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503 - La santé mentale, un déterminant de persévérance scolaire et de réussite éducative!

Le mercredi 29 mai 2019

Même s’il est bien établi que la santé mentale et la persévérance scolaire sont fortement liées, ce n’est que récemment que les établissements scolaires ont commencé à accorder de l’importance à ce lien. Selon la Commission de la santé mentale du Canada, 1,2 million d’enfants et de jeunes canadiens sont touchés par la maladie mentale. Dans la moitié des cas, les troubles de santé mentale commenceraient avant l’âge de 14 ans (OMS, 2011). La prévalence des troubles diagnostiqués chez les enfants au Québec entre 1999 et 2010 aurait par ailleurs doublé, et ce, en partie en raison fait que le TDAH est plus fréquemment diagnostiqué (INSPQ, 2012).  

Parmi les facteurs psychosociaux reconnus pour affecter le rendement scolaire et la persévérance se trouvent les symptômes dépressifs et une faible estime de soi. Les jeunes vivant une dépression et fréquentant l’école secondaire (Asarnow et al., 2005), le cégep (Eisenberg, Goberstein & Hunt, 2009) ou l’université́ (Hysenbegasi et al., 2005) risquent davantage de moins bien réussir leurs études ou même de les abandonner. Les jeunes Québécois fréquentant l’école secondaire et vivant avec un haut niveau de détresse psychologique sont plus susceptibles de décrocher que ceux ayant un niveau de détresse faible ou moyen (EQSJS, 2011). La même situation se présente pour l’estime de soi.

Dans le contexte où 70 % des troubles de santé mentale débutent pendant l’enfance et l’adolescence (CSMC, 2012), il est impératif d’agir tôt et de manière globale pour soutenir les jeunes qui formeront la société de demain. Les milieux scolaires peuvent d’ailleurs jouer un rôle actif dans les interventions préventives et curatives mises en place. En fait, selon la Politique sur la réussite éducative du MEES (2017), l’école n’a pas uniquement une vocation éducative, elle doit également veiller au développement du potentiel de l’élève dans toutes ses dimensions, incluant les dimensions affectives et sociales. 

Ce colloque permettra d’examiner plus amplement les liens entre la santé mentale et la persévérance scolaire, en se basant sur une approche intersectorielle visant à soutenir les jeunes et leur milieu et en proposant des actions ancrées dans les données probantes pouvant être posées en milieu scolaire. 

Aux fins du présent colloque, l’importance de la santé mentale dans la réussite éducative des jeunes sera analysée à l’aide de communications axées sur des présentations, des débats et des réflexions. Le colloque se construit autour de trois grands thèmes :

— Un portrait des enjeux liés à la santé mentale en lien avec la persévérance scolaire et la réussite éducative : ce que nous dit la science (matinée);

— L’approche intersectorielle en santé mentale pour soutenir les jeunes vers une réussite éducative : agir tôt et en prévention! (début d’après-midi);

— Des pistes d’actions efficaces ancrées dans les données probantes (fin d’après-midi).

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Remerciements

Merci à la Table Éducation Outaouais pour le soutien administratif et financier pour la mise en place de ce colloque.  

Colloque
Section 500 - Éducation
Responsables
Experte-conseil en mobilisation des connaissances
UQO - Université du Québec en Outaouais
Pierre Boucher
Table Éducation Outaouais (IRC de l'Outaouais)
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Avant-midi
09 h 00 à 11 h 45
Communications orales
Un portrait des enjeux liés à la santé mentale en lien avec la persévérance scolaire et la réussite éducative : ce que nous dit la science
Présidence/Animation : Mylène Dault (Experte-conseil en mobilisation des connaissances)
Discutant : Pierre Boucher (Table Éducation Outaouais (IRC de l'Outaouais)), Annie Aimé (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1008
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 15
Impact de l'anxiété et de la dépression sur le fonctionnement académique des enfants du primaire
Lyse Turgeon (UdeM - Université de Montréal)

Cette présentation portera sur l'impact des symptômes d'anxiété et de dépression sur le fonctionnement académique des enfants du primaire. Nous présenterons d'abord quelques données sur la prévalence des symptômes d'anxiété et de dépression chez les jeunes du primaire. Nous présenterons ensuite les impacts de ces troubles sur le fonctionnement scolaire, autant aux plans personnel ou social qu'au plan du fonctionnement académique. Nous examinerons en particulier les études qui ont porté sur les compétences sociales, la négativité dans leurs relations interpersonnelles, la solitude, la victimisation et le refus scolaire en lien avec les troubles intériorisés à l'enfance.

