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497 - Vingt ans de développement de savoir : vers une redéfinition des frontières de l'immobilier?

Du vendredi 10 au samedi 11 juin 2016

La synthèse des connaissances scientifiques et empiriques développées dans un domaine disciplinaire est un défi tout aussi difficile à relever que la création même de connaissances. Après vingt années de recherche en immobilier, la Chaire Ivanhoé Cambridge d’immobilier de l’UQAM propose de mettre en question la redéfinition des frontières de l’immobilier et d’affronter le défi de dresser le portrait du savoir et des connaissances dans ce domaine, tout en portant le regard sur les nouvelles tendances et les problèmes que posent les innovations et le développement durable. Les regards rétrospectifs et perspectifs engagés par la Chaire Ivanhoé Cambridge d’immobilier couvrent l’ensemble de ses axes de recherche : l’écosystème immobilier, l’ingénierie contractuelle, les métiers en immobilier, la gouvernance et gestion immobilière, et l’investissement immobilier.

Notre colloque a pour but d’inviter les chercheurs à expliquer ce qu’ils ont produit ou constaté comme développement de connaissances scientifiques ou empiriques. Il s’appuie sur une perspective multidisciplinaire et systémique, et se veut un point de rencontre pour les chercheurs et les praticiens intéressés à élaborer et mettre en perspective le capital du savoir en immobilier. Notre perspective se base sur une approche de recherche engagée qui soutient une collaboration étroite entre chercheurs et praticiens en immobilier. Ainsi, il est temps de s’interroger sur le comment : comment les acteurs de la production de connaissance s’organisent-ils? Comment la connaissance est-elle synthétisée et stockée? Comment se produit la genèse des nouveaux concepts, des nouveaux modèles d’affaires et des nouvelles pratiques? Comment les connaissances pratiques et théoriques se croisent et comment se coconstruisent les nouveaux concepts?

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Colloque
Section 400 - Sciences sociales
Responsables
École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
Elia DUCHESNE
Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier
Hélène Sicotte
École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
Maazou ELHADJI ISSA
École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
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Avant-midi
09 h 00 à 09 h 30
Communications orales
Mot de bienvenue : 20 ans de développement de savoir en immobilier
09 h 00
La Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier ESG-UQAM fête ses 20 ans de développement de connaissances scientifiques en immobilier
Andrée De Serres (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )

La Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier est une chaire universitaire de recherche innovation de l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal (ESG UQAM) qui célèbre cette année ses vingt ans d'existence dédiés au développement de nouvelles connaissances, de compétences et de formation en immobilier commercial. Génératrice de savoir immobilier, elle est une plateforme privilégiée d'échanges et de collaboration entre de nombreux chercheurs, étudiants, professeurs et experts du milieu des affaires et du secteur public, provenant du Québec, du Canada, de la France et de plusieurs autres pays. Ces experts du milieu académique et du milieu professionnel mettent en commun la richesse de leurs savoirs et de leurs expériences pour développer de nouvelles connaissances théoriques et pratiques et de nouvelles compétences dans le but de stimuler l'excellence et l'innovation dans le domaine de l'immobilier.

Résumé
09 h 15
Vers une redéfinition des frontières de la recherche en immobilier : le programme de recherche de la Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier ESG-UQAM
Hélène Sicotte (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )

Le programme de recherche de la Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier ESG UQAM est structuré en fonction de cinq axes autour desquels se déploient différents projets entrepris par des équipes composées de chercheurs, des experts, des étudiants de doctorat ou de maitrise, des stagiaires post-doctoraux.

Axe 1 - L'évolution des métiers en immobilier.

Axe 2 – La gestion des immeubles.

Axe 3 – Le développement de l'écosystème immobilier des grandes villes.

Axe 4 – L'ingénierie contractuelle.

Axe 5 – L'investissement en immobilier.

