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623 - La métrologie citoyenne face à l’urgence écologique et sanitaire : perspectives socionumériques, enjeux technopolitiques, design de la participation, rôle des tiers lieux

Les initiatives de métrologie dite « citoyenne » se sont multipliées dans le monde en s’appuyant de manière extensive sur des dispositifs numériques et sur des dynamiques polycentriques cohabitant, plus ou moins consensuellement, avec les approches soutenues par l’acteur politique et public, les institutions scientifiques ou les organismes de santé. Désignées comme des pratiques de « popular epidemiology », de « citizen science », de « street science » ou encore d’« enviro-tracking », ces mesures citoyennes concernent de nombreux thèmes : qualité de l’air et de l’eau, pollens, biodiversité, nuisances sonores et olfactives, îlots de chaleur, radiations... Ces quantifications des milieux s’accompagnent d’une quantification intensive du soi (notamment dans le domaine de la santé). La datafication des milieux se prolonge ainsi jusqu’à un questionnement des rapports d’échelles (perceptions de soi, perception endogène de son habitat, de son territoire étendu, etc.). Tout cela s’inscrit dans un mouvement de tissage continu des données, des objets et des corps et se déploie sur fond de désir de données liées aux économies politiques discutées, controversées, incertaines (Carmes et Noyer, 2015; Saleh, 2018). D’un point de vue international, il s’agit d’examiner les différentes configurations de ces pratiques (leur renforcement) : politiques (cohabitation des initiatives « instituées – instituantes » avec une métrologie autonome, processus de concernement et d’implication des habitants); communicationnelles (modalités d’interaction et de coopération, dynamiques communautaires, médiations…); sociocognitives et socionumériques (littératie des données, production et interprétation des données, création de connaissances, rapports profanes-experts, open data, civic tech, crowdsensing); participatives et rôle des tiers lieux (« labo citoyen », fab labs...); configurations techniques et sémiotiques (IOT, capteurs, mobiles, interfaces, design des données).

Responsables
  • Maryse Carmes (Conservatoire national des arts et métiers)
  • Béa Arruabarrena (DICEN CNAM IDF Paris)
  • Anne Berthinier-Poncet (CNAM - Conservatoire national des arts et métiers)
  • Claudya Parize (HEC Montréal)
Communications orales

*Début à 7h* Épistémologie de la métrologie citoyenne : dimensions technopolitiques

Avant-midi > à
Bâtiment / Local : En ligne En ligne
08 h 00

Culture métrologique et citoyenneté – Brève histoire sociale de la métrologie

Marie-Ange Cotteret (CNAM Paris (Laboratoire DICEN idf))

« La métrologie est la science de la mesure ; elle embrasse à la fois les déterminations expérimentales et théoriques à tous les niveaux d'incertitude et dans tous les domaines des sciences et de la technologie» Les plus anciennes civilisations organisées utilisent les systèmes de mesure de manière sociale et populaire. C’est l’usage commun. Les systèmes de mesure sont également utilisés et améliorés par les savants et les ingénieurs. Nous conservons des Babyloniens la semaine de 7 jours, le jour de 24 heures, l’heure de 60 minutes, et la minute de 60 secondes. Depuis des temps immémoriaux, nous sommes toutes et tous utilisateurs et opérateurs de mesure. Nous utilisons un langage métrologique qui par son existence même solidarise, exerce une action sociale et solidaire, structure le réel et crée la confiance sur l’apparence du monde réel ou imaginé à un moment, en un endroit donné. 

Cette communication se propose ainsi de revenir sur l'étymologie du mot mesure, de décrire l'évolution de la métrologie depuis deux siècles pour aborder la métrologie citoyenne contemporaine et les enjeux liés à l'abondance de résultats de mesure citoyenne. 