Résumé
09 h 45
Bien-être psychologique pour un bien-être scolaire : Résultats d’un programme de promotion de la santé mentale auprès d’enfants en milieu scolaire
Tina Montreuil (Université McGill)

La présentation proposée permettra de démontrer l’importance de l’intervention précoce dans la promotion des facteurs de résilience chez l’enfant en milieu scolaire favorisant la santé mentale des enfants et des jeunes. Les travaux de recherche portant sur l’éducation et la santé mentale des jeunes indiquent clairement qu’environ 20% à 25% des enfants et des adolescents manifestent des difficultés entourant un problème de santé mentale et que parmi ce nombre, environ 80% d’entre eux ne recevront pas les soins adéquats (Waddell et al., 2005). Ces limites s’expliquent entre autres par les longues listes d’attente qui s’imposent dans l’accès aux services en santé mentale destinés aux jeunes dans la communauté, ainsi que le nombre limité d’interventions universelles en milieu scolaire visant à outiller les jeunes dans la gestion des difficultés liées à un trouble de santé mentale. Le milieu scolaire représente donc l’environnement optimal (Rones et Hoagwood, 2000) où le jeune est plus disponible et accessible à recevoir des services de promotion de la santé mentale et du bien-être psychologique (Crisp et al., 2006).

Obj: Diffuser les résultats de recherche suivant la validation d’un programme universel basé sur la thérapie cognitivo-comportementale et l’approche pleine conscience, Bien-être psychologique pour un bien-être scolaire dans le but d’augmenter la litéracie entourant le rôle privilégié de l’école dans la promotion de la santé mentale et du bien-être.

 

Résumé
10 h 15
Implications de la santé mentale pour le fonctionnement scolaire des élèves au secondaire
Frédéric Brière (UdeM - Université de Montréal), Véronique Dupéré (Université de Montreal), Gabrielle Yale-Soulière (Université de Montréal), Michel Janosz (Université de Montréal)

Dans cette présentation, j’effectuerai un survol des connaissances scientifiques concernant le lien entre la santé mentale et différents indicateurs du fonctionnement scolaire chez les élèves du secondaire (réussite, engagement, décrochage, etc.). Je décrirai les principaux constats qui émergent de la littérature scientifique, de même que les résultats de plusieurs études menées par notre groupe de recherche portant spécifiquement sur le lien entre les problèmes intériorisés (dépression, anxiété) et le risque de décrochage (Brière et al., 2017, 2019; Dupéré et al., 2018, etc.). Je terminerai ma présentation en proposant quelques pistes de réflexion pour la recherche et la pratique.   

Résumé
10 h 45
Pause
11 h 00
La santé mentale des étudiants postsecondaires : un facteur clé pour la persévérance scolaire au Cégep et à l’Université
Aude VILLATTE (UQO - Université du Québec en Outaouais)

Le taux élevé d’attrition aux études postsecondaires est régulièrement souligné, en Europe comme en Amérique du Nord. Compte tenu des conséquences délétères de ce phénomènepour la société, les établissements postsecondaires et l’individu lui-même, de nombreuses recherches ont tenté d’identifier les facteurs susceptibles d’influencer la persévérance au postsecondaire. Le modèle de Tinto (1975, 1993) compte parmi les plus fréquemment avancés pour expliquer ce phénomène mais aucune étude n’a, à notre connaissance, cherché à le valider dans son intégralité. Ce modèle ne considère pas non plus clairement l’influence de la santé mentale des étudiants sur leur persévérance scolaire. Notre étude visait donc à : 1) tester, à l’aide d’un devis longitudinal, la validité du modèle proposé par Tinto pour expliquer la persévérance des étudiants postsecondaires ; 2) évaluer l’impact de la détresse psychologique sur le modèle validé à l’étape 1. Un questionnaire en ligne a été complété à trois reprises entre l’hiver 2017 et l’hiver 2018 par 1973 étudiants âgés entre 18 et 29 ans et inscrits au Cégep ou à l’Université (61,6% de femmes). Les résultats montrent que : 1) le modèle de Tinto permet d’expliquer la persévérance scolaire au postsecondaire de façon satisfaisante ; 2) la prise en compte de la détresse psychologique permet d’accroître la part de variance expliquée. Des recommandations pour soutenir la santé mentale des étudiants postsecondaires seront présentées, en conclusion.

