention et d’exercice à proposer chez cette population.

Résumé
16 h 10
Intervention d'activité physique basée sur les préférences des individus atteints de psychose : étude de faisabilité
Eve Dubois (UdeM - Université de Montréal), Amal Abdel-Baki (Université de Montréal ; Centre de Recherche du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal), Ahmed Jerome Romain (Université de Montréal ; Centre de Recherche du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal)

Contexte:Quoique recommandée, peu d'individus atteints de trouble psychotiques (ITP) s'engagent dans l’activité physique (AP) en raison d'obstacles. Il était supposé qu'un programme d'AP incluant leurs préférences et des conseils motivationnels faciliterait l’adhésion. Objectifs:Vérifier la faisabilité et l’impact d’un programme d’AP basé sur les préférences des ITP incluant des conseils motivationnels utilisant le modèle transthéorique. Méthodes:Intervention d’AP de 3 mois supervisée par un kinésiologue, 2 séances de 45 minutes par semaine. La faisabilité était mesurée grâce au taux de présence et d’abandon. Les mesures anthropométriques, la motivation à l'AP, les symptômes psychotiques, le fonctionnement global et la satisfaction à l'égard de l'intervention ont été mesurées au départ et 3 mois. Résultats:28/45 ITP (âge: 25,9±4,2 ans, 61% de femmes, IMC: 28,4±5,6 kg/m²) ont été recrutés. 32,1% (n=9) ont abandonné l'intervention. Concernant l`intervention, 92% (n=26) des participants en étaient satisfaits, 81% trouvaient qu’elle les a motivés à faire plus d'AP, 81% poursuivraient le programme et 92% la recommanderait à un pair. En termes d’effets, les participants ont contrôlé la prise de poids à 4,7 kg±4,5 (p=0,06), stabilisé leur prise de masse grasse (p=0,06) et diminué leurs symptômes psychotiques (p=0,06). Conclusion:Nos résultats préliminaires suggèrent qu'une intervention basée sur les préférences est réalisable avec les ITP et associée à un taux de satisfaction élevé.

Résumé
16 h 25
Effets d’une activité physique contrôlée sur la condition physique, la composition corporelle et la qualité de vie de femmes obèses opérées d’une chirurgie bariatrique. (ACTIBARIA)
Marine Asselin (Université d'Orléans, laboratoire CIAMS (FRANCE)), Virgile Amiot (Centre de Médecine du Sport et d’Explorations Fonctionnelles Respiratoires, CHR d’Orléans, France), Elise Mongeois (Service d’endocrinologie, CHR d’Orléans,), Katia Kollomp (Laboratoire CIAMS, UFR Collegium Sciences et Techniques Pôle STAPS, Université Orléans), Nancy Vibarel-Rebot (Laboratoire CIAMS, UFR Collegium Sciences et Techniques Pôle STAPS, Université Orléans)

CONTEXTE. La chirurgie bariatrique entraîne notamment une perte de poids importante et améliore la capacité physique fonctionnelle. Nous souhaitons optimiser ces bénéfices en intégrant une pratique d’activité physique régulière. OBJECTIF. Déterminer l’impact au niveau physiologique et psychologique d’une activité physique régulière de 3 mois après 2 types de chirurgie bariatrique chez des femmes. METHODOLOGIE. 48 femmes, opérées d’un bypass ou d’une sleeve, seront réparties en 2 groupes, avec (GAPA : 3 séances d’1h30/semaine/12 semaines) et sans activité physique contrôlée (GC). Au cours des 3 visites post-opératoires (V1 : 6±2semaines; V2 : 18±2semaines; V3 : 30±2semaines), seront mesurés le métabolisme de base (calorimétrie de repos), la composition corporelle (impédancemétrie), la condition physique (2 épreuves d’effort : une maximale et une sous-maximale, avec mesures hormonales; TM6 ; 2 tests de force maximale du quadriceps et de préhension), la qualité de vie (EQVOD, ISP, Croyances et Barrières à l’exercice physique) et la pratique physique quotidienne (IPAQ et accéléromètre). RESULTATS. Notre hypothèse est que les femmes du GAPA auront des améliorations plus marquées que celles du GC, quel que soit le paramètre investigué. CONCLUSION. Notre étude permettra une meilleure connaissance des réponses physiologiques et psychologiques à l’exercice aigu et chronique, en fonction du type de chirurgie bariatrique.

Résumé
16 h 45 à 17 h 00
Panel
Remise de prix
Présidence/Animation : Aurélie Baillot (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1004