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104 - Enjeux de la recherche en santé et bien-être en milieu rural

Le mercredi 29 mai 2019

La recherche sur la santé et le bien-être des populations vivant en région non métropolitaine a des particularités que le chercheur doit prendre en considération. Le terme « région non métropolitaine » comprend les agglomérations de moins de 100 000 habitants, celles qui ne sont pas comprises dans les régions métropolitaines de recensement (RMR). Ceci inclut les régions rurales et éloignées situées à l’extérieur des RMR et des agglomérations de recensement. Les particularités de la recherche sur la santé en région, comme l’éloignement des partenaires et des ressources professionnelles, le manque d’infrastructures et de ressources de ces milieux, présentent des défis importants pour les chercheurs. En effet, il peut être plus difficile d’établir un partenariat avec le milieu et les professionnels du milieu de la santé et des services sociaux. Cependant, la polyvalence des professionnels ainsi que les liens étroits qu’ils peuvent tisser avec les populations peuvent constituer des avantages sur lesquels mettre l’accent en recherche. Sans contredit, les chercheurs doivent s’adapter aux caractéristiques et aux contextes des régions en développant des projets innovants qui conviennent et qui répondent aux besoins des populations et des partenaires du milieu de la santé et du milieu communautaire. Il nous semble fondamental de discuter des multiples enjeux de la recherche sur la santé et le bien-être des populations vivant en région non métropolitaine, y compris en territoires ruraux ou éloignés des grands centres.

Voici les questions qui seront soulevées durant ce colloque : 1) comment mobiliser les partenaires dans la recherche sur la santé en région, notamment en région rurale ou éloignée? 2) qu’est-ce qui favorise l’établissement d’un partenariat porteur de retombées positives pour les milieux? et 3) quelles sont les pratiques gagnantes et innovantes pour conduire une recherche en région?

 

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Remerciements

Nous remercions les membres du Groupe de recherche interdisciplinaire sur la santé et le bien-être en région ainsi que les membres du LASER/Collectif de recherche sur la santé en région pour leur participation à l'organisation de ce colloque. Nous remercions également les conférenciers qui viendront présenter les enjeux de la recherche en santé et bien-être en région.

Colloque
Section 100 - Sciences de la santé
Responsables
UQAR - Université du Québec à Rimouski
UQAR - Université du Québec à Rimouski
UQAR - Université du Québec à Rimouski
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Avant-midi
08 h 30 à 11 h 30
Communications orales
Conférences du matin
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.001
08 h 30
Mot de bienvenue
08 h 45
Enjeux de la recherche partenariale-collaborative ; quelques grands constats et questions
Diane-Gabrielle Tremblay (TÉLUQ - Université du Québec), Anne Gillet (CNRS Lise-CNAM)

Nous présentons les enjeux de la recherche partenariale et nous nous demanderons pourquoi il est intéressant de se pencher sur  cette pratique. Nous évoquerons aussi les caractéristiques des acteurs et leurs modalités de collaboration ou de partenariat, ainsi que les effets potentiels ou réels de ce type de recherche. Nous nous inspirerons d’abord de notre propre expérience de la recherche partenariale, notamment dans le cadre des ARUC  (Alliances de recherche Université-Communauté) au Québec, mais aussi en partie d’une démarche d’échange en vidéoconférences France-Québec, poursuivie sur une période de quelques années. Finalement, nous évoquerons un certain nombre d’enjeux, soit principalement les enjeux de temporalités sociales et ceux reliés à l’autonomie du chercheur et à ses modes de collaboration avec les partenaires terrain. Les obligations de ‘traduction’ des concepts, les exigences temporelles divergentes des chercheurs et des praticiens ou autres acteurs des milieux professionnels,  sont des enjeux que l’on observe dans toutes les régions, peut-être davantage les plus éloignées. Les enjeux touchent les temporalités longues associées à la recherche et à la formation d’étudiants par opposition aux temporalités courtes, auxquelles les praticiens ou commanditaires extérieurs à la communauté professionnelle ou la région sont plus souvent sensibles, ou soumis, parce qu’ils souhaitent des résultats rapides et utiles pour eux à court terme, sont au nombre de ces enjeux.

