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Valérie Bouchard
Finaliste

Valérie Bouchard

Université du Québec à Montréal

Apprentissage et régulation de la peur chez les femmes victimes d’agression sexuelle et leurs enfants : Qu’en est-il lorsque la mère souffre d’un trouble de stress post-traumatique? 

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?

Bien sûr, je discute régulièrement de mon projet de recherche avec des gens de mon entourage! Mon projet porte sur un sujet d’actualité et sensible, les gens sont intéressés et posent des questions. Ça facilite l’exercice de vulgarisation. Ça devient plus complexe lorsque je tente d’expliquer notre protocole expérimental qui comprend plusieurs étapes (et bien du matériel). Bien souvent, j’élabore davantage sur les répercussions concrètes de mon projet!

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?

Mon parcours doctoral est plutôt atypique. À la suite d’un cours universitaire où j’ai découvert la complexité du trouble de stress post-traumatique et ses manifestations, et une longue réflexion, j’ai décidé de faire le grand saut et changé mon projet de recherche doctoral. À mi-parcours, j’ai donc plongé dans ce nouveau sujet qui me passionne et qui me permet désormais de conjuguer mes intérêts cliniques et de recherche.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiante chercheuse? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheuse?

Actuellement, nous sommes en plein recrutement pour notre projet. En parallèle, j’ai commencé mon stage clinique en psychologie cette année. Mon horaire est donc partagé entre mes activités cliniques et de recherche. Parmi diverses expériences enrichissantes, je suis particulièrement touchée par mes rencontres avec nos participantes. J’éprouve une profonde reconnaissance pour ces femmes qui s’engagent dans notre projet et admire leur résilience face à ce qui a marqué leur histoire. 

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?

J’adore les activités de vulgarisation scientifique et j’avais envie de relever ce défi! Par ailleurs, le mouvement #metoo et la vague de dénonciations qui a déferlé sur les réseaux sociaux au cours des derniers mois ont levé le voile sur l’ampleur de la problématique des agressions sexuelles. Ma participation à ce concours permettait d’augmenter encore davantage la visibilité de la cause. Il est grand temps que ça change!