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Le mardi 10 mai 2022

La réinsertion sociale est, depuis longtemps, au cœur des préoccupations des politiques publiques. Quels que soient les indicateurs, la forme ou le vocabulaire utilisé, l’idée de ne pas retourner en prison à la suite d’une condamnation pénale est souvent une des priorités avancées des gouvernements. En 1969, la Loi sur la probation et le système correctionnel du Québec estime que la réinsertion sociale est un des moyens à prioriser pour assurer la sécurité du public. Or, si les recherches en criminologie et en justice pénale font souvent référence à la notion de réinsertion sociale comme mesure de « réussite » ou d’« échec » des interventions pénales, cette notion n’est que rarement définie de façon unanime. Conséquemment, les chercheurs utilisent plusieurs indicateurs pouvant montrer qu’une personne est réinsérée ou non : ne pas récidiver dans un délai donné, terminer un programme avec succès ou se sentir comme partie intégrante de la société. En parallèle, on assiste à des transformations des systèmes pénaux et correctionnels depuis quelques années. Sur le plan de la prise en charge, de nouveaux modes de gestion des populations contrevenantes se développent, tels que des tribunaux ou des procédures spécialisés. Sur le plan de l’intervention, on assiste aussi au développement d’outils ciblant des problématiques ou des besoins de plus en plus précis. On note également une plus grande hétérogénéité au sein des populations prises en charge et l’apparition de groupes plus vulnérables, soit parce qu’ils sont plus fragilisés par leur passage dans le système pénal, soit parce que les interventions actuelles n’ont pas été réfléchies en fonction de leurs besoins particuliers (femmes, autochtones, aînés, jeunes, etc.). Le présent colloque a pour objectif de réfléchir à la manière dont la notion de réinsertion sociale est mobilisée dans les recherches contemporaines afin de mieux comprendre ses contours, ses enjeux et ses réalités. À travers les différentes présentations, le colloque vise ainsi à souligner la diversité des besoins, des concepts et des réflexions associés à la réinsertion sociale et, donc, à la multiplicité des formes d’intervention possibles. Il permet de repousser les frontières de la définition de la réinsertion sociale au-delà de la sortie de la peine, et au-delà d’une population strictement homogène.

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Colloque

Section 400 - Sciences sociales

Responsables

  • Amélie Couvrette
    UQO - Université du Québec en Outaouais
  • Elsa Euvrard
    Université Laval
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Avant-midi

09 h 00 à 12 h 00
Communication orale
Communications orales
Favoriser la réinsertion sociale : savoirs et interventions soutenant le processus de sortie
Présidence/Animation : Amélie Couvrette (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Uniquement en ligne
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 05
La réinsertion sociale sous le prisme du soutien à la transition vers l’âge adulte. Perspectives des jeunes suivis dans le système de justice des mineurs au Québec
Marie Dumollard (Université Laval)
Résumé
09 h 25
La visite à domicile comme levier d’intervention : pratiques des agents de surveillance communautaire
Elsa Euvrard (Université Laval), Emma Bêty (Université Laval)
Résumé
09 h 45
Penser la (ré)insertion sociale des travailleuses du sexe. Prendre en compte les besoins des femmes, un impératif conceptuel et pratique
Madeline Lamboley (Université de Moncton), Marie-Pier Rivest (Université de Moncton), Véronique Chadillon-Farinacci (Université de Moncton)
Résumé
10 h 05
Période de questions
10 h 20
Pause
10 h 35
La réinsertion sociale au féminin : les contrecoups d’une absence injustifiée
Marie-Pier Tessier-Juneau (Université Laval)
Résumé
10 h 55
Les projections identitaires de mères en processus de réinsertion sociale
Frédérique Hervieux (UQO - Université du Québec en Outaouais), Amélie Couvrette (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Résumé
11 h 15
La maternité des femmes en réinsertion sociale
Amélie Couvrette (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Résumé
11 h 35
Période de questions
11 h 50
Mot de clôture