Résumé
09 h 15
L’approche de partenariat en contexte de maintien à domicile : attentes respectives des ainés, de leurs proches aidants et des intervenants et compétences de littératie en santé
Dominique Gagnon (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Christian Cheminais (UQAT)

PROBLÉMATIQUE : Les ainés et leurs proches aidants sont appelés à jouer un rôle de plus en plus actif et plus engagé dans la réponse à leurs besoins. Cela se traduit par diverses formes de partenariat entre les ainés, leurs proches et les acteurs en santé et en services sociaux, comme les travailleurs sociaux. Ce partenariat est traversé par une posture de collaboration et une posture contributive, cette dernière étant très prégnante dans un contexte de raréfaction de ressources. Pour qu’un réel partenariat puisse se déployer, les ainés et leurs proches doivent avoir un bon niveau de compétences en littératie en santé (LES) afin d’être capables de comprendre des informations relatives à leur condition et d’exprimer leurs préférences et leurs choix. Bien que l’autonomisation soit un principe fondamental en travail social, son actualisation comporte plusieurs enjeux.

CADRE THÉORIQUE : Le cadre conceptuel de Sørensen et coll. (2012) intègre des déterminants personnels, environnementaux, sociétaux et sociaux qui modulent les compétences en LES.

MÉTHODOLOGIE : une analyse qualitative de données secondaires constituées de 49 entretiens semi-dirigés.

RÉSULTATS: Il existe des disparités importantes entre les points de vue des divers acteurs dans leurs attentes réciproques de partenariats et les compétences en LES.

CONCLUSION: Mieux comprendre ces disparités devrait permettre d’optimiser ces partenariats et de mettre en lumière certains enjeux de la recherche sur la santé en région.

Résumé
09 h 45
Réflexions autour des enjeux de recherches qualitatives : le cas des infirmières en région périphérique
Nadia Lazzari (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Isabelle Toupin (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Nicole Ouellet (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

Les régions périphériques comme le Bas-St-Laurent sont particulièrement touchées par des problèmes démographiques, notamment le vieillissement de la population et les besoins en main-d’œuvre.

Passionnées par le secteur de la santé et par la profession infirmière, nous avons mené plusieurs recherches en lien avec la main-d’œuvre infirmière et l’incidence de différentes formes de conciliation sur l’attraction, la rétention des infirmières dans les milieux de travail et la poursuite des études universitaires.

La littérature scientifique a souligné les difficiles conditions de travail liées à cette profession, statut d’emploi, surcharge de travail, horaires atypiques, imprévisibilité des horaires, absence de flexibilité, stress, détresse morale. Aussi, il est intéressant de faire des recherches dans le secteur de la santé, à partir du point de vue de «la gestion des personnes en milieu de travail».

Dans cette présentation nous apporterons une réflexion sur les enjeux des infirmières travaillant en région périphérique, mais aussi sur ceux liés au bon déroulement de la recherche elle-même.    Puis, nous discuterons des freins vécus et surmontés ou non dans le processus même de notre recherche. Finalement, une fertilisation croisée des enjeux respectifs (infirmières et recherche qualitative) pourrait mettre en lumière des pistes de recommandation en direction des infirmières, ainsi que sur la manière de faire de la recherche qualitative auprès de ces professionnelles de la santé. 

Résumé
10 h 15
Pause
10 h 30
Implantation d’une intervention interdisciplinaire pour la prévention et la gestion de la multimorbidité en première ligne au Saguenay-Lac-St-Jean
Patrice NGANGUE (UdeS - Université de Sherbrooke), Tu Nguyen (Université de Sherbrooke), Catherine Forgues (Université de Sherbrooke), Maxime Sasseville (Université de Sherbrooke), Maud-Christine Chouinard (UQAC), Frances Gallagher (Université de Sherbrooke), Christine Loignon (Université de Sherbrooke), Judith Belle Brown (University of Western Ontario), Moira Stewart (University of Western Ontario), Tarek Bouhali (Université de Sherbrooke), Martin Desmeules (Université de Sherbrooke), Martin Fortin (Université de Sherbrooke)

En 2015, une intervention interdisciplinaire a été́ implantée pour la prévention et la gestion des patients souffrant de maladies chroniques multiples dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean au Québec.

