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313 - Recherches émergentes : journée d’étude sur les projets de recherche en devenir

Du jeudi 10 au vendredi 11 mai 2018

Afin de poursuivre la tradition de collaboration entre les membres de Figura et l’ACFAS, que ce soit comme organisateurs ou participants aux manifestations scientifiques, le centre de recherche Figura, réunissant l’UQAM, l’UQAC et l’Université Concordia, organisera une journée d’étude consacrée aux « recherches émergentes ». Celle-ci aura lieu le 11 mai 2018 à l’Université du Québec à Chicoutimi dans le cadre du 86e Congrès de l’ACFAS et elle réunira des étudiants-chercheurs de l’UQAM, de l’UQAC et de l’Université Concordia qui auront ainsi l’occasion de faire part de leurs « projets de recherche en devenir ». On y présentera des communications relatives à des recherches récemment engagées, soit inscrites dans le cadre de mémoires ou de thèses, soit lancées par des chercheurs confirmés. Conçue dans un esprit interdisciplinaire, l’événement rassemblera des étudiants-chercheurs issus de différentes disciplines telles que l’histoire de l’art, la culture numérique, la recherche-création, la traductologie et la sémiologie, les études cinématographiques et théâtrales ou encore les études littéraires. Elle donnera l’occasion à de jeunes chercheurs d’exposer leurs hypothèses et d’échanger leurs idées sur le plan scientifique avec d’autres étudiants, mais aussi avec les chercheurs de Figura qui, chaque année, participent au Congrès de l’ACFAS.

Les communications devront porter sur un point précis des mémoires, thèses ou projets de recherche des participants.

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Remerciements

Nous remercions le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire FIGURA pour l'aide financière et logistique.

Colloque
Section 300 - Lettres, arts et sciences humaines
Responsables
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
Bernabé Wesley
UdeM - Université de Montréal
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Avant-midi
10 h 00 à 11 h 40
Communications orales
Théâtre et performance
Présidence/Animation : Andréanne R.Gagné (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : P1-7130
10 h 00
Mot de bienvenue
10 h 20
"Du corps liminaire au sujet précaire" (Corporalité et subjectivité dans le théâtre de Samuel Beckett)
Aramesh Yaghoubikachoui (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Je propose d’étudier la représentation du corps dans le théâtre de Beckett. Issu du traumatisme de l’après-Auschwitz, la nouveauté du théâtre de Beckett repose sur sa façon de se confronter au réel traumatique. Sa «décréation » (Grossman, 2008) est un modèle de poétique théâtrale, et un paradigme esthétique à partir duquel peuvent se lire un ensemble de pièces de théâtre contemporaines, en Europe et en Amérique du Nord.

Résumé
10 h 40
La violence dans la poésie-performance contemporaine: Sébastien Dulude et la transgression
Yan ST-ONGE (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Le travail de Sébastien Dulude juxtapose la lecture de poésie et l’art performance. S’inscrivant dans une continuité du body art, sa pratique repose sur un principe de perturbation; l’artiste met à l’épreuve son corps et le public est confronté à cette violence. Il apparaît pertinent de réfléchir aux limites interprétatives; où s’arrête la violence « gratuite » et qu’est-ce qui permet de donner du sens à ce type de création? Je souhaite m’interroger sur le rôle du paradigme transgressif et ce qu’implique cette violence réelle et symbolique. Enfin, il s’agira de voir si la performantialité chez Dulude, c’est-à-dire ce qui relève spécifiquement de l’art performance, peut être abordée à travers le prisme de la notion de catharsis.

 

Résumé
11 h 00
Toute-impuissance et généalogie féminines dans l'oeuvre de Jean Marc Dalpé
Isabelle Dakin (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Mettant en scène des êtres troubles et profondément marqués par une incapacité de se dire, l’œuvre de Jean Marc Dalpé explore des thématiques que l’on peut aisément qualifier « d’universelles ». Parmi celles-ci, nous retrouvons les rapports pères-fils mais également ceux qu’entretiennent les figures féminines à leur propre définition identitaire. Oscillant entre l’identité de fille et celle de mère, ces personnages sont devant l’incapacité de conjuguer leur féminité à l’intérieur des limites du réel.  Ainsi, le « je » féminin est souvent « autre » et cette fragmentation du sujet nous ramène à la source même de la construction de l’identité féminine. Comme le mentionne Michel Chevrier, « une analyse des différents trajets menés par les multiples protagonistes scéniques (…) nous permet de constater que l’évolution psychique de chaque personnage est possible seulement après la purgation d’une identité antérieure».  Ainsi, le sentiment d’être soi ne peut être atteint qu’à la condition que le sujet féminin soit en mesure de se différencier de l’autre qui aliène sa définition identitaire.  L’observation soulevée par Chevrier entretient un lien étroit avec l’articulation de la figure féminine dans l’œuvre de Dalpé et elle vient, en quelque sorte, appuyer la problématique de la « toute-impuissance féminine » qui oriente en ce moment nos recherches, laquelle sera le sujet central de la présente communication.

