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301 - Recherches sur le genre, les médias et la communication : enjeux méthodologiques contemporains

Le lundi 27 mai 2019

Ce colloque s’intéresse aux enjeux méthodologiques entourant les études sur le genre, les médias et la communication publique. Les recherches sur les rapports de pouvoir sexués, qui font référence à la bicatégorisation hiérarchisée des sexes et aux connotations qui leur sont associées, soulèvent de nombreuses questions ontologiques, épistémologiques et éthiques qui sont rarement abordées dans les études plus classiques en études des médias et en communication publique, notamment sur la nature même de la science et de la connaissance, sur la cohérence des points de repère théoriques et méthodologiques mobilisés, sur les rapports de pouvoir entre les chercheurs et chercheuses et leurs répondant.e.s. De même, les approches méthodologiques inductives, les outils de collecte de données et les méthodes d’analyse qui sont privilégiées en études féministes des médias et de la communication publique diffèrent souvent des approches dominantes dans ce champ d’étude, ce qui pose des défis particuliers aux étudiant.e.s des cycles supérieurs qui travaillent dans ces perspectives. Enfin, les rares recherches historiques sur le genre et les médias, ou les actuelles perspectives queer sur l’espace public, amènent les jeunes chercheurs ou chercheuses à poser des questions rarement abordées dans les recherches en communication, ce qui leur lance des défis méthodologiques costauds pour lesquels il existe encore peu de points de repère scientifiques, même en études féministes. Le colloque a comme objectif de créer un lieu de discussion entre candidat.e.s au doctorat et chercheuses débutantes et chevronnées qui permettra de nommer ces difficultés et enjeux, et de délier certains noeuds.

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Remerciements

Nous remercions L’Institut Femmes, Sociétés, Égalité et Équité (IFSÉÉ) de l'Université Laval, de même que la revue Recherches féministes, pour leur appui.

Colloque
Section 300 - Lettres, arts et sciences humaines
Responsables
Université Laval
Caroline Caron
UQO - Université du Québec en Outaouais
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Avant-midi
08 h 50 à 10 h 00
Communications orales
Introduction et conférence d’ouverture
Présidence/Animation : Caroline Caron (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Discutant : Josette Brun (Université Laval)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.209
08 h 50
Mot de bienvenue
09 h 00
Défis méthodologiques des études médiatiques féministes et queer : connaissances (re)situées, intersectionnalité et archives
Julianne Pidduck (UdeM - Université de Montréal)

Comment interroger et changer les sujets des féminismes québécois et canadien (Hemmings 2011) ? Quelles approches et stratégies méthodologiques faciliteraient l’étude de la complexité des expériences genrées contemporaines et historiques, tout en tenant compte de leurs intersections avec des différences sociales de race, de classes sociales, et de sexualité ? Cette communication explorera trois enjeux épistémologiques et méthodologiques qui me paraissent cruciaux pour les études médiatiques féministes. Pour commencer, j’aborderai des enjeux de connaissances situées (Haraway 1988) pour les études féministes en territoires colonisés au Canada et au Québec. Par la suite, je discuterai de certaines des implications méthodologiques associées au développement des études médiatiques intersectionnelles, en faisant appel au concept d’articulation (Bilge 2014). Finalement, je me pencherai sur des défis soulevés par la documentation de l’histoire du militantisme féministe et queer dans le cadre des théories et pratiques d’archives (Eichhorn 2014). Alimentées par des dilemmes et défis auxquels je fais face dans mes propres recherches, ces trois réflexions interreliées feront référence à une étude de la visibilité sociale et médiatique lesbienne des années 1970 à Montréal, et à une analyse généalogique des discours publics médiatiques sur la violence genrée (de la tuerie de l’École Polytechnique aux témoignages des femmes autochtones de Val-d’Or sur la violence sexuelle policière).

Résumé
09 h 40
Discussion
10 h 00
Pause
10 h 15 à 11 h 30
Communications orales
Table ronde 1 – Légitimité des objets de recherche
Présidence/Animation : Denyse Baillargeon (UdeM - Université de Montréal)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.209
10 h 15
Faire l’étude des quotidiens généralistes au prisme du genre au Québec (1950-1980): apports et méthodologie
Marilou Tanguay (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Cette communication propose une réflexion épistémologique sur les quotidiens généralistes au Québec entre 1950 et 1980. En questionnant les journaux au prisme de la grille méthodologique du genre, il sera démontré comment ceux-ci sont produits par (et reproduisent) la bicatégorisation hiérarchisée du masculin et du féminin. La prise en compte de cette période charnière pour les femmes en journalisme, période encore pourtant peu étudiée, permet de vérifier si la disparition des pages féminines, ayant cours au début des années 1970, entraîne une reconfiguration de l'organisation des journaux quant à la mise en valeur des sujets «féminins» et/ou féministes.  En somme, cette communication démontrera que les apports de faire l'étude des journaux à l'aune d'une telle perspective sont nombreux. Elle invite notamment à reconsidérer les pages féminines en insistant sur leur rôle dans la diffusion d'une parole publique féministe et diversifiée. 