Cette étude qualitative naturaliste a permis d’explorer les expériences des professionnels de la santé (infirmières, nutritionnistes, kinésiologues, inhalothérapeutes), des patients et de leurs aidants naturels dans la participation à l’intervention.

Trente entretiens individuels semi-dirigés ont été́ conduits auprès des participants à l’intervention. Des professionnels de la santé délocalisés dans sept groupes de médecine familiale ont été́ formés sur l’approche centrée sur le patient, l’entretien motivationnel, le soutien à l'autogestion et la collaboration interprofessionnelle afin d'intervenir pendant quatre mois auprès des patients.

Les interventions conduites par les professionnels de la santé ont permis d’améliorer leurs connaissances et leurs pratiques pour une meilleure prise en charge des patients souffrant de multimorbidité, de réduire leur charge de travail et de satisfaire les besoins spécifiques des patients. L’étude a également révélé l’importance de l’analyse des besoins en personnel lors de la planification de l’intervention et de la gestion du temps des professionnels de santé afin d’améliorer leur disponibilité. Cette intervention a été utile et enrichissante du point de vue des participants.

Résumé
11 h 00
V1SAGES : Les retombées concrètes du partenariat de recherche sur la gestion de cas dans l’organisation des services pour les grands utilisateurs au Saguenay-Lac-Saint-Jean
Maud-Christine Chouinard (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Catherine Hudon (Université de Sherbrooke), Véronique Sabourin (CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean)

Depuis plus de sept ans, l’équipe de recherche V1SAGES a développé, en partenariat étroit avec les équipes cliniques du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, plusieurs projets s’intéressant à la gestion de cas des grands utilisateurs de services de santé. Les divers projets conduits (V1SAGES 1 et 2, D1MAC-02 volet 2, projet démonstration de l’Unité de soutien de la stratégie de recherche axée sur le patient du Québec) avec les décideurs, gestionnaires, cliniciens, partenaires du milieu communautaires et patients partenaires des différents territoires de la région ont mené à des apprentissages conjoints significatifs. Ceux-ci ont eu des retombées directes dans l’intégration des services déployés autant au sein du CIUSSS que dans les milieux de première ligne pour cette population ayant une vulnérabilité accrue en raison de multiples problèmes de santé, de comorbidité de santé mentale et/ou d’une vulnérabilité socioéconomique. Cette présentation permettra de faire connaitre les aspects positifs et les défis de l’établissement d’un partenariat porteur à l’échelle régionale de même que les retombées concrètes de ce partenariat pour l’ensemble des acteurs impliqués ainsi que pour les personnes grandes utilisatrices de services de la région.

Résumé
Après-midi
13 h 00 à 16 h 30
Communications orales
Conférences de l’après-midi
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.001
13 h 00
Évaluation du Programme de soutien au logement en santé mentale en Chaudière-Appalaches : la richesse d’un partenariat
Emmanuelle Bédard (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Cécile Cormier (UQAR), Julie Richard (Université Laval), Céline Bernier (UQAR)

Ce projet de recherche est issu d’une collaboration entre la Coalition pour un programme de soutien au logement (PSL) en santé mentale en Chaudière-Appalaches, le Collectif de recherche sur la santé en région et le Collectif de recherche participative sur la pauvreté en milieu rural.

En concordance avec les besoins exprimés par les membres de la Coalition, les principaux objectifs étaient de connaître les représentations et les répercussions du PSL en santé mentale en Chaudière-Appalaches chez les personnes qui ont obtenu ce soutien. Avec l’aide de la coordonnatrice du programme, 14 entrevues individuelles avec des personnes ayant obtenu un PSL, principalement en milieu rural, ont été réalisées ainsi qu’une entrevue de groupe avec des intervenants du CISSS-CA assurant le suivi (8 représentants et 6 régions).

