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404 - Enjeux féminins dans l’écosystème académique

Section 400 - Sciences sociales

  • Mardi 9 mai 2023
  • Mercredi 10 mai 2023

Responsables

Ce colloque souhaite interroger l’écosystème académique comme lieu masculin et potentiellement discriminant pour celleux aux identités féminines ou prenant des rôles et responsabilités dites féminines. Les multiples enjeux auxquels font face les femmes lorsqu’elles entament une carrière académique est le reflet de ce penchant masculiniste du milieu académique. Alors qu’au Québec les femmes forment la majorité des étudiant.e.s universitaires (Conseil du Statut de la Femme, 2018:17), leur présence au sein du corps professoral est moindre (40,2% des professeur.es sont des femmes, Radio-Canada, 2017). Celles qui parviennent à faire carrière dans le milieu académique ont généralement de moins bons salaires que leurs collègues masculins (Statistiques Canada, dans Penner et Smith Carrier, 2022) et cette disparité est encore plus grande en fonction de leur séniorité. Cela peut sembler paradoxal si on considère qu’elles s’occupent davantage de tâches « de soin » importantes, mais peu reconnues pour le maintien de la vie académique : mentorat, travail administratif, travail de soutien émotif (Gaudet, 2022). Ce travail invisible de soin s’ajoute à celui de la maternité et constitue alors un enjeux transversal majeur à considérer, tant au sein de l'institution universitaire qu’en dehors (Baker, 2012; Bourgeault, Gaudet, et Bujaki, 2021). La récente pandémie a d’ailleurs mis en lumière de manière frappante les enjeux vécus par les mères et académiciennes (Larochelle, 2020). On sait, par exemple qu'elles ont moins publié et que les revues ont publié davantage de textes écrits par les hommes, également en sciences de la nature (Gewin, 2020). Les enjeux sont encore plus critiques lorsqu’une personne se situe à l’intersection de plusieurs caractéristiques discriminatoires (Anderson, 2020). À la lumière de cette mise en contexte, il nous paraît essentiel de créer un espace de discussion concernant les enjeux féminins dans le milieu universitaire.


Appel à communications

« Enjeux féminins dans l’écosystème académique »

Vous êtes invité.e à soumettre une proposition de communication au colloque scientifique no. 404, section 400 – Sciences sociales, intitulé : « Enjeux féminins dans l’écosystème académique ». Ce colloque aura lieu les 9 et 10 mai 2023 dans le cadre du 90e Congrès de l’ACFAS sous le thème : « 100 ans de savoirs pour un monde durable ». Vous trouverez la description du colloque disponible à l’adresse suivante : https://www.acfas.ca/evenements/congres/programme-preliminaire/400/404

Ce colloque souhaite interroger l’écosystème académique comme espace androcentrique (Acker, 1990) et potentiellement discriminant pour celleux aux identités féminines ou prenant des rôles et responsabilités dites féminines. Les multiples enjeux auxquels font face les femmes lorsqu’elles entament une carrière académique sont le reflet de cette organisation du travail androcentrique exacerbé par la culture néolibérale promue dans l’administration universitaire.

Alors qu’au Québec les femmes forment la majorité des étudiant.e.s universitaires (Conseil du Statut de la Femme, 2018:17), leur présence au sein du corps professoral est moindre (40,2% des professeur.es sont des femmes, Radio-Canada, 2017). Celles qui parviennent à faire carrière dans le milieu académique ont généralement de moins bons salaires que leurs collègues masculins (Penner et Smith Carrier, 2022) et cette disparité est encore plus grande en fonction de leur séniorité. Cela peut sembler paradoxal si on considère qu’elles s’occupent davantage de tâches « de soin » importantes, mais peu reconnues pour le maintien de la vie académique : mentorat, travail administratif, travail de soutien émotif (Gaudet, 2022). Ce travail invisible de soin s’ajoute à celui de la maternité et constitue alors un enjeu transversal majeur à considérer, tant au sein de l'institution universitaire qu’en dehors (Baker, 2012; Bourgeault, Gaudet, et Bujaki, 2021). La récente pandémie a d’ailleurs mis en lumière de manière frappante les enjeux vécus par les mères et académiciennes (Larochelle, 2020). On sait par exemple qu’en sciences de la nature, elles ont moins publié comparativement aux hommes (Gewin, 2020). Les enjeux sont encore plus critiques lorsqu’une personne se situe à l’intersection de plusieurs caractéristiques discriminatoires (Anderson, 2020). À la lumière de cette mise en contexte, il nous paraît essentiel de créer un espace de discussion concernant les enjeux féminins dans le milieu universitaire.

