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9 - L'autochtonisation de la formation à l’enseignement en milieu francophone : quels enjeux pour la recherche?

Enjeux de la recherche

  • Lundi 9 mai 2022
  • Mardi 10 mai 2022

Responsables

Ce colloque s’intéresse à la recherche sur l’autochtonisation des programmes de formation à l’enseignement dans les universités. Les facultés d’éducation partout au pays cherchent à répondre aux appels à l’action formulés dans le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (2015) et dans celui de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (2019), qui insistent dans les deux cas sur le rôle fondamental que doit jouer le monde de l’éducation sur le chemin de la vérité et de la réconciliation. Dans cette optique, les facultés d’éducation reçoivent le mandat de former une nouvelle génération d’enseignant.es capables d’accueillir des élèves des Premières Nations en leur offrant un milieu d’apprentissage sécurisant et répondant à leurs besoins, tout en s’assurant de sensibiliser les élèves allochtones aux savoirs, perspectives et réalités des Premières Nations, Métis et Inuits.

Un premier enjeu est de s’assurer que la recherche s’intéressant à l’éducation des Premières Nations éclaire la formation des futur.es enseignant.es. Ceci soulève un défi particulier pour les milieux francophones, étant donné qu’à ce jour la recherche en lien avec l’autochtonisation est soit publiée en anglais, soit ignore les spécificités liées aux milieux francophones québécois ou minoritaires en ce qui a trait aux rapports historiques et contemporains entre les francophones et les Premières Nations.

Un deuxième enjeu pour la recherche est de documenter et d’analyser de manière critique comment les savoirs et perspectives autochtones sont inclus dans les programmes de formation à l’enseignement et quelles en sont les retombées, afin de soutenir le développement de meilleures pratiques. 

Un troisième enjeu concerne la collaboration en recherche avec les membres des Premières Nations, sachant qu’ils sont encore trop peu nombreux dans les universités francophones et que, de ce fait, les organismes externes sont sursollicités.