L’analyse qualitative a fait ressortir des représentations et des répercussions positives du PSL dans la vie des personnes qui l’ont obtenu. Ces dernières rapportent une meilleure situation financière et une stabilité en logement qui a un effet levier dans leur vie.

Outre ces résultats positifs, nous constatons que ce partenariat favorise l’élaboration des objectifs de façon consensuelle, le recrutement des participants et l’analyse des résultats. Elle contribue également à l’appropriation des résultats par les partenaires, à l’amélioration de leur pratique et aux répercussions dans le milieu.

Résumé
13 h 30
Vers une stratégie intersectorielle durable pour réduire les risques à la santé liés à l’entretien des puits d’eau potable privés en milieu rural
Lily Lessard (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Jacynthe Drapeau (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Jenny Lessard (Direction de santé publique du CISSSCA), Dominique Beaulieu (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Julie Lambert (direction de santé publique CISSSCA DSPu), Véronique Brochu (Comité de bassin de la rivière Chaudière), Typhaine Leclerc (UQAR), Marie-Anik Robitaille (UQAR)

En milieu rural, de nombreuses familles comptent sur un puits privé pour leur approvisionnement en eau et chaque propriétaire est responsable d’en assurer la qualité. Toutefois, peu d’entre eux suivent les recommandations en matière d’analyse et d’entretien de puits privés, ce qui entraîne un risque pour la santé des ménages en raison des bactéries et contaminants pouvant être présents dans l’eau. Des campagnes de sensibilisation ou visant à faciliter l’accès aux analyses ont pourtant déjà été tentées par le passé, mais les succès de ces initiatives s’estompent rapidement.

 

Nous proposons de présenter un projet visant à doter la région de Chaudière-Appalaches d’un plan d’action permettant d’accroître efficacement et durablement la pratique de l’analyse de l’eau et de l’entretien des puits privés. Débuté à l’automne 2018, ce projet intersectoriel regroupe des membres du Collectif de recherche sur la santé en région, du CISSS-CA (santé publique, organisateurs communautaires), du MELCC, du MAPAQ, des organismes des bassins versants, des MRC de la région ainsi que des citoyens partenaires propriétaires de puits. Nous discuterons de la genèse du projet et du processus ayant mené à l’identification des stratégies figurant dans le plan d’action. Ce processus repose sur des consultations menées à l’automne 2018 et l’hiver 2019 auprès de différents détenteurs d’enjeux et sur une revue de la littérature ayant mis en lumière les leviers, obstacles et stratégies les plus prometteuses.

Résumé
14 h 00
Le bien-être des communautés LGBTQ+ en GÎM - Collaboration entre le CIRADD, l’Association LGBT+ Baie-des-Chaleurs et la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM
Marlène Juvany (Cégep de la Gaspésie et des Iles), Anne-Julie Landry (Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable (CIRADD), un Centre Collégial de transfert et de technologie en Pratiques sociales novatrices (CCTT-PSN))

L’approche partenariale et la recherche-action sont au cœur des projets du CIRADD, notamment ceux en lien avec la communauté LGBTQ+ de la GÎM.

En 2011 un premier partenariat s’est créé entre le CIRADD, l’Association LGBT+ de la Baie-des-Chaleurs et la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM. Ainsi, cinq projets d’initiation à la recherche impliquant des étudiants du niveau collégial dans le cadre de cours, ont été réalisés entre 2011 et 2018 et ceux-ci ont tracés la voie pour la réalisation du Portrait des personnes LGBT+ en GÎM (CIRADD, 2017). Ces projets ont permis l’acquisition de données inédites sur la santé et les différentes réalités vécues par les personnes LGBT+ de la région. Ces résultats ont servi l’Association LGBT+ de la Baie-des-Chaleurs, entre autres, dans leur défense des droits des personnes LGBTQ+.

Dans la même foulée, le projet Regards croisés sur le coming out et la transition des personnes LGBTQ+ en GÎM, a débuté récemment. Il a pour objectif la création d’outils de sensibilisation destinés aux services de santé et services sociaux et aux organismes locaux permettant de mieux comprendre les réalités vécues en milieu rural lors du coming out.