Résumé
09 h 30 à 10 h 45
Communications orales
Outils et supports de prise de décision : les développements en finance
Présidence/Animation : Pierre ROMELAER (Université de Paris Dauphine (Paris 9))
09 h 30
La performance financière des sociétés de placement immobilier (Real Estate Investment Trust, REIT) « vertes » : l'évaluation des marchés financiers
Alain Coën (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM ), Dorra ABDELMOULA (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )

Les enjeux majeurs associés à la réduction de la consommation d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre sont à l'origine du développement des certifications écologiques en gestion immobilière : LEED, Energy Star, BOMA Best etc…Quelques rares études récentes ont cherché à analyser l'impact de l'adoption de ces certifications sur la rentabilité financière des REITs. Les mesures de performance retenues ont été le ROA, le ROE, le Q de Tobin et la part des FFO dans le total des revenus. La performance boursière a essentiellement été évaluée par l'alpha de Jensen. Avec l'intégration des REITs, l'adoption des modèles multi-factoriels est devenue la norme dans l'industrie financière. Face à ce constat et afin d'établir un nouvel éclairage sur la performance boursière des REITs «verts», nous proposons d'étudier cinq mesures complémentaires : l'alpha, le ratio d'information, le ratio de Treynor généralisé, une extension du ratio d'information et une extension de M2. À partir d'un échantillon de 250 REITs Nord-américains, regroupés en portefeuilles, nous analysons la performance relative des REITs «verts» de février 2010 à décembre 2014.  Statistiquement, nos résultats ne permettent pas de conclure à une surperformance des REITs non «écologiques» à partir des trois premières mesures. A contrario, les deux autres mesures laissent apparaître une meilleure performance des REITs «verts».

Résumé
09 h 45
Concurrence générationnelle et prix immobiliers
Arnaud Simon (Université de Paris Dauphine (Paris 9)), Yasmine ESSAFI

Les français préparent leur retraite en devenant propriétaires. La coïncidence entre 1995 et 2010 d'un grand nombre de futurs retraités avec la très forte hausse des prix du résidentiel est-elle fortuite? Dans cet  article,  des éléments  temporels  et  géographiques  complétés  par  un  modèle  de  panel,  tendent  au contraire à confirmer l'existence d'une relation causale. Le ‘baby-boom', devenu maintenant un ‘papy-boom', fournit une situation d'étude intéressante pour mesurer le  lien  entre  structure  démographique d'une population et  prix  immobilier.  Cette  relation  est  robuste  et  assez  générale;  des  nuances  locales existent mais elles se manifestent simplement par une plus ou moins grande force du phénomène. La prise en  compte de  ce  facteur  explicatif  fait  de  plus  apparaitre  comme  minimes  les  effets  des  taux  et  de  la construction.  Il  semble alors possible de mettre en rapport l'histoire des prix immobiliers sur les quarante dernières années avec le déplacement et le vieillissement des cohortes issues du baby-boom. Dans le contexte actuel de ‘papy-boom', le modèle suggère que ce facteur de structure pourrait engendrer une lente baisse des prix (à  population  constante).

Résumé
10 h 00
L'élaboration, la divulgation et l'utilité des évaluations externes dans le secteur immobilier : cas de la notation de crédit et de la certification d'immeubles
José Nadège DONGMO (Université de Lorraine)

Cette recherche exploratoire découle d'un constat, l'essor considérable des évaluations externes dans le secteur immobilier. Ces évaluations touchent différents aspects de l'immobilier et sont de nature à influencer directement et indirectement la performance des entreprises immobilières. Cette recherche est consacrée à l'analyse exclusive de la notation de crédit et la certification d'immeubles. Les agences de notation DBRS et Moody's combinent les facteurs comme la taille du portefeuille et la qualité des actifs, la diversification en terme géographique et de catégorie d'immeubles, la structure du capital et l'accès facile aux capitaux à court et moyen terme, pour déterminer et publier la note de crédit des entreprises immobilières. D'un autre côté, les organismes de certification LEED et BOMABESt se basent sur les aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance pour déterminer la performance et la gestion environnementales des immeubles existants et des nouvelles constructions. La théorie de l'agence, la théorie du signal et la théorie de l'efficience des marchés expliquent que ce type d'informations est utile aux investisseurs pour connaitre les entreprises et pour déterminer les prix des actifs de ces entreprises. Cependant, suivant l'exemple de la notation de crédit, la certification d'immeubles pourrait être améliorée en pondérant les critères pris en compte pour mettre par exemple plus de poids sur les critères qui ont un impact environnemental plus important.