 

 

Résumé
11 h 20
Discussion
Dîner
11 h 40 à 13 h 40
Dîner
Dîner
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre
Après-midi
13 h 40 à 15 h 00
Communications orales
Approches philosophiques de la littérature
Présidence/Animation : Nicolas Xanthos (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : P1-7130
13 h 40
Les limites du langage dans le texte narratif: s'exprimer au-delà du possible
Rémi-Julien Savard (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Dans le cadre de ma maitrise en création, je me suis intéressé à la question des limites langagières
dans le texte narratif. Bien souvent, le langage ordinaire ne semble pas en mesure de dire les
expériences singulières de l'être. Tout un pan de l'expérience humaine lui échappe. Pourtant
conscients de cette limitation, nous continuons d'écrire des œuvres, cherchant à transmettre la
nature de ces mouvements intérieurs. La réflexion générale de mon mémoire est la suivante :
comment exprimer ce qui est au-delà des possibles du langage? Autrement dit, comment rendre
compte de ce qui, sur le plan de l’intériorité, ne se dit pas explicitement?
Mon projet repose sur l’idée que l’innovation formelle serait le moyen — ou du moins
l’un des moyens — de lutter contre cette limite imposée par le langage : « s'il est vrai que
l'écriture bute inévitablement sur l'indicible, il reste qu'elle seule permettra de le prendre en
charge, en disant autrement — par la forme justement — ce qui parait impossible1. »
L'hypothèse est que le texte narratif peut chercher à montrer de manière indirecte ce qu'il ne
parvient pas, le langage faisant défaut, à dire. C’est cette distinction entre dire et montrer,
conceptualisée par Wittgenstein, qui sert d'assise à mon entreprise.
 

Résumé
14 h 00
L’engagement chez Jorge Semprun : du matérialisme historique à l’ontologie
Julie Racine (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

La vie de l’écrivain Jorge Semprun est caractérisée par l’engagement : issu d’une famille républicaine espagnole, il s’exile de son pays natal avec sa famille lors du déclenchement de la guerre d’Espagne en 1936. Arrivé en France après deux années aux Pays-Bas, il s’engage dans la Résistance communiste en 1941. Il est arrêté par la Gestapo en 1943, puis déporté au camp de concentration de Buchenwald. Après la guerre, il devient coordonateur clandestin du Parti Communiste Espagnol, pour lequel il accomplit différentes missions visant à lutter contre le régime franquiste.

Cet engagement politique se poursuivra jusqu’à son exclusion du parti au début des années soixante, en raison de désaccords tactiques. Vers la même époque, la lecture de Soljenitsyne et de Chalamov, ainsi que la découverte de l’existence du goulag, entraînent un questionnement éthique chez Semprun, qui ébranle sa perception du communisme et la nature de son engagement.

Il se distancie alors de l’action politique pour devenir écrivain, tandis que son engagement prend une forme littéraire. 

Il s’agit ici de comprendre comment s’est effectuée la transition d’un engagement militant vers un engagement littéraire ; de quelle manière Semprun se positionne, à travers ses livres, en faveur d’une conception du bien et de la dignité humaine qui s’enracine dans l’ontologie.

Résumé
14 h 20
La connaissance littéraire: jeux de langage et littérature
Julie Gauthier (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Depuis quelques années on reconnaît une nouvelle fonction à la littérature: elle serait productrice de savoir. C’est à cette production de savoir par la littérature que je me propose de réfléchir dans le cadre de mes travaux de recherche, en me référant aux travaux du second Wittgenstein sur les jeux de langage. Pour le philosophe viennois, nos connaissances se situent toujours dans un certain contexte, dans un jeu de langage régulé par un ensemble de règles implicites qu’il appelle des «grammaires». Qu’on se situe dans la réalité empirique ou dans une « réalité fictionnelle », le fait demeure: dire quelque chose implique un ou plusieurs jeux de langage. Si nous lisons un récit où les jeux de langage ont des grammaires qui correspondent aux nôtres, le texte est bien compris : il n’existe pas de décalage entre ce qui est lu et les grammaires déjà acquises. Or, il arrive que les jeux de langage présents dans un texte soient utilisés de manière inhabituelle. À ce moment, nous sommes confrontés à une nouvelle façon de parler du monde et les règles d’utilisation de nos jeux de langage en sont modifiées. Différents jeux de langage nous donnent différents outils pour comprendre le monde. La littérature nous offre donc de nouveaux outils d’appréhension de la réalité, et peut revendiquer une place auprès des autres discours de connaissance.

