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Auteur et co-auteurs
Angèle Renaud
Université de Bourgogne
Marie-Andrée Caron
Université du Québec à Montréal (UQAM)
5a. Résumé

Selon les normes internationales (GRI, ISO 26000), le dialogue avec les parties prenantes (PP) est une composante essentielle de la responsabilité sociétale des organisations. Ces organisations sont invitées à décrire le processus d’implication des PP dans l’élaboration de leur Social and Environmental Reporting. Le dialogue avec les PP est alors censé permettre d’entendre leurs points de vue. Or la littérature critique montre que les SEA reporting actuels ne laissent pas la place à la pensée divergente et tendent vers un sentiment de faux consensus (Dillard et Roslender 2011, Brown et Dillard 2014, Brown 2017, Puroila et Mäkelä 2019). En s’inscrivant dans l’approche agonistique de la comptabilité sociale et environnementale (CSE), qui met l’accent sur les conflits, divergences et tensions (Brown 2017), cet article explore le potentiel dialogique de la divulgation extra-financière à travers les promesses contenues dans les rapports de deux entreprises canadiennes. Plus précisément, nous répondons à la question de recherche : dans quelle mesure les promesses inhérentes à la divulgation extra-financière ouvrent-elles au dialogue avec les PP? L’étude longitudinale des rapports (2009 à 2016) permet de souligner les faiblesses et les potentialités de dialogue avec les PP à partir de 268 promesses codées (méthode de Miles et Huberman 2003). Notre contribution à la littérature consiste à montrer comment transformer le SEA reporting en un véritable outil de dialogue avec les PP.


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