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Montréal, le 22 mai 2019 - À quelques jours de l’ouverture de son congrès annuel, l’Acfas lance une étude scientifique sur la réalité des chercheur-se-s francophones et francophiles travaillant en contexte minoritaire au Canada. Cette étude sera réalisée conjointement par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) de l’Université de Moncton et la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante de l’Université de Montréal, de 2019 à 2022. 


« L’étude vise à combler le manque de données disponibles sur la réalité des chercheur-se-s œuvrant en contexte minoritaire francophone au Canada. Elle permettra de mieux comprendre les défis qu’ils rencontrent et les enjeux liés à la recherche en contexte minoritaire », explique Éric Forgues, directeur de l’ICRML, qui dirigera l’étude.  


« Nous souhaitons établir un portrait statistique clair de cette communauté; savoir notamment quels sont, pour ces chercheur-se-s, les obstacles à la réalisation et à la publication d’études en français; identifier quels sont leurs domaines de recherche, quelle est la langue qu’ils utilisent dans leurs demandes de subventions; et dresser un portrait complet de l’éducation supérieure francophone au Canada », détaille Vincent Larivière, professeur à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante, qui réalisera en collaboration cette étude. 


« La situation de ces chercheur-se-s œuvrant en contexte minoritaire francophone au Canada est inquiétante. De nos nombreux échanges ressort un même constat, peu importe la province, le domaine de recherche ou le type d’institution : ils reçoivent peu de soutien et vivent des difficultés quotidiennes et persistantes », déplore Lyne Sauvageau, présidente de l’Acfas. 


Ces chercheur-se-s ont déclaré à l’Acfas faire face notamment à une charge supplémentaire de traduction de documents, puisque le personnel et les comités d’évaluation sont rarement bilingues. Ils soulignent aussi le fait que les étudiant-e-s aient un nombre limité d’options d’apprentissage en français aux cycles supérieurs dans la majorité des universités, ce qui entraîne notamment un exode des cerveaux. Les données probantes récoltées durant l’étude permettront entre autres de quantifier ces réalités.


« C’est une grande fierté pour l’Acfas de parrainer cette étude sur les chercheur-se-s francophones et francophiles œuvrant en contexte minoritaire au Canada. Un rapport sera publié à la fin de l’étude afin de guider l’action des institutions et des gouvernements auprès de cette communauté. Cette étude permettra donc d’améliorer l’efficacité des actions menées. Pour assurer le succès de l’étude, j’invite la communauté à y contribuer et à partager la nouvelle », conclut Lyne Sauvageau.


Partenaires financiers
L’Acfas est heureuse d’investir dans cette étude, rendue possible grâce au soutien financier de Patrimoine canadien, du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes, d’Universités Canada, de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) et de la Commission canadienne pour l’UNESCO

À propos de l’Acfas
Créée en 1923, l'Association francophone pour le savoir - Acfas s'attache à promouvoir l'activité scientifique, à stimuler la recherche et à favoriser la diffusion du savoir. Établie au Québec, l'Association regroupe quelque 5 000 scientifiques de tous les secteurs de la connaissance. 


Les chercheur-se-s francophones et francophiles en contexte minoritaire sont invité-e-s à contacter Laura Pelletier (laura.pelletier@acfas.ca) pour être ajouté-e-s à la liste de personnes sondées dans le cadre de l’étude.


À propos de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques
L'Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) exerce un rôle de leader, de rassembleur et de partenaire auprès des centres de recherche, des chercheur-se-s, des organismes communautaires et des instances gouvernementales, dans le but de promouvoir une plus grande connaissance de la situation des minorités de langue officielle du Canada et une meilleure compréhension des enjeux prioritaires qui les concernent.


À propos de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante
L’objectif de la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante (CRCTSC) est d’améliorer la compréhension de la diffusion actuelle des connaissances en analysant les caractéristiques des documents écrits par les chercheur-se-s. Plus spécifiquement, ses chercheur-se-s examinent l’utilisation des nouveaux modes de production des connaissances, le partage des nouvelles sources de données et les changements touchant les pratiques de travail des chercheur-se-s.

SOURCE ACFAS - (Association francophone pour le savoir)
Pour plus d’information : Kilicom Relations publiques, Stéphanie Quirion, 514 845-8222, poste 223, cell. : 514 260-0603, squirion@kilicom.com