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434 - Les populations à travers l'espace

Du mercredi 8 au jeudi 9 mai 2013

La différentiation des comportements démographiques à travers l’espace, toujours un aspect important du travail des démographes, est plus récemment devenu un thème fondamental, le fruit des avancées intellectuelles et méthodologiques des années récentes. La démographie spatiale focalise surtout sur la différentiation des comportements démographiques à travers l’espace; nous considérons les distinctions spatiales importantes à des échelles diverses, au niveau des municipalités, des régions ou des pays. Les distinctions géographiques sont un élément clé non seulement des champs démographiques « classiques » comme la fécondité et la mortalité, mais aussi des champs interdisciplinaires comme la population et l’environnement ou l’urbanisation. 

Le sujet de notre colloque sera donc « Les populations à travers l’espace » et nous accueillerons les communications qui incluent un ou plusieurs des éléments suivants:  * Les comparaisons à travers l’espace, à échelles géographiques diverses; * L’espace comme facteur dynamique qui opérationalise les caractéristiques physiques comme variables indépendantes : comment les aspects du terrain (comme la proximité des routes de transport, la qualité de la terre ou les zones de climat) ont influencé l’évolution démographique des populations; * Les populations résidant dans les milieux urbains, semi-urbains ou ruraux, ou aux « frontières » (fronts pionniers, frontières politiques ou naturelles); * Les fluctuations géographiques de la fécondité, des mouvements migratoires, de la mortalité et de la longévité, des structures familiales, des conditions de santé, etc.; * L’utilisation des systèmes d’informations géographiques (SIG); * Les analyses portant sur les populations présentes (démographie conjoncturelle) ou passées (démographie historique); * Les comparaisons des politiques de population ou de la collecte des données à travers l’espace; * Les présentations sur les populations autres que québécoise ou canadienne.

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Colloque
Section 400 - Sciences sociales
Responsables
UdeM - Université de Montréal
Donald Fyson
Université Laval
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Avant-midi
08 h 00 à 08 h 15
Communications orales
Mot de bienvenue
08 h 00
Mot de bienvenue
Lisa Dillon (UdeM - Université de Montréal), Donald Fyson (Université Laval)

Mot de bienvenue

Résumé
08 h 15 à 08 h 55
Communications orales
Origines ancestrales
Présidence/Animation : Danielle Gauvreau (Université Concordia)
08 h 15
Origines géographiques ancestrales des populations régionales du Québec
Marc Tremblay (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

L'observation des lieux de mariage des ancêtres permet d'établir une mesure de l'ancienneté régionale des individus, qui peut être exprimée en nombre de générations. On peut ainsi déceler et caractériser la présence d'individus fortement enracinés dans certaines régions. De façon complémentaire, on peut mesurer la part occupée par chaque région dans l'ensemble de la profondeur générationnelle individuelle. Il s'agit d'attribuer un poids ancestral à chaque région, établi en fonction de la fréquence pondérée des mariages d'ancêtres observés dans ces régions.  L'objectif de cette étude est de mesurer l'enracinement et la diversité régionale ancestrale dans la population du Québec à partir d'un corpus généalogique composé de 5100 généalogies ascendantes (300 généalogies pour chacune des 17 régions administratives). Ces généalogies ont été reconstruites à l'aide des données du fichier BALSAC (http://balsac.uqac.ca/), qui contient des informations généalogiques et démographiques sur l'ensemble de la population québécoise depuis le début du 17e siècle. La profondeur moyenne des généalogies est de 10 générations. Certaines populations régionales possèdent de longues lignées d'ancêtres issus de la même région, alors que d'autres, à l'inverse, montrent des origines très changeantes au fil des générations. Ces résultats tracent, en quelque sorte, un portrait de la « migration interrégionale résultante » au Québec depuis le 17e siècle.



Résumé
08 h 30
Pareil pas pareil? La diversité démogénétique au sein  des populations régionales du Québec
Hélène Vézina (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Ève-Marie LAVOIE (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Michèle JOMPHE (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Les Québécois partagent une histoire généalogique qui a débuté, pour un grand nombre d'entre eux, avec l'arrivée des pionniers européens  au cours du Régime français.  Avec l'occupation progressive du territoire, les mouvements de colonisation et d'immigration ont façonné le patrimoine génétique des populations régionales. Quels ont été les effets de ces petites et grandes épopées ?  Quelles sont les similitudes et les différences observables dans la population contemporaine? Pour répondre à ces questions, plus de 25 000 généalogies, comprenant 2 millions d'individus et 600 000 ancêtres distincts, ont été reconstruites à partir du fichier de population BALSAC. Diverses analyses généalogiques ont été effectuées afin de mesurer la différenciation spatiale et l'évolution temporelle  de paramètres – tels que la consanguinité, la contribution génétique des fondateurs et la distribution patronymique- qui constituent des marqueurs de la structure démogénétique de la population du Québec.  Ces mesures indiquent que les populations régionales présentent à la fois des éléments d'homogénéité qui résultent de l'effet fondateur communmais également un gradient de diversité qui suit à peu près l'axe du fleuve St-Laurent d'est en ouest mais qui se manifeste différemment selon les caractéristiques étudiées.