 

Résumé
10 h 30
Étudier les masculinités en marketing social
Nathalie Bissonnette (Université Laval)

Les résultats de l’étude de réception médiatique discutés dans cette communication mettent en lumière l’apport de l’étude des masculinités dans l’analyse des différentes façons qu’emploient des hommes pour donner du sens aux messages de la campagne My Strength Is Not for Hurting. Cette campagne de marketing social mise sur l’échange d’un gain entre deux parties tout en minimisant le prix à payer, par le public cible, pour adopter un comportement nouveau. Les messages de la campagne My Strength visent à mobiliser les hommes dans la prévention des agressions sexuelles en les interpellant par une caractéristique traditionnellement associée au masculin, la force. Cet attribut représente le bénéfice promis en échange d’un comportement sexuellement responsable. Nous verrons que le discours critique des participants à l’égard de la masculinité hégémonique qu’ils perçoivent dans la publicité les amène à rejeter la récompense proposée (la force) et à refuser le prix à payer (identité de violeur potentiel). S’appuyant sur un discours croisant le genre et la classe, les participants s’engagent alors dans un processus d’altérisation par lequel ils construisent une subjectivité masculine différente et supérieure. Ce rapport à l’autre au sein de la hiérarchie sociale des masculinités favorise ainsi la construction d’un autre public cible et leur déresponsabilisation à l’égard de la prévention des agressions sexuelles, marquant ainsi l’échec de la campagne My Strength auprès d’eux.

Résumé
10 h 45
Analyse des plateformes de sexcaming : l’impossibilité de faire l’économie du genre
Arnaud ANCIAUX (Université Laval)

Cette communication présentera une démarche de problématisation autour des plateformes numériques de sexcaming, ayant pour objet la médiatisation de performances en direct – incluant fréquemment une composante sexuelle ainsi que des formes de marchandisation. La recherche présentée se donne pour visée principale de resituer ces plateformes au sein d’industries et filières en constitution, ainsi que de marchés organisant les pratiques tant des performeuses que des consommateurs. Elle envisageait pour cela une analyse socio-économique et discursive, en développant un contraste notamment avec les industries pornographiques à la fois traditionnelles et « mainstream ». Néanmoins, les spécificités des discours et des échanges économico-sexuels développés et organisés par les plateformes nécessite de questionner les rapports de genre à l’œuvre. La communication proposera ainsi de réfléchir aux rôles assignés, injonctions et constructions en direction des performeuses et des consommateurs, afin notamment d’élaborer des pistes méthodologiques pour en comprendre la place dans les modèles économiques des plateformes, filières et industries.

Résumé
11 h 00
Discussion
Dîner
11 h 30 à 13 h 00
Dîner
Dîner
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.209
Après-midi
13 h 00 à 14 h 15
Communications orales
Table ronde 2 – Considérations éthiques
Présidence/Animation : Caroline Caron (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Discutant : France Aubin (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.209
13 h 00
Prendre en compte la parole des filles en étude des médias
Pénélope Chandonnet (Université Concordia)

Cette communication porte sur l’importance de reconnaître l’agentivité des filles et des adolescentes dans la réalisation d’études portant sur leur groupe. Les discours sociétaux qui mettent l’accent sur la « vulnérabilité » des filles supposent qu’elles doivent être encadrées par des adultes et assistées pour pouvoir développer leur pouvoir d’agir. Cette perception, et le regard surplombant qui le sous-tend, s’exprime tant dans les discours publics, les représentations sociales que les milieux de recherche. Cette communication va problématiser cette situation en exposant comment ce discours et cette attitude protectionnistes ont fait obstacle à la conduite d’un travail de recherche de deuxième cycle en étude des médias. Souhaitant réaliser une étude de réception de la série télévisée 13 Reasons Why, destinée à un public adolescent et traitant du suicide, j’ai été contrainte par le comité d’éthique de mon université de recadrer mon projet selon des principes qui n’étaient pas toujours en accord avec ma posture de recherche féministe. Les arguments qui ont été opposés à certains de mes choix méthodologiques, qui visaient à prendre en compte la voix des filles, m’amènent à interroger les effets de ce genre de contrainte institutionnalisée sur les recherches menées dans la perspective des Girls’ Studies. Mon propos soulignera les questionnements féministes que pose l’adoption, par un comité d’éthique de la recherche, d’un cadre réticent à reconnaître l’agentivité des filles.

