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428 - Favoriser l’inclusion sociale en autisme

Le vendredi 31 mai 2019

Les recherches sur l’autisme ont pris de l’ampleur lors des dernières décennies, mais elles se sont surtout attardées aux causes biologiques et aux interventions à la petite enfance. Considérant que l’autisme touche plus d’un pour cent des enfants et est en constante augmentation, il importe d’élargir ces questionnements et de s’interroger sur les façons de favoriser l’inclusion sociale des personnes autistes et de leurs familles. Le présent colloque vise à présenter des recherches sur l’inclusion sociale des personnes autistes et de leurs familles à différentes étapes de leurs vies. Il s’agit, dans un premier temps, de s’attarder aux défis vécus pour une telle inclusion. En effet, les recherches démontrent que les personnes autistes font souvent face à des difficultés importantes lorsqu’il est question, par exemple, de leur accès à l’éducation ou au marché du travail. Il en va de même pour leurs familles, qui peuvent être confrontées à du stress, à de l’isolement, à des problèmes financiers et à des difficultés à maintenir un travail rémunéré avec les exigences de leur situation familiale. Pour comprendre ces difficultés, il est également crucial de s’attacher aux perceptions qu’ont les personnes concernées de leurs réalités, et c’est pourquoi ce colloque vise à faire une place centrale à des personnes qui vivent l’autisme au quotidien, en tant que personne autiste ou parent d’enfants autistes. Jusqu’à présent, au-delà de quelques témoignages, on ignore tout de la perception qu’ont les personnes autistes de leur diagnostic, de leurs conditions de vie et de leurs aspirations en matière d’inclusion. 

Ce colloque vise également à réfléchir aux stratégies qui favorisent l’inclusion sociale. Cette réflexion porte sur les manières de modifier les approches, les pratiques et les logiques d’action qui ont cours dans les milieux scolaires et dans les réseaux de services de santé et de services sociaux, afin que celles-ci aient des effets positifs sur les trajectoires des personnes autistes et de leurs familles. Cette réflexion s’intéresse également aux manières innovantes d’intégrer les personnes autistes et leurs familles aux différents travaux de recherche visant à comprendre leurs réalités.  

Ce colloque est structuré autour de cinq thématiques, qui correspondent à des moments clés de la vie des personnes concernées par l’autisme. La première touche aux pratiques innovantes d’inclusion en milieu scolaire et la deuxième porte sur des interventions prometteuses pour favoriser l’inclusion sociale à l’adolescence. Les conditions de vie des familles, qui peuvent favoriser l’inclusion ou lui nuire, seront ensuite abordées, ainsi que le rôle d’Internet, envisagé comme un outil possible pour réduire l’isolement et favoriser l’inclusion. Enfin, la dernière section du colloque porte sur l’inclusion sociale des adultes autistes, grâce au travail, notamment.

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Colloque
Section 400 - Sciences sociales
Responsables
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
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Avant-midi
10 h 30 à 11 h 30
Communications orales
Milieu scolaire et inclusion
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0209
10 h 30
Implication des familles dans la réussite éducative et la participation sociale de l’enfant ayant un TSA.
Catherine BOUCHER (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Au Québec, différents types de scolarisation sont offerts aux élèves identifiés comme ayant un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme. L’analyse qualitative des entrevues menées auprès de 12 familles révèle que les parents ont un rôle primordial dans la réussite éducative et la participation sociale des enfants présentant un TSA, qu’ils soient scolarisés en milieu spécialisé ou intégrés en classe ordinaire. Cette communication a pour objectif de présenter un portrait exhaustif de l’implication des mères et des pères en lien avec la scolarisation de leur enfant. Les parents sont en effet amenés à réaliser un ensemble de tâches : les tâches effectuées directement auprès de l’enfant, auprès des intervenants de l’école et plus largement auprès des représentants de la commission scolaire. Les résultats de cette analyse montrent également de quelle façon les difficultés liées au partenariat école et famille exacerbent la dimension émotive de ces tâches et complexifient l’inclusion des familles d’enfants ayant un TSA. 