08 h 30

Les mesures citoyennes à l’épreuve des critères scientifiques de la métrologie

Marc Himbert (Conservatoire national des arts et métiers)

Mesurer, c’est quantifier, mais surtout comparer : comparer une grandeur inconnue bien définie à une grandeur de même nature prise pour référence à l’aide d’une chaîne instrumentale ; mettre en œuvre un processus de mesure prenant appui sur des outils contrôlés et sur une méthode validée, et sur des références établies reconnues sans ambiguïté par l’ensemble des parties intéressées aux résultats. Garantir la confiance dans les résultats de mesures, à un niveau d’incertitude établi, dans tous les domaines de l’activité humaine est l’objet principal de la métrologie : méthodologie déployée, mécanismes d’accréditation des laboratoires, accords internationaux, infrastructure mondiale sous-jacente y contribuent.  Les résultats fournis par les mesures citoyennes, trop souvent, ne s’inscrivent pas, ou que très partiellement, dans cette démarche exigeante de reconnaissance de qualité. Obtenus à partir de capteurs dont les performances sont mal établis, dans des contextes expérimentaux ou selon des protocoles incertains, etc. ils sont cependant susceptibles, par leur grand nombre, leur régularité temporelle, leur diversité de situation... d’apporter au débat un éclairage particulier, parfois majeur, préalablement aux prises de décision. L’exposé viendra rappeler et illustrer sur des données de sécurité et des données environnementales ces critères métrologiques, les enjeux associés aux mesures et la pertinence de l’information que de telles données peuvent apporter. 

09 h 00

Perspectives pour une analyse polycentrique de la métrologie citoyenne

Maryse Carmes (Conservatoire national des arts et métiers)

Cette recherche a pour objectif de montrer comment s'instaure une métrologie polycentrique de l'air agrégeant des profils variés (non seulement des écologistes ou des "geeks" de la technologie capteur) et une diversité d'initiatives (agence régionale, collectivités territoriales, associations militantes, réseau de tiers lieux, acteurs éducatifs etc.), mais aussi comment ces dernières se trouvent traversées d'épreuves techno-politiques et socio-cognitives.  Nos travaux examinent notamment la nécessité de favoriser la dissémination des moyens d’exploitation, de sémiotisation des données et d’interprétation de celles-ci  .

09 h 30

La météo carbone de Paris : que faire de cette mesure complexe?

Sophie Pene (Université de Paris)

Les choix du budget participatif parisien montrent la préoccupation climatique des habitants. La ville les outille désormais avec une MétéoCarbone (mesure directe de l’impact énergétique). Au-delà de la performance informatique (agrégation de données logement, mobilité,activité, air), il y a un événement de co-conception inédit à cette échelle . La communication décrit le consortium multi partenaires, la collectivité qui anticipe l’usage de cette métrologie, les associations qui cherchent à mener les négociations dans cette phase de prototypage.

Communications orales

Sémiotiques et intelligences collectives : données de santé

Avant-midi > à
09 h 30

La mise en forme des données : entre le numérique et le participatif

Armen Khatchatourov (Université Gustave Eiffel), Pierre-Antoine Chardel (Institut Mines-Télécom Business School (IMT-BS), Laboratoire d'Anthropologie Critique Interdisciplinaire (LACI) EHESS)

L’avènement – réel ou fantasmé - des Smart-cities pose la question des nouvelles transformations du vivre ensemble. En effet, le « déluge des données » (Anderson, 2009), désormais structuré et orienté par les algorithmes, constitue le milieu même de ces smart-cities – dans lequel la surveillance, la recherche d’optimisation (écologique, économique, etc.) et les formes de participation citoyenne ne peuvent pas être dissociées. Dans ce paysage, cette dernière peut prendre la forme de la récolte et de la visualisation des données de la ville, selon les méthodes variées et avec des différents degrés de la mobilisation du « collectif». L’objet de la présente proposition est de présenter un premier état des lieux qui se trouve à l’intersection de trois champs : les approches de l'interaction, artistiques et du "vivre ensemble".  Il nous semble important, dans le contexte de smart-cities, de tenir ensemble les trois aspects afin d’éviter soit de rabattre le questionnement sur la simple visualisation des données guidée par une visée individualiste et moralisatrice, soit de sous-estimer le changement que l’intensification des données provoque dans les interrogations collectives. En d’autres mots, en quoi la récolte des données au sein des smart-cities repose t-elle la question du rôle et de la place du design et d’art numérique dans l’élaboration du vivre-ensemble ? Cette communication s’inscrit dans la cadre du projet VI-AN (Villes intelligentes et Arts Numériques).