Résumé
10 h 15
Normes comptables et méthodes d'évaluation de l'actif immobilier face aux défis des nouvelles pratiques
Maazou ELHADJI ISSA (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )

Cette étude a une double finalité : une portée théorique et des objectifs pratiques obéissant aux règles d'un projet de recherche et développement en partenariat avec des entreprises du secteur privé. Le sujet de la recherche traite des normes comptables et des méthodes d'évaluation de l'actif immobilier face aux défis des nouvelles pratiques et vise à comprendre, à expliquer et à traiter les implications pratiques et managériales des «nouvelles tendances et pratiques de l'évaluation de l'actif immobilier».

Traitant des regards croisés du financier, du comptable, du foncier et de l'industriel sur l'actif immobilier, la problématique consiste à traiter les principales questions de savoir :

-  Quelles sont les divergences et les convergences des logiques de valorisation de l'actif l'immobilier entre le financier, le comptable, le foncier et l'industriel ? Qu'en est-il de la question du contexte institutionnel et géographique de l'actif immobilier?

-  Comment la valeur de l'actif immobilier prend  t- elle en compte des nouveaux aspects comme la certification et la valeur immatérielle?

-  Quelles sont les implications et comment les acteurs gèrent ils les nouvelles tendances (nouveaux modèles d'affaires, nouvelles ingénieries contractuelles, etc.) les nouvelles normes (normes comptables, réglementation foncière, normes d'éthique, etc.) et les nouvelles pratiques (pratiques financières, comptables, juridiques, etc.) en matière de valorisation de l'actif immobilier ?

Résumé
10 h 30
L'investissement immobilier dans le portefeuille des fonds de retraite
Komlan Sedzro (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )

Nous analysons l'importance de l'immobilier comme une occasion de diversification du portefeuille des fonds de pension québécoise. Nous examinons à la fois l'évolution de l'investissement direct et indirect en immobilier dans la composition du portefeuille des fonds de pension depuis la crise de 2008. En effet, l'immobilier est considéré comme la plus importante classe d'actifs alternatifs à cause de ses nombreux atouts qui en motivent, selon plusieurs auteurs (Andonovet coll. 2012, Hudson-Wilson et coll. 2005), leur ajout dans le portefeuille des fonds de pension: une diversification, une réduction du risque global et un rehaussement du rendement absolu du portefeuille, une couverture contre l'inflation, constituent une source stable de flux de trésorerie au portefeuille.Cependant, ce type d'investissement présente aussi quelques faiblesses que les fonds immobiliers permettent d'atténuer. En effet, comparativement aux valeurs mobilières, les placements immobiliers sont moins liquides;le marché immobilier semble moins transparent, la gestion est plus complexe et les coûts connexes sont plus élevés.Cette étude permet ainsi d'appréhender le portrait actuel de l'investissement direct et indirect (c.-à-d. les fonds immobiliers) en immobilier dans le portefeuille des fonds de pension québécoise et de voir s'il a permis d'obtenir les avantages qu'on lui attribue en terme de diversification ou de rehaussement du rendement absolu.

Résumé
10 h 45
Pause
11 h 00 à 12 h 00
Communications orales
Gestion des risques en immobilier
Présidence/Animation : Philippe Richard (Fondation Palladio)
11 h 00
Quelques risques et méthodes en gestion immobilière : définir les risques organisationnels, tenir compte des écologies organisationnelles et traiter le cas des immeubles de grande hauteur
Pierre ROMELAER (Université de Paris Dauphine (Paris 9))