Résumé
10 h 45
Revue systématique : Pratiques d’intervention des enseignants auprès des élèves ayant des besoins particuliers en situation d’intimidation
Kelly Tremblay (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Marie-Hélène Poulin (UQAT), Fanny-Alexandra Guimond (Université d'Ottawa)

Une revue systématique a été effectuée sur les interventions rapportées par les enseignants au niveau primaire face aux situations d’intimidation vécues par des élèves ayant des besoins particuliers et leurs effets sur le taux d’intimidation et de victimisation. Une stratégie de recherche bilingue comprenant des concepts clés généraux comme « intimidation », « enseignant » et « intervention », a été appliquée dans quatre banques de données (PsychInfo, Psychology and Behavior, Academy Search Premier et ERIC). Cette consultation a permis de recenser 247 articles. Deux juges ont ensuite appliqué les critères d’inclusion en effectuant une lecture indépendante des titres et des résumés en plus d’en évaluer la qualité méthodologique. Au total, neuf articles, publiés entre 2008 et 2018, ont été retenus et examinés dans leur intégralité. Aucune des études consultées ne rapporte de résultat spécifique pour les élèves ayant des besoins particuliers corroborant les constats de Hott et ses collègues (2013). Ainsi, les études incluses portent sur les stratégies d’intervention préventives ou réactives utilisées des enseignants en contexte d’intimidation auprès d’élèves en classe régulière, incluant les élèves présentant des difficultés. Les résultats sont discutés en lien avec les besoins en recherche, entre autres, pour le développement de données issues de contexte réel et en clinique pour rendre ces connaissances disponibles aux premiers concernés, les enseignants.

Résumé
11 h 00
Les besoins des enseignants animant un programme d’éducation sociosexuelle auprès d’adolescents présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) : revue de littérature.
Roxanne Gendron (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Marie-Hélène Poulin (UQAT)

L’éducation sociosexuelle, maintenant obligatoire dans toutes les écoles québécoises, est dispensée aux adolescents présentant un TSA qui sont majoritairement inclus dans les classes régulières (Noiseux, 2018). Toutefois, l’éducation inclusive présente un défi pour les enseignants (CDPDJ, 2018) et les caractéristiques du pédagogue peuvent aussi faire une différence pour les élèves en contexte d’éducation à la sexualité (Descheneaux et al., 2018). Cette présentation permet de mettre en évidence l’état des connaissances quant aux enjeux liés à l’enseignement en contexte inclusif. L’identité sociale et professionnelle, les connaissances ainsi que les attitudes des enseignants face à l’animation de cours portant sur différents sujets liés à la sexualité peuvent être des facteurs considérables pour la qualité des cours offerts (Descheneaux et al., 2018). L’inclusion scolaire réussie d’un élève présentant un TSA dépend également de la perception des enseignants, de leur niveau de formation ainsi que des ressources mises à leur disposition (Osborne et Reed, 2011). Il s’avère pertinent de comprendre les besoins des enseignants dans ce nouveau contexte d’enseignement afin de déterminer les facteurs qui facilitent ou nuisent à l’animation pour ainsi, permettre aux adolescent(e)s présentant un TSA de bénéficier d’une éducation à la sexualité adaptée. Des pistes de recherche seront discutées pour répondre aux besoins des enseignants et des élèves.

Résumé
11 h 15
Discussion
11 h 30 à 12 h 30
Communications orales
Interventions auprès des adolescents et inclusion
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0209
11 h 30
Les troubles d’apprentissage associés au TSA d’élèves de niveau secondaire
Nathalie Poirier (UQAM - Université du Québec à Montréal), Erika-Lyne Smith (UQAM)

Les adolescents ayant un Trouble du spectre de l'autisme (TSA) présentent des difficultés concomitantes à leur diagnostic de TSA, notamment des profils cognitifs irréguliers et des lacunes sur le plan de la théorie de l’esprit, des fonctions exécutives, de la cohérence centrale et des habiletés motrices, qui peuvent interférer avec leur réussite scolaire. Le TSA associé à un trouble d’apprentissage amène des défis scolaires qui mettent en évidence l’importance d’adapter l’enseignement afin d’optimiser la réussite scolaire de cette population. Considérant que peu d’élèves ayant un TSA obtiennent leur diplôme d’études secondaires, des déficits cognitifs et des troubles d’apprentissage seraient possiblement en cause. Cette communication présentera les forces et les faiblesses cognitives, intellectuelles et d’apprentissage de 20 adolescents ayant un TSA fréquentant une classe ordinaire de niveau secondaire.  Des stratégies d’intervention et des mesures d’appui seront discutées pour que plus de jeunes présentant un TSA puissent réussir leur scolarité, obtenir leur diplôme d’étude secondaire et s’orienter vers des études collégiales ou sur le marché du travail.