Résumé
08 h 45
Discussion
09 h 00 à 10 h 00
Communications orales
Modèles résidentiels
Présidence/Animation : Marc Tremblay (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
09 h 00
Parenté et modèles résidentiels : Québec, 1871-1911
Marc St-Hilaire (Université Laval)

Le réseau familial constitue une part importante sinon la principale du capital social d'un individu. Son rôle dans les chaînes migratoires, vers les fronts pionniers comme vers les villes, est assez bien connu : la famille offre soutien matériel et psychologique au migrant et représente une source d'information fondamentale sur les marchés des moyens d'existence, les services et les conditions dans le milieu de destination. Son rôle dans le processus migratoire influence également les modèles résidentiels, les membres migrants d'une même famille ayant tendance à se regrouper spatialement en arrivant dans le nouveau milieu de résidence. Les études du rôle de la famille sur de plus longues durées sont cependant plus rares : sauf exception, on ignore si le réseau familial continue d'agir une fois les migrants établis, ou s'il a une influence sur les modèles résidentiels des natifs. La communication proposée vise donc à vérifier dans quelle mesure le réseau familial joue dans l'itinéraire résidentiel des personnes bien établies dans une localité ou qui y sont nées. La recherche se fonde sur l'exploitation des microdonnées de recensement pour la ville de Québec entre 1852 et 1911. Celles de 1871 sont jumelées au fichier de population BALSAC de manière à reconstituer les réseaux familiauxtandis que les ménages de ce même recensement et de celui de 1901 sont géoréférencés à l'échelle de l'adresse, ce qui permet l'analyse spatiale des regroupements familiaux.



Résumé
09 h 15
L'autonomie résidentielle des personnes non mariées dans les villes canadiennes vue à travers les recensements de 1921 à 1951 : enjeux et défis méthodologiques
Lisa Dillon (UdeM - Université de Montréal), Damaris ROSE (INRS)

Cette communication explorera la représentation des personnes non mariées urbanisées dans les recensements canadiens de 1921 à 1951.  Elle fait partie du projet CRSH « Un chez-soi au-delà de la famille nucléaire : la question du genre et les modes d'habiter des personnes non mariées » (Damaris Rose et Lisa Dillon, 2012-2015).  Entre 1921 et 1951, les normes sociétales traditionnelles fixant les adultes célibataires à l'intérieur de leurs familles d'origine étaient contrées par l'actualité  :  les nouveaux modes de vie des célibataires adultes résidant dans les situations résidentielles autonomes. Comment les recensements du Canada de 1921 à 1951 ont-ils capturé ces changements?  Notre étude commence avec des explorations méthodologiques des nouveaux échantillons des recensements canadiens de 1921, 1931, 1941 et 1951, créés par l'Infrastructure de recherche sur le Canada au 20e siècle et hébergé au Centres de données de recherche (Statistique Canada).   Nous allons aborder la création d'un indicateur des configurations résidentielles qui conceptualisent une hiérarchie d'autonomie résidentielle.  Nous allons aussi présenter notre démarche de création de nouvelles variables géographiques nous permettant de comparer les modes d'habiter dans les zones centrales aux zones de banlieue des grandes régions métropolitaines et selon la taille de la région urbaine.  

Résumé
09 h 30
Déterminants du choix du lieu de résidence dans la banlieue de Montréal : perspective du cycle de vie et ségrégation linguistique
Guillaume Marois (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Alain BÉLANGER (INRS - UCS - Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation Culture Société)

L'objectif de cette étude est d'identifier les déterminants de la localisation résidentielle à l'échelle municipale. Notre analyse porte sur Montréal, qui se distingue notamment des autres métropoles nord-américaines par une dynamique linguistique qui lui est propre où la majorité francophone et la minorité anglophone déclinent alors qu'une forte immigration accroît le nombre de locuteurs d'une langue tierce. Un modèle de régression logit conditionnelle stratifiée selon la structure familiale est développé pour tester l'importance des facteurs linguistiques et ethnoculturels sur le choix d'une ville de destination dans le cadre théorique basé sur l'utilité aléatoire (Random Utility Model). Les résultats montrent que c'est au niveau linguistique que la ségrégation spatiale s'opère le plus, alors que la composition du voisinage en ce qui concerne le statut de minorité visible est moins importante. L'accessibilité aux services, de même que l'offre de logements, ressortent également comme facteurs déterminants du choix de la municipalité de résidence. Finalement, nos analyses ont révélé que les personnes vivant au sein d'une nouvelle famille ou d'un couple qui pourrait avoir des enfants sont plus attirées par une municipalité comportant un grand nombre de ménages avec enfant(s) de 5 ans ou moins.



Résumé
09 h 45
Discussion
10 h 00
Pause
10 h 20 à 11 h 20
Communications orales
Phénomènes urbains
Présidence/Animation : Marc St-Hilaire (Université Laval)
10 h 20
Intensité et structuration des phénomènes de regroupement spatial dans les grandes aires urbaines françaises
Aurélien Dasre (INED)

En se basant sur une utilisation originale des Indices de Ségrégation (IS) de Duncan (1955), cette présentation se propose d'analyser la structuration spatiale du regroupement des populations urbaines, en fonction de critères sociodémographiques et socioéconomiques. Il sera fait la démonstration qu'au delà des particularités relatives aux différentes aires urbaines françaises, il existe des récurrences notables dans les modes d'occupation de l'espace des différentes catégories d'actifs et types de ménages. Le regroupement socioéconomique suit ainsi un modèle de peuplement sectoriel que l'on peut rapprocher du modèle de Hoyt, quand le regroupement sociodémographique suit lui, un modèle concentrique que l'on peut associer au modèle de Burgess. La conjonction de ces deux types d'occupation de l'espace façonne le partage du territoire urbain français. Mais loin de se manifester avec la même intensité, il sera également fait la démonstration que lesaires urbaines françaises sont bien plus marquées par la division sociodémographique de leurs territoires que par la division socio-économique. Nous verrons de plus, les évolutions contrastées en terme d'intensité de ces deux types de regroupement : augmentation de l'intensité de regroupement d'un point de vue sociodémographique et diminution du regroupement d'un point de vue socio-économique. Enfin, nous discuterons des facteurs (structuration du bâti, localisation des emplois) ayant pu engendrer de tels modes de partage de l'espace.