Ces recherches mettent en œuvre une dynamique de coconstruction des savoirs permettant la mobilisation des acteurs régionaux et provinciaux (Direction de la santé publique, organismes communautaires locaux, Cégep GÎM, citoyens impliqués, etc.) afin de mieux répondre aux besoins des personnes LGBTQ+ de la GÎM.

Résumé
14 h 30
Pause
15 h 00
Comment la recherche praticienne contribue (ou non !) à la réduction des injustices épistémiques ? Réflexions à la lumière de : l’expérience de CADJ dans Charlevoix
Julie Richard (Université Laval), Sophie Dupéré (Université Laval), Lucie Gélineau (UQAR), Baptiste Godrie (CIUSSS du Centre-Sud-del'Île- de-Montréal)

Cette communication propose un regard réflexif sur le processus de réalisation d’une recherche participative menée comme pratique d’intervention collective sur le territoire de Charlevoix. Des acteurs communautaires, institutionnels et municipaux regroupés au sein du collectif Collectivités amies des jeunes (CADJ) ont cherché à créer un espace où des jeunes (12-35 ans) ont pu s’exprimer sur leur rapport au territoire, contribuer à produire de connaissances sur leur réalité d’être jeunes et ainsi participer à des transformations qui leur seraient favorables. Nous souhaitons voir comment ce processus a permis (ou non) de tenir compte des inégalités épistémiques. Le terme « inégalité épistémique » souligne les iniquités d’identités (paroles et expériences non reconnues du fait d’appartenir à un groupe marginalisé) et celles herméneutiques (groupes marginalisés qui se voient refuser l’accès aux outils leur permettant de comprendre leur réalité) (Fricker, 2007). Plusieurs travaux démontrent que les membres des groupes sociaux historiquement stigmatisés et marginalisés voient leurs témoignages et savoirs discrédités dans la hiérarchie des savoirs dits légitimes lorsqu’ils s’expriment sur un sujet (Godrie et Dos Santos, 2017). Qu’en fut-il lors de l’expérience de CADJ ? Nous chercherons à en tirer des leçons à l’aide de la grille d’analyse des expériences de recherche participative sous l’angle des inégalités épistémiques développée par l’équipe de recherche Épistémé (CREMIS, 2018).

Résumé
15 h 30
L’art au service de la promotion de la santé : processus de co-construction et de transfert de connaissances par et pour les communautés rurales autochtones
Dave Bergeron (UdeS - Université de Sherbrooke), Lynda Rey (École nationale d’administration publique), Fernando Murillo Salazar (Universidad Nacional San Antonio ), Hamadou Mande (Université Ouaga, Burkina Faso), Constanza Camello Suarez (Université du Québec à Chicoutimi)

Les stratégies traditionnelles de transfert de connaissances facilitent peu l’adoption d’interventions de promotion de la santé au sein des communautés rurales autochtones. Il est donc nécessaire de repenser l’implantation des meilleurs pratiques dans ces communautés à travers un processus de co-construction. L’utilisation d’approches artistiques est de plus en plus reconnues en recherche en santé pour produire de nouvelles connaissances. De par leur caractère participatif, elles impliquent l’ensemble des acteurs dans un processus itératif d’action-réflexion en leur permettent d’exprimer des émotions, de réfléchir à leurs expériences et de faire sens des messages difficiles à articuler. En sciences de la santé, les savoirs produits à travers une démarche artistique auraient une portée transdisciplinaire et seraient accessibles à divers publics. Par ailleurs, les processus de transfert de connaissances ancrés dans la communauté favoriseraient la pleine participation et l’intégration de diverses perspectives tout en renforçant l’appropriation communautaire et le potentiel de pérennité des effets. En collaboration avec différents partenaires locaux incluant des artistes, des leaders communautaires, des décideurs, des cliniciens et des chercheurs, le développement d’un modèle de transfert de connaissances ancrées dans la communautés axé sur les arts permettrait de faciliter le déploiement d'interventions de promotion de la santé dans les communautés rurales autochtones.

Résumé
16 h 00
Discussion
16 h 25
Mot de clôture