Imprimer

Le parcours d'une chargée en développement LiDAR

En 2013, je débute une thèse de doctorat en sciences de l’environnement où j’utilise, entre autres, la technologie LiDAR pour effectuer des suivis temporels de la zone littorale. Par contre, bien que l’aspect géomorphologique m’intéressait, j’ai dû me rendre à l’évidence que ce qui me passionnait était de travailler au développement du système LiDAR. En 2016, j’ai pris la décision de mettre un terme à ma thèse pour me concentrer sur la recherche d’un emploi qui répondrait à mes intérêts de recherche.

Van-WiertsLes autres parcours...
- d’une consultante en développement territoriale
- d'un brasseur de bières
- d'une directrice scientifique d'un conseil de gestion
- d'un chercheur industriel
- d'une spécialiste de programmes sénior
- d'un chef d'équipe en développement des affaires
- d'un coordonnateur de développement de services  
- d'une coordonnatrice de commission au sein d'un organisme-conseil
- d'un producteur de métaux de haute technologie
- d'un scientifique de données
- d'un chercheur dans un OBNL

Racontez-nous votre parcours, de vos études supérieures à votre occupation actuelle?

L’ensemble de mon cursus universitaire en géographie s’est effectué à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Dès l’été de ma première année de baccalauréat, j’ai travaillé comme assistante de recherche au Laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières (LDGIZC), et j’y suis restée pendant presque dix ans! Le laboratoire possédait de nombreux instruments de recherche, notamment un système LiDAR1 intégré à une plate-forme GNSS-INS, permettant de créer des nuages de points géoréférencés. Suite à l’obtention de mon baccalauréat en 2009, j’ai entamé une maîtrise sur l’utilisation d’un système LiDAR mobile terrestre pour l’étude des littoraux. En 2012, après ma maîtrise, j’ai occupé un poste de professionnelle de recherche au sein du LDGIZC pendant un an. J’avais pour principale responsabilité l’acquisition et le traitement des données ainsi que la rédaction de tout ce qui avait un lien avec le LiDAR. En 2013, je débute une thèse de doctorat en sciences de l’environnement où j’utilise, entre autres, la technologie LiDAR pour effectuer des suivis temporels de la zone littorale. Par contre, bien que l’aspect géomorphologique m’intéressait, j’ai dû me rendre à l’évidence que ce qui me passionnait était de travailler au développement du système LiDAR. En 2016, j’ai pris la décision de mettre un terme à ma thèse pour me concentrer sur la recherche d’un emploi qui répondrait à mes intérêts de recherche.  

Parlez-nous de votre passage d’une formation en recherche à une profession en dehors du milieu universitaire?

En mettant un terme à mes études, j’avais donc une idée très précise de ce que je souhaitais comme emploi, c’est-à-dire faire de la R et D sur des systèmes intégrés LiDAR. Ce monde étant assez restreint, j’avais laissé la porte ouverte à toutes les offres, tant locales qu’internationales. Avec étonnement, en peu de temps, j’ai trouvé un emploi comme chargée du développement LiDAR dans une compagnie de drone située à Vaudreuil. Le monde du LiDAR est petit, mais le nombre de gens qualifié pour faire évoluer cette technologie l’est encore plus, c’était ma chance. Ce milieu privé des hautes technologies est un environnement très motivant et rempli de défis. Les expertises des équipes de travail sont diversifiées et l’apport de chacun n’en est que plus essentiel.  

Quelles compétences acquises lors de votre formation sont mises à profit dans votre occupation actuelle et lesquelles vous ont manqué?

Mes dix années au sein d’un laboratoire de recherche universitaire m’ont sans aucun doute appris à travailler au sein d’une équipe qualifiée tandis que mes années en sciences de l’environnement m’ont fait expérimenter un contexte interdisciplinaire. De plus, mon parcours universitaire a été marqué par de nombreuses campagnes de terrain, tant au LDGIZC qu’au baccalauréat en géographie de l’UQAR très axé sur l’apprentissage in situ. Ces expériences me sont désormais très utiles pour la préparation technique comme pour la logistique générale nécessaire aux campagnes de terrain impliquant de la haute technologie. 

Quels conseils donneriez-vous à des étudiants chercheurs pour les préparer à de multiples parcours?

Mon principal conseil : ayez confiance en vos connaissances et même si votre sujet de mémoire/thèse est très pointu, il y a probablement quelqu’un quelque part qui cherche à compléter son équipe par une variation autour de ces compétences. Et surtout, n’oubliez pas que de vos années universitaires – tant les cours, les emplois connexes dans les laboratoires que les stages – vous ne tirez pas seulement des compétences techniques et conceptuelles, mais aussi des compétences organisationnelles, de coopération, de rédaction, et d’esprit d’analyse et de synthèse. 

Et surtout, n’oubliez pas que de vos années universitaires – tant les cours, les emplois connexes dans les laboratoires que les stages – vous ne tirez pas seulement des compétences techniques et conceptuelles, mais aussi des compétences organisationnelles, de coopération, de rédaction, et d’esprit d’analyse et de synthèse.

Lidar
Stéfanie Van-Wierts effectuant un test de vol avec un drone.

 

  • 1. Wikipédia : La télédétection par laser ou lidar, acronyme de l'expression en langue anglaise « light detection and ranging » ou « laser detection and ranging », est une technique de mesure à distance fondée sur l'analyse des propriétés d'un faisceau de lumière renvoyé vers son émetteur.

Auteur(e)

Stéfanie Van-Wierts
Microdrones Canada Inc

Stéfanie Van-Wierts a réalisé l’ensemble de son cursus universitaire à l’Université du Québec à Rimouski où elle a obtenu ses diplômes de baccalauréat et de maîtrise en géographie. Lors de ses études, elle a obtenu plusieurs contrats de travail qui l’ont mené à développer une expertise dans le domaine du LiDAR. Depuis septembre 2016, elle travaille chez Microdrones Canada Inc, où elle est chargée en développement LiDAR.