Résumé
11 h 45
L’évaluation psychologique chez les adolescents ayant un TSA : Une stratégie pour favoriser l’inclusion sociale
Catherine TAIEB-LACHANCE (UQAM - Université du Québec à Montréal), Nathalie Poirier (UQAM)

Lors de la petite enfance, les symptômes diagnostiques du TSA peuvent altérer l’inclusion sociale. Grâce à l’intervention comportementale intensive, à la scolarisation et au développement de stratégies compensatrices, ces symptômes peuvent s’atténuer à l’adolescence (Schall & McDonough, 2010; Seltzer et al., 2004; Shattuck et al., 2007). Outre les symptômes diagnostiques, les adolescents ayant un TSA présentent plus de troubles psychologiques que leurs pairs du même âge (Joshi et al., 2010). Le pronostic du TSA à l’adolescence peut ainsi se caractériser par une atténuation des symptômes diagnostiques, favorisant l’intégration sociale. Toutefois, cette adaptation est lésée par l’apparition de troubles psychologiques (Schall & McDonough, 2010; Seltzer et al., 2004; Shattuck et al., 2007). Vingt parents d’adolescents présentant un TSA ont été sollicités dans le cadre d’une étude. À l’aide d’une fiche signalétique et de deux questionnaires, soit le Behavior Assessment System for Children (BASC-2) et le Yale Global Tic Severity Scale (YGTSS), cette recherche vise à identifier les symptômes psychologiques affectant le fonctionnement des adolescents. L’étude conclut que l’évaluation psychologique à l’adolescence permettrait d’intervenir face aux problématiques qui encouragent l’isolement et ainsi favorise l’inclusion sociale (Joshi et al., 2010; Matson & Nebel-Schwalm, 2007).

Résumé
12 h 00
La pratique du yoga dans le milieu scolaire : une intervention pouvant favoriser l’inclusion des élèves ayant un TSA
Marie-Joëlle Beaudoin (UQAM - Université du Québec à Montréal), Poirier Nathalie (UQAM), Ariane Leroux-Broudreault (UQAM)

Ce projet de recherche exploratoire vise à étudier les effets de la pratique du yoga sur les comportements sociaux des élèves du secondaire ayant un TSA. Les comportements sociaux sont définis comme étant les comportements d’attention de l’élève lorsqu’une tâche ou une consigne est donnée par l’enseignante. Les participants sont douze élèves d’une école secondaire de l’Est de l’île de Montréal. Ils ont participé à des séances de yoga données une fois par semaine pendant huit semaines. La fréquence des comportements sociaux des élèves a été relevée avant et après chaque séance de yoga à l’aide d’une grille d’observation. Les élèves ont répondu au questionnaire auto-rapporté d’évaluation du comportement de l’adolescent, version française (BASC-2). Les résultats indiquent qu’après la participation à une séance de yoga, il y a une augmentation de la fréquence des comportements sociaux des élèves en classe, p < .05.

Les résultats de cette recherche concordent avec ceux présentés dans la littérature scientifique (Semple, 2019) en démontrant que la pratique du yoga introduite dans le milieu scolaire auprès d’élèves ayant un TSA augmente la fréquence des comportements sociaux de ceux-ci. Cette étude suggère que la pratique du yoga en milieu scolaire est une intervention permettant aux élèves ayant un TSA de développer des réponses sociales adéquates ce qui peut favoriser leur inclusion sociale en contexte scolaire.

