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38 - Récits de pratique de recherche sur l'usage des théories en analyse qualitative de données

Le jeudi 9 juin 2016

Ce colloque réunira des chercheurs de différentes disciplines autour de récits de pratique de recherche sur l’usage de théories lors de l’analyse qualitative de données. Terme polysémique, la « théorie » renvoie à des postures épistémologiques, à des considérations méthodologiques ou, encore, à des cadres conceptuels invoqués pour appréhender un phénomène. Conçue comme bricolage (Denzin et Lincoln, 1994), assemblage (Jackson et Mazzei, 2012) ou réalisation-en-devenir, et donc difficile à déterminer a priori (St. Pierre et Jackson, 2014), la mobilisation de théories en cours d’analyse qualitative est un principe essentiel de rigueur scientifique. Néanmoins, l’« équation intellectuelle du chercheur » (Paillé et Mucchielli, 2012) est souvent occultée des comptes rendus de la recherche qualitative (Anfara et Mertz, 2015). À l’enseigne de récits de pratique privilégiant le savoir-agir du praticien (Desgagné, 2005), nous invitons des chercheurs à raconter comment se déroule le processus inventif de l’analyse qualitative conjuguant une ou des théories par voie de récits de leur pratique. Il s’agira de : 1) reconstruire sous forme narrative une expérience singulière d’analyse qualitative où l’usage de la théorie s’est avéré un défi; 2) faire part des questionnements et décisions prises pour conjuguer avec ce défi, sur un mode délibératif de pensée-en-action plutôt que procédural; et 3) dégager des constats du dénouement de ce récit, particulièrement en ce qui concerne la résolution des problèmes rencontrés. À partir de ces regards à distance et d’une animation privilégiant la coréflexion entre participants, ce colloque distinguera différentes manières de concevoir l’usage de théories durant l’analyse qualitative. De plus, il s’agira d’expliciter le processus implicite de négociation du chercheur avec les données, à travers le prisme de ses théories; de reconnaître les transformations génératrices qui en résultent; et de cerner les enjeux qu’il reste à réfléchir.  

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Colloque
Enjeux de la recherche
Responsables
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
UdeS - Université de Sherbrooke
UdeM - Université de Montréal
UdeM - Université de Montréal
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Avant-midi
08 h 30 à 10 h 35
Communications orales
Allocutions d'ouverture
Présidence/Animation : Sylvie Gendron (UdeM - Université de Montréal)
08 h 30
Mot de bienvenue
Colette Baribeau (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
08 h 45
Conférence d'ouverture – La théorie en recherche qualitative : mal nécessaire ou bien caché
Marc-henry Soulet (Université de Fribourg)

En prenant exemple sur des auteurs, comme Howard Becker, Barney Glaser et Anselm Strauss, qui ont marqué la recherche qualitative, par les recherches qu'ils ont menées comme par les réflexions épistémologiques et méthodologiques qu'ils ont développées, cette conférence cherchera à rendre compte des usages explicites et implicites de la théorie dans la recherche qualitative et à comprendre quel statut lui est donné. Car, contrairement à certaines idées reçues, la théorie, si bien sûr elle ne peut être mobilisée comme grille d'analyse pré-établie qu'il s'agirait d'appliquer pour en valider la pertinence, n'en est pas moins toujours présente sous des formes assouplies, mais néanmoins structurantes, qu'il s'agira justement d'identifier dans cette contribution. 

Résumé
09 h 30
Conférence d'ouverture – Du rapport entre théorie et empirie en sciences sociales : un rapport constamment à construire

C'est devenu un lieu commun en sciences sociales de soutenir que sans référent empirique les théories ne sont que vagues spéculations à propos des réalités sociales et en même temps que sans théorie, les données de recherche sur ces réalités ne veulent ou ne peuvent rien dire. La démarche d'analyse des données qualitatives n'échappe évidemment pas à ce rapport dialectique. Je présenterai la manière dont deux ouvrages majeurs des années 60, qui ont façonné ma pratique de recherche,  ont abordé cette question: « La découverte de la théorisation ancrée » de Glaser et Strauss (1967) et « Le métier de sociologue » de Bourdieu, Chamboredon et Passeron (1968).  Je donnerai  quelques exemples, issus de mes travaux, de dilemmes que j'ai rencontrés s'agissant de conjuguer théorie et empirie.





