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440 - Tourisme, territoire et société

Du mercredi 29 au jeudi 30 mai 2019

Avec 1,23 milliard de touristes internationaux en 2016 (UNWTO, 2017) et une prévision de 1,8 milliard pour 2030, le tourisme est un phénomène majeur de notre époque. La mobilité induite par le tourisme est au coeur des sociétés contemporaines, mais ces dernières sont aussi transformées par cette mobilité (Urry, 2007). En effet, les grands phénomènes environnementaux, sociaux et politiques traversent la question du tourisme : changements climatiques, réaménagement urbain, réfugiés, terrorisme, dématérialisation de l’économie et TIC, gentrification, etc. Le tourisme s’inscrit dans ces phénomènes qu’il transforme, voire intègre, d’où l’importance d’aborder la question du tourisme comme fait de société géographiquement situé. 

Que ce soit dans la dimension sociale ou dans la dimension territoriale, le regard sur le tourisme ne peut en être un du tout blanc ou du tout noir. Le colloque propose de poser un regard critique sur ces phénomènes pour déterminer et analyser les lignes de tensions sociogéographiques produites par le tourisme, mais aussi internalisées par celui-ci, et ce, afin de mieux comprendre l’impact de ces lignes de tensions sur le tourisme, le territoire et la société, au Québec et ailleurs.

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Remerciements

Le Groupe de recherche et d'intervention tourisme territoire et société tient à remercier le Vice-décanat à la recherche de l'ESG-UQAM ainsi que le département d'études urbaines et touristiques (DEUT).

 

Colloque
Section 400 - Sciences sociales
Responsables
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Après-midi
13 h 30 à 14 h 30
Communications orales
Conférence d’ouverture
Batiment : UQO A.-Taché
Local : A0108
13 h 30
Controverses touristiques contemporaines : enjeux sociétaux et défis scientifiques.
Mathis Stock (Université de Lausanne)
14 h 30
Pause
15 h 00 à 17 h 00
Communications orales
Session 1
Présidence/Animation : Dominic Lapointe (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : A0108
15 h 00
Tourisme, dépossession et résistance
Audrey MORIN (Cégep de Rivière-du-Loup), Luc Renaud (Université de Montréal)
15 h 30
L'écotourisme en question : une réflexion à travers le prisme de l'écologie politique
Rose Kikpa Bio (UQO - Université du Québec en Outaouais), Bruno Sarrasin (UQAM)
16 h 00
Des visité.e.s qui voyagent et des visiteur.e.s qui vivent la quotidienneté à Montréal : lorsque l’hospitalité d’un réseau en ligne rebat les cartes touristiques.
Pauline NEVEU (UQAM - Université du Québec à Montréal)
16 h 30
Le tourisme : Une ou plusieurs réalités ? Etat des lieux du débat scientifique entre réalisme et anti-réalisme.
Leszek Butowski (Université de Lodz (Pologne))

L’objectif de ce travail est d’esquisser les bases méthodologiques et théoriques de la recherche moderne sur le tourisme sous l’angle de leurs hypothèses ontologiques et épistémologiques fondamentales. Il semble qu’elles ont un impact primordial sur notre capacité à connaitre et à comprendre le tourisme en tant que phénomène de masse du monde contemporain. Dans ce contexte on peut se demander s'il existe une seule réalité (objective) du "tourisme" et donc une vérité unique, ou si nous devrions parler de plusieurs réalités (subjectives) et vérités sur ce phénomène. Précisons que ces dernières, énoncées par des chercheurs issus de traditions scientifiques et d’environnements différents, seront influencées par de nombreux facteurs externes. Il est aussi évident que ce débat fait partie d’un discours plus large sur la nature de la réalité sociale, mené par un groupe de méthodologues et de sociologues des sciences – en particulier en ce qui concerne les sciences sociales et leur relativisme cognitif. L’analyse de ce contexte permet d’observer la permanence d’une opposition entre l’approche  réaliste (objectiviste) et l’approche relativiste (constructiviste) et de constater que cette opposition s’invite dans le domaine général de la recherche sur le tourisme. Parallèlement, on peut supposer que ce type de débat devrait contribuer à développer l’encore balbutiante base méthodologique de la recherche sur le tourisme, et ainsi à l'élever à un niveau théorique et cognitif supérieur.