Résumé
13 h 15
Qui peut faire de la recherche avec des groupes minorisés ?
Valérie Yanick (Université Laval)

Cette communication propose d’explorer les enjeux éthiques de la recherche avec des personnes marginalisées. Les chercheur.e.s qui s’intéressent à des problématiques touchant des groupes minorisés dont ils ne font pas partie se doivent d’entamer une approche réflexive au regard de leur statut d’autorité au sein du processus de recherche. Cette démarche nécessaire soulève des considérations éthiques ainsi que des questionnements quant à la légitimité des personnes occupant une position sociale privilégiée à conduire ces recherches. La présentation reposera principalement sur mes préoccupations et dilemmes éthiques, en tant qu'étudiante-chercheuse cisgenre qui s’intéresse aux enjeux du numérique chez les personnes trans, dans le cadre de ma thèse doctorale. La littérature scientifique portant sur les enjeux méthodologiques en études féministes et en études trans est riche et offre plusieurs ressources pour appuyer une démarche de recherche réflexive et anti-oppressive. Les notions d’injustices épistémiques, de privilèges et de statut d’insider/outsider, entre autres, seront explorées pour répondre à cette question complexe : qui peut faire de la recherche sur les groupes minorisés ?

Résumé
13 h 30
Souveraineté visuelle, souveraineté de la recherche: enjeux éthiques dans l’analyse filmique en études autochtones
Claire Gray (Université Concordia)

Dans le climat social actuel, les chercheurs et les chercheuses en sciences sociales sont confrontés à des enjeux éthiques lorsque travaillant sur des sujets autochtones. Cette présentation examinera comment, en utilisant les concepts de la souveraineté visuelle de Michelle Raheja (l'analyse d'un système de production culturelle autochtone totalement indépendant dans les études cinématographiques), on peut trouver des méthodes pour poursuivre de manière éthique la recherche sur les cinémas autochtones féministes. On discutera de l’environnement actuel du film autochtone au Canada, qui mènera à un bref examen de certaines des méthodes proposées et utilisées dans les études cinématographiques, créées par des spécialistes autochtones (Linda Tuhiwai Smith, Shawn Wilson, etc.). Cela mènera à une exploration du thème de la souveraineté visuelle, illustrée par quelques exemples tirés d'analyses filmiques. Cette présentation se terminera par une discussion sur la manière dont cette théorie de la souveraineté visuelle peut être utilisée dans d'autres domaines, en tirant des exemples de mes propres recherches (articles, entrevues et la base de données des cinéastes autochtones en Amérique du Nord). Ce colloque étant thématiquement construit autour des féminismes dans les médias québécois, la discussion se limitera aux films autochtones et québécois réalisés et interprétés par des femmes. Les sujets de recherche qui seront présentés seront axés sur les féminismes autochtones.

Résumé
13 h 45
Discussion
14 h 15
Pause
14 h 30 à 15 h 45
Communications orales
Table ronde 3 – Silences, malaises et (in)cohérences
Présidence/Animation : Karoline Truchon (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.209
14 h 30
Interviewer des professionnelles de l’information : une démarche délicate et des malaises éloquents
Anne-Sophie GOBEIL (Université Laval)

Utiliser l’entretien de recherche qualitatif est en soi un défi, de par la complexité des relations interpersonnelles qui s’y déploient et l’exigence de tact et de réflexivité qui l’accompagne. Or, s’entretenir avec des professionnelles de l’information amène une difficulté supplémentaire : mettre en confiance des femmes habituées à être en contrôle des situations d’entrevues, et asseoir sa crédibilité en tant que chercheure et intervieweuse. Dans cette communication, nous examinerons en deux temps ces défis particuliers, rencontrés lors notre mémoire et de notre thèse, au cours desquels nous avons mené des entretiens avec des femmes journalistes correspondantes à l’étranger et des professionnelles de la gestion des médias sociaux dans diverses entreprises médiatiques québécoises. Dans un premier temps, nous nous pencherons sur le travail minutieux d’identification des non-dits, des hésitations et des malaises, qui demande une observation constante et une écoute attentive. Plus encore, il faut trouver la manière d’aborder ces malaises, de les nommer et de les expliquer, sans les accentuer. Dans un deuxième temps, nous aborderons les stratégies adoptées pour, d’une part, mettre à l’aise nos informatrices et, d’autre part, les amener à s’ouvrir pour discuter des malaises causés par certains thèmes d’entretien. Nous espérons ainsi ouvrir la discussion avec les participant.es du colloque qui auraient vécu des défis similaires.

