Imprimer

Le parcours d'un coordonnateur de développement de services

Mes études et la recherche étaient plus associées à un hobby qu’à une stratégie ayant pour objectif d’augmenter mes chances d’employabilité. Toutefois, le temps passant, les années succédant aux années, après avoir passé plus de dix ans à l’université dans le milieu de la recherche, du jour au lendemain, sans planification, je me suis retrouvé face à l'inévitable recherche d'un boulot. Inquiétude…

David GonçalvesLes autres parcours...
- d’une consultante en développement territoriale
- d'un brasseur de bières
- d'une directrice scientifique d'un conseil de gestion
- d'un chercheur industriel
- d'une spécialiste de programmes sénior
- d'un chef d'équipe en développement des affaires
- d'une chargée en développement LiDAR
- d'un coordonnateur de développement de services  
- d'une coordonnatrice de commission au sein d'un organisme-conseil
- d'un producteur de métaux de haute technologie
- d'un scientifique de données
- d'un chercheur dans un OBNL

 

Racontez-nous votre parcours, de vos études supérieures à votre occupation actuelle?

Je suis particulièrement heureux de partager avec vous mon parcours académique et professionnel. Depuis mon enfance, les sciences ont toujours été mon dada. J’ai aimé que ce soit la valeur scientifique d’un argument qui compte et non le pouvoir de persuasion de celui qui argumente. Ainsi, après un DEC en sciences pures, j’ai effectué un baccalauréat en microbiologie à l'Université de Montréal, suivi d’une maîtrise et d’un doctorat en biologie au Centre INRS–Institut Armand-Frappier. Mes études et la recherche étaient plus associées à un hobby qu’à une stratégie ayant pour objectif d’augmenter mes chances d’employabilité. Toutefois, le temps passant, les années succédant aux années, après avoir passé plus de dix ans à l’université dans le milieu de la recherche, du jour au lendemain, sans planification, je me suis retrouvé face à l'inévitable recherche d'un boulot. Inquiétude…

Parlez-nous de votre passage d’une formation en recherche à une profession en dehors du milieu universitaire?

À mon grand étonnement, j’ai trouvé rapidement. Trois petites semaines se sont écoulées entre le moment où j’ai quitté un postdoctorat que j’effectuais à l’Université McGill et le moment où j’ai décroché un poste de chargé de projet chez Parkinson Québec. J’étais peut-être trop pessimiste. Je souffrais peut-être du complexe de l’étudiant qui a passé trop d’années sur les bancs d’école. Une chose est certaine, j’étais agréablement surpris et heureux de ce dénouement. 

Quelles compétences acquises lors de votre formation sont mises à profit dans votre occupation actuelle et lesquelles vous ont manquées?

Suite à l’embauche, après quelques mois, j’en suis venu à la conclusion que c’est grâce à certaines compétences acquises en parallèle à mes recherches que j’ai pu décrocher cet emploi. Je pense, entre autres, à la gestion de projet et à la coordination d’événements. En effet, durant mes études j’ai participé bénévolement à de nombreux projets, dont une implication dans le comité organisateur d’un congrès provincial, la coordination des activités d’un regroupement scientifique ou encore la mise en place d’une activité de vulgarisation scientifique mensuelle dans mon centre de recherche. Avec du recul, je considère que cette implication bénévole a été un facteur crucial, qui ultimement m’a permis de trouver mon emploi actuel. Rien n’étant parfait, et même après avoir passé tout ce temps sur les bancs d’école, je continue à raffiner mes compétences en gestion de projet. J’ai récemment entamé un DESS en gestion à HEC Montréal. J’y apprends à interpréter des états financiers, ou encore à gérer du personnel. Mais j’y apprends surtout à développer mes habilités cognitives (connaissance, analyse et synthèse), mes habilités sociales (politiques, symboliques et psychologiques) ainsi que mes habilités techniques (gestion de personnel, des ressources et des processus). En somme, j’y apprends le savoir conceptuel, le savoir-être et le savoir-faire. Ce sont des savoirs universels traversant tous les emplois. 

Quels conseils donneriez-vous à des étudiants chercheurs pour les préparer à de multiples parcours?

Je considère qu’il faut envisager les études comme étant un projet et comme dans tout projet, il faut planifier, organiser, diriger et contrôler (en management, on appelle ce concept le PODC), je termine mon témoignage avec les quatre conseils suivants :

  • Premier conseil : planifier ses études en fonction d’un but. Il faut anticiper l’avenir et formuler des objectifs.
  • Deuxième conseil : organiser ses études en fonction du ou des objectifs.Pour y arriver, il faut concevoir la structure de nos études et la façon dont nous les réaliserons. 
  • Troisième conseil : diriger efficacement ses études. C’est-à-dire mettre en place des stratégies de motivation, une éthique de travail et une manière de penser qui nous feront réaliser efficacement nos études.
  • Quatrième conseil : des contrôles réguliers. C’est-à-dire prendre  des moments de pause pour réfléchir aux accomplissements et pour déterminer en quoi ceux-ci permettront d’atteindre l’objectif visé. 

Au bout du compte, il est important de bien faire les choses, mais il est également très important de savoir pourquoi on les fait. Comme le dit Simon Sinek, un illustre auteur motivationnel et consultant en marketing, always start with the why, commencez toujours par le pourquoi...  

Auteur(e)

David Gonçalves
Parkinson Québec

David Gonçalves est coordonnateur du développement des services et chargé de projets à la fondation Parkinson Québec, une organisation à but non lucratif. Réalisant de multiples projets (organisation de congrès, effectuer des conférences, prises de position publiques, mise sur pied de projets à caractère éducationnel), il veille à ce que ceux-ci soient en cohérence avec la mission de la fondation, c’est-à-dire l’excellence au chapitre de la recherche, de la défense des droits, de l’éducation et du soutien des personnes vivant avec la maladie de Parkinson.