10 h 00

Conception d'un crible pour mesurer collectivement les impacts écologiques de l'activité

Samuel Szoniecky (Université Paris 8)

Pour explorer les problématiques de construction collective de la connaissance scientifique et contribuer ainsi au questionnement sur « les buts et contraintes pour les infrastructures de l’édition scientifique numérique aujourd’hui, pour un « encyclopédisme fragmenté », des points de vue, des réseaux-rhizomes, des morphogenèses » (Noyer, 2019, 163), nous proposons dans cette présentation une méthodologie et des outils génériques pour mener le projet de mesurer collectivement les impacts écologiques de l'activité. Comment mesurer les dimensions physiques, politiques et subjectives pour évaluer collectivement les impacts de nos activités dans quatre registres de l’écologie : scientifique, politique, environnementale et mentale ? Ces questions sont tout à la fois d’ordre technique, juridique et épistémologique. Comment garder les traces des activités et de leurs conséquences ?  Peut-on modéliser les impacts écologiques d’une activité ? Ces interrogations touchent principalement les domaines de l’ergonomie, de l’éthique et du politique. La connaissance de ses propres activités et de leurs conséquences augmente-t-elle le discernement des choix justes ? Quelles évolutions la mise en commun d’une réflexivité individuelle entraine-t-elle ? Nous nous focaliserons en premier sur ce qu’un point de vue éthique permet de définir comme objectifs de métrologie citoyenne dans une écologie de l’activité. Puis, nous proposerons une méthode de modélisation de l’activité dans l’environnement.

10 h 30

"Milieu de vie bienveillant en santé : définition des concepts et proposition d’indicateurs : vers un modèle intégré

Claudya Parize (HEC Montréal)

Auteurs  : Claudya Parize, HEC Montréal, Marie-Pascale Pomey, École de santé publique - Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé, Université de Montréal, Kathy Malas, Centre Hospitalier Universitaire de Montréal, Jean-Louis Denis, École de santé publique - Département de gestion, d’évaluation et de politique de santé, Université de Montréal

La recherche présentée est menée avec les patients partenaires au CHUM et c’est à travers les données collectées sur ces patients que nous nous intéressons aux implications de l’Intelligence artificielle sur le système de santé québécois.

11 h 00

Comment devient-on une "donnée de santé citoyenne "? Exploration de processus d'individuation individuelle et collective

Jean-Max Noyer (Université Toulon et Paris 8)

La communication examinera la question des données de santé à l’aune des phénomènes suivants :

  • La fabrication  des Commons ? « Swarming medical intelligence » et IA : La dynamique vertueuse ?  Ces modes hybrides serviraient de substrats aux politiques publiques renouvelées et  transversales, en appui sur des agencements de « commons » prenant en charge les questions essentielles d’une épidémiologie générale couplée à l’épigénétique et une de ses incarnations, ce que l’on appelle l’exposomique.
  • La complexité des données de santé et leur fabrication : des acteurs hétérogènes (moléculaires-molaires) , des agencements dans une triple dynamique. Mais, il est aussi possible de réfléchir à une double gouvernance. Individualisation à la traversée des nouveaux collectifs, creusement de la notion de « micro-monde médical » et prise en charge des politiques de santé publique ayant en vue “des commons” de la Santé.
  • Capteurs et données des citoyens au service d’une Epidémiologie  environnementale, pharmaco-génomique, d’une exposomique ?
  • Des pratiques socio-cognitives et métrologiques pour maintenir ouverts les milieux associés qui donnent consistance  aux  processus d’Individuation psychique et collective de la santé et pour éviter de fermer une écologie générale de la santé.
Communications orales

