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Auteur et co-auteurs
William Gaudreau
UdeS - Université de Sherbrooke
Gabrielle Garon-Carrier, Pascuzzo Katherine et Michèle Déry
UdeS - Université de Sherbrooke, Université de Sherbrooke, Université de Sherbrooke
5a. Résumé

La prévalence des troubles de comportements (TC) extériorisés (TCE, ex., opposition) est plus élevée chez les garçons que chez les filles. Les filles seraient toutefois plus à risque de vivre des TC intériorisés (TCI, ex., anxiété). Ceci pourrait en partie s’expliquer du fait que les garçons et les filles diffèrent sur le plan du tempérament. En plus du tempérament, les pratiques parentales adverses comme les comportements d’hostilité et de coercition à l’égard de leur enfant accentue le risque pour ces derniers de développer des TC. Or, bien que la contribution de ces facteurs au TC soit bien connue, la façon dont le sexe de l’enfant vient modérer l’effet des pratiques parentales sur les TC, demeure peu explorée. C’est pourquoi cette étude examine comment le sexe modère l’association entre les pratiques parentales et la sévérité des TC, tout en contrôlant pour le tempérament des enfants. L’échantillon est composé de 200 garçons et 139 filles qui recevaient des services éducatifs pour des TC à l’entrée dans l’étude. Les résultats montrent que plus les parents sont hostiles, plus la sévérité des TCE des garçons augmente. À l’inverse, plus la détresse des parents augmente, plus la sévérité des TCE des filles augmente. Aucune interaction significative du sexe et des pratiques parentales à la prédiction des TCI n’a été obtenue. Ces résultats suggèrent que différentes pratiques parentales devraient être ciblées dans l’intervention auprès des garçons et des filles qui ont un TCE.