Résumé
10 h 35
Transitions urbaine et démographique en Belgique : perspective comparative
Philippe Bocquier (UCL - Université catholique de Louvain), Rafael COSTA (UCL - Université catholique de Louvain)

Cette communication analyse les relations entre transitions démographique et urbaine sur le long terme. Les données des registres de population de 2700 communes de Belgique (1841-1976) seront comparées à des données publiés par ailleurs sur la Suède (1750-1955) et le Sri Lanka (1890-1965). Nous utilisons l'équation démographique de base appliquée à deux espaces hiérarchisés liés par la migration, sans pour autant nécessiter la mesure des flux migratoires. Cette méthode identifie le rôle de la natalité et de la mortalité, mais aussi de la migration entre milieux, afin d'évaluer l'influence du mode urbain de production sur les transitions démographique et urbaine.

Nos résultats nuancent le rôle du déclin de la mortalité urbaine dans le déclenchement de la transition démographique en Europe, et soulignent le rôle possible de la baisse de la fécondité dans la transition démographique des pays en développement. Surtout, nos résultats rétablissent un rôle prépondérant de la migration dans la transition urbaine. Contrairement à l'hypothèse de de Vries-Dyson, la transition démographique n'expliquerait pas la transition urbaine. Les résultats obtenus dans 9 provinces belges aident également à identifier l'influence du mode de production dans la transition démographique au XIXe siècle. Une autre hypothèse de de Vries-Dyson semble invalidée : le changement économique serait bien à l'origine de la transition démographique.



Résumé
10 h 50
Taille des villes et caractéristiques des populations : test de la stabilité d'une relation dans le temps et dans l'espace
Christophe Bergouignan (Université de Bordeaux)

Les agglomérations urbaines de la France d'aujourd'hui, notamment lorsque l'on distingue leur partie centrale de leurs couronnes périphériques, présentent des caractéristiques socio-démographiques (sur-représentation des jeunes adultes, des petits ménages, des diplômés, des cadres et professions intellectuelles, …) d'autant plus nettes que la ville est importante.  Partant de la situation française actuelle, cette communication qui s'appuiera sur les données de recensement, se propose d'en vérifier la permanence et d'en comprendre les exceptions. Pour ce faire,une analyse systématique des caractéristiques démographiques des aires urbaines françaisessera entreprise en portant une attention particulière aux points « atypiques » qui, par leur spécificité, sont de nature à éclairer, avec une autre perspective, les régularités observées. On tentera ensuite de vérifier les éventuelles modifications affectant ces régularités dans d'autres contextes. Pour ce faire, les données des recensements français passés (1968, 1975, 1982, 1990  et 1999) seront mobilisées pour mesurer comment elles s'ajustent aux relations obtenues à partir des données actuelles (issues de la synthèse 2008 du recensement rénové de population). Enfin, on essaiera, pour quelques pays de mesurer l'éventuelle persistance de ces relations malgré les différences de contextes. Cette dernière étape supposera une réflexion préalable sur la comparabilité des découpages géographiques entre les pays.



Résumé
11 h 05
Discussion
11 h 25 à 12 h 25
Communications orales
Ethnie et mariage
Présidence/Animation : Alain Gagnon (UdeM - Université de Montréal)
11 h 40
La mixité ethnoreligieuse des couples québécois : une analyse géographique, culturelle et socioéconomique, 1880-1940
Danielle Gauvreau (Université Concordia), Patricia THORNTON (Université Concordia), Hélène VÉZINA (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Dans ce texte, nous adoptons une perspective historique pour aborder l'évolution de la mixité ethno-religieuse au sein des couples québécois. Le phénomène d'intermariage est envisagé comme une forme ultime d'intégration puisque les enfants issus de couples mixtes combinent l'origine de chacun de leurs parents. Même s'ils ne sont pas les seuls en cause, les facteurs structurels comme la taille des groupes, leur répartition géographique (régions, quartiers urbains) et des variables comme le rapport de masculinité chez les jeunes célibataires sont des facteurs déterminant de la propension à appartenir à un couple mixte. Nous appuyant sur les micro-données des recensements de 1881, 1911 et 1941, nous examinons dans cette présentation l'évolution du phénomène des mariages mixtes au moyen d'analyses multi-niveaux où la dimension géographique joue un rôle important que nous mettrons plus particulièrement en évidence ici (niveau de diversité culturelle variable selon les régions; variations urbain/rural, dynamique propre à Montréal où, dès le début du 20e siècle, se concentrent les immigrants).  