*Début à 7h* Tiers lieux et design participatif

Avant-midi > à
Bâtiment / Local : En ligne En ligne
08 h 00

Rôle des tiers lieux dans la fabrique innovante des politiques publiques territoriales. Étude comparative de la métrologie citoyenne en France, Allemagne et Canada

Anne Berthinier-Poncet (CNAM - Conservatoire national des arts et métiers), Madina Rival (Conservatoire national des arts et métiers)

La fabrique des politiques publiques est reconnue comme un objet hybride, notamment en raison de l’intervention sur le terrain d’acteurs privés – entreprises, société civile, citoyens – qui influencent l’évolution des politiques publiques et participent à sa co-construction. Toutefois, la rencontre entre les citoyens désireux de faire évoluer leur territoire (quartier, ville, région) et les institutions publiques n’est pas toujours simple. Il faut parfois des acteurs ou lieux intermédiaires pour faciliter cette participation citoyenne à la construction de l’innovation publique. Les tiers-lieux jouent ce rôle de « middle-ground » créatif et constitutif de nouvelles façons de vivre le territoire. Notre communication interroge précisément le rôle des fablabs dans un mouvement récent d’innovation participative autour de la métrologie citoyenne. Nous identifions trois rôles principaux : l’intermédiation, la construction  de connaissances collectives et la capacité d’empowerment. Au travers de cette grille d’analyse du design participatif, nous souhaitons comprendre comment les fablabs permettent aux citoyens de s’approprier une mesure individuelle de la pollution de l’air, de la comparer à la mesure officielle des pouvoirs publics et de faire ainsi évoluer les politiques menées sur la qualité de l’air. Notre recherche s’appuie sur trois études de cas : le réseau des Labfabs à Rennes (F), le OK Lab et Sensor Community à Stuttgart (Allemagne), et Communautique à Montréal (Canada). 

08 h 30

Vers un design de la participation basé sur la médiation

Béa Arruabarrena (DICEN CNAM IDF Paris)

Cette communication porte sur le design de la participation des initiatives de métrologie citoyenne du projet de recherche Citin-Ambassad’air à Rennes, qui mettent à l’épreuve la participation annoncée comme promesse d’une « mise en capacité » nouvelle des citoyens vis-à-vis de la mesure de la pollution de l’air. Pourtant, Les travaux sur la participation citoyenne ont déjà montré « l’illusion participative » liée à ces pratiques, dans les écarts entre les discours institutionnels et le terrain résultant d’une tentative de mise en commun d’intérêts divergents entre citoyens et politiques. Dans un premier temps, nous exposerons une analyse de la participation citoyenne du projet Ambassad’air, et des ateliers de montage de capteurs, afin de comprendre pourquoi ces initiatives de métrologie citoyennes font l’objet de nombreuses défections dans le temps : quels dispositifs, quelles méthodologies participatives, quelles compétences (littéracies) sont mobilisés (approches socioconstructivistes, comportementales, etc.) ? Dans un second temps, nous proposerons selon une approche pragmatique de l’action et de l’activité une réflexion théorique sur le design participatif et ses différentes figures afin de contribuer au développement d’un design de la participation basé sur la médiation (modèles plus facilitateurs, moins prescriptifs), qui prenne en compte les compétences des acteurs, et leurs divergences de points de vue comme ressources de la participation.