Résumé
14 h 40
Discussion
15 h 00
Pause
15 h 20 à 16 h 20
Communications orales
Études des médias
Présidence/Animation : Rémi-Julien Savard (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : P1-7130
15 h 20
La construction des liens entre chose, texte et public au sein d'une exposition d'arts médiatiques: l'oeuvre d'art en devenir
Renata Azevedo Moreira (UdeM - Université de Montréal)

Cette communication aborde les relations qui s’établissent et qui se coconstruisent entre les trois éléments centraux d’une exposition d’art: les œuvres
d’art, le discours qui les accompagne et le public visiteur. Mon point de départ
pour analyser ces liaisons est la théorie du réalisme agentiel proposée par Karen
Barad (2007), une position épistémologique qui présuppose que les choses1
existent toujours à partir des relations établies entre elles. Autrement dit, les
choses du monde ne précédent pas leur mise en interaction, mais émergent à
partir d’un processus d’intra-action, néologisme créé par Barad pour réaffirmer
que rien n’existe dans une autonomie ni une indépendance absolue.
 

Résumé
15 h 40
Les néo-technologies dans le cinéma: approche pluridisciplinaire de la révolution numérique de l'image
Meriam OUERTANI (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Le cinéma entame une nouvelle période présentant des fictions qui utilisent des dispositifs de captation et de visualisation virtuelle qui transforment le processus de fabrication de l'image filmique. Dans son ouvrage, Le langage des nouveaux médias, Lev Manovich considère que « l'important désormais se situe au point de contact entre des bords d'images différentes ». Nous voulons prendre acte de cette transformation en réalisant l'étude de certains dispositifs de tournage utilisés pour la captation et la visualisation en temps réel des scènes filmées hybrides ou en images de synthèse. C'est pourquoi nous avons choisi comme objet principal d'étude Avatar de Cameron (2009), car les images du film mettent l'accent sur les frontières entre deux dimensions, celle réelle des humains et celle des images de synthèse. Cette façon de créer des scènes, en images composites, conduit à réévaluer la question du point de vue du réalisateur.
 

Résumé
16 h 00
Discussion
Afficher tous les résumés
Avant-midi
09 h 30 à 10 h 50
Communications orales
Études québécoises
Présidence/Animation : Anne Martine Parent (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Discutant : Karina CHAGNON (UQAM - Université du Québec à Montréal), Marie-Pier Poulin (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Andréanne R.Gagné (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : P1-7130
09 h 30
La traduction comme décolonisation: création d'imaginaire dans le Québec francophone
Karina CHAGNON (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Depuis les années 1990, le courant postcolonial et les Cultural Studies, issus du monde anglo-saxon, ont timidement traversé vers la sphère francophone. Par le passé, il semble que cette réception francophone, résultat d’un flux de traduction,
ait eu un succès mitigé auprès des québécistes. En revanche, un des lieux de croisements avec le courant postcolonial qui génère actuellement un grand engouement se révèle être les études autochtones. Celles-ci entretiennent des parallèles, mais aussi ses zones de tension avec le postcolonialisme, et toute une génération de chercheurs a déjà produit des écrits méthodologiques qui soutiennent l’émergence culturelle autochtone, notamment Jo-Ann Episkenew, Candace Brunette, Emma Larocque, Yves Sioui-Durand, Qwo-Li Driskill et Dalie Giroux (Paré, 2013). Cette dynamique de traduction interpelle un héritage intellectuel qui lui est propre, ne se limitant pas aux frontières culturelles et linguistiques dominantes. Dès lors, nous pouvons nous demander comment la traduction française de productions autochtones influence la pensée postcoloniale
et, plus largement, l’imaginaire au Québec?
 

Résumé
09 h 50
Écrire depuis le lieu de sa mort: l'ambivalence de l'écriture performative chez Vickie Gendreau
Marie-Pier Poulin (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Testament, première autofiction de Vickie Gendreau, paraît en 2012 à la suite d’un diagnostic de cancer. Dans cette première œuvre, l’auteure s’invente morte et dialogue, d’outre-tombe avec ses proches. Drama Queens, publication posthume, est une œuvre qui en contiendrait dix si l’on se fie à la narratrice qui mélange les genres littéraires et qui multiplie les avatars dans un jeu de fiction et de réalité où le lecteur, pris à témoin, serait celui à qui l’auteure-narratrice devrait plaire. Qu’il s’agisse d’autofictions, tel que Gendreau qualifiait ses écrits, de romans, comme le veut l’appellation sur la couverture du livre, ou d’une forme contemporaine du « tombeau littéraire », une chose incontestable à propos des deux récits est qu’il s’agit de témoignages : témoignages où la mort promise par la maladie est le moteur d’une écriture fragmentaire. C’est par là que j’entends aborder l’œuvre de Gendreau. À la suite de Ross Chambers et d’Anne Martine Parent, je considère le témoignage littéraire comme étant un acte performatif qui, chez Gendreau, vise à (re)construire le sujet qui sait qu’il va mourir et qui cherche à survivre en s’écrivant. Ma problématique sera de mettre au jour l’ambivalence de l’écriture performative d’un sujet qui entreprend de se (re)construire par le biais du témoignage afin de déjouer la mort
 