Résumé
12 h 15
Discussion
Dîner
12 h 30 à 13 h 30
Dîner
Dîner libre
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0209
Après-midi
13 h 30 à 14 h 30
Communications orales
Les conditions de vie des familles et l’inclusion
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0209
13 h 30
Enjeux financiers et inclusion sociale des familles d’enfants autistes.
Catherine Des rivières-pigeon (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Les familles d’enfants autistes font face à de nombreuses difficultés, qu’il s’agisse de problèmes d’accès aux services, de stigmatisation ou de problèmes liés à l’arrimage des responsabilités familiales et professionnelles des parents. Plusieurs de ces difficultés sont liées de près à des enjeux financiers, car non seulement l’argent est souvent nécessaire, au Québec, pour accéder aux services mais les responsabilités familiales mènent souvent les parents, et surtout les mères, à diminuer leurs heures de travail rémunéré. Cette communication portera sur les difficultés financières vécues par les familles d’enfants et d’adolescents autistes au Québec et sur les barrières que ces difficultés créent pour l’inclusion sociale de ces familles. Nous y présenterons les résultats de recherches qualitatives effectuées auprès de pères et de mères d’enfants et adolescents autistes. Les résultats démontrent le caractère central des questions d’argent pour permettre l’inclusion sociale des familles et les liens étroits qui se tissent entre (1) le travail (domestique et rémunéré), (2) le soutien (formel et informel) offert aux familles et (3) les enjeux financiers. Ils serviront de base à une discussion sur les stratégies pouvant favoriser l’inclusion sociale des familles et mener au bien-être des parents et des enfants.

Résumé
13 h 45
Évolution des trajectoires en emploi des mères d’adolescent.e.s autistes.
Valérie Malboeuf (UQAM - Université du Québec à Montréal), Catherine Des rivières-pigeon (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Nombreuses études se sont intéressées aux changements qui surviennent au sein de la vie professionnelle des parents de jeunes enfants autistes. Ces données ont démontré que, particulièrement chez les mères de ces enfants, l’inclusion sociale, au niveau de leur vie professionnelle, leur était très difficile. Les besoins particuliers de leurs enfants, jumelés, entre autres, au manque de l’offre de services au public et aux caractères souvent inadéquats des garderies ou des services de garde, font que les mères se voient couramment dans l’obligation de changer d’emploi, diminuer leurs heures de travail ou de quitter leurs emplois afin de prendre soin de leurs enfants. Qu’en est-il de la situation de ces mères lorsque leurs enfants ont vieilli? Afin de nourrir certaines réflexions visant à faciliter l’inclusion de ces mères sur le marché du travail, cette communication a pour objectif de faire part des résultats d’une recherche qualitative ayant été faite auprès de parents d’adolescent.e.s autistes. Ces résultats nous démontrent l’évolution de différentes trajectoires d’emploi chez ces mères, plusieurs années suivant les diagnostics de leurs enfants. Une meilleure compréhension de la réalité de ces mères à ce niveau pourrait nous permettre de les soutenir davantage afin de maintenir et de renforcer leur inclusion sociale au niveau professionnel. 

Résumé
14 h 00
La vie des familles et des couples parents d’enfants autistes : quelle place pour les sorties, les loisirs et les activités sociales ?
Marie BRIEN BÉRARD (UQAM - Université du Québec à Montréal), Catherine Des rivières-pigeon (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Les parents d’enfants autistes vivent de nombreux stresseurs, notamment les taux élevés de détresse psychologique, les décalages des perceptions des difficultés de l’enfant, la réorganisation des rôles de chacun au sein de la famille et la difficulté à avoir des temps de qualité en famille et en couple. Cette communication portera sur les difficultés liées à la participation sociale des familles et des couples parents d’enfants et d’adolescents autistes au Québec. Nous y présenterons les résultats de deux recherches qualitatives effectuées auprès de pères et de mères d’enfants et adolescents autistes. Les résultats démontrent que les sorties familiales et conjugales, de même que les activités sociales et de loisirs de ces familles sont complexifiés par les comportement et particularités de l'enfant, par la perte d’amitiés et l’éloignement des proches, par l’accès réduit à un service de gardiennage adéquat et par le stress financier vécus par les familles. Cette complexification des sorties et des loisirs engendre bien souvent une participation socialeréduite de la part des familles et des couples, nuisant par le fait même à leur qualité de vie et leur inclusion sociale. Des solutions pour favoriser la participation sociale des familles et des couples seront ensuite proposées. 

