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Présentateur des activités scientifiques

515 - La littératie : dispositifs pédagogiques pragmatiques ancrés dans une approche développementale

  • Vendredi 15 mai 2026

Responsables

Traditionnellement, les écoles préconisent l’apprentissage de l’écrit par la lecture d’unités artificielles comme les lettres, les syllabes, voire les pseudomots. Cet enseignement explicite est amorcé dès la maternelle pour prévenir l’échec scolaire et promouvoir les performances nationales dans des classements comme PISA (Joigneaux, 2009 ; Nicolopoulou & al., 2015). Toutefois, la langue écrite est d’abord une langue. Son émergence doit se fonder sur la langue orale déjà complexe (Forman & al., 2002 ; Kendeou & al., 2014), outil de communication servant les discours de tout genre. Or, la langue orale ne se développe pas en partant de phonèmes, puis de mots et de phrases. Au contraire, la langue orale se développe en contexte d’emblée discursif, où un adulte se penche sur les intérêts de l’enfant et sur son activité spontanée et où des dialogues complexes prennent place (Bloom, 1998 ; Nelson & Kessler Shaw, 2010). Si le décodage est nécessaire en lecture, il n’assure certes pas à lui seul l’accès à la compréhension du discours écrit (Cain & al., 2003 ; Dewitz & Dewitz, 2003). La structuration même du discours, la macrostructure du texte, soutenue par les capacités d’inférence, guide également l’identification des mots et le décodage pouvant lui être inhérent (Gras & al., 2012). En effet, lire, ce n’est pas que décoder des graphèmes et écrire ne se limite pas à la calligraphie ou l’orthographe (Rumelhart, 2004). Ce n’est pas là que résident les principales difficultés dans la compréhension de la langue écrite. Celles-ci reposent surtout sur deux aspects : 1- la décontextualisation du discours (Olson, 1998), et 2- la construction d’éléments macrostructuraux porté par les composantes constitutives d’un genre donné (Makdissi & al., 2007). C’est pourquoi d’autres études, dans un mouvement inverse préconisent l’émergence de la littératie, et son développement tout au cours du primaire, par le texte, le discours en considérant le genre, la littérature d’enfance. 

Le présent colloque vise précisément à mettre en exergue les études dans le champ de l’émergence de la littératie, et sa complexification tout au long du primaire, dans une perspective top down à valence développementale. Ce type d’études permet l’expérimentation de dispositifs pédagogiques misant sur la complexité de la langue en abordant la littératie par le texte, le discours en considérant le genre, la littérature d’enfance. 

Dans cette optique, 4 axes sont circonscrits : 

  1. l’émergence de la littératie,
  2. l’envol en lecture/écriture,
  3. lecture/écriture au 3e cycle primaire,
  4. l'enfant concerné par des difficultés au regard de la langue écrite.

Appel à communications

Colloque 515 :
La littératie : dispositifs pédagogiques pragmatiques ancrés dans une approche développementale
Hélène Makdissi, Pauline Sirois, Marie-Pierre Baron, Alice Vanlint
Vendredi, 15 mai 2026

Historiquement, les recherches sur l’entrée dans l’écrit ont massivement porté sur la maîtrise du code inhérent au système d’écriture par l’intermédiaire de programmes intensifs misant sur le développement de la conscience phonologique. Dans une perspective partant de l’acquisition de « petites habiletés » vers la maîtrise d’activités complexes, l’approche bottom up a pris le devant de la scène des travaux scientifiques en lecture, notamment par l’expansion des programmes étasuniens No Child Left Behind et Reading First. Actuellement nuancé et critiqué aux États-Unis, cette perspective, amplement centrée sur les règles d’assemblage graphopnonémique dès le début des apprentissages, est promue actuellement par les tenants qui ont défendu l’adoption du Projet de loi 23 et la création de l’Institut national d’excellence en éducation ancrant une forte inclinaison pour le Québec à promouvoir une approche microstructurale de la langue écrite, ce qui peut rendre l’entrée dans la langue écrite plus ardue, car cela soustrait le sens pragmatique de l’acte de communication du point de vue de l’enfant. Dans un contexte politique qui met l’accent sur un mouvement bottom up dans l’apprentissage de la langue écrite et qui mise sur l’enseignement explicite des petites unités (syllabes, phonèmes), et ce, dès le début des apprentissages formelles, voire dès le préscolaire, en s’appuyant strictement sur la voie méthodologique desdites «données probantes», le présent colloque vise, à l’inverse, à mettre en exergue les études dans le champ de l’émergence de la littératie, et sa complexification tout au long du primaire, dans une perspective top down à valence développementale. Ce type d’études permet l’expérimentation de dispositifs pédagogiques misant sur la complexité en abordant la littératie par le texte, le discours en considérant le genre, la littérature d’enfance. 

Dans cette optique, 4 axes sont circonscrits : 

  1. l’émergence de la littératie,
  2. l’envol en lecture/écriture,
  3. lecture/écriture au 3e cycle primaire,
  4. l'enfant concerné par des difficultés au regard de la langue écrite.

Les propositions doivent être constituées de la manière suivante :

  • prénom, nom, statut & affiliation, courriel de la personne conférencière
  • titre (180 caractères espaces compris)
  • résumé de 1500 caractères espace compris
  • indication de l’axe dans lequel s’inscrit la proposition
  • préférence pour la prestation orale (en présence ou en ligne)

Les propositions doivent être envoyées à l’adresse courriel : helene.makdissi@fse.ulaval.ca. Elles seront acceptées jusqu’au 13 février 2026, puis seront évaluées sur la base de l’adéquation aux axes du colloque, de la cohérence, de la rigueur, de la pertinence et des retombées pour les milieux de pratique. 

Lien vers l'appel à communications