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Présentateur des activités scientifiques

436 - Stigmatisation, discrimination et marginalisation: saisir les processus sociaux de mise à l’écart au cœur du phénomène de l’itinérance

  • Jeudi 14 mai 2026

Responsables

Dans le cadre du 93e congrès de l’ACFAS qui se tiendra à l’UQTR, nous organisons un colloque le jeudi 14 mai 2026, sous le thème Stigmatisation, discrimination et marginalisation: saisir les processus sociaux de mise à l’écart au cœur du phénomène de l’itinérance.

L’itinérance ne peut être appréhendée uniquement comme la conséquence de vulnérabilités individuelles. Des processus sociaux comme la stigmatisation et les discriminations précipitent des personnes dans l’itinérance, les y maintiennent, et aggravent leur marginalisation (MacDonald, 2024). Le contexte sociopolitique actuel, marqué par des tensions autour de ce phénomène, renforce ces stigmates et forge un processus d’altérisation menant à l’exclusion de la citoyenneté, voire d’une commune humanité.

Comprise comme un processus social inscrit dans des rapports de pouvoir, la stigmatisation opère par la catégorisation des différences, leur désignation péjorative, la mise à distance des groupes jugés « indésirables » et la production de discriminations entraînant une perte de statut social (Becker, 1985; Goffman, 1975; Link et Phelan, 2001). Ces dynamiques se déploient sur les plans structurel (politiques et pratiques institutionnelles), relationnel (rapports interpersonnels) et intrapersonnel (auto-stigmatisation). 

Les discours associant l’itinérance à la déviance ou à la dangerosité, y compris dans les médias, influencent les politiques publiques, favorisant des approches individualisantes et répressives (Hrast, 2008; Nault et coll., 2016; Ouellet, 2022; Parazelli, 2021; Sousa-Caron, 2025). Les effets sont multiples : atteintes à la santé et à la dignité, isolement, non-recours aux services, inégalités et renforcement des logiques d’exclusion (Canham et coll., 2024; MacDonald & Côté, 2021; Rea, 2023). Bien que diverses pratiques existent pour contrer ces processus et atténuer leurs effets, ce chantier reste à renforcer.

Ce colloque propose d’explorer le triptyque « stigmatisation-discrimination-marginalisation » pour éclairer la « boite noire » de production sociale de l’itinérance et pour élaborer des stratégies visant à contrer ces processus et leurs effets délétères. Il s’organise autour de trois axes : 1) Les processus de stigmatisation, discrimination et marginalisation qui produisent et maintiennent l’itinérance; 2) Leurs effets sur les personnes et la société; 3) Les moyens (politiques, pratiques, stratégies) pour les contrer.

Ce colloque vise à croiser les savoirs (empiriques, théoriques, méthodologiques, pratiques, expérientiels) en vue de contribuer à l’avancement des connaissances, au développement de pratiques et à la mobilisation. 


Appel à communications

L’itinérance ne peut être appréhendée uniquement comme la conséquence de vulnérabilités individuelles. Des processus sociaux comme la stigmatisation et les discriminations précipitent des personnes dans l’itinérance, les y maintiennent, et aggravent leur marginalisation (MacDonald, 2024). Le contexte sociopolitique actuel, marqué par des tensions autour de ce phénomène, renforce ces stigmates et forge un processus d’altérisation menant à l’exclusion de la citoyenneté, voire d’une commune humanité.

Comprise comme un processus social inscrit dans des rapports de pouvoir, la stigmatisation opère par la catégorisation des différences, leur désignation péjorative, la mise à distance des groupes jugés « indésirables » et la production de discriminations entraînant une perte de statut social (Becker, 1985; Goffman, 1975; Link et Phelan, 2001). Ces dynamiques se déploient sur les plans structurel (politiques et pratiques institutionnelles), relationnel (rapports interpersonnels) et intrapersonnel (auto-stigmatisation). 

Les discours associant l’itinérance à la déviance ou à la dangerosité, y compris dans les médias, influencent les politiques publiques, favorisant des approches individualisantes et répressives (Hrast, 2008; Nault et coll., 2016; Ouellet, 2022; Parazelli, 2021; Sousa-Caron, 2025). Les effets sont multiples : atteintes à la santé et à la dignité, isolement, non-recours aux services, inégalités et renforcement des logiques d’exclusion (Canham et coll., 2024; MacDonald & Côté, 2021; Rea, 2023). Bien que diverses pratiques existent pour contrer ces processus et atténuer leurs effets, ce chantier reste à renforcer.

Ce colloque propose d’explorer le triptyque « stigmatisation-discrimination-marginalisation » pour éclairer la « boite noire » de production sociale de l’itinérance et pour élaborer des stratégies visant à contrer ces processus et leurs effets délétères. Il s’organise autour de trois axes : 1) Les processus de stigmatisation, discrimination et marginalisation qui produisent et maintiennent l’itinérance; 2) Leurs effets sur les personnes et la société; 3) Les moyens (politiques, pratiques, stratégies) pour les contrer.

Nous vous invitons à soumettre des propositions de communication en français d’ici le 13 février 2026 à l’adresse suivante : annie.fontaine@tsc.ulaval.ca. Inclure ces informations :

• Auteur·es (nom, statut/affiliation, courriel)
• Titre (max. 180 caractères, espaces compris)
• Résumé (max. 1 500 caractères, espaces compris)

Ce colloque vise à croiser les savoirs (empiriques, théoriques, méthodologiques, pratiques, expérientiels) en vue de contribuer à l’avancement des connaissances, au développement de pratiques et à la mobilisation. Ainsi, l’appel s’adresse aux professeur·es, chercheur·euses, étudiant·es, intervenant·es et personnes détentrices d’un savoir expérientiel. Les propositions seront évaluées en fonction de leur pertinence et de leur qualité, de leur apport aux connaissances et de leurs retombées pratiques. 

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