615 - 50 ans de mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles : bilan et perspectives

Section 600 - Colloques multisectoriels

  • Mardi 28 mai 2019
  • Mercredi 29 mai 2019


Responsables
  • Eric Forgues - Université de Moncton
  • Lorraine O'Donnell - Université Concordia
  • Patrick Donovan
  • Érik Labelle Eastaugh - Université de Moncton

C’est dans la foulée des travaux menés par la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, débutés en 1963, que le gouvernement canadien adopte en 1969 la Loi sur les langues officielles (LLO). De nature quasi constitutionnelle, la LLO reconnaît l’égalité de statut des deux langues officielles au pays.
Cinquante ans plus tard, l’occasion est idéale pour faire un bilan de la LLO en regard de ses objectifs, de sa mise en œuvre et de son respect, mais également à la lumière des aspirations des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM). Rappelons-nous que l’adoption de la LLO découlait davantage de la préoccupation politique fédérale de maintenir l’unité nationale face à la montée du nationalisme québécois. C’est donc indirectement que les CLOSM profitèrent d’une reconnaissance juridique et de l’appui de l’État canadien. Il n’en demeure pas moins que dès son adoption, le gouvernement canadien met en œuvre des mesures qui appuient la société civile. La refonte de la LLO en 1988 traduit une plus grande ouverture envers une conception collective des droits linguistiques.


Plusieurs intervenants gouvernementaux et communautaires mènent présentement des consultations qui devraient servir à la révision de la LLO, annoncée par le gouvernement actuel. Pensons aux consultations que mènent le Comité sénatorial permanent sur les langues officielles, le Commissaire aux langues officielles du Canada et les travaux du Comité permanent sur les langues officielles. Lors de ces consultations, divers intervenants sont invités à exprimer leurs attentes à l’égard d’une nouvelle LLO. Quel est le contexte politique actuel dans lequel se déroulent ces consultations et ces réflexions si on le compare à celui qui a donné naissance à la LLO? Quelles sont aujourd’hui les attentes, les visions et les aspirations des représentants et des citoyens des CLOSM à l’égard de la LLO et de sa mise en œuvre? De plus, comment intégrer ces préoccupations dans le cadre élargi des droits linguistiques au Canada, tant dans les provinces et les territoires, qu’eu égard au projet d’adopter une loi sur les langues autochtones?


Ce colloque permettra de faire le point et de faire progresser la réflexion des chercheurs et des chercheuses, des intervenants et intervenantes ainsi que des décideurs et décideuses sur la LLO. Le colloque portera sur la mise en œuvre de la LLO et ses effets sur les CLOSM, surtout depuis l’adoption de la partie VII en 1988, qui précise l’engagement du gouvernement fédéral à « favoriser l’épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada », à « appuyer leur développement » et à prendre des mesures positives à cette fin. Cela sera également l’occasion de réfléchir aux relations entre les droits linguistiques et la société.

 

Appel à communications

50 ans de mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles : bilan et perspectives

28-29 mai 2019

Date limite pour la soumission de résumés : 18 février 2019

ORGANISATEURS

Le colloque est organisé par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML), le Réseau de recherche sur les communautés québécoises d’expression anglaise (QUESCREN) et l’Observatoire international des droits linguistiques (OIDL)

Les propositions seront évaluées par un comité scientifique formé de :
•    Éric Forgues, Ph.D., directeur général, ICRML, Université de Moncton
•    Érik Labelle-Eastaugh, Ph.D., directeur, OIDL, Université de Moncton
•    Lorraine O’Donnell, Ph.D., professeure adjointe affiliée et coordonnatrice-chercheuse, QUESCREN, Université Concordia
•    Patrick Donovan, Ph.D., coordonnateur-associé, QUESCREN, Université Concordia
•    Stéphanie Chouinard, Ph. D., professeure, Collège militaire royal du Canada
•    Gino LeBlanc, M.A., directeur, BAFF, Simon Fraser University

Les critères d'évaluation reposeront sur la qualité scientifique et la pertinence de la proposition en regard du thème du colloque.

POUR PARTICIPER AU COLLOQUE DE L’ICRML, QUESCREN et OIDL en 2019
Les chercheurs, les chercheuses, les professeurs et professeures, les étudiants et les étudiantes ainsi que les organisateurs et organisatrices communautaires sont chaleureusement invités à soumettre par voie électronique une proposition de communication individuelle.

La proposition doit contenir les renseignements suivants :
• Nom, titre, organisme d’attache et courriel de la personne qui fera la présentation ainsi que son ou ses coauteurs, s’il y a lieu;
• Titre de la présentation (180 caractères maximum, espaces comprises)
• Résumé en français (1 500 caractères maximum, espaces comprises)
ou résumé en anglais (1 250 caractères maximum, espaces comprises), s’il y a lieu;
• Courte bibliographie appuyant la proposition, s’il y a lieu.

Il est à noter que des démarches sont menées afin d’obtenir des fonds pour couvrir certains frais liés à la participation au colloque (inscription, transport, séjour). SVP veuillez indiquer si vous nécessitez des fonds pour couvrir ces frais.

Veuillez envoyer votre proposition en format électronique d’ici le 18 février 2019 à azure.renedecotret@umoncton.ca

ÉVALUATION DES PROPOSITIONS
Les propositions seront évaluées par le comité de programmation. Les auteurs des propositions retenues seront avisés par courriel au plus tard le 12 mars 2019.

LANGUE DES PRÉSENTATIONS
L’Acfas est un événement francophone et les conférenciers et les conférencières sont fortement encouragés à communiquer en français. Dans le cas de présentations en anglais, le support visuel devra être en français (présentation PowerPoint, document papier distribué aux gens présents, etc.)

 

 

 

 

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