Résumé
10 h 15
Pause
10 h 35 à 12 h 00
Communications orales
Conjuguer théories et analyse qualitative au moyen de dispositifs créatifs
Présidence/Animation : Yasmine Charara (UdeM - Université de Montréal)
10 h 35
Approche phénoménologique et dialogisme bakhtinien : tensions épistémologiques et réponses méthodologiques 
David Guillemette (Université d’Ottawa)

Nous souhaitons ici rapporter quelques moments importants d'un travail de recherche ancré dans une approche phénoménologique. L'objectif de l'étude était de décrire l'expérience vécue de six futurs enseignants de mathématiques engagés dans des activités de lecture de textes historiques. De vives tensions épistémologiques se sont rapidement fait sentir entre, d'une part, le besoin de rendre compte d'une portion d'expérience intime et personnelle des participants à travers l'approche phénoménologique et, d'autre part, la convocation d'une perspective socioculturelle de l'enseignement-apprentissage des mathématiques centrée sur l'interaction sociale et l'usage d'artefacts historiques. L'écriture d'une narration polyphonique fut le moyen développé afin de ne pas présenter côte à côte ou en rangées les vécus des participants,mais de « mailler » ces vécus et de les faire dialoguer en mettant en évidence le monde en commun qui émergeait alors, et ce, tout en répondant à l'exigence phénoménologique de garder vivante la subjectivité des participants. Le récit de ce travail d'analyse et d'écriture met en évidence (1) comment la réponse apportée à ces tensions épistémologiques issues de la convocation d'éléments théoriques éloignés fut méthodologique et (2) comment ces mêmes tensions ont joué un rôle réflexif et émulateur dans le développement méthodologique de la recherche et dans le développement de formes discursives novatrices et adaptées au contexte de l'étude.



Résumé
11 h 00
Récit de l'exégèse des dialogues et des « plurilogues » nés de la rencontre entre éducation et théâtre dans le cadre d'une recherche sur les approches participatives 
Chiara Cavalli (UQAM - Université du Québec à Montréal), David Guillemette (Université d’Ottawa)

Cette recherche est de nature interdisciplinaire : elle convoque l'éducation et le théâtre à une réflexion commune sur les approches participatives. L'origine est constituée par la pièce L'absence de gouvernail qui invite le public à prendre part au spectacle, voire à le créer. En tant que chercheurs en éducation, nous y avons vu un parallèle avec les démarches relevant des pédagogies participatives qui questionnent la relation verticale maître-élève et l'organisation traditionnelle de l'enseignement-apprentissage. Concrètement, nous travaillons, à l'aide de l'approche phénoménologique, à la restitution et à la compréhension de l'expérience vécue par les deux metteurs en scène. Nous avons réalisé plusieurs entrevues que nous analysons à huit mains. Le défi rencontré est en relation aux théories participatives (objet de la recherche), mais aussi à la théorie phénoménologique (méthode d'analyse) et il concerne le souci de ne pas objectiver ou réduire à fixité les expériences étudiées et le « laboratoire de création permanente » qui les a permises. Mais aussi, de respecter les principes de la recherche interdisciplinaire voulant que les différents points de vue participent à l'émergence d'une compréhension partagée. Afin de composer avec ses tensions issues de la convocation de théories hétérogènes, nous avons adopté comme langage, y compris pour la communication scientifique, le dialogue et le « plurilogue », dont nous nous proposons de vous raconter l'exégèse.

Résumé
11 h 25
Avantages et embarras d'une théorie raisonnable pour explorer un phénomène impalpable : récit de pratique en analyse qualitative
Philippe Chaubet (UQAM - Université du Québec à Montréal), Sylvie TRUDELLE (UQAM - Université du Québec à Montréal)