Résumé
11 h 55
L'instabilité de l'instabilité familiale : variations temporelles et sociogéographiques de la rupture des conjoints avec enfants
David Pelletier (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

Le fait qu'un nombre croissant d'enfants naissent de conjoints de fait en Occident, amène de plus en plus de chercheurs à étudier l'intensité et les conséquences de l'instabilité de ces couples. Les unions libres sont en effet en moyenne de plus courte durée que les mariages. Même si la réflexion sur les processus de diffusion de l'union libre est contemporaine des études sur l'instabilité des couples non mariés, peu de chercheurs ont entrepris de tester les associations possibles entre les deux phénomènes. Nous soutenons que l'écart entre l'instabilité des unions libres avec enfants et celle des mariages avec enfants n'est pas constant dans le temps ou dans l'espace. Il évoluerait plutôt en lien avec le statut social atteint par l'union libre dans une société donnée. Nous explorons une hypothèse de normativité voulant que plus les naissances au sein d'unions libres deviennent communes dans un groupe culturel ou une région, plus l'instabilité des familles dirigées par un couple en union libre diminue. Nous appliquons des modèles logistiques multiniveaux à une série de données transversales canadiennes provenant de l'ELNEJ afin de comparer l'évolution des probabilités de rupture parentale chez les enfants de divers groupes géolinguistiques. Les comportements de ces groupes sont pris comme proxy pour estimer l'environnement normatif dans lequel évoluent les couples avec enfants. Nos résultats préliminaires semblent supporter en partie l'hypothèse de normativité au Canada.

 



Résumé
12 h 10
Discussion
12 h 25
Dîner
Après-midi
14 h 00 à 15 h 20
Communications orales
Éducation
Présidence/Animation : Frédéric F. Payeur (ISQ - Institut de la statistique du Québec)
14 h 00
L'influence de l'espace dans l'éducation et la médicalisation en France au 19e siècle
Séverine Parayre (Institut Catholique de Paris )

En 1860-1861 en France pour la première fois une enquête ministérielle est menée sur tout le territoire auprès des instituteurs ruraux, afin de recueillir leurs opinions sur leurs conditions pédagogiques et les améliorations à apporter à la reconstruction scolaire. En effet, les écoles de petits villages sont dans un état d'insalubrité conséquent, les conditions sanitaires et pédagogiques sont déplorables. 5940 instituteurs répondent à l'enquête, à peu près 20% de la totalité des enseignants urbains et ruraux. Ils laissent des témoignages sur les conditions scolaires et leurs ressentis, leur rude vie professionnelle et personnelle. Nous étudions ce corpus[1]afin d'appréhender les conditions d'enseignement et les problèmes perçus concernant l'hygiène, l'éducation corporelle et les soins au corps. Pour ce faire, des zones géographiques spécifiques ont été sélectionnées, certaines où l'instruction et la médicalisation sont plus développées (Nord, Nord-est) et d'autres où elles demeurent réduites et difficiles (Sud-Ouest, Ouest). Nos premières analyses révèlent des variations nettes entre ces zones, reflétant des pratiques éducatives et sanitaires différentes. Les accès à l'instruction et à la médicalisation sont dépendants des espaces et nous exposerons également l'influence non négligeable des politiques nationales et locales et des ressources financières consacrées à l'instruction.

[1]Recueilli aux archives nationales de France référence A.N. F17 10758 à F17 10798



Résumé
14 h 15
Perspective démographique, historique et longitudinale sur l'évolution de l'accès à l'université au Québec et en Ontario dans la seconde moitié du 20e siècle
Pierre Doray (UQAM - Université du Québec à Montréal), Benoît Laplante (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Nicolas BASTIEN (UQAM - Université du Québec à Montréal), Pierre Chenard (UdeM - Université de Montréal)

Au Canada, le commentaire public accorde une grande importance à la proportion des diplômés en fonction du niveau d'éducation atteint dans chaque province, en supposant que les écarts sont des conséquences des choix politiques et des systèmes éducatifs. L'interprétation de cette proportion pose cependant de nombreux problèmes qui mènent parfois à des interprétations douteuses. Dans le travail que nous désirons présenter, nous examinons l'évolution sur le long terme de l'accès à l'université au Québec et en Ontario à partir des données de quatre « cycles » de l'Enquête sociale générale portant sur la famille auxquelles nous avons appliqué les principales méthodes d'analyse de survie. Nous désagrégeons la population de chaque province de manière à distinguer dans chacune les groupes linguistiques majoritaires des groupes minoritaires ainsi que la fraction de la population qui est issue de l'immigration. Cette approche nous permet d'examiner le mécanisme de reproduction sociale à l'intérieur de chaque groupe et l'effet sur le long terme des choix politiques. Les résultats montrent qu'au Québec et en Ontario, l'accès aux études universitaires est encore largement déterminé par les rapports sociaux tels qu'ils y sont structurés.



Résumé
14 h 30
La culture et l'éducation pour une occupation durable du territoire 
Virginie Proulx (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

S'il fut une époque où parler d'exode des jeunes était commune, aujourd'hui les milieux régionaux s'entendent pour parler davantage de migration. Ce changement de terme a été le début d'une reconversion d'image pour attirer notamment des jeunes à venir ou à revenir s'établir en région. Les dernières statistiques à ce sujet sont d'ailleurs surprenantes : le déclin démographique prévu au Bas-Saint-Laurent n'a pas eu lieu de façon aussi dramatique, et voilà que certaines villes régionales telles que Rimouski attirent de plus en plus de jeunes familles qui viennent s'y établir. Ces dernières proviennent, de surcroit, de la grande région de Montréal et de celle de Québec. Qu'est-ce qui attire ces gens à venir vivre à Rimouski? La qualité de vie, la culture et l'éducation figurent parmi les éléments les plus importants dans le choix d'établissement des nouveaux arrivants et des migrants de retour.