Ce colloque sera l’occasion d’échanger sur les avancées scientifiques récentes sur les enjeux des inégalités de genre en milieu universitaire, mais aussi de participer à des ateliers et des tables rondes afin de susciter une réflexion collective sur ces enjeux. Nous accueillons les communications issues de la sociologie du travail, de l’anthropologie, de la gestion, de la communication, des sciences politiques, des études critiques ou tout autre champ disciplinaire pertinent.

Nous sollicitons des propositions de communication autour de trois axes thématiques reliés aux enjeux féminins dans l’écosystème universitaire :

1. Les inégalités de genre

Le milieu universitaire représente une organisation du travail genré qui touche de manière différenciée les personnes qui y travaillent et qui y étudient. Comment ces inégalités de genre touchent-elles les femmes dans différentes disciplines? Quelles sont les formes de ces inégalités et comment s’expriment-elles dans la vie quotidienne?

2. La conciliation travail et vie personnelle

L’organisation du travail en milieu universitaire demande un engagement total qui est reconnu pour être peu soucieux des besoins personnels et des obligations de soins des individus à l’égard des membres de leur réseau personnel. Les femmes du milieu universitaire, comme dans la société, assurent davantage la charge de soins aux enfants et aux personnes vulnérables et vivent par conséquent plus de stress. Elles sont également plus susceptibles de retarder leurs grossesses pour s’assurer de mieux concilier leurs responsabilités professionnelles ce qui peut engendrer des détresses telles que l’infertilité sociale. Comment les femmes vivent-elles ces injustices? Quelles formes prennent-elles? Que savons-nous de celles-ci?

3. La performance et la culture néolibérale

L’économie de prestige du milieu universitaire repose sur la performance dans le milieu de la recherche (quantité de publications dans des revues A) au détriment de l’enseignement et de l’administration. La culture néolibérale qui tend à imposer les valeurs du marché comme la concurrence et la recherche de la plus-value aux rapports sociaux et au monde de l’éducation font en sorte que les indicateurs de performance de la recherche ne cessent d’augmenter. Comment cette culture affecte-t-elle les femmes? Quelles en sont les répercussions dans le milieu de la recherche et de l’éducation?

Si vous désirez être des nôtres, nous vous invitons à déposer une proposition de communication d’ici le 13 février 2022 qui doit inclure :

- Un titre de 180 caractères maximum, espaces compris ; - La liste des autrices, auteurs et des co-autrices, co-auteurs (prénom, nom, statut, institutions) ; - Les coordonnées des autrices, auteurs (adresse courriel) ; - Un résumé de 1500 caractères maximum, espaces compris (police Arial 12 pts, interligne 1.5, marge 2 cm) ; - 4 à 5 mots-clés ; - Quelques références bibliographiques. Nous vous invitons à intégrer les éléments suivants dans votre résumé : -Problématique, objectifs de la recherche, cadre théorique, méthodologie de recherche, résultats de recherche selon l’avancement de la recherche, contribution de la recherche.

Notez que ce colloque se fera en présentiel seulement selon la disponibilité et la convenance des présentatrices, présentateurs et ce, sur deux jours. Par ailleurs, nous envisageons des communications de 15 minutes avec une période de 10 minutes pour les questions. Nous nous tenons à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire concernant ce colloque. Nous vous invitons à soumettre votre résumé de communication à l’adresse suivante: lydie.christelle.belporo.senah@umontreal.ca

Comité organisateur

Joëlle Basque, professeure, Université TÉLUQ

Lydie C. Belporo, doctorante à l’École de criminologie, Université de Montréal

Valentina Gaddi, doctorante en sociologie, Université de Montréal

Stéphanie Gaudet, professeure titulaire, CIRCEM, Université d’Ottawa

Maryse Tremblay, candidate au doctorat en administration, ESG UQAM