Résumé
Soir
17 h 00 à 19 h 00
Cocktail
Cocktail
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0411
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Avant-midi
08 h 30 à 10 h 30
Communications orales
Session 2
Présidence/Animation : Bruno Sarrasin (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : A0108
08 h 30
Le tourisme scientifique aux confins des Amériques. Enjeux, contexte et gouvernance comparée entre le nord du Québec et la Patagonie chilienne.
François de Grandpré (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Fabien Bourlon (Centro de Investigación en Ecosistemas de la Patagonia, Chile)
09 h 00
Le Centre national d’expertise en tourisme d’aventure et écotourisme, un projet de développement territorial intégré
Manu TRANQUARD (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Gilles Simard (Créneau tourisme d’aventure et écotourisme)

L’objectif de la présentation est d’exposer la genèse, le mandat, l’organisation et les défis du Centre national d’expertise en tourisme d’aventure et écotourisme (CNETAE), organisme unique au Québec visant à la structuration et au développement de l’expertise du secteur du tourisme d’aventure et de l’écotourisme.  Inauguré en 2015, le CNETAE est un modèle novateur impliquant le Cégep de Saint-Félicien et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), qui se sont mobilisées pour venir en appui au plan d’action du créneau d’excellence en tourisme d’aventure et écotourisme de la stratégie ACCORD  qui vise à positionner la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean comme une destination de tourisme d’aventure et d’écotourisme de calibre international. Le mandat du Centre est de soutenir la stratégie de développement du Créneau par la formation de la main-d’œuvre et l’amélioration de la performance des entreprises de la région afin que celle-ci puisse améliorer sa compétitivité et se démarquer sur les marchés internationaux. Intégré dans son milieu professionnel, le Centre s’inscrit dans une dynamique de promotion touristique et de développement d’une expertise sectorielle, notamment en matière de formation, de transfert de connaissances et d’amélioration des compétences.  L’organisme illustre une volonté régionale d’appropriation du champ du tourisme d’aventure; et a vocation à devenir le cœur d’un projet collectif de développement et de mise en valeur du territoire.

Résumé
09 h 30
L’authenticité des produits autochtones: un enjeu de partenariat et de représentation
Miroslava Cadena Miranda (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Plusieurs producteurs autochtones travaillent en partenariat avec les voyagistes parce que cela leur permet de rejoindre une clientèle beaucoup plus vaste. Un grand nombre de voyagistes travaille en faisant partie d’une chaine de distribution. Dans le cas des produits autochtones du Québec, les représentations montrent souvent des images d’autochtones portant des vêtements traditionnels sous le concept d’authenticité. Dans la chaine de distribution, il existe une différence entre ce que vendent les producteurs autochtones, ce que transmettent les voyagistes et ce que les touristes s’attendent à voir et vivre. Cela affecte négativement l’expérience touristique et discrédite le travail des producteurs autochtones. Les voyagistes croient que les relations avec les producteurs autochtones sont bonnes, tandis que les producteurs affirment ne pas bien connaitre les voyagistes. Cette méconnaissance les uns des autres aboutit à un partenariat à deux vitesses. Pour la majorité des touristes et des acteurs de la chaîne de distribution, les représentations du tourisme autochtone ne sont pas authentiques. La communication propose des options de solution pour mieux communiquer les attributs des produits autochtones de telle sorte que les acteurs impliqués en bénéficient sans affecter l’expérience des touristes.