09 h 00

D'un projet urbain aux territoires étendus : les actions du LabFab de Rennes sur la mesure de la pollution de l'air

Norbert Friant (FRANCE)

Le réseau de LabFabs Rennais en Bretagne est une communauté de pratiques, d’acteurs de la fabrication numérique et de la transition du territoire. Il s'est étendu à l'échelle de l'ensemble de la ville mais essaime aussi sur le grand Ouest notamment à partir du déploiement d'actions sur la métrologie citoyenne de la pollution de l'air. Présentation par Norber Friant, directeur du service numérique Ville de Rennes - Rennes Métropole et Romain Chefdor, Chargé de mission Projets Numériques - Extended LabFab Manager chez Rennes Métropole

http://www.labfab.fr/

09 h 00

L'initiative Lufdaten en Allemagne devient Sensor.Community : retour historique, actualité et internationalisation d'une plateforme de métrologie citoyenne

Pierre-Jean Guéno (Sensor.Community)

Lancée à Stuttgart, l'initiative indépendante Sensor.Community (anciennement Lufdaten) compte dorénavant parmi les plus grandes communautés européennes de métrologie citoyenne (plus de 11 000 contributeurs) et s'étend même sur tous les continents. Elle est coordonnée depuis 2016 par le OK Lab Stuttgart dans le cadre du programme Code for Germany de l'Open Knowledge Foundation Deutschland. Un programme dont l'objectif est de développer et d’accompagner au niveau de villes allemandes les initiatives dans le domaine de la transparence, des données libres et des sciences citoyennes. D'abord consacrée à la seule métrologie de la pollution de l'air, l'initiative Luftdaten ("données de l'air") s'étend depuis peu au bruit et bientôt au NOx ou encore à la radioactivité, d'où la nécessité d'un changement de nom. Nous présentons l'histoire de ce projet et son évolution.

Sensor.Community is a contributors driven global sensor network that creates Open Environmental Data. Our mission is to inspire and enrich people’s lives by offering a platform for the collective curiosity in nature that is genuine, joyful and positive.

https://sensor.community/fr

https://sensor.community/en

 

 

09 h 00

« Communautique et le projet CANARI. Une proposition de cheminement d’apprentissage pour accompagner les citoyens dans leur quête de "sens augmentés »

Annie Ferlatte (Communautique), Raquel PEÑALOSA (présidente de Communautique)

Le projet Canari est né d’un groupe de citoyens concernés par les changements climatiques et tout particulièrement par leur désir d’agir dans leur milieu pour y répondre. La prémisse du projet réside sur l’expérimentation de notre capacité d’observer notre environnement par nos sens. Quelles sont les sensations ressenties de notre environnement immédiat et surtout, ces sensations sont-elles désirables: niveau du bruit, force du vent, l’air est-il bon à respirer? Toutes ses sensations qualitatives et questionnements qui en suivent pouvant être mesurables. Le projet Canari est un cheminement fait par les citoyens leur permettant de se sensibiliser, de générer leurs propres données et éventuellement de trouver des pistes de solution. La phase initiale du projet Canari s’intéresse à la qualité de l’air et vise à créer un modèle d’acquisition de données afin de quantifier le nombre de particules dans l’air qu’ils respirent quotidiennement, de partager les résultats obtenus pour aspirer à un changement comportemental et/ou de recherche de solutions à partir du local vers le global. Faisant partie d’échofab, le Fab Lab de Communautique à Montréal, nous croyons que l’expérimentation, la rencontre et le processus de fabrication sont intrinsèques à la compréhension globale de la métrologie citoyenne. https://www.communautique.quebec

Nous présenterons le projet de métrologie de la pollution de l'air et vous donnons rendez-vous pour un atelier  l'après-midi (voir ci-dessous)

 

Communications orales

Métrologie citoyenne : retours d’expérience de tiers lieux : Québec, Allemagne, France

Avant-midi > à
Discutant-e- : Béa Arruabarrena DICEN CNAM IDF Paris, Anne Berthinier-Poncet CNAM - Conservatoire national des arts et métiers, Maryse Carmes Conservatoire national des arts et métiers, Raquel Penalosa Communautique, Annie Ferlatte Communautique
11 h 00

Mot de clôture