Dans cette communication, Pierre Romelaer présente une synthèse de 7 travaux de recherche réalisés essentiellement dans le cadre de l'Acfas et de la Chaire Ivanohé Cambridge de recherche en immobilier. Le point de départ de ces travaux est une comparaison entre trois approches de la recherche: celle qui se base sur les traditions professionnelles ou académiques, celle qui se base seulement sur les perceptions subjectives et le pouvoir, et celle qui se base sur les différentes facettes du réel. Cette comparaison montre les insuffisances des deux premières: entre autres elles produisent des effets externes négatifs que l'on peut prévoir, mais qu'elles prévoient pas, et elles tiennent peu compte des aspects organisationnels.  A partir de là: (1) concernant l'intérieur de l'entreprise immobilière, on développe une méthode pratique d'identification des risques venant de l'organisation interne; (2) on montre les insuffisances de la norme ISO 31010; (3) concernant l'intérieur de l'entreprise immobilière, on développe une méthode pratique, on identifie l'importance des stratégies relationnelles, et on propose une méthode qui prend en compte les écologies inter-organisationnelles, de l'échelon local à l'échelon international; (4) dans la gestion des immeubles de grande hauteur, on identifie 56 risques, 32 pistes d'actions possibles, dont 25 sont des actions au moins en parties relationnelles et liées aux écologies inter-organisationnelles.

Résumé
11 h 15
Certains nouveaux métiers dans la réalisation d'infrastructures ou d'immeubles
Sylvain VILLIARD (GP Gouvernance Plus)

On a longtemps confié aux architectes le soin de traduire nos besoins en milieu de vie ou de travail en plan et devis. Aider qu'ils étaient par le génie, ils dessinaient des immeubles ou des  infrastructures  en  interprétant nos  goûts,  nos  nécessités,  nos  envies mais  souvent dans une perspective d'immédiat et sans un grand questionnement de notre part.  Ce travail, il le faisait très bien et ils le font encore très bien, mais comme tout ce qui change autour de nous, nous avons changé et sommes devenus plus exigeants.  Nous ne cherchons plus que nos  immeubles ou  infrastructures  ne remplissent  que  nos  besoins  actuels  mais  aussi  qu'ils aient une pérennité, une flexibilité, une performance et de plus en plus nous incorporons ces exigences dans nos contrats.

Résumé
11 h 30
La continuité des activités comme moyen d'atténuation des risques contribuant au potentiel de résilience dans la gestion des immeubles
Hamid TEMOUCH (Polytechnique Montréal), Benoît ROBERT (Polytechnique Montréal)

Une perturbation du fonctionnement d'un immeuble pourrait avoir un impact directement ou indirectement sur le confort et la sécurité des occupants. Cette perturbation peut avoir pour origine des causes de nature externe (aléa naturel, sinistre ou accident majeur dans l'environnement de l'immeuble, défaillance d'un service ou infrastructure dont dépend l'immeuble, etc.) ou interne (défaillance de l'alimentation électrique, atteinte à la qualité de l'air intérieur, incendie, déversement de produits dangereux, bris de canalisation provoquant une inondation, fuite de gaz, grève ou manifestation, interruption ou contamination d'eau, panne d'un équipement de sécurité, etc.). Tous ces évènements qui peuvent être à l'origine de la perturbation ont un effet sur l'atteinte aux objectifs de la mission de l'immeuble. C'est ce qui constitue la notion de risque. Face à ces risques, la gestion du risque est utilisée pour décrire le cadre de gestion employé afin de déterminer, de contrôler, d'éliminer ou de réduire - voire d'accepter - les différents risques auxquels l'immeuble fait face dans la réalisation de sa mission. Une des étapes importantes de la gestion des risques est le traitement du risque. La continuité des activités est une réponse autraitement du risque, sachant que tous les risques ne peuvent être éliminés. Elle est incontournable pour maintenir le niveau de service fourni, la mission requise, les performances préétablies de l'immeuble à un niveau acceptable malgré la perturbation.

Résumé
11 h 45
Période de questions
Après-midi
12 h 00 à 12 h 30
Communications orales
Les enjeux de la recherche en immobilier
Présidence/Animation : Andrée De Serres (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )
12 h 00
Fédérer la recherche et provoquer le croisement des regards des chercheurs et des professionnels pour mieux coproduire la ville
Philippe Richard (Fondation Palladio)

Les enjeux immobiliers que sont la performance, l'adaptabilité et la durabilité des actifs, mais aussi la réponse à apporter aux changements des modes de vie des utilisateurs, sont, désormais, étroitement liés aux enjeux de la révolution urbaine, sujet majeur du siècle présent.