En analyse qualitative, la théorie peut aider et embarrasser la traque aux objets impalpables. La réflexivité fait partie de ceux-ci. Cachée par excellence, elle pose un défi méthodologique immédiat: comment analyser un objet — un processus, qui plus est — enfermé dans la tête des acteurs, pour comprendre comment l'injonction universitaire généralisée « soyez des praticiens réflexifs » (Brockbank&McGill,2007) produit (ou pas) des fruits? Au premier abord, une théorie (celle de la pensée réfléchie de Dewey) et quelques raffinements récents procurent des angles d'attaque pour détecter l'objet caché et espérer documenter ses moments et « conditions de vie ». La théorie aide bien à tisser un filet à 6 cases pour capturer l'objet évanescent. Toutefois, la réalité complexe des données dépasse l'outil de captation : des cases restent vides ou partagent leur contenu. Le chercheur, méfiant, converse avec la situation, comme dirait Schön. Il instrumentalise provisoirement la théorie pour mettre au jour, puis théoriser inductivement des phénomènes récurrents, tout de même enracinés empiriquement dans des vécus et contextes contemporains. Il cultive sa confiance, mais explicite systématiquement ses doutes. Typiquement: jusqu'où les choix théoriques initiaux teintent-ils les montées en abstraction et les schémas de résultats? Nous souhaitons que ce récit de pratique d'analyse qualitative encourage les chercheurs à persister, théorie en main, devant des objets de recherche délicats à saisir.

Résumé
11 h 50
Discussion
Après-midi
12 h 00 à 12 h 15
Communications orales
Allocution de la directrice du comité de rédaction de la revue Recherches qualitatives
Présidence/Animation : Sylvie Gendron (UdeM - Université de Montréal)
12 h 00
L'usage des théories en analyse qualitative : contributions à la revue Recherches qualitatives
Chantal Royer (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)



Résumé
12 h 15 à 13 h 30
Assemblée générale
Bon appétit!
13 h 30 à 15 h 15
Communications orales
Conjuguer théories et analyse qualitative en accordant la priorité aux théories
Présidence/Animation : Sylvie Gendron (UdeM - Université de Montréal)
13 h 30
Les avantages du bricolage théorique dans le processus de fabrication de sens des données 
Cynthia COURTOIS (Université Laval)

L'objectif de recherche initial était de mieux comprendre le processus conduisant à l'adoption d'un comportement déviant chez des acteurs sociaux impliqués dans un scandale de collusion.

Les témoignages ont été analysés de manière à faire ressortir tous les concepts émergents des entretiens. Ensuite, une analyse de second niveau a permis de mettre en évidence des thèmes principaux, émergents ou existants dans la littérature et d'élaborer un modèle inspiré à la fois des données et de trois théories distinctes. Cette méthode abductive, reposant sur le voyagement continu entre les données et la théorisation tripolaire utilisée, a contribué à mettre en exergue le chemin suivi par les acteurs jusqu'à la déviance.

Le principal défi fut certes la recherche d'une cohérence interne tout en évitant de « forcer » les données. Par ailleurs, j'avais aussi pour défi de comprendre la construction sociale d'une identité déviante sans tomber dans les traditionnelles dichotomies retrouvées dans plusieurs théories de la déviance.

Le recours au bricolage théorique dans une approche abductive a permis de laisser parler les données et de présenter un modèle émergent nuancé et reflétant davantage la « trame principale » qui se dégageait des témoignages tout en dépassant la traditionnelle dichotomie entre l'agence et le déterminisme. Cette méthode m'a permis de « penser autrement » en concevant les théories sollicitées comme une boîte à outils plutôt que comme une fin en soi. 

Résumé
13 h 55
Leçon de flexibilité théorique...
Yasmine Charara (UdeM - Université de Montréal), Joëlle Morrissette (UdeM - Université de Montréal), Andree BOILY (UdeM - Université de Montréal)