Résumé
10 h 00
Tourisme de masse ou agro-tourisme ? Tensions et enjeux de développement dans un village maraîcher au centre du Vietnam
Hai Son Cao (UQAM - Université du Québec à Montréal), Thi Thanh Hien Pham (UQAM), Mark Poddubiuk (UQAM)
10 h 45 à 12 h 45
Communications orales
Session 3
Batiment : UQO A.-Taché
Local : A0108
10 h 45
Raconter et s’approprier le territoire : Le rôle des guides touristiques
Laurent Bourdeau (Université Laval), Pascale Marcotte (Université Laval)

Les guides touristiques accueillent les visiteurs et représentent, en quelque sorte, les résidents.  Par définition, les guides possèdent un rôle de prescripteur, montrent le chemin, conseillent et rythment la marche sur le territoire touristique. De leur côté, les visiteurs ne connaissant pas ou peu un territoire, peuvent paraître vulnérables et attribuer au guide touristique un rôle essentiel dans son accueil. Ces dernières années, de nombreuses transformations ont affecté le rôle des guides. Alors que certaines villes possèdent une réglementation qui exige un permis pour l’exercice de cette fonction, d’autres abandonnent cette réglementation. L’expertise des guides n’est plus la seule à attirer l’intérêt des visiteurs.  Ces derniers se laissent volontiers charmer par l’accueil spontané et « authentique » du propriétaire du logement qu’il loue, ou encore par le résident amoureux de sa ville qui propose – gratuitement – la visite des lieux fréquentés par les « vrais » habitants. La technologie n’est pas en reste. Le visiteur a ainsi possibilité de faire sa visite de façon autonome, guidé par un satellite, en écoutant une narration de haute qualité, et ayant la chance de voir, sur son écran, les détails microscopiques des objets patrimoniaux pourtant « cachés ». Dans un contexte de multiplication des offres, quels arguments militent pour la règlementation de la fonction des guides au sein des villes ?

Résumé
11 h 15
La perception des acteurs touristiques face à la valorisation du patrimoine : le cas du Vieux-Montréal
Anne-Marie Wauthy (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Les quartiers historiques sont l’un des espaces qui lient le patrimoine bâti et le tourisme. Alors que le milieu patrimonial considère le milieu touristique comme étant seulement l’apport économique du secteur, rien n’est exprimé de la part du milieu touristique. Pourtant leur avis permettrait de faire émerger une autre position sur la place du tourisme. Quelles sont les perceptions des acteurs touristiques par rapport à la valorisation d’un quartier historique? Cette recherche vise à comprendre leur contribution passée et présente de la valorisation du patrimoine. Elle cherche aussi à connaitre la perception des acteurs touristiques face aux gestes posés par d’autres acteurs dans le Vieux-Montréal. Puis, la recherche vise à cerner le possible contribution des acteurs touristiques à la valorisation du patrimoine dans un quartier historique. Le Vieux-Montréal est un espace résidentiel, patrimonial et touristique auquel il est intéressant et surtout pertinent de s’y attarder. Il a été sélectionné comme terrain d’étude puisque peu de recherches touristiques se sont penchées sur le sujet. Une collecte de données a été produite auprès de 15 acteurs touristiques œuvrant dans le Vieux-Montréal. Ces données ont permis de comprendre la perception des acteurs touristiques quant à la valorisation de leur quartier. La communication propose un résumé du projet de mémoire, de la problématique jusqu’aux résultats

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Résumé
11 h 45
Le « droit au tourisme » de la Convention-cadre relative à l’éthique du tourisme : une consolidation juridique des hiérarchisations néolibérales du secteur touristique
Sabrina TREMBLAY-HUET (UdeS - Université de Sherbrooke)

Bien que le domaine de la recherche juridique peine à s’intéresser au tourisme, un secteur pourtant caractérisé par une croissance annuelle exponentielle impressionnante, le droit est omniprésent en la matière, quoique fragmenté. Le droit participe au plus large ensemble discursif et normatif supranational entourant le tourisme, à toutes fins pratiques homogène dans sa promotion des effets positifs du secteur contrebalançant ses potentiels impacts négatifs. Le 15 septembre 2017, l’Organisation mondiale du tourisme adopta la Convention-cadre relative à l’éthique du tourisme. Son article 10 évoque un « droit au tourisme ». Il est pertinent de se questionner sur la contribution d’une telle consécration juridique de cette fiction, hissée au rang de droit humain, à la valorisation néolibérale des intérêts des élites touristiques et de la classe de loisirs, seule à pouvoir se prévaloir de ce « droit ». Les hiérarchies implicites contenues dans cette nouvelle Convention internationale sont donc analysées sous l’angle des rapports de pouvoirs imbriqués dans et reproduits par le droit, grâce à une théorisation critique inspirée des approches tiers-mondistes au droit international.