Résumé
11 h 30
L’obtention de son premier choix comme vecteur motivationnel : Une analyse longitudinale de la complétion ou de l’abandon d’un programme collégial dans les temps prescrits
Alexandre GAREAU (Université Laval)

La motivation des étudiants à poursuivre leurs études a souvent été ciblée comme une cause importante d’abandon ou de succès scolaire. Il n’est pas rare d’entendre que certains étudiants ne sont pas « bien motivés » mais que d’autres sont plus motivés. Afin de mieux discuter de ce concept clé, cette présentation offrira un cadre conceptuel en s’appuyant sur la théorie de l’autodétermination (TAD; Ryan & Deci, 2017). La TAD postule que les raisons des comportements d’un étudiant définissent les motivations de celui-ci. Plus un étudiant s’investit pour des raisons qui lui sont propres, volontaires et autonomes, plus celui-ci obtiendrait de la satisfaction et de la réussite dans ses études. La transition vers le cégep est une période charnière dans le développement identitaire et vocationnel des étudiants, cependant, moins de la moitié des étudiants terminent leurs études collégiales dans les temps prescrits (MÉES, 2014). Afin de rendre compte de cette statistique surprenante, une analyse sur le choix de programme et l’obtention ou non de son premier choix sera présentée comme vecteur motivationnel de réussite (n= 839). Qui plus est, l’OMS a récemment révélé que la prévalence de problèmes de santé mentale chez cette population grandissante était de 20% (Auerbach et al., 2016). Quel est alors l’effet d’obtenir un premier choix sur la motivation, la santé mentale, la performance et la probabilité d’abandonner ou de compléter son programme dans les temps prescrits des étudiants ?

Résumé
Dîner
11 h 45 à 12 h 45
Dîner
Dîner et présentations d’affiches
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1008
Après-midi
11 h 45 à 12 h 45
Communications par affiches
La santé mentale et la persévérance scolaire : travaux en cours
Présidence/Animation : Annie Aimé (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1008
1
Évaluation des effets du programme HARDIS : volet prévention universelle
Danyka Therriault (UdeS - Université de Sherbrooke), Julie Lane (Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale et U de Sherbrooke), Félix Guay-Dufour (Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale et U de Sherbrooke)

Les troubles anxieux se retrouvent parmi les psychopathologies les plus fréquentes de l’enfance à l’adolescence. On estime à 17% la prévalence de ces troubles chez les élèves du secondaire. Les conséquences qui y sont associées apparaissent nombreuses et préoccupantes : trouble des conduites, dépendance aux drogues et à l’alcool, plus haut taux d’absentéisme, difficultés scolaires, etc. La forte prévalence et les conséquences qui y sont associées invitent à intervenir dès le début du secondaire. La présente étude a pour objectif d’évaluer les effets à court terme du programme de prévention universelle HARDIS, qui vise à soutenir les adolescents à faire face à leurs défis développementaux afin de prévenir les troubles anxieux et autres troubles d’adaptation.  Au total, 1360 élèves de 1reet 2esecondaire, provenant de sept écoles secondaires du Québec ont participé aux évaluations pré-test et posttest qui ont permis de documenter, à l’aide de questionnaires standardisés, les caractéristiques personnelles, familiales et scolaires. Des test-t appariés ont montré que les élèves ayant participé aux ateliers du programme HARDIS obtiennent, lors de l’évaluation posttest, des scores significativement inférieurs comparativement au pré-test, sur  plusieurs variables évaluées. Malgré la nécessité d’évaluer ses effets à plus long terme, force est de constater le caractère prometteur du ce programme comme outil de prévention de l’anxiété chez les jeunes.

Résumé
2
L’intimidation par rapport au poids chez les adolescents et ses implications sur le rendement scolaire
Karen Gobeil (UQO - Université du Québec en Outaouais), Annie Aimé (UQO)

Les adolescents qui présentent de l’embonpoint ou de l’obésité sont particulièrement à risque d’intimidation. Le poids a aussi été relié à un plus faible rendement académique. Il est probable que cette relation soit affectée par l’intimidation par rapport au poids. 

Méthode: 407 garçons et 428 filles âgés de 14 à 18 ans et fréquentant une école secondaire au Québec ont rempli un questionnaire en ligne mesurant leur expérience d’intimidation, rendement scolaire, estime de soi et indice de masse corporelle (IMC). Des modèles d’équations structurelles contrôlés pour l’âge et le sexe ont été utilisés pour tester l’intimidation par rapport au poids comme médiateur dans la relation entre l’IMC et le rendement scolaire. L’estime de soi a aussi été inclue dans le modèle et testée comme médiateur et modérateur.

