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403 - Transformations institutionnelles, réseaux locaux et pratiques en émergence : les nouveaux visages du soutien communautaire en logement social

Section 400 - Sciences sociales

  • Jeudi 7 mai 2020
  • Vendredi 8 mai 2020

Responsables

Le soutien communautaire en logement social prend plusieurs formes, toutes caractéristiques d’un nouveau système de protection sociale organisé en réseaux, orienté vers la responsabilisation des usagers et la mobilisation des acteurs locaux issus des structures publiques, des organisations privées et des organismes du tiers-secteur (Andreotti et Mingione, 2013). Les réseaux locaux, où se rencontrent des acteurs pour négocier les modes de relation et les mécanismes de coopération d’où peuvent émerger des innovations sociales (Klein, 2014), cherchent à apporter une solution à une situation problématique, à planifier ou à implanter des programmes et services dans une communauté (Bilodeau et al., 2014). Ils sont surtout utilisés pour aborder des problèmes complexes (Ferlie et al., 2011) car ils sont reconnus pour présenter un avantage collaboratif ; la collaboration pouvant générer des retombées plus grandes que l’action individuelle des acteurs locaux (Divay et al., 2013).

Les personnes vivant en logement social sont confrontées à une multitude de problèmes complexes, pour lesquels une solution unique n’est pas possible et dont plusieurs aspects, individus et organisations doivent être considérés (Ferlie et al., 2011 ; Leblanc et Morin, 2010). Les problèmes complexes appellent l’action intersectorielle, une réponse de plus en plus fréquente à la fragmentation, la complexité et le dynamisme de nos sociétés (Bryson et al., 2014; Torfing & Sorensen, 2014). Cependant, les instances intersectorielles sont structurantes dans la mesure où les institutions qui y participent sont capables de réviser leurs services à la lumière des besoins du milieu et dans le but de renforcer les capacités collectives (Divay et al., 2013). Or, les instances de concertation  intersectorielle de type « réseaux », révèlent plutôt un rapport social descendant dans la planification locale et un sous-investissement dans la disponibilité des ressources (Bilodeau et al., 2014).