La recherche en « sciences de l'immobilier » ne peut plus faire fi de la recherche en « sciences de la ville », l'une comme l'autre s'alimentant de l'expérience de la réalité qu'ont les acteurs privés et publics.

La Fondation Palladio, sous l'égide de la Fondation de France, soutient les individus qui se consacrent à cette recherche. Leurs travaux montrent que ce n'est pas le perfectionnement des produits du passé qui fera que la Société des Urbains sera viable ou non, mais la capacité et l'agilité qu'aura l'Homme à ré-inventer des méthodes et des outils adaptés et durables.

Au-delà des thèmes de recherche abordés, la Fondation Palladio a trois ambitions :

§  Décloisonner les disciplines académiques nécessaires à la production urbaine : la collecte de données de plus en plus éparses et complexes implique une approche pluridisciplinaire et structurée.

§  Contribuer au rapprochement des chercheurs qui analysent l'évolution des environnements, des comportements, des produits et des métiers, imaginent et proposent des voies en portant leur regard un peu plus loin qu'à l'accoutumée, nourrissent des décisions prises dans l'intérêt général.

Résumé
12 h 30 à 13 h 30
Assemblée générale
Dîner
13 h 30 à 15 h 30
Communications orales
Gouvernance, institutions et innovations
Présidence/Animation : Frank HOVORKA (Initiative Finance du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (UNEP-FI))
13 h 30
L'investissement en immobilier et les instruments de régulation en gouvernance foncière
Lina CANTIN (Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier)

Les investisseurs institutionnels constituent une partie importante des propriétaires d'immeubles dans le monde. Ils possèdent une personnalité juridique, détiennent des droits, des responsabilités, des obligations et des pouvoirs. Plusieurs facteurs expliquent l'intérêt croissant pour l'investissement en immobilier, tels que les faibles taux d'intérêt des émissions d'obligations dans les pays industrialisés (Bouyé, 2012), la nécessité d'investir à très long terme pour pallier au déficit des caisses de retraite et des pertes désastreuses d'actifs lors de la crise de 2008. Les investisseurs institutionnels disposent de capitaux et cherchent activement à augmenter le nombre d'actifs globaux (diversité géographique / investissement dans différents États du monde (Bouyé, 2012)) ainsi qu'à diversifier les actifs (mixité recherchée dans les actifs et hybridité immobilier/infrastructures). Considérant que les droits de propriété relèvent de coutumes et de systèmes juridiques locaux, il est nécessaire de bien connaître non seulement le cadre règlementaire local, lié à l'immobilier, mais également les mécanismes de reconnaissance de ces droits, ainsi que les mécanismes servant à les revendiquer.

Résumé
13 h 45
La réforme de la gestion et de la taxation foncières au Vietnam : un regard sur les deux dernières décennies
Hong-Loan TRINH (UQAM - Université du Québec à Montréal)

La  tendance  de  la  globalisation  a  amené  des  changements  dans  le  mode  de  décision    des gouvernements.   Dans   les   pays   en   développement,   le   processus   de   décentralisation   a progressivement  fait  son  chemin  depuis  les  années  1990.  Il  en  consiste  dans le  transfert  des pouvoirs  politiques,  administratifs  et  fiscaux  aux  autorités  locales  afin  d'implanter  ou  de renforcer l'autonomie,  la  démocratie  et  l'efficience  de  la  gouvernance  locale.  Un  aspect important de  ce mouvement porte sur le partage  des pouvoirs de gestion du patrimoine  foncier. Ce dernier est un facteur de production qui joue un rôle socio-économique incontestable. La lutte contre  la  pauvreté,  la  corruption,  l'accaparement  des  terres  passent  fondamentalement,  entre autres  solutions,  par  une  bonne  gestion  du  foncier.  Il  est  aussi  un facteur  de  précarité  et  d'exclusion et parfois le reflet des inégalités sociales et  économiques. L'ampleur, la profondeur et quelques  fois  la  violence  des  conflits  fonciers  jusqu'ici  enregistrés  en  Asie  du  sud-est  et  en Afrique de l'Ouest ont mis en évidence l'importance et la sensibilité des problèmes fonciers.