 

Résumé
14 h 15
Discussion
14 h 30 à 15 h 30
Communications orales
Internet et les réseaux sociaux : des outils pour l’inclusion sociale des familles
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0209
14 h 30
Internet : Une source de soutien pour les parents d’enfants autistes
Marie-Hélène Ayotte (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Catherine des Rivières-Pigeon (UQAM)

L’utilisation d’Internet en santé est en plein essor et de plus en plus de gens y ont recours pour trouver de l’information et échanger sur leurs expériences personnelles. Les parents d’enfant autistes n’y font pas exception, d’autant plus qu’ils estiment souvent avoir des difficultés d’accès à l’information et aux services, des responsabilités de soins qui vont bien au-delà de ceux de leur entourage et des contacts avec des professionnels parfois considérés peu aidants. Cette communication présentera les expériences positives et négatives de 42 parents d’enfants et d’adolescents autistes en lien avec leur usage d’Internet. Nos résultats mettent en lumière deux fonctions importantes d’Internet en tant que source de soutien. D’une part, les parents ont souvent de la difficulté à maintenir le contact avec leur réseau de soutien en raison de l’investissement que cela demande et c’est une stratégie qui peut être intéressante pour garder contact avec leur réseau à moindre coûts pour eux. D’autre part, la consultation de forums et sites web dédiés à l’autisme vient combler un besoin d’information et de compréhension important, surtout autour de la période où les parents apprennent le diagnostic. Certains s’inquiètent toutefois des informations et de la négativité parfois présente qui s’y trouve, ce qui rend d’autant plus intéressant de se questionner sur les bons côtés, mais aussi les moins bons côtés de l’usage d’internet en lien avec l’autisme.

Résumé
14 h 45
Analyse des besoins auprès de parents d’enfants autistes en vue de développer une plateforme numérique leur offrant un soutien social
Alena Valderrama (CHU Sainte-Justine), Lise Renaud (UQAM), Monique Caron-Bouchard (UQAM)

Actuellement, les interventions proposées aux parents sont le plus souvent offertes immédiatement après l’annonce du diagnostic de Trouble du spectre de l'autisme  (TSA) de leur enfant. Peu d’interventions ciblent la santé et le bien-être des parents à moyen et à long terme.

L’objectif  de notre étude est de définir le contenu et d'explorer le processus d’une intervention de soutien en ligne visant à répondre aux besoins de soutien social des parents d’un enfant autiste, en vue d’améliorer leur bien-être psychologique, et ce, à moyen et à long terme.  17 mères et 1 père ont participé aux 3 groupes de discussion. Les participants ont discuté et défini de façon précise les conditions, le contenu, le processus de fonctionnement, les rôles des participants, le rôle du modérateur et la complémentarité avec des services existants. La vie privée, l’anonymat, l’accessibilité étendue, centrée sur les besoins, ont été identifiés comme des éléments clés du succès. Les parents pourraient contribuer en devenant des pairs aidants.

Un service de soutien social en ligne est réalisable et contribuerait à  développer chez les parents la perception d’un meilleur soutien social. Il pourrait aussi favoriser une meilleure capacité d’adaptation et un sentiment d’efficacité personnelle. Cette recherche a montré l’urgence de développer des interventions avec une approche compréhensive.

Résumé
15 h 00
L’inclusion sociale en autisme : le point de vue d’une mère d’enfant autiste sur la recherche
Nadia Lévesque (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Cette communication prendra la forme d’un entretien, conduit par la professeure Marie-Hélène Ayotte, avec Nadia Lévesque, auteure, blogueuse, chroniqueuse et étudiante en trouble du spectre de l’autisme à l’Université du Québec à Rimouski. Elle est maman de trois enfants, dont un garçon et une fille autiste. Cet entretien portera sur le regard que pose madame Lévesque sur la recherche en autisme et sur les répercussions possibles des recherches sur l’inclusion sociale des familles d’enfants autistes. Les questions abordées toucheront : l’accessibilité de la recherche, les priorités en matière de recherche, et les manières dont la recherche pourrait aider les parents d’enfants autistes à surmonter les barrières à leur participation sociale. Plus globalement, cet entretien permettra d’aborder les questions relatives à la recherche participative et aux moyens innovants d’intégrer les personnes concernées aux projets de recherche et aux équipes de recherche.