Nous étudions l'intégration professionnelle (IP) des enseignants immigrants (EI) en examinant le rôle joué par les communautés universitaire et professionnelle qui en sont parties prenantes. Nous avons donc interrogé divers acteurs des 2 communautés. Nos ancrages aux travaux interactionnistes de Becker (2002) nous ont conduit à leur demander «comment» ils exercent leurs tâches pour faciliter l'IP des EI. En conséquence, l'analyse thématique des entretiens a permis d'identifier des pratiques, mais nous avons constaté que d'autres extraits des verbatim, qui ne répondaient pas à ce «comment» (que font les acteurs ?), nous semblaient tout de même pertinents, entre autres pointant des valorisations «québécoises» qui servaient de référents aux acteurs interrogés. Un retour aux fondements théoriques élargis de l'interactionnisme a permis de redécouvrir la notion de «définition de la situation» (Thomas, 1923) et de considérer les extraits qui ne cadraient pas avec notre approche première : elle repose sur l'hypothèse selon laquelle les acteurs agissent suivant la façon dont ils interprètent les situations. Ainsi, pour comprendre leurs pratiques, nous devions saisir leur lecture de la situation de l'IP des EI. Considérant leur intentionnalité, nous avons ainsi conceptualisé leurs pratiques en termes de stratégies d'accompagnement à l'IP. Cette expérience nous a appris une leçon de flexibilité : mieux vaut laisser les données pointer vers les référents théoriques qui leur donnent sens. 

Résumé
14 h 20
Récit d'une recherche foucaldienne sur la culture de sécurité face aux risques biologiques et pandémiques pour les infirmières
Laurence Bernard (UdeM - Université de Montréal), Annette LEIBING (UdeM - Université de Montréal), Dave HOLMES (Université d’Ottawa)

Les risques biologiques tout comme la culture de sécurité sont devenus des préoccupations mondiales suite aux épisodes infectieux de type SRAS, Grippe A/H1N1 et Ébola (OMS, 2015). Dans ce contexte, une série de mesures de surveillance, de prévention et de contrôle des infections (PCI) ont été mises en place pour assurer la sécurité des patients. Une ethnographie critique a été réalisée dans un établissement de santé montréalais à l'aide d'observations, d'entrevues semi-dirigées, de la tenue d'un journal de terrain et d'une analyse documentaire afin d'explorer la culture de sécurité face aux infections. Le concept de surveillance a fait l'objet de nombreux écrits de Michel Foucault (1974, 2001) qui a servi de point de référence méthodologique dans une analyse thématique et critique à deux niveaux. Outre les itérations essentielles dans le processus analytique, le principal défi du chercheur a été de ne pas essentialiser les propos de Foucault et de recourir à une critique plus large des relations de pouvoir et de discours. L'angle d'approche de cette recherche qualitative a permis de jeter un regard neuf sur la PCI qui est un champ de pratique rattaché à la santé publique et au monde biomédical (Bibeau, 2009). Ce regard a produit des effets constructifs, car les résultats ont permis à l'établissement tout comme au Ministère de la santé d'ajuster toute une série de mesures de PCI en ajoutant un espace de réflexion éthique en lien avec la surveillance et la culture de sécurité.

Résumé
14 h 45
Discussion
14 h 55
Pause
15 h 15 à 16 h 40
Communications orales
Conjuguer théories et analyse qualitative en accordant la priorité aux données
Présidence/Animation : Sylvie Gendron (UdeM - Université de Montréal)
15 h 15
L'émergence du cadre d'analyse d'une recherche participative : de linéarité à complexité 
Rana ANNOUS (Université d’Ottawa)

Comment qualifier le processus de cadrage théorique d'une recherche participative sur la santé dentaire avec des clientes d'une halte-accueil vivant en contexte de vulnérabilité? 
Un examen initial des écrits liait les besoins potentiels aux difficultés d'accès aux services dentaires. Une pluralité de modèles considère le concept d'accès selon les intérêts d'étude. Aucun ne semble englober toutes les dimensions identifiées. La solution consista alors à construire un modèle composite à partir d'éléments retenus, afin de formuler un guide d'entrevues et une liste de codes préliminaires pour l'analyse thématique. Un deuxième volet du projet, des groupes de discussion, encourageait la négociation de thèmes et la mise en lien de catégories d'analyse par les participantes en tant que cochercheuses. Les premières phases d'analyse révélèrent des thèmes étrangers au modèle initial. Les dévoilements progressifs, facilités par la démarche participative et l'utilisation de moyens d'expression artistiques, ne correspondirent plus au schéma linéaire. Les catégories s'enchevêtraient progressivement et formaient des boucles de rétroaction. Les liens devinrent dynamiques, suivant le rythme des bifurcations dans le parcours de vulnérabilité des participantes. La complexité s'afficha alors comme cadre d'analyse final. Des réflexions additionnelles sur la recherche participative en contexte d'imprévisibilité et de vulnérabilité s'imposent. Un processus émergeant, itératif, progressif. 

