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Le mercredi 9 mai 2018

La notion de travail relationnel traverse les frontières des champs disciplinaires (p. ex., sociologie, travail social, administration, sciences infirmières). Parmi les travaux effectués sur la question, plusieurs ont en commun de considérer les interactions humaines et sociales comme le résultat d’un accomplissement actif entre des acteurs sociaux (Goffman, 1983; Strauss, 1993; Zelizer, 2012). Dans le monde des pratiques professionnelles (ex. santé, services sociaux, éducation), le travail relationnel est un élément constitutif de la relation d’aide comme des interventions à plus grande échelle. Qu’il s’agisse des professionnels de « métiers relationnels » (Doucet et Viviers, 2016) ou des intervenants « de première ligne » (Lipsky, 2010; Maynard-Moody et Musheno, 2003), ces praticiens réalisent des tâches reposant sur des interactions avec un client, un usager ou un citoyen. Il en va de même des gestionnaires qui soutiennent ces intervenants (Feldman et Khademian, 2007). De plus en plus appelés à travailler « en réseau » (Brossard et White, 2016), tous ces acteurs participent à des dynamiques avec d’autres praticiens qui reposent sur un travail relationnel (Dupuis et Farinas, 2009). Or, un des traits importants de ce travail est son invisibilité relative (Fletcher, 2001; Star et Strauss, 1999). Il est souvent tenu pour acquis et difficile à rationaliser par des procédures organisationnelles de mesure de la performance (Fletcher, 2001; Star et Strauss, 1999). Le travail relationnel est aussi au cœur des interactions plus intimes qui ont cours au sein de la sphère privée, comme dans la famille et dans les réseaux d’amitié. Reposant sur des réseaux informels, il est réalisé dans le « travail de care » ou le « travail domestique de santé » (Cresson, 2004; Damamme et Paperman, 2009). Ses aspects émotionnels, comme l’empathie ou la préoccupation pour autrui, rendent difficile son entière objectivation et sa rationalisation, puisque ces dimensions ne peuvent s’évaluer ni se mesurer par les outils de l’économie traditionnelle (Dusset, 2003; Folbre et Nelson, 2000; Madörin, 2003). Par ailleurs, l’analyse du travail relationnel tend à demeurer compartimentée dans ses dimensions formelles ou informelles, ne permettant pas de bien saisir l’articulation de celles-ci ni la multiplicité des liens entre les différents acteurs concernés (p. ex., individus, familles, organisations, collectivité).

Ce colloque vise à analyser la notion de travail relationnel à partir de différentes perspectives, recherches empiriques et expériences terrains afin d’éclairer sa nature complexe et processuelle. Ce colloque sollicite des contributions provenant de différentes disciplines en sciences sociales et humaines pouvant porter sur : 1) les multiples formes du travail relationnel (ex. relation d’aide, « travail réseau »); 2) ses répertoires de moyens (p. ex., stratégies relationnelles, ressources, normes, valeurs, idéologies); et 3) ses configurations (p. ex., réseaux, collaboration, partenariat).

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Colloque

Section 400 - Sciences sociales
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Responsables

  • Isabelle COURCY
    UQAM - Université du Québec à Montréal
  • Luc Farinas
    Centre InterActions, CIUSSS-NIM
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Avant-midi

09 h 30 à 12 h 15
Communication orale
Communications orales
Les multiples formes du travail relationnel
Présidence/Animation : Luc Farinas (Centre InterActions, CIUSSS-NIM)
Batiment : UQAC
Local : H0-1110
09 h 30
Mot de bienvenue
09 h 35
Dialogue interdisciplinaire sur le travail relationnel
Luc Farinas(Centre InterActions, CIUSSS-NIM), Isabelle Courcy (Université du Québec à Montréal, CIUSSS-NIM)
Résumé
10 h 05
Le travail relationnel dans l’accompagnement en fin de vie en contexte gériatrique: une question de vertu?
Sabrina Lessard (UdeM - Université de Montréal)
Résumé
10 h 25
Travailler les liens et les réseaux comme « facteur de protection » en contexte d’immigration
Malaka Rached-d'Astous (UdeM - Université de Montréal)
Résumé
10 h 45
Discussion
11 h 00
Pause
11 h 15
L'Entre-Maisons Ahuntsic, un projet collaboratif au cœur des logements sociaux
André-Anne PARENT (UdeM - Université de Montréal), S. Tourillon-Gingras (Université de Montréal), C. Jetté (Université de Montréal)
Résumé
11 h 35
Centralité du travail relationnel en centre jeunesse : défis identifiés et pistes d’action à mettre en place
Nathalie Jauvin (Université Laval), Andrew Freeman (Département de réadaptation (Faculté de médecine), Université Laval), Nancy Côté (Département de sociologie, Université Laval)
Résumé
11 h 55
Discussion

Dîner

12 h 15 à 13 h 15
Diner
Dîner
Dîner libre
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre

Après-midi

13 h 15 à 16 h 30
Communication orale
Communications orales
Les répertoires de moyens et les configurations du travail relationnel
Présidence/Animation : Isabelle COURCY (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQAC
Local : H0-1110
13 h 15
Les institutions comme levier d’intervention normative permettant le maintien du lien de confiance dans l’accompagnement psychosocial
Stéphane Handfield (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Résumé
13 h 35
Le travail relationnel dans un processus de mobilisation et de transfert des connaissances : expérience d’agent d’interface au Curateur public du Québec
Mélanie Pearson (INRS - Institut national de la recherche scientifique)
Résumé
13 h 55
Travail relationnel numérique à domicile : quelles contributions aux pratiques de care ? Etude de la plateforme numérique Paaco-Globule en Nouvelle Aquitaine (France)
Géraldine GOULINET FITE (Université Bordeaux Montaigne), Didier Paquelin (Université Laval)
Résumé
14 h 15
Discussion
14 h 30
Pause
14 h 45
Les épreuves performatives de la concertation de quartier
Maxime Boucher(INRS - Institut national de la recherche scientifique)
Résumé
15 h 05
Réseaux intersectoriels et transformations institutionnelles : La contribution des organisations du tiers secteur aux structures de gouvernance locale
André-Anne PARENT (UdeM - Université de Montréal), Deena White (Université de Montréal), Yves Couturier (Université de Sherbrooke), Bernard-Simon Leclerc (Centre InterActions, CIUSSS NIM et Université de Montréal), Denis Bourque (UQO), Nassera Touati (ENAP), René Lachapelle (UQO)
Résumé
15 h 25
Discussion
15 h 40
Mot de clôture