À travers notre présentation, il sera question de résultats provenant de trois études sociologiques différentes (un mémoire de maîtrise, une thèse de doctorat et une étude en cours) dont les conclusions se recoupent et rappellent l'importance de la culture et de l'éducation pour l'ensemble du territoire québécois. Nous discuterons également des leçons à tirer de l'expérience de Rimouski et de suggestions pour que la croissance démographique se poursuive en région.



Résumé
14 h 45
L'évolution des disparités dans la conciliation des temps familiaux et professionnels des personnes en emploi au Québec et ailleurs au Canada
Philippe Pacaut (ISQ - Institut de la statistique du Québec)

La communication proposée porte sur l'évolution, pour le Québec et le reste du Canada, de la conciliation des temps familiaux et professionnels des travailleurs et des travailleuses ayant ou non des responsabilités parentales. À partir des données de l'Enquête sociale générale sur l'emploi du temps réalisée en 1992, 1998, 2005 et 2010 par Statistique Canada, elle décrira l'ampleur des changements observés au fil du temps à l'égard notamment de la gestion du temps, du sentiment de manque de temps et du degré de satisfaction de l'équilibre travail-famille. Une insistance particulière sera accordée à la différentiation de ces réalités perçues dans la vie des travailleurs québécois et du reste du Canada, de manière à permettre d'inscrire les résultats obtenus dans un cadre d'analyse spatiale au sein duquel le Québec fait figure d'exception. En effet, le modèle de politiques sociales développées au Québec, notamment en matière d'articulation entre l'emploi et la famille, le rapproche des modèles scandinaves, tandis que le reste du Canada se voit traditionnellement associé aux modèles plus libéraux ou non interventionnistes présents ailleurs en Amérique du Nord. Pour conclure, la communication discutera des implications sociales et politiques des résultats observés au regard d'enjeux fondamentaux liés à la conciliation travail-famille au Québec que constituent l'égalité des sexes, la performance économique, le bien-être des travailleurs et celui des enfants.

Résumé
15 h 00
Discussion
15 h 20
Pause
15 h 30 à 17 h 00
Communications orales
Assemblée
Afficher tous les résumés
Avant-midi
08 h 30 à 09 h 30
Communications orales
Vieillissement
Présidence/Animation : Guillaume Marois (INRS - Institut national de la recherche scientifique)
08 h 30
Migration et santé des populations locales : facteurs associés à la mobilité des personnes âgées et ses conséquences sur la mesure des associations santé - milieu local
Mathieu Philibert (INSPQ - Institut national de santé publique du Québec), Mark DANIEL (University of South Australia)

Différentes études ont décrit des associations entre les caractéristiques des milieux locaux (quartiers, voisinages) et la santé. La plupart de celles ayant étudié les personnes âgées sont des études transversales et donc, potentiellement sensibles aux mouvements migratoires. L'impact des déménagements sur l'observation de relations entre la santé et les caractéristiques des milieux locaux est mal connu pour les populations âgées. Notre étude avait pour but de répondre aux questions suivantes : Le type de milieu (défavorisation matérielle et sociale, et qualité des habitations) est-il associé à la probabilité de déménager? Les personnes qui déménagent changent-elles de type de milieu ? Et les déménagements sont-ils susceptibles d'affecter les estimations santé-milieu observées à partir de données transversales? Les six derniers cycles de l'Enquête nationale sur la santé des populations (biennale) ont été utilisés pour suivre un échantillon de 2539 Canadiens âgés de 55 ans et plus en 1998-1999. Environ 30% des individus ont déménagé durant la période de suivi (12 ans). Parmi ceux-ci, une proportion importante change de type de milieu. Dans l'ensemble de l'échantillon, les déménagements se traduisent par une dégradation de type de milieu pour 7 à 10% des individus et par une amélioration pour 10 à 13% des individus. L'impact de ces changements sur la relation entre la santé et les types de milieux serait toutefois modeste.



Résumé
08 h 45
Vieillissement et espaces ruraux : effets de milieux
catherine gucher (Université Pierre-Mendès-France Grenoble 2)

La contribution que nous présentons ici résulte de plusieurs années de recherche autour des problématiques des parcours de vieillissement dans des espaces ruraux à partir d'un questionnement central : vieillir en milieu rural constitue-t-il une chance ou un risque accru pour les personnes et les territoires ? Nos travaux ont mis en évidence les dynamiques d'influences croisées entre les territoires ruraux et les populations vieillissantes qui les habitent de façon diverse. A travers nos enquêtes en immersion, nous avons pu identifier trois groupes de personnes âgées résidant dans les territoires ruraux : les natifs, les installés sur le tard et les revenus au pays. Malgré les spécificités des formes du vieillir développées par ces trois groupes en fonction de leurs ancrages sociaux antérieurs et de leur parcours résidentiel, nous avons pu établir des régularités et des similitudes qui nous amènent à identifier l'influence de ce que nous nommons « effets de milieux » sur les parcours de vieillissement et de vieillesse. Ainsi, les ancrages territoriaux apparaissent comme facteurs  déterminants des parcours de vie dans la vieillesse, pour autant que le lien au territoire comporte une double dimension concrète et symbolique et qu'il fasse l'objet d'une « activation » par les personnes. Réciproquement le vieillissement de la population constitue un élément constitutif de la dynamique des territoires ruraux et engage des remaniements profonds dans la pensée de l'action publique. 