Résumé
12 h 15
Surtourisme ou mauvaise gestion ? Quand la croissance démesurée menace l'objet même de l'affection des touristes. Le cas de l’Islande
Alain A GRENIER (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Dîner
12 h 45 à 13 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : UQO A.-Taché
Local : A0108
Après-midi
13 h 30 à 15 h 30
Communications orales
Session 4
Présidence/Animation : Alain A GRENIER (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : A0108
13 h 30
Laboratoire vivant : tourisme, culture et numérique en Gaspésie
Audrey MORIN (Cégep de Rivière-du-Loup), DAvid Guimont (LLio,Cégep de Rivière-du-Loup), Dominic Lapointe (UQAM)
14 h 00
L’impact de la gratuité sur la fréquentation et la gestion des parcs nationaux en 2017
Marc LEBLANC (Université de Moncton)

L’une des mesures phares pour souligner le 150e anniversaire de la création du Canada en 2017 a été de permettre l’entrée gratuite à tous les parcs nationaux. L’objectif de cette communication est d’en apprendre sur des conséquences en matière de gestion dans le cadre de la gratuité d’accès à ce réseau de parcs.

Le nombre de visiteurs annuels a atteint 16,8 millions en 2017 pour l’ensemble des 36 parcs nationaux, soit une croissance de 8,4 % (1,3 million) comparativement à 2016.

Parmi les effets positifs perçus par les gestionnaires, il y a la campagne de promotion qui a permis de parler des parcs et cela a augmenté le niveau de connaissance du mandat et des objectifs de Parcs Canada. On a aussi pris le temps pour planifier l’augmentation du nombre de visiteurs et obtenir des ressources additionnelles. Des gestionnaires ont mentionné qu’ils s’étaient préparés pour une augmentation de 12 à 15 %.

D’autre part, les impacts négatifs ne semblent pas avoir créé de gros problèmes aux gestionnaires interviewés. Les quelques mentions touchaient au fait qu’une certaine pression était exercée sur les ressources humaines en plus d’une congestion importante durant de courtes périodes, ce qui a comme conséquence de nuire à l’intégrité du parc ainsi qu’en matière de sécurité. On note aussi une diminution d’un certain nombre de visiteurs locaux et un manque d’appréciation du personnel.

Résumé
14 h 30
La Provence : une interface d’interfaces touristiques
Yannick Brun-Picard (Collège Jacques Prévert Les Arcs)

La Provence est une interface touristique produite par une mosaïque de potentialités touristiques induites par la diversité des activités induisant des interfaces touristiques propres. En quoi la conscientisation de ces interfaces construites, façonnées, partagées, voire subies par le développement des activités dites touristiques, en Provence et plus largement pour tous les territoires soumis à de telles réalités, s’avère nécessaire afin que le tourisme de demain, dans ses diversités, soit mieux vécu par les entités d’accueil ? L’analyse in-situ des faits touristiques, majeurs et discrets, en Provence effectuée par le prisme d’une subjectivité objectivée distante de tout quantitativisme est préparée avec la mise en exergue d’un socle conceptuel où sont définies les interfaces. Les activités des tourismes en Provence peuvent être présentées, avec leurs dynamiques territoriales, sans pour cela atteindre l’exhaustivité afin de mettre en perspective l’enchâssement d’interfaces. Les facteurs explicatifs, transposables pour tous les territoires soumis aux assauts touristiques et au mercantilisme exacerbé, sont synthétiquement présentés. Ceux-ci permettent de discerner les limites et les contraintes de ces faits territoriaux aux dynamiques fluctuantes. Les impacts sociétaux, territoriaux, économiques et environnementaux nous éclairent quant aux pistes potentielles pour concevoir des tourismes bénéfiques pour l’ensemble des partenaires constituant ces interfaces évolutives.

