Amour Joel Ombassa
Amour Joël Ombassa est analyste politique et doctorant en communication sociale à l'Université du Québec à Trois-Rivières. En 2025, il a eu l'honneur d'être sélectionné pour l'École d'été à Londres, où il a approfondi ses connaissances sur les Fondements et Pratiques de la Diplomatie. Ses recherches se concentrent sur l'impact des médias sociaux numériques, la communication politique et la diplomatie publique.
Mes liens avec l'Acfas
Amour Joël Ombassa poursuit son doctorat en communication sociale à l'Université du Québec à Trois-Rivières. En 2025, il a eu l'honneur d'être sélectionné pour l'École d'été à Londres, où il a approfondi ses connaissances sur les Fondements et Pratiques de la Diplomatie. Ses recherches se concentrent sur l'impact des médias sociaux numériques, la communication politique et la diplomatie publique.
Principal secteur de recherche ou d'activité
Mes intérêts de recherche
Communication Coopération et développement international Sciences politiquesMa formation
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2022 - 2027Université du Québec à Trois-RivièresDoctorat | Lettres et Communication SocialeCanada
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2016 - 2021Institut des Relations Internationales du CamerounMaîtrise | Relations internationales concentration Marketing internationalCameroun
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2012 - 2015Université de DschangBaccalauréat | Sciences de Gestion concentration MarketingCameroun
Mes publications
- Chapitres d’ouvrage collectif
Ombassa, A. J. et Bérubé, F. (en cours de publication, 2026), « Personnalisation, médiatisation et diplomatie publique : les stratégies canadiennes à l’ère de Trump », dans M. E. Carignan et K. Prémont (dir), Entre fascination et américanisation : la politique américaine et les médias canadiens et québécois, Québec, Presses de l’Université du Québec.
Ombassa, A. J. (en cours de publication, 2026), « La diplomatie publique camerounaise sous le prisme du cycle électoral à venir », dans Amang à Ngon et A. N. Ngon (dir), La Géopolitique du commerce international : Notions, acteurs, bouleversements récents et implications managériales et géoéconomiques, Berne, Presses de l'Université de Berne, Suisse
- Colloques
Ombassa, A. J. (2025), The SAAQclic Project and media coverage: when digital transformation in public administration becomes an administrative burden, communication presented at the IPSA RC27 SOG 2025 International Workshop, titled “Building Citizen Trust in Times of Crisis: Challenges and Opportunities for the Administrative State?”, 4-6th December in Barcelona, Spain
Ombassa, A. J. et Bérubé, F. (2025), Les médias sociaux numériques comme outils de mobilisation des connaissances : entre diffusion et engagement, communication présentée dans les Actes du colloque sur Mobilisation des connaissances, 24-25 mars à l’Université du Québec à Trois-Rivières
Ombassa, A. J. (2024), Analyse des défis et des stratégies de transition identitaire chez les jeunes enseignants universitaires au Cameroun, communication présentée dans les Actes du Colloque international "Action publique et mobilisations citoyennes en Afrique", 23-24 mai à Yamoussoukro, Côte d’Ivoire
- Comptes rendus des livres
Amour Joel Ombassa (2026), The Québec–United States relationship: political, security, economic, environmental and cultural dynamics, International Affairs, Volume 102, Issue 1, January 2026, Pages 310–311, https://doi.org/10.1093/ia/iiaf242
Ombassa, A. J. (2025), « Réussir ses relations médias », Communiquer [En ligne], 38(1), 10 juillet, http://journals.openedition.org/communiquer/12299
Mes prix et distinctions
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2023
Bourse d’implication – Association générale étudiante AGE-UQTR (été 2023) Bourse octroyée aux étudiants qui s’impliquent dans le Conseil Étudiant de l’AGE-UQTR et qui remplissent les missions qui leurs sont assignées durant leur mandat, Valeur : 6.000$
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2025
Bourse d’Excellence Universalis Causa – UQTR (automne 2022 - été 2025) Bourse octroyée aux étudiants internationaux nouvellement inscrits (première inscription) dans un programme de doctorat de 3e cycle avec thèse, Valeur : 21.000$
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2025
Bourse de la Chaire Jarislowsky – été 2025 (no 3588006) Participation à l’École d’été sur les Fondements et Pratiques de la diplomatie, tenue à Londres UK, du 7 au 11 juillet 2025, Valeur : 3.500$
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2025
Bourse d’aide à la diffusion de l’UQTR - automne 2025 (no 17629) Participation à la Conference internationale IPSA-RC27, Building Citizen Trust in Times of Crisis: Challenges and Opportunities for the Administrative State? December 4-5, 2025 (Thursday and Friday) Universitat Pompeu Fabra – Barcelona, Valeur : 1500$
Mes affiliations
- Université du Québec à Trois-Rivières - UQTR
- Réseau francophone International en Conseil scientifique - RFICS
- IRIC Global Alumni Network
- Young African Leaders Initiative - YALI
Ce qui m'a amené à faire de la recherche
En tant que doctorant en communication sociale, ce qui m’a amené à faire de la recherche est d’abord un questionnement constant sur la manière dont les discours, les médias et les dispositifs de communication façonnent l’action collective, les politiques publiques et les rapports de pouvoir. Très tôt dans mon parcours académique, j’ai constaté que la communication ne se limitait pas seulement à la transmission d’informations mais elle structurait les perceptions, légitimait des décisions et influençait profondément les comportements individuels et sociaux. Mon intérêt pour la recherche est né d’un décalage observé entre les intentions affichées des institutions et les effets réels de leurs pratiques communicationnelles, notamment dans les contextes de transformation numérique, de gouvernance publique et de crises sociales. En tant qu’étudiant puis praticien dans des environnements universitaires et institutionnels, j’ai été confronté à des situations où les outils de communication, censés faciliter l’accès aux services ou renforcer la confiance citoyenne, produisaient au contraire de la confusion, de la méfiance ou de l’exclusion. Ces constats ont suscité chez moi le besoin de comprendre, d’analyser et d’expliquer ces paradoxes à partir de cadres théoriques rigoureux et de méthodes scientifiques éprouvées. La recherche m’est apparue comme un espace de liberté intellectuelle, mais aussi comme un levier d’utilité sociale. Elle permet non seulement de produire des connaissances, mais également d’éclairer l’action publique, d’informer les décideurs et de contribuer à l’amélioration des pratiques institutionnelles. Mon choix de la communication sociale s’inscrit précisément dans cette volonté de relier théorie et pratique, en étudiant les interactions entre médias, organisations, citoyens et pouvoirs publics.