Résulats: L’expérience d’intimidation par rapport au poids joue un rôle dans la relation entre l’IMC et le rendement scolaire en français (IC = -0.009; -0.001) et le modèle explique 7.5% de la variance du rendement académique. Ajouter l’estime de soi dans le modèle augmente la variance expliquée de 3.4%. 

Conclusions: L’intimidation par rapport au poids et l’estime de soi doivent être considérés lorsqu’il est question du rendement scolaire des jeunes. Il paraît important de continuer les efforts afin de limiter le stigma autour des jeunes en surpoids ou obèses et de promouvoir une bonne estime de soi. 

Résumé
3
Qu’en est-il des caractéristiques sociodémographiques, psychosociales et scolaires d’étudiants dont le poids diffère de la norme?
Sylvie Benjamin (UQO - Université du Québec en Outaouais), Annie Aimé (UQO), Aude Villatte (UQO)

Sortir du lot est associé à des difficultés d’adaptation et de santé mentale chez les jeunes cégépiens et universitaires. La présente étude vise à déterminer dans quelle mesure les étudiants de 18 à 29 ans présentant un poids hors normes (insuffisant, embonpoint ou obésité) diffèrent de leurs pairs ayant un poids normal quant à leurs caractéristiques psychosociales et scolaires. L’échantillon est constitué de 5439 étudiant(e)s de niveau postsecondaire. Ils ont complété des questionnaires portant sur leurs caractéristiques sociodémographiques et scolaires, ainsi que sur divers indicateurs de santé mentale (symptomatologie dépressive et anxieuse, estime de soi). Des analyses de régression logistique multinomiale ont été réalisées en tenant compte du genre. Les résultats montrent qu’il existe peu de disparités significatives entre les participants de poids insuffisant et ceux de poids normal. Les participants ayant un poids supérieur à la norme, présentent davantage de difficultés psychosociales et scolaires. Un effet significatif de l’interaction entre le genre et le niveau de symptômes dépressifs est observé.Ainsi, pour les étudiants qui présentent de l’embonpoint ou de l’obésité, il importe de considérer les risques de rapporter des symptômes dépressifs et de moins bien s’adapter aux études postsecondaires. Ceci dans le but de pouvoir les aider et de prévenir un arrêt prématuré des études.

Résumé
13 h 00 à 14 h 30
Panel
L’approche intersectorielle autour de la santé mentale pour soutenir les jeunes vers une réussite éducative : agir tôt et en prévention! – Panel avec débats d’experts
Présidence/Animation : Mylène Dault (Experte-conseil en mobilisation des connaissances)
Discutant : Pierre Boucher (Table Éducation Outaouais (IRC de l'Outaouais))
Participants : France Madore (CISSSO, territoire Papineau, CLSC Vallée de la Lièvre), Lynne Duval (École primaire), Julie Lane (UdeS - Université de Sherbrooke), Steve BISSONNETTE (TÉLUQ - Université du Québec)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1008
14 h 30
Pause
14 h 45 à 16 h 30
Communications orales
Des pistes d’actions efficaces ancrées dans les données probantes – Présentations et réflexions sur les pistes à poursuivre
Présidence/Animation : Mylène Dault (Experte-conseil en mobilisation des connaissances)
Batiment : UQO L.-Brault
Local : B1008
14 h 45
Guide de pratique en situation d’intimidation liée au poids : Quelles sont les stratégies identifiées par les experts?
Annie Aimé (UQO - Université du Québec en Outaouais)

L’intimidation en lien avec le poids se vit fréquemment dans les milieux scolaires. Afin de prévenir et d’intervenir précocement lorsqu’il est question d’intimidation par rapport au poids, il importe d’identifier des stratégies d’intervention susceptibles d’être efficaces et applicables dès que les enfants fréquentent l’école primaire. Pour appuyer les écoles et leur personnel, un guide de pratique en situation d’intimidation liée au poids a été élaboré selon une démarche rigoureuse, suggérée par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux. Ce guide fait état des pratiques cliniques, légales et éthiques les plus efficaces. C’est à partir de recommandations scientifiques et d’une large consultation auprès d’experts et de représentants des milieux scolaires du Québec que des stratégies d’intervention à réaliser auprès des élèves qui subissent, commettent ou observent de l’intimidation en lien avec le poids ont été mises de l’avant. Bien qu’elles aient été identifiées dans le contexte d’une recherche portant spécifiquement sur l’intimidation liée au poids, il ressort que la majorité des stratégies identifiées sont applicables à toute situation d’intimidation.