Résumé
14 h 00
La gestion du patrimoine universitaire français immobilier : une gouvernance à réinventer, illustration par la gestion du patrimoine universitaire français
Michel ROUX (Université Paris-Nord (Paris 13))

Pour faciliter les partages d'expériences, il est nécessaire de bien comprendre les définitions des domaines étudiés. En France, l'immobilier relève davantage de l'urbanisme, de la géographie, de la gestion commerciale et du droit, encore, assez peu de la finance ! Ensuite, une politique immobilière « autrement » suppose que l'on intègre les évolutions socio-économiques et les évolutions comportementales des individus. Nous sommes en train de basculer d'une société de la propriété à celle de l'usage. Cette communication se propose d'aborder ce sujet sous trois volets qui nous paraissent fondamentaux pour traiter des défis à relever par la sphère immobilière : 1/ les domaines de l'immobilier en France : panorama du secteur, des concepts et des métiers ; 2/ la nécessité d'une politique immobilière « autrement » par l'exemple de la gestion du patrimoine universitaire français : comment passer de la réhabilitation à la transition énergétique dans le cadre de la maîtrise des coûts ; 3/face aux évolutions technologiques, comment préserver une vision stratégique moteur du changement. Discrète, peu médiatisée, très largement transdisciplinaire, la recherche en gouvernance immobilière reste à préciser dans une période où l'optimisation des dépenses va s'avérer primordiale.

Résumé
14 h 15
Exploration d'une nouvelle heuristique de jugement sur le marché immobilier français
Thomas Lefebvre (Université de Paris Dauphine (Paris 9)), Fabrice Larceneux (Université de Paris Dauphine (Paris 9))

En France, la plupart des transactions sont effectuées par l'intermédiaire d'un agent immobilier. Cependant, les professionnels souffrent d'une relative mauvaise image de la part des consommateurs. L'objectif de cette recherche est alors d'identifier ce paradoxe. Nous introduirons l'aversion au paiement d'une commission, définie comme une heuristique de jugement fondée sur la sensation de se faire avoir par le fait que l'effort produit par un intermédiaire serait inférieur à la commission versée. Un cadre conceptuel fondé sur l'effet de cette heuristique de jugement sur l'intention de recommander les services utilisées est proposé. Le modèle testé empiriquement sur 1871 transactions met en évidence le mécanisme par lequel cette heuristique de jugement impacte négativement l'intention de recommander les services d'un agent immobilier pour une vente.

Résumé
14 h 30
La norme environnementale dans le secteur immobilier : l'exemple du bail vert en France
Jean-Michel BRANCHUT (ALLIANZ REAL ESTATE FRANCE)

Issu du volontarisme contractuel dans les pays anglo-saxons, codifié en France à l'issue des lois « Grenelle de l'Environnement », le bail vert vise l'amélioration des performances environnementales des immeubles tertiaires par un effort partagé entre le bailleur et le locataire. En France, le verdissement du bail se heurte à un contexte contractuel tendu entre ces parties prenantes. Sa mise en œuvre illustre des intérêts divergents mettant en relief les contradictions du développement durable au sein du secteur. Comment rétablir l'efficacité contractuelle de cette norme molle dans l'hexagone ? Comment réussir à pérenniser le consentement entre bailleurs et locataires autour d'un même projet d'amélioration environnementale ? Ce modèle contractuel ne saurait retrouver son souffle sans l'intervention autoritaire de l'État pour rétablir la force obligatoire de la norme environnementale, et partant, son effectivité. Cette étude propose aussi une réécriture du dispositif légal, dans le but de lui conférer une efficience certaine. Enfin, l'enjeu d'efficacité du bail vert consiste à promouvoir un dialogue écologiste entre les différents producteurs de norme. Les manifestations de soft law ont pu jusqu'alors prendre le relais d'un politique confronté à une crise institutionnelle sans précédent. Il conviendrait toutefois d'encadrer juridiquement ces pratiques afin d'éviter certaines dérives utilitaristes et contre-productive du verdissement immobilier. 