Résumé
15 h 00
Regard critique sur les stratégies de développement touristique du Maroc
AZIZ HMIOUI (Ecole Nationale de Commerce et de Gestion, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Fès, Maroc), Bouchra Rajouani (Université Moulay Ismail)

 Ainsi, dès le début des années 2000, l’Etat marocain a changé d’approche en optant pour la politique industrielle, à travers la définition de stratégies de développement du tourisme à l’horizon 2010 d’abord et 2020 ensuite. Cette recherche examine la portée et les limites des stratégies de développement touristique du Maroc depuis le début des années 2000. Elle cherche à apporter des réponses aux questions suivantes : Quels sont les objectifs de la stratégie de développement touristique du Maroc à l’horizon 2010 (‘‘Vision 2010’’) ? Quelles sont les réalisations d’une telle Vision ? Quelles en sont les limites ? Quels sont les objectifs de la ‘‘Vision 2020’’ ? Quelles sont les réalisations partielles de cette stratégie ? Quelles en sont les insuffisances ?De l’examen critique de la stratégie de développement touristique du Maroc à l’horizon 2010, nous avons conclu qu’une telle stratégie a créé une dynamique industrielle et commerciale certaine dans le tourisme marocain. Mais, elle n’a pas pu remédier aux problèmes du déséquilibre régional touristique, à la prédominance de l’hôtellerie de luxe et à la dépendance des marchés traditionnels européens et de leurs tours opérateurs. Quant à  ‘‘Vision 2020’’, de l’analyse critique se rapportant à cette stratégie, nous avons conclu qu’il s’agit d’une stratégie irréaliste, en raison des objectifs forts ambitieux retenus par elle et surtout du fait du retard flagrant enregistré au niveau de l’opérationnalisation de tels objectifs.

Résumé
15 h 30 à 17 h 00
Communications orales
Session 5
Présidence/Animation : Dominic Lapointe (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : A0108
15 h 30
Attrayantes, mais peu accessibles : le défi du transport vers les régions touristiques québécoises
Isabelle DOSTALER (Memorial University), Jolaine Marcotte-Naud (Université de Montréal)
16 h 00
La mise en valeur d’un parc côtier anthropisé : rôles de la recherche dans un processus d’innovation ouverte en contexte de changements climatiques.
Alexis Guillemard (UQAM - Université du Québec à Montréal), David Guimont (LLio, CÉGEP de Rivière-du-Loup), Audrey Morin (LLio, CÉGEP de Rivière-du-Loup)
16 h 30
Les changements climatiques dans la Vallée de Chamonix : entre vecteur de nouvelles pratiques touristiques et de conflits d’aménagement de l’espace naturel
Alexandre Savioz (Université de Lausanne)

Au pied du Mont-Blanc, point culminant des Alpes, la Vallée de Chamonix représente un « haut-lieu » du tourisme alpin, et une destination qui adopte un positionnement stratégique dit de « ressource naturelle » sur le marché touristique. Néanmoins, les ressources naturelles et paysagères, qui font la renommée de la destination, sont aujourd’hui mises à mal par les conséquences des changements climatiques, ce qui est notamment visible à travers l’évolution des sites cryosphériques. Cette situation donne lieu à l’émergence de nouvelles pratiques touristiques, à l’instar du “tourisme scientifique” ou du “Last Chance Tourism”, qui attirent chaque année toujours plus de visiteurs. Parallèlement, elle est également à l’origine de conflits d’usage et d’aménagement de l’espace naturel. Alors que les promoteurs touristiques investissent de grands moyens dans l’adaptation des infrastructures touristiques aux effets des changements climatiques dans le but de maintenir son attractivité, les associations environnementales dénoncent une anthropisation sans fin de la montagne. Issu d’une initiative citoyenne et volontaire, un plan climat régional a été développé à la fin des années 2000. Cependant, face à un phénomène global et abstrait, qui apparaît très souvent comme lointain, les avis divergent concernant les mesures à entreprendre, entre fatalisme, scepticisme, optimisme et déni. Le plan climat, qui avait su mobiliser une partie des citoyens s’est rapidement estompé.

Résumé
16 h 55
Mot de clôture