Résumé
14 h 45
Le champ bourdieusien pour étudier le genre en communication : enjeux théoriques et conceptuels
Marilou St-Pierre (Conseil québécois LGBT)

Peut-on mener à bien une recherche qui mobilise à la fois la théorie des champs du sociologue Pierre Bourdieu et le genre comme outil d’analyse? Ces approches sont-elles compatibles ou, au contraire nous mènent-elles vers un cul-de-sac théorique et méthodologique? À travers ma recherche doctorale sur les parcours professionnels des journalistes sportives québécoises de 1970 à 2015, j’ai été confrontée à cette question, utilisant à la fois des composantes de la théorie des champs et mettant le genre au centre de l’analyse des récits de vingt femmes qui ont pratiqué le journalisme sportif. Le défi théorique était donc de comprendre comment, dans un système qui tend à la préservation, des rapports de pouvoir qui s’inscrivent dans la discontinuité peuvent exister et surtout évoluer. Dans le cadre de cette communication, je propose une discussion en trois temps. Tout d’abord, j’exposerai la réflexion qui m’a menée à utiliser la théorie des champs en regard de mon sujet et de mes objectifs de recherche. Dans un second temps, je vais m’attarder aux apports de chercheuses féministes (McNay, 1999 et 2000 ; Lovell, 2000 ; Thorpe, 2009 ; etc.) à la théorie des champs. Ces dernières n’ont pas manqué d’être critiques envers Bourdieu, tout en reconnaissant les possibilités analytiques offertes par sa proposition théorique. Enfin, je reviendrai sur les résultats de ma recherche, en exposant brièvement comment champs et genre se sont au final entremêlés sans s’opposer.

Résumé
15 h 00
Sexting chez les jeunes : de quoi et de qui se préoccupe-t-on au juste ?
Élisabeth Mercier (Université Laval)

Cette communication propose des pistes de problématisation du phénomène actuel du sexting chez les jeunes, c’est-à-dire le partage d’images à caractère sexuel par messagerie texte ou autre support numérique. Les pistes de réflexion proposées visent à éclairer certains aspects du phénomène qui demeurent trop souvent évacués des discours et des connaissances produites à son sujet. L’un de ces impensés est celui de l’humiliation sexuelle des filles traitées de « salopes » (slut-shaming), intimidées et harcelées après la diffusion d’images intimes en ligne. Le plus souvent, cette humiliation est envisagée comme un risque ou une conséquence inévitable du sexting et non pas comme un problème en soi. L’autre impensé qui caractérise la plupart des recherches et des mesures de prévention existantes à l’égard du sexting est celui de l’intersectionnalité qui vient de pair avec la surreprésentation de jeunes femmes blanches, cis, hétérosexuelles et de classe moyenne à aisée en tant que « bonnes victimes » d’humiliation sexuelle. 

Résumé
15 h 15
Discussion
15 h 45
Pause
16 h 00 à 17 h 00
Communications orales
Conférence de clôture et bilan
Présidence/Animation : Josette Brun (Université Laval)
Discutant : Laurie Laplanche (Université Laval)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.209
16 h 00
Un parcours, des espaces
Chantal Savoie (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Malgré le fait que mon directeur de thèse ait affirmé, au moment de ma soutenance, que personne n’avait jamais obtenu de poste en travaillant sur des sujets pareils (les productions culturelles de grande consommation destinées aux femmes), j’ai, au cours des dix-huit dernières années, occupé la fonction de professeure dans trois universités, obtenu à titre de chercheure principale bon nombre de subventions, siégé à plusieurs reprises à des comités d’évaluation du CRSH, accepté des postes de directions au sein d’infrastructures majeures, etc. Au fil de ces expériences, et notamment en tant que femme et en tant que féministe, j’ai toujours tenté de trouver un équilibre entre la nécessité de satisfaire aux exigences d’un milieu où les critères de réussite sont avant tout quantitatifs et où le mérite se mesure à l’exceptionnalité individuelle, et une volonté de contribuer, par la pratique, par les décisions organisationnelles, par l’émulation, à faire en sorte que le milieu de la recherche puisse aussi faire une place au collectif, à la gestion transparente et collégiale, à la générosité, à la solidarité. C’est de cette expérience que je souhaite témoigner, avec lucidité (le système, pris globalement, ne changera probablement pas beaucoup…) mais aussi avec la conviction qu’il est aussi possible de nous ménager des espaces où il fait bon travailler, se dépasser et transmettre.

Résumé
16 h 40
Discussion
17 h 00
Synthèse
Soir
18 h 00 à 19 h 00
Cocktail
Cocktail – Lancement du numéro « Philosopher en féministes » de la revue Recherches féministes
Présidence/Animation : Caroline Caron (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.913