Résumé
09 h 00
Identification et modélisation des trajectoires de vieillissement des quartiers de la région métropolitaine de Montréal de 1981 à 2006
Anne-marie Séguin (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Philippe Apparicio (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Mylène RIVA (Université Laval), Paula Negron Poblete (UdeM - Université de Montréal)

Contexte :L'évolution de la géographie résidentielle de la population âgée dans les métropoles nord-américaines est un phénomène bien connu, mais peu abordé au Québec. L'objectif de l'étude est d'identifier les trajectoires de vieillissement des quartiers (secteurs de recensement) à Montréal sur la base de six recensements consécutifs (de 1981 à 2006.

Méthodologie :Pour identifier les trajectoires de vieillissement au niveau de 614 secteurs de recensement, nous avons calculé le quotient de localisation pour les six temps (1981, 1986, 1991, 1996, 2001, 2006). Puis, nous appliquons sur ces quotients une méthode récente de classification de données longitudinales : Latent Class Growth Modelling (LCGM). Une fois, les trajectoires identifiées, nous les modélisons avec une régression logistique multinomiale avec comme variables indépendantes des facteurs relatifs à l'environnement résidentiel, la mobilité et l'environnement social, et ce, mesurées pour l'année de départ (1981) et leur variation (1981-2006).

Résultats :Huit trajectoires de quartiers sont identifiées dont quatre de vieillissement et quatre de rajeunissement. Les facteurs les plus importants en 1981 pour expliquer ces trajectoires sont les proportions de personnes âgées de 45 à 64 ans, de ménages d'une seule personne et de familles à faible revenu. Quant aux facteurs de variation, ils comprennent la proportion de jeunes de moins de 15 ans et les ménages d'une seule personne.



Résumé
09 h 15
Discussion
09 h 35 à 10 h 35
Communications orales
Mortalité et morbidité
Présidence/Animation : Thomas Legrand (UdeM - Université de Montréal)
09 h 35
Facteurs socio-environnementaux et économiques liés à la morbidité paludique chez les enfants de moins de cinq ans en milieu urbain gabonais : cas de Libreville et Owendo
JEAN RODOLPHE NGUEMA (ISQ - Institut de la statistique du Québec)
09 h 50
Analyse d'un demi-siècle d'évolution de la mortalité en Algerie 1962-2012
farid flici (CREAD - Centre de Recherche en Économie Appliquée pour le Développement), Nacereddine HAMMOUDA
10 h 05
Les variations régionales de la mortalité maternelle et de la mortalité infantile face aux Objectifs du Millénaire pour le Développement en Algérie
Salah-Eddine SAHRAOUI (Université de Bourgogne)
10 h 20
Discussion
10 h 35
Pause
10 h 55 à 12 h 15
Communications orales
Pauvreté
Présidence/Animation : Richard Marcoux (Université Laval)
10 h 55
La géographie de la pauvreté des familles avec enfants mineurs au Québec : une modélisation spatiale à partir des microdonnées de recensement
Philippe Apparicio (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Anne-marie Séguin (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

Contexte :Les caractéristiques des familles avec enfants mineurs associées à la pauvreté sont bien connues. Citons la monoparentalité, la présence d'un parent inactif, la faible scolarité, etc. Par contre, ces facteurs n'agissent pas tous et avec la même intensité sur l'ensemble du territoire québécois. L'objectif de l'étude est de montrer ces variations afin d'identifier localement (au niveau des 91 territoires de réseaux locaux de services – RLS) les types de familles les plus à risque de pauvreté.

Méthodologie :À partir des microdonnées du recensement canadien de 2006, nous avons construit un modèle de régression logistique pour l'ensemble du Québec avec comme variable dépendante, le fait de vivre ou non sous les seuils de pauvreté, et comme variables indépendantes, des facteurs relatifs au type de familles, au nombre d'enfants, à l'emploi, au niveau d'éducation, etc. Ce même modèle est repris pour chacun des 91 RLS. Finalement, les rapports de cotes sont cartographiés pour révéler les variations spatiales importantes.

Résultats : Le nombre et l'ampleur des facteurs significatifs varient énormément d'un RLS à l'autre. Seuls deux facteurs jouent partout : la monoparentalité et l'inactivité. L'ordre d'importance des facteurs n'est pas non plus identique dans tous les RLS. Il importe donc de tenir compte des spécificités locales afin de mieux répondre aux besoins des populations vulnérables qui y résident et de pouvoir mieux agir pour les aider à sortir de la pauvreté.