Résumé
14 h 45
Les motivations et les barrières de l'intégration de la mesure de la performance du bâtiment durable
Ahmed Dridi (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Il existe une abondante littérature sur les bâtiments durables, mais peu d'études ont porté sur les motivations et les barrières derrière l'intégration des indicateurs de mesure de la performance dans le projet durable à l'échelle mondiale, au Canada et particulièrement au Québec. Pour pallier à ce manque de recherche, notre travail tente d'examiner les principaux moteurs et obstacles de l'intégration de la mesure de la performance dans l'industrie de bâtiment durable au Québec.

Un examen complet de la littérature a été entrepris pour fournir un aperçu des questions de construction durable à l'échelle mondiale et au Québec, suivi d'une enquête empirique au Québec en utilisant une approche des entrevues semi-dirigées analysées par « Nvivo ».Notre lentille théorique est la théorie institutionnelle à travers laquelle nous identifions et nous examinons les influences favorisant la survie et la légitimité des pratiques organisationnelles. Notre étude est ancrée dans une approche de nature qualitative et nous mobilisons une analyse descriptive.

Résumé
15 h 00
Période de questions
15 h 30
Pause
16 h 00 à 17 h 00
Communications orales
Les normes de l'Initiative Finance du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE-IF) et les Principes pour l'Investissement Responsable (PIR) pour le secteur immobilier
Présidence/Animation : Andrée De Serres (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )
16 h 00
Les nouveaux seuils de la performance durable pour générer de la valeur en investissement immobilier : les recommandations du PNUE-IF
Frank HOVORKA (Initiative Finance du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (UNEP-FI))
17 h 30 à 19 h 00
Cocktail
Cocktail 
Afficher tous les résumés
Avant-midi
09 h 00 à 10 h 30
Communications par affiches
Session d'affiches
Présidence/Animation : Hélène Sicotte (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )
La gestion des risques liés à la gouvernance foncière dans l'investissement en immobilier
Lina CANTIN (Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier)
Définition et analyse des modèles d'affaires en gestion de l'immobilier multirésidentiel
Jonathan PELLETIER CHARTRAND (Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier)
Convergence des méthodes d'évaluation de l'actif immobilier
Maazou ELHADJI ISSA (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )
Évolution du cadre politique et légal en immobilier institutionnel au Québec
Elia DUCHESNE (Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier)
Aménagement des espaces innovateurs : une observation des processus
Virginie MÉNARD (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Plusieurs industries sont soumises à la règle impitoyable de l'innovation, les investissements en ce sens sont d'ailleurs importants et fréquents. Conséquemment, les enjeux concernent le support à l'innovation et la capacité d'attirer et de garder les meilleurs employés. Dans les deux cas, une partie de la réponse peut venir de la fonction immobilier sous la forme de l'aménagement de l'environnement physique, social et technologique des équipes de développement de nouveaux produits ou services. En effet, la fonction immobilier devrait être vue comme un outil stratégique qui crée de la valeur pour l'organisation :Les espaces innovateurs sont réputés être efficients en termes de coûts, flexibles et durables; ils supportent les changements organisationnels et le travail collaboratif et créatif. La finalité en est de fournir un espace de travail hautement performant qui maximise la productivité des employés et réduit les coûts d'opération à long terme.

L'objectif de cette recherche s'oriente donc autour des impacts des différents aménagements (physiques, sociaux et technologiques) sur la créativité et la performance des équipes d'innovation.

Résumé
Analyse du processus d'émergence et de développement des indicateurs du bâtiment durable : le cas du Québec
Ahmed Dridi (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Notation et finance immobilières
José Nadège DONGMO (Université de Lorraine)
10 h 30 à 11 h 30
Panel
Redéfinir les frontières de la recherche en immobilier
Présidence/Animation : Hélène Sicotte (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )
Participants : Lina CANTIN (Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier), Andrée De Serres (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM ), José Nadège DONGMO (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM ), Ahmed Dridi (UQAM - Université du Québec à Montréal), Maazou ELHADJI ISSA (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM ), Hélène Sicotte (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )
11 h 30 à 12 h 45
Communications orales
Les nouvelles pistes de recherche à privilégier
Présidence/Animation : Andrée De Serres (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )
12 h 00
Plénière
12 h 30
Mot de clôture