Résumé
10 h 10
Entre mer et montagnes. Étude de l'imaginaire gaspésien dans les romans québécois de 1970 à 2015
Andréanne R.Gagné (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Porteur de tout un imaginaire, l’espace romanesque constitue une réalité active dans laquelle agissent et pensent les personnages; il est chargé d’actions, d’idées, de valeurs individuelles et collectives. À cet égard, en tant qu’il balise un territoire, l’espace est un puissant vecteur d’identité. Je souhaite définir la manière dont les notions d’espace et d’identité trouvent leur complémentarité en regard d’un territoire romanesque précis, la Gaspésie. Mon projet a pour objectif l’étude des représentations spatio-identitaires dans les romans québécois publiés de 1970 à 2015 dont l’intrigue se déroule (en totalité ou en partie) en Gaspésie. Il s’agit de construire et de valider un discours théorique propre à la saisie de l’espace imaginaire de la Gaspésie tel que le représente le roman. Comme l’explique Westphal, la littérature assimile et transforme les espaces humains, donc les inscrit dans une dimension imaginaire, c’est-à-dire « comme ce par quoi le sujet ou une collectivité appréhende le monde, l’interprète et le rend signifiant. ». C’est bien l’espace fictionnel gaspésien, la manière imaginaire dont il se déploie et l’évolution littéraire qu’il subit qui vont orienter mon analyse. Mon propos n’est pas d’établir un lien entre les espaces fictionnels et les espaces socioculturels des auteurs, mais de montrer comment ce territoire est investi par une symbolique particulière et enrichi par un imaginaire socioculturel qui lui est propre, riche parfois de ses contradictions.

Résumé
10 h 30
Discussion
10 h 50
Pause
11 h 10 à 12 h 20
Communications orales
Littérature française du 19e siècle
Présidence/Animation : Marion Caudebec (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Discutant : Simon LANOT (UQAM - Université du Québec à Montréal), Émilie Bauduin (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQAC
Local : P1-7130
11 h 10
Exposer la chair: la femme et son cabinet de toilette dans les romans La Curée et Nana d'Émile Zola
Émilie Bauduin (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Suite au bouleversement épistémologique entrainé par la Révolution française, c’est vers le corps et son appréhension dans l’espace privé que sont forcés de se tourner les individus pour se forger une identité nouvelle. Ainsi, à partir du XIXe siècle, les sphères du privé et de l’intime deviennent irrévocablement liées à celles publiques et sociales, lesquelles s’insèrent alors insidieusement au sein des intérieurs. C’est à partir de ce constat que s’élabore ma recherche, qui cherchera à creuser cette rencontre paradoxale du privé et du public par le recours à une étude minutieuse des lieux privilégiés de la vie privée, soit les cabinets de toilettes, ainsi que des usages singuliers qui en sont faits au travers de la série des Rougon-Macquart d’Émile Zola. Pour cette communication, je chercherai surtout à éclairer les nombreux paradoxes relevant de cette cohabitation du privé et du public dans les lieux d’intimité que sont les salles de bain de Renée dans La Curée (1871) et de Nana dans Nana (1880), où les cabinets apparaissent tout autant comme des lieux d’hygiène que des lieux de sociabilité, de sexualité, d’affaires et de ruine.

Résumé
11 h 30
La pensée sauvage du récit romantique
Simon LANOT (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Je propose d'analyser les premiers
récits romantiques français dans une perspective inter-culturelle, en montrant que ces textes,
fondateurs de la sensibilité romantique et déterminants dans la construction culturelle française,
sont travaillés par des logiques culturelles qui s'affrontent dans le texte même. Les récits Atala et
René de Chateaubriand mettent en scène des personnages européens et des personnages des premières nations
d'Amérique du Nord, dans la Nouvelle-France du XVIIIe siècle. Ces liens entre Européens et
« Sauvages » oscillent entre le dialogue, le conflit, l'influence, et l'amour, entre le métissage et la
destruction mutuelle. Nous mettons en lumières les enjeux politiques, culturels et religieux que
soulèvent ces textes, écrits au moment de la Révolution française.
 

Résumé
11 h 50
Discussion
12 h 10
Mot de clôture