Résumé
11 h 25
Démarche exploratoire d'analyse d'une méthodologie comparative des inégalités écologiques en zone urbaine littorale
Virginia Kolb (institut du littoral et de l'environnement)

Les milieux urbains littoraux subissent de fortes pressions liées à l'attractivité résidentielle et au tourisme.  Le foncier élevé ainsi que la présence d'aménités naturelle génère un gradient de la mer vers les terres constituant des zones urbaines, périurbaines et semi rurale très spécifique.  Les comparer permet de comprendre comment se construisent les choix résidentiels des populations, comment sont intégrés des compromis dans ces choix et comment tout ceci construit et structure le territoire.  Dans ce contexte l'accès à l'urbanité ainsi qu'aux aménités environnementales joue un rôle moteur dans la construction du territoire que ce soit socio-démographiquement ou infra structurellement.  Ces différences d'accès vont influencer les pratiques, usages, représentations, mais aussi les profils sociodémographiques des habitants.  Nous présenterons une étude comparative portant sur les actifs de trois communes française de Charente-Maritime.   Ce travail est basé sur des données quantitatives issues des statistiques nationales mais surtout sur les résultats d'une enquête par questionnaire, menée sur plusieurs mois durant l'année 2012, auprès des populations locales.  Le but était de construire un outil qui permette de se dégager de la simple donnée quantitative en offrant une vision plus concrète des dynamiques démographiques et résidentielles de ces territoires et de saisir le poids et la prise en compte des inégalités écologiques dans les choix des populations.

Résumé
11 h 40
Une typologie des cantons ou des villes de France métropolitaine en matière de précarité/pauvreté 
Christophe Zaepfel (Université Montesquieu - Bordeaux 4)

Dans un espace vaste comme la France métropolitaine, le travail de mesure de la précarité/pauvreté doit s'accompagner de précautions : les contextes démo-économiques sont très différents d'un bout à l'autre de l'Hexagone, impliquant que les sous-populations concernées ne soient pas forcément les mêmes selon la zone étudiée. Pour saisir cette hétérogénéité, nous avons fait le choix de mener notre étude à l'échelle du canton-ou-ville[2], suffisamment fine pour traduire des réalités territoriales. Ensuite, nous avons cherché à mobiliser le maximum d'indicateurs relatifs à la précarité et à la pauvreté et disponibles à cet échelon, afin que la diversité des situations puisse s'exprimer. Les dimensions abordées sont notamment relatives au revenu ou au sous-emploi.   Nous étudierons d'abord la façon dont ces indicateurs sont corrélés entre eux. Une classification ascendante hiérarchique sera effectuée, devant permettre de déboucher sur une typologie des cantons-ou-villes selon leurs caractéristiques en matière de précarité/pauvreté, et ainsi d'observer comment celle-ci évolue dans l'espace, que celui-ci soit défini par rapport à son type (urbain, périurbain, rural) ou par des critères purement géographiques. Nous tenterons ensuite d'éclairer ces résultats par des informations démo-économiques quant aux territoires, concernant par exemple la structure par âges ou l'orientation économique.



Résumé
11 h 55
Discussion
12 h 15
Dîner
Après-midi
14 h 00 à 15 h 00
Communications orales
Recensement 2011 et l'enquête PEICA (Programme pour l'évaluation internationale des compétences des adultes)
Présidence/Animation : Lisa Dillon (UdeM - Université de Montréal)
14 h 00
Croissance, structure par âge, ménages et familles : principaux résultats du Recensement de 2011

Le but de cette présentation sera de donner un aperçu général des résultats du Recensement de 2011 portant sur la croissance et la structure par âge de la population, de même que sur l'évolution récente des ménages et des familles au Canada. L'accent sera donc mis sur la conjoncture démographique récente au Canada et des comparaisons avec les tendances historiques seront également présentées lorsque possible. Le recensement étant une source de données unique à l'échelle des petites régions du Canada, ces résultats seront présentés pour divers niveaux géographiques, allant du portrait national aux provinces et territoires, régions métropolitaines de recensement, agglomérations de recensement, subdivisions de recensement et enfin secteurs de recensement. L'auteur élaborera enfin sur les nouvelles pistes d'analyse et de recherche qu'offrent les changements apportés au recensement et qui permettent de mieux saisir la réalité des familles recomposées au Canada.



Résumé
14 h 15
Les données du Recensement de 2011 sur la langue : différent questionnaire, différents résultats
Jean-pierre Corbeil (Statistique Canada)

La comparaison historique de données tirées de différents recensements requiert qu'on tienne compte de tout changement pouvant survenir au cours de la période étudiée. La façon dont on répond aux questionnaires du recensement de la population ou à toutes autres enquêtes peut en effet être influencée par plusieurs facteurs, dont ceux liés à la méthodologie. Ainsi, le degré de comparabilité dans le temps des données linguistiques dépend, du moins en partie, des modifications qui peuvent survenir d'un recensement à l'autre en ce qui a trait, par exemple, au libellé et à l'emplacement des questions sur le questionnaire, à la couverture, à la collecte ou aux procédures de contrôle et d'imputation. L'objectif de cet exposé est de montrer que l'utilisation de questionnaires de recensement différents fait en sorte que les Canadiens répondent différemment aux questions sur la langue maternelle et les langues parlées à la maison. L'examen des réponses aux questions linguistiques des recensements de 2001, 2006 et 2011 permet de constater que les changements observés dans la façon de répondre à ces questions en 2011 découlent en grande partie des modifications apportées au positionnement et au contexte des questions linguistiques dans le questionnaire de ce recensement par rapport à ceux des recensements antérieurs.