Résumé
15 h 15
Discussion
15 h 30 à 16 h 30
Communications orales
L’inclusion sociale des adultes autistes
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0209
15 h 30
L’expérience et le point de vue de femmes autistes dans les recherches en sciences sociales : une question d’inclusion
Isabelle COURCY (UQAM - Université du Québec à Montréal), Marilou Charron (UQAM)

Les travaux entrepris dans le champ des Disabilities studies ont mis en exergue la nécessité de prendre en considération l’expérience des personnes dans le développement des recherches les concernant. De façon plus spécifique, l’analyse de l’expérience sociale permet de recueillir des informations sur la façon dont les personnes donnent un sens à leurs expériences dans une situation donnée, ce qui exige de considérer ce qu’elles pensent et disent de leur vie à partir de leur point de vue spécifique. Sous cette impulsion, de plus en plus de recherches sont réalisées auprès de personnes autistes. Toutefois, on remarque que ces travaux rejoignent principalement des participants masculins et que les réalités et les expériences des femmes sont dans l’ensemble sous-représentées. Cette communication présente les résultats d’une analyse de la littérature récente des recherches publiées en sciences sociales qui abordent l’expérience quotidienne des femmes autistes. Les soixante-sept articles retenus témoignent d’une grande diversité méthodologique et de thématiques couvertes. L’inclusion sociale et ses défis seront présentés à partir des recherches sur le vécu de femmes autistes. Des points aveugles se dégageant de l’analyse du corpus à l’étude seront également discutés.

Résumé
15 h 45
L’inclusion sociale des adultes autistes par l’emploi
Aparna NADIG (Université McGill), Tara Flanagan (Université McGill)

Des études récentes indiquent que les adultes autistes ont de piètres résultats en ce qui concerne l'emploi, la vie autonome, les interactions sociales et la participation communautaire (Roux et al., 2015; Shattuck et al., 2012). Les faibles taux d’emploi ont des répercussions négatives importantes, non seulement pour les personnes autistes et leurs familles, mais pour la société en général (Ganz, 2007).

Les obstacles comprennent la perception, par le public et les employeurs potentiels, selon laquelle l’embauche de personnes handicapées sera coûteuse et inefficace. Les autistes indiquent qu'il est particulièrement difficile de trouver un emploi dans leur domaine de compétence (Hurlbutt & Chalmers, 2002; 2004), et déplorent le manque d'accès à un soutien pour trouver et conserver un travail (Parsons, 2015). Une fois qu'ils ont trouvé un emploi, les interactions sociales en milieu de travail leur cause beaucoup de stress (Lorenz et al., 2016).

Un accompagnement professionnel individualisé et continu, adapté à l'employé, à l'employeur et à leur organisation, permet d’aider les employés autistes à réagir à ce qu’ils considèrent comme des obstacles et à réduire les des employeurs potentiels. La recherche que nous allons présenter dans cette communication a été effectuée en partenariat avec l’organisation Action main d’œuvre. Elle vise à démontrer la valeur ajouté du soutien spécialisé offert par leur conseillers en emploi pour les employés autistes et leurs employeurs. 

Résumé
16 h 00
L’inclusion sociale en autisme : le point de vue d’une personne autiste sur la recherche
Lucila Guerrero (Aut'Créatifs)

Cette communication prendra la forme d’un entretien, conduit par la professeure Marie-Hélène Ayotte, avec Lucila Guerrero, autiste, mère d’un enfant autiste, auteure et cofondatrice d’Aut’Créatifs (autcreatifs.com), un mouvement de personnes autistes pour la reconnaissance positive de l’autisme. Cet entretien portera sur le regard que pose madame Guerrero sur la recherche en autisme et sur les répercussions possibles des recherches sur l’inclusion sociale des personnes autistes. Les questions abordées toucheront : l’accessibilité de la recherche, les priorités en matière de recherche, et les manières dont la recherche pourrait aider les autistes à sentir qu’ils font partie de la société. Plus globalement, cet entretien permettra d’aborder les questions relatives à la recherche participative et aux moyens innovants d’intégrer les personnes concernées aux projets de recherche et aux équipes de recherche.

Résumé
16 h 15
Discussion