La démocratisation des sciences
À mes yeux, la démocratisation des sciences est fondamentale, tant pour la vitalité de la recherche que pour la qualité du débat public et le fonctionnement démocratique de nos sociétés. Elle ne consiste pas seulement à rendre les résultats scientifiques accessibles, mais à reconnaître les citoyens comme des acteurs légitimes de la production, de l’appropriation et de l’usage des savoirs. Dans un contexte marqué par la désinformation, la défiance envers les institutions et la complexité croissante des enjeux publics (santé, environnement, numérique, gouvernance), la science ne peut rester confinée aux cercles académiques. La démocratisation des sciences permet de réduire la distance entre chercheurs, décideurs et populations, en favorisant une meilleure compréhension des méthodes scientifiques, de leurs limites et de leurs apports. Elle contribue ainsi à renforcer la confiance sociale, non pas par l’autorité, mais par la transparence et le dialogue. Du point de vue de la communication sociale, cette démocratisation est aussi une question de justice et d’inclusion. Lorsque les savoirs restent inaccessibles - en raison du langage, des formats de diffusion ou des barrières institutionnelles - certaines voix et certaines expériences sont invisibilisées. Rendre la science accessible, intelligible et discutable permet d’intégrer des savoirs issus des communautés, des praticiens et des citoyens, enrichissant ainsi la recherche elle-même. Par ailleurs, la démocratisation des sciences a une portée politique. Elle favorise une participation citoyenne plus éclairée aux débats publics et aux choix collectifs, notamment en matière de politiques publiques. Des citoyens mieux informés sont plus à même de questionner les décisions, d’évaluer les discours d’expertise et de contribuer à des solutions adaptées aux réalités sociales.
L'avenir des sciences en français au Canada
Concernant l’avenir des sciences en français au Canada, je souhaite avant tout un écosystème scientifique fort, visible et pleinement reconnu, où le français ne soit ni marginalisé ni réduit à un simple outil de traduction, mais affirmé comme une langue de production, de diffusion et de débat scientifique à part entière. Je souhaite que les chercheurs francophones puissent mener, publier et valoriser leurs travaux en français sans que cela nuise à leur reconnaissance académique ou à leur progression de carrière. Cela suppose un soutien accru aux revues scientifiques francophones, aux maisons d’édition universitaires, ainsi qu’aux plateformes de diffusion en accès libre, afin d’assurer la circulation des savoirs produits en français, tant au Canada qu’à l’international. Il me paraît également essentiel de renforcer les mécanismes de financement dédiés à la recherche en français, notamment pour les jeunes chercheurs et les étudiants aux cycles supérieurs. L’avenir des sciences en français dépend de la capacité à former une relève scientifique qui puisse évoluer dans un environnement où le français est non seulement protégé, mais valorisé comme un vecteur d’innovation et de pensée critique.
L'importance de faire partie de l'Acfas
Faire partie de l’Acfas est important pour moi parce que cette association incarne, de manière concrète et durable, la vitalité des sciences en français au Canada et leur ancrage dans l’espace public. En tant que doctorant en communication sociale, je vois l’Acfas non seulement comme un lieu de diffusion scientifique, mais surtout comme un espace de dialogue, de mise en réseau et de reconnaissance pour les chercheurs francophones de toutes les disciplines. L’Acfas pour moi joue un rôle central dans la démocratisation des savoirs, en rapprochant la recherche universitaire des enjeux sociaux, politiques et culturels contemporains. Ses congrès, colloques et activités permettent de faire circuler les connaissances au-delà des cercles académiques restreints, ce qui rejoint directement ma conception de la recherche comme outil d’éclairage du débat public et de renforcement du lien entre science et société. Faire partie de l’Acfas selon moi, c’est également s’inscrire dans une communauté interdisciplinaire qui favorise les échanges entre chercheurs établis, jeunes chercheurs et étudiants. Cette dimension est essentielle pour la formation scientifique, la construction de collaborations durables et le développement d’approches de recherche innovantes, notamment dans des domaines comme la communication, les politiques publiques et la gouvernance.