Résumé
15 h 40
Ce que les résultats ne seront pas : récit de pratique de l'utilisation de la théorisation ancrée 
Marie-claude Jacques (UdeS - Université de Sherbrooke), Denise ST-CYR TRBBLE (UdeS - Université de Sherbrooke)

Ce récit de pratique racontera comment une conception infirmière de l'adaptation a servi de cadre théorique dans une théorisation ancrée ayant pour sujet l'adaptation des personnes vivant avec la schizophrénie. Le cadre théorique de départ était le modèle de l'adaptation de Roy. Ce modèle a été utilisé au départ simplement pour définir l'« adaptation » et les « stratégies d'adaptation ». Ces conceptions ont été ensuite mises de côté afin de laisser le plus possible de place à de nouvelles idées ou conceptions qui auraient pu émerger des données. Or, il est assez vite apparu que les participants ne parlaient pas vraiment de leurs stratégies d'adaptation. Ceci a généré assez d'inquiétude pour bloquer le processus d'analyse. Devant l'impasse, il a été décidé de simplement poursuivre l'analyse en fonction des catégories en construction, même s'il ne s'agissait pas d'adaptation. La clé de cette « non-adaptation » a finalement été révélée par un participant. À partir de là, les catégories ont pu être reliées entre elles et leur sens est devenu nettement plus clair. Par la suite, un retour au modèle de Roy a permis d'achever la compréhension du phénomène et de le situer par rapport à celle-ci, ainsi qu'à d'autres conceptions de l'adaptation. Cette expérience de recherche aura permis de développer une grande confiance quant au pouvoir de la méthodologie de la théorisation ancrée, et, disons-le, d'apprendre à respecter davantage les théories d'autrui. 

Résumé
16 h 05
Repères théoriques et découverte d'une théorie ancrée en didactique 
Caroline RAYMOND (UQAM - Université du Québec à Montréal), Marie-Hélène FORGET (UQAM - Université du Québec à Montréal)

L'apprentissage de l'analyse par théorisation ancrée (Glaser et Strauss, 2010; Paillé et Mucchielli, 2012), encore davantage parce qu'il fut réalisé dans le cadre de nos études doctorales en didactique du français (Forget, 2014) et de la danse (Raymond, 2014), a comporté des défis de recherche particularisés. Le premier a consisté à accepter et à faire accepter de ne pas s'ancrer d'abord dans les repères théoriques de sa discipline de recherche, mais d'autant plus dans l'expérience de nos participants pour proposer un modèle renouvelé de nos objets de recherche qui soit le plus près possible des données empiriques. Le second a consisté à mettre de l'avant nos « équations intellectuelles » (Paillé et Mucchielli, 2012), indissociables de notre inventivité pour rendre compte de ces modèles de l'expérience didactique, tout en préservant la rigueur scientifique nécessaire à un tel exercice (Olivier de Sardan, 2008). Vecteurs de tensions, nos repères théoriques sont apparus en cours d'analyse tantôt comme des leviers tantôt comme des contraintes. Au final, ils nous ont servi d'assises conceptuelles nous autorisant à porter un regard théorique fécond sur les résultats de nos enquêtes en milieu scolaire.

Cette communication propose de présenter un récit de pratiques d'analyse à deux voix, évoquant les points de concordance, les tactiques et les stratégies de négociation de sens, les défis intellectuels qui se sont posés dans nos expériences respectives de doctorantes en éducation.

Résumé
16 h 30
Discussion
16 h 40 à 17 h 00
Communications orales
Allocutions de clôture
Présidence/Animation : Colette Baribeau (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
16 h 40
Mot de synthèse
Jean-marie Van der maren (UdeM - Université de Montréal)
16 h 55
Mot de clôture des organisatrices
Anne-Marie Tougas (UdeS - Université de Sherbrooke), Sylvie Gendron (UdeM - Université de Montréal), Yasmine Charara (UdeM - Université de Montréal), Colette Baribeau (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
17 h 00 à 19 h 00
Cocktail
Remise du prix Jean-Marie Van der Maren et lancements, nouveautés de la revue Recherches qualitatives