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Léa Fieschi-Meric
Finaliste

Léa Fieschi-Meric

Université Laurentienne

Influences environnementales et phénotypiques sur le microbiome cutané des urodèles Canadiens et Européens

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?

Je parle beaucoup de mes recherches à mes proches, mais mon projet est si vaste et comprend des thématiques tellement différentes que c’est parfois difficile de trouver la bonne accroche. La réaction la plus drôle était celle de ma grand-mère, qui me redemandait souvent quel était mon « métier » : quand je lui répondais que je travaillais à protéger les grenouilles, elle pouffait à chaque fois, comme si je lui faisais une blague!

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?

J’ai grandi à la campagne. Enfant, je passais tout mon temps dehors avec les poules, les chats et les chiens de mes grands-parents. Mais mon moment préféré était quand nous allions observer les rainettes se reproduire dans le bassin derrière la maison, la nuit. J’avais même commencé à écrire le journal de « Marinette la rainette », ma grenouille préférée! Aujourd’hui, je n’arrive toujours pas à réaliser comment j’ai réussi à atterrir là, mais je suis consciente de la chance que j’ai de pouvoir vivre ma passion mon quotidien!

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiante chercheuse? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheuse?

Mon projet me permet de beaucoup voyager, ce que j’adore! Cela veut dire en contrepartie que je passe beaucoup de temps à demander des bourses, à organiser mon travail entre différents labos… Mais ce que je préfère, c’est être sur le terrain! J’ai eu la chance de vivre 5 mois dans la forêt, à la station de recherche du parc Algonquin (Ontario) : c’était une expérience magique, dont je me souviendrai toute ma vie…

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?)

Parce que je suis une grande bavarde et que je trouve que l’on n’entend pas assez parler des amphibiens alors qu’ils sont tellement en danger. Alors ce concours, c’est pour moi une occasion en or de parler de cette classe animale fascinante à un public extrêmement large! Et puis ça ne me fait pas de mal d’apprendre à ne pas m’étendre en longueurs...!