Résumé
14 h 30
Le Programme pour l'évaluation des compétences des adultes de 2011 (PEICA) : l'enquête internationale la plus complète entreprise sur les compétences des adultes 
Louise Marmen (Statistique Canada)

Le but de la présentation est d'informer les démographes sur le Programme pour l'évaluation des compétences des adultes de 2011 (PEICA) dont les résultats seront diffusés le 8 octobre 2013.  Cette importante enquête internationale sur la littératie au Canada est en quelque sorte une enquête postcensitaire, l'échantillon pour la population générale et les minorités linguistiques ayant été obtenu de la base du Recensement de 2011 alors que les échantillons pour les immigrants récents et les Autochtones proviennent de l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011.  L'enquête permettra de réaliser des analyses à l'échelle nationale, provinciale, territoriale et internationale des différents niveaux de littératie pour 2011 et de les comparer à ceux de l'enquête sur la littératie de 2003.  En outre, les possibilités analytiques s'étendront aux différents groupes de population  suréchantillonnés.  La présentation permettra de familiariser les chercheurs avec les différentes compétences mesurées à partir de l'enquête et les informations de base qui ont été recueillies auprès des participants.

 



Résumé
14 h 45
Discussion
15 h 00
Pause
15 h 20 à 16 h 20
Communications orales
Portraits et projections
Présidence/Animation : Donald Fyson (Université Laval)
15 h 20
Portrait démographique du Québec et du Canada : évolution convergente, divergente ou parallèle?
Frédéric F. Payeur (ISQ - Institut de la statistique du Québec)

Au Québec, les tendances démographiques récentes affichent quelques inflexions notables, si bien que les perspectives n'annoncent plus le déclin de population longtemps envisagé. Parmi les faits saillants des changements observés, on pense d'emblée à la hausse de la fécondité et du nombre d'immigrants, mais d'autres transformations se sont également produites sans attirer autant l'attention. La trajectoire singulière de la société québécoise au cours des dernières années a ainsi modifié la façon dont elle se compare aujourd'hui aux autres régions de l'espace canadien.

Cette présentation vise à illustrer où se situe actuellement le Québec au chapitre des divers indicateurs caractérisant la population. La fécondité des Québécoises est-elle encore inférieure à celle des Canadiennes? Le Québec reçoit-il maintenant une part de l'immigration proportionnelle à sa taille? Voilà quelques questions auxquelles cette présentation tentera de répondre, en mettant l'accent sur les trois grandes composantes que sont la fécondité, la mortalité et la migration tant internationale qu'interprovinciale. Des comparaisons seront également établies sous l'angle des caractéristiques sociodémographiques, au nombre desquelles figurent les situations conjugale et domestique.

En conclusion, nous examinerons les perspectives d'avenir que laissent entrevoir les tendances récentes, notamment du côté du vieillissement démographique qui demeure un enjeu majeur à travers le Canada.



Résumé
15 h 35
Évaluation des estimations de population à l'échelle des provinces et des territoires : utilisation d'outils communs et développement de nouveaux indicateurs de qualité
André Lebel (Statistique Canada)

Établi dans les années 1970, le Programme des estimations de la population de Statistique Canada est tenu de fournir à l'administration fédérale des estimations démographiques annuelles, officielles et certifiées pour chacune des provinces et territoires. L'objectif de cette présentation est de donner, dans un premier temps, un aperçu des méthodes généralement employées pour évaluer la qualité de ces estimations, en général, à l'aide des erreurs de précocité et des erreurs en fin de période. Dans un deuxième temps, il s'agit de présenter le développement et l'utilisation de nouveaux indicateurs de contrôle de qualité afin de certifier les estimations de population. Ces nouveaux outils visent à répondre à un besoin accru de standardisation des processus de certification des estimations et enfin, à mettre en place un système de suivi ponctuel, permettant d'expliquer et valider rapidement tout changement de tendances. En l'absence de critères objectifs d'évaluation, l'approche proposée est de se servir des estimations passées, en contrôlant pour la saisonnalité inhérente aux composantes démographiques (comportementale ou administrative), pour vérifier si les nouvelles estimations sont significativement différentes d'une série historique déterminée par l'analyste. L'utilisation de projection à court terme à l'aide de modèles de séries chronologiques (ARIMA) est également explorée comme outils d'évaluation.

Résumé
15 h 50
Projections démographiques de Statistique Canada : développement et nouvelles initiatives
Patrice Dion (À déterminer)

L'espace géographique occupe une place primordiale dans les projections de population. Non seulement est-il nécessaire de tenir compte des variations observées à travers l'espace en termes de comportements démographiques, mais il faut en plus bien comprendre les mouvements de la population dans cet espace.  Suite à la dernière publication des projections démographiques pour le Canada, les provinces et les territoires (édition 2009-2036), la Division de la démographie de Statistique Canada a procédé à un examen de ses méthodes et à une revue de ce qui se fait ailleurs dans le domaine, desquels ont suivies un certain nombre d'initiatives. Parmi elles, deux innovations majeures sont susceptibles d'améliorer la qualité des projections : premièrement, la mise sur pied d'un sondage auprès de la communauté d'experts dans le domaine de la démographie et deuxièmement, l'implémentation d'une méthode alternative de projection de la migration interprovinciale. La première de ces initiatives vise à obtenir une vue mieux informée et plus complète des tendances démographiques récentes à l'œuvre partout au pays, alors que la deuxième vise à obtenir des projections plus réalistes de la mobilité géographique des Canadiens. À l'aube d'un nouveau cycle de production des projections suivant le Recensement de 2011, cette communication vise à présenter ces initiatives en plus d'autres nouveautés touchant le programme de projections démographiques de Statistique Canada.



Résumé
16 h 05
Discussion
16 h 20
Mot de clôture
Donald Fyson (Université Laval), Lisa Dillon (UdeM - Université de Montréal)

mot de clôture

Résumé