Résumé
15 h 05
Le programme HARDIS : un programme novateur pour prévenir les troubles anxieux et autres troubles d’adaptation
Julie Lane (UdeS - Université de Sherbrooke), Joelle Lepage (Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale), Danyka Therriault (Université de Sherbrooke et Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale), Félix Guay-Dufour (Université de Sherbrooke et Centre RBC d'expertise universitaire en santé mentale)

La prévalence des troubles anxieux chez les adolescents est préoccupante et invite à intervenir précocement. Le Centre RBC d’expertise universitaire en santé mentale destiné aux enfants, adolescents et adolescentes et aux jeunes adulte a élaboré le Programme HARDIS afin d’agir sur ce plan auprès des élèves du secondaire. Plus de cent personnes ont participé à sa co-construction. Le Programme comporte deux volets pour favoriser un continuum d’intervention : 1) HARDIS volet prévention universelle qui s’adresse à tous élèves et 2) HARDIS+ volet intervention précoce qui s’adresse aux élèves plus vulnérables.  

Ce Programme invite particulièrement des personnes des réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux RSSS à unir leurs forces dans le déploiement du Programme. Une subvention de 250 000$ du Réseau Universitaire intégré de santé de Sherbrooke (RUIS) permet d’implanter et évaluer le Programme dans les régions associées au RUIS (Montérégie, Estrie, Mauricie-et-du-Centre-du-Québec et Saguenay-Lac-St-Jean).  Notre conférence vise à décrire :

- la pertinence de ce Programme. 

- le processus d’élaboration de ce Programme.

- les résultats de l’évaluation du Programme.

- les pratiques optimales de collaboration dans le déploiement de ce Programme.

Résumé
15 h 25
Je tiens la route : une initiative du Cégep de l’Outaouais
Angélique Duguay (Cégep de l'Outaouais), Julie Gosselin (Cégep de l'Outaouais)

Depuis quelques années, plusieurs chercheurs s’intéressent à la question de la santé mentale des étudiants de niveau collégial et universitaire. C’est dans cette optique que le programme "Je tiens la route" a vu le jour en 2012 et a pour mission de faire de la prévention et de la promotion en santé mentale positive auprès des étudiants du Cégep de l’Outaouais. Plusieurs initiatives étudiantes et du personnel du Cégep ont permis à la communauté collégiale de se sensibiliser à cette cause et d’augmenter leur littératie en termes de santé mentale. Cette présentation dressera tout d’abord l’historique du programme Je tiens la route pour ensuite aborder les fondements sur lesquels il est basé. Par la suite, les plus récentes activités qui se sont tenues seront exposées et finalement, nous pourrons explorer les impacts que cela a sur la communauté du Cégep de l’Outaouais, et plus particulièrement, sur leurs étudiants.

Résumé
15 h 45
Ressources pour favoriser la réussite des étudiants et la santé mentale positive dans les établissements d’enseignement
Amy Fogarty (Commission de la santé mentale du Canada)

La Commission de la Santé Mentale (CSMC) cherche par ailleurs à inciter les gens à passer à l’action afin d’améliorer les résultats pour les personnes au Canada vivant avec des problèmes de santé mentale et des maladies mentales. Cette séance partagera des renseignements au sujet de trois principaux projets actuels de la CSMC, incluant l’élaboration d’une Norme (volontaire) sur la santé et la sécurité psychologiques pour les étudiants du postsecondaire. La CSMC offre des programmes de formation visant à réduire la stigmatisation et à accroitre les connaissances reliées à la santé mentale, dont l’Esprit curieux et les Premiers soins en sante mentale pour les adultes en interaction avec les jeunes. La CSMC vise à équiper tous ceux et celles qui influent sur la santé mentale des étudiants, puisque celle-ci est une responsabilité partagée.

Résumé
16 h 15
Mot de clôture
Soir
17 h 00 à 19 h 00
Cocktail
Cocktail de réseautage et d’échange offert par la Table éducation Outaouais
Présidence/Animation : Pierre Boucher (Table Éducation Outaouais (IRC de l'Outaouais))