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Montréal, le 20 avril 2021 – L’Acfas se réjouit que le financement public de la recherche soit au rendez-vous du budget fédéral 2021, avec des montants en hausse par rapport à ceux de l’an passé. Plus que jamais, la pandémie aura mis en lumière l’importance de la recherche, autant fondamentale qu’appliquée, et l’apport de toutes les disciplines scientifiques dans le développement de la société canadienne et, en lien avec le contexte de la dernière année, dans la sortie de crise que nous connaissons.

Le gouvernement fédéral lance plusieurs nouvelles initiatives en recherche et innovation et investit dans des secteurs spécifiques – stratégie quantique, renforcement du secteur de la biofabrication et des sciences de la vie, notamment –, visant à positionner le Canada comme chef de file. Il octroie aussi des montants supplémentaires – de plusieurs dizaines ou centaines de millions – aux trois conseils subventionnaires, à la Fondation canadienne pour l’innovation et à d’autres organismes, tout en conservant un équilibre dans les financements accordés à la recherche, toutes disciplines confondues. L’Acfas souhaite que les fonds alloués en infrastructures appuient les nouveaux projets qui seront soutenus par les conseils, afin de maintenir des standards de recherche de haut niveau, garants de la performance scientifique canadienne sur son propre territoire, au profit de sa population, mais aussi sur l’échiquier mondial.

Le président de l’Acfas, Jean-Pierre Perreault, rappelle l’importance, pour le Canada, « de maintenir une contribution active et de haut calibre dans l’avancement des savoirs, et ce, pour le bénéfice de sa population et la pertinence de ses politiques publiques, mais aussi pour s’assurer de jouer un rôle de premier plan face aux défis qui menacent nos sociétés et leur devenir ». 

Bien ancrée partout au Canada avec ces cinq sections régionales – en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et en Acadie –, l’Acfas est heureuse de la décision du gouvernement d’octroyer un financement de 121 M $, sur trois ans, à Patrimoine canadien afin « d’offrir une éducation postsecondaire de qualité dans la langue de la minorité au Canada » et de fournir un montant de 6,4 M $, aussi à Patrimoine canadien, et de 2,3 M $ au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, sur deux ans, en vue de la modernisation de la Loi sur les langues officielles. L’Acfas avait salué les intentions manifestées dans le Document de réforme de cette loi paru récemment et se réjouissait, notamment, d’y retrouver la volonté d’encourager la diffusion de la recherche en français.

L’Acfas souhaite que ces financements aient un impact réel sur le maintien et la qualité de l’enseignements postsecondaire en francophonie canadienne minoritaire, de même que sur la recherche qui s’y effectue en français. Il n’est pas pensable, pour l’Acfas, que les coupes de programmes en français qui ont eu lieu, ces derniers temps, au Campus St-Jean et à l’Université Laurentienne se reproduisent sans que le gouvernement fédéral ne s’y oppose. À cet égard, et dans le but de faire connaître la réalité vécue par les chercheur-se-s canadien-ne-s francophones en milieu minoritaire, l’Acfas fera paraître, le 7 juin prochain, le rapport d’une étude inédite conduite depuis deux ans sur le sujet.

À propos de l’Acfas
Depuis bientôt 100 ans, l'Acfas fait rayonner les savoirs comme moteur de développement de nos sociétés en rassemblant les actrices et acteurs de la recherche au sein de la francophonie. Résolument tournée vers l'avenir, elle est un puissant vecteur de démocratisation et de communication scientifique. Elle valorise les chercheuses et chercheurs de toutes les disciplines, ainsi que l'excellence en recherche.

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Source :
Acfas
 
Contact :
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Acfas
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Courriel : gabriel.vignola@acfas.ca