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465 - Démographie et main-d'œuvre : regards passés et enjeux futurs

Du jeudi 9 au vendredi 10 juin 2016

Au cours des dernières décennies, le Québec a connu les effets du baby-boom puis du baby-bust (effondrement de la natalité), transition accompagnée de plusieurs vagues d’immigration de type et de provenance différents. Depuis 2001, l’immigration représente d’ailleurs la principale source de la croissance de la population du Québec. L’effectif de la main-d’œuvre est en partie le résultat de cette évolution, mais aussi de changements de comportements et de caractéristiques de divers groupes sociaux face au marché du travail. 

Alors que le vieillissement de la population suscite des préoccupations quant à l’avenir de la croissance de la main-d’œuvre, l’évolution des rapports complexes entre les comportements démographiques, l’activité et l’emploi s’impose comme enjeu de recherche stratégique. Comme le soulignaient Laplante et Godin (2003), « […] la relation entre l’évolution de la population active et de la population employée d’une part, et les phénomènes démographiques stricto sensu d’autre part, est maintenant un système complexe où la décision de participer au marché du travail joue vraisemblablement un rôle plus important que l’offre d’emploi. Dans un tel contexte, prévoir l’utilisation de la population active et de la population employée requiert vraiment des hypothèses sur la nature et la répartition des comportements […]. » Depuis une dizaine d’années, d’énormes progrès ont été réalisés dans ce domaine grâce à l’accès à de nouvelles sources de données et aux développements méthodologiques en matière de modélisation.

Ce colloque a pour principal objectif de réunir les chercheurs qui s’intéressent, d’une part, aux processus démographiques et, d’autre part, aux tendances économiques et sociales qui interagissent avec ces processus et qui ensemble déterminent l’effectif, la composition et la productivité de la main-d’œuvre. Le colloque sera sous la responsabilité scientifique d’Yves Carrière, responsable du colloque annuel de l’ADQ (Association des démographes du Québec), Benoît Dostie, directeur du CIQSS (Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales), et Pierre-Carl Michaud, cotitulaire de la Chaire Industrielle-Alliance sur les enjeux économiques des changements démographiques.

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Colloque
Section 400 - Sciences sociales
Responsables
UdeM - Université de Montréal
HEC Montréal
UdeM - Université de Montréal
Pierre-Carl Michaud
École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
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Avant-midi
08 h 30 à 10 h 30
Communications orales
Immigrants, formation et marché du travail
Présidence/Animation : Benoit DOSTIE (HEC Montréal)
08 h 30
Mot de bienvenue
08 h 40
Les immigrants de première génération diplômés de l'université en 2006
Claude Raymond ALEXIS (CIQSS - Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales)

Ce travail de recherche vise principalement à étudier la population des immigrants âgés entre 20 et 49 ans ayant reçu un diplôme d'une université québécoise en 2006. Nous cherchons à identifierles régions ou pays de naissance d'oùproviennent les personnes les plus susceptibles d'être diplômées de l'université du système éducatif québécois. L'effet de la période d'arrivée selon l'âge à l'immigration et de la langue d'usage à la maison a été examiné afin de mieux comprendre leur lien avec la chance pour qu'un immigrant ait obtenu un diplôme universitaire au Québec. Nous avons utilisé une analyse bivariée et multivariée axée sur des variables démographiques, ethnoculturelles et contextuelles tirées des données du recensement de 2006. Au regard des statistiques, l'Europe de l'ouest et du nord est au premier rang des régions de provenance des immigrants. Quant à la possession d'un titre universitaire, les immigrants nés en Afrique du Nord ont des chances élevées, et se démarquent de ceux nés dans d'autres régions ou pays du monde. Nous avons décelé que les cohortes récentes d'immigrants (celles de 2000-2006) âgés entre 20 et 49 ans au moment de leur arrivée au Québec sont plus susceptibles d'avoir un titre universitaire par rapport à celles qui y sont arrivées en 1980-1989 et 1990-1999 au Québec. Par ailleurs, le fait de parler une langue à la maison autre que les deux langues nationales du Canada semble être associé à une moindre chance d'avoir un titre universitaire. 

Résumé
09 h 00
L'intégration économique des jeunes issus de l'immigration au Québec et au Canada
Brahim Boudarbat (UdeM - Université de Montréal), Pouya EBRAHIMI (HEC Montréal)

Selon l'OIT, la détérioration de la situation des jeunes sur le marché du travail est l'un des grands problèmes auxquels font face tous les pays du monde. Au Québec et au Canada de plus en plus de jeunes sont issus de l'immigration. Une littérature abondante a mis en évidence les problèmes d'intégration en emploi des nouveaux arrivants et les facteurs qui expliquent ces problèmes. La situation des jeunes issus de l'immigration a reçu relativement moins d'importance dans cette littérature. Notre objectif principal est de vérifier dans quelle mesure les sociétés d'accueil tirent avantage du potentiel que représentent ces jeunes. Nous avons considéré les jeunes Canadiens de 15 à 29 ans que nous avons scindés en cinq groupes : (1) les jeunes de la troisième génération et plus; (2) les jeunes de la deuxième génération dont un seul paren test né à l'étranger; (3) les jeunes de la deuxième génération dont les deux parents sont nés à l'étranger; (4) les jeunes de la première génération arrivés à l'âge de 12 ans ou moins; et (5) les jeunes de la première génération arrivés après l'âge de 12 ans. Ces groupes sont comparés en considérant l'origine ethnique, les connaissances linguistiques, le niveau de scolarité, l'accès à l'emploi, et certaines conditions de travail. Les données proviennent du recensement et de l'Enquête nationale auprès des ménages et couvrent la période 2001-2011. Nous comparons également la situation au Québec avec celle qui prévautdans le reste du Canada.

Résumé
09 h 20
Effets causals de la formation sur la dynamique de l'offre de travail des immigrants : une approche utilisant les modèles de durée à plusieurs états et plusieurs épisodes
Marie Albertine DJUIKOM TAMTCHOUONG (Université Laval), Guy Lacroix (Université Laval), Bernard Fortin (Université Laval)

Dans cette étude, nous modélisons le comportement d'offre de travail des immigrants du Québec en expliquant les transitions entre les états d'emploi, de chômage et de formation. Nous nous focalisons sur les effets de la formation post-immigration et faisons une distinction entre les deux types d'emploi que peut avoir un immigrant, à savoir,un emploi qualifié ou un emploi non qualifié selon que l'emploi correspond ou non à son niveau d'éducation. En utilisant les données sur les immigrants de la catégorie des travailleurs qualifiés, nos résultats montrent que la formation privée affecte positivement la mobilité sur le marché du travail à moyen et à long terme, mais négativement à court terme. En outre, la formation affecte les femmes et les hommes différemment avec un effet significatif et positif pour les femmes. Il ya également des effets hétérogènes sur les différents probabilités de transitionselon le niveau d'éducation, la qualité du capital humain et l'état matrimonial.  Par ailleurs, un autre facteur important de l'intégration professionnelle des immigrants c'est l'âge à l'immigration. En effet, immigrer à un plus jeûne âge accroît la probabilité d'obtenir un emploi qualifié et à avoir des périodes de chômage plus courtes. La faible demande de main-d'oeuvre locale a également eu un effet négatif sur l'intégration des immigrants en réduisant leur probabilité d'obtenir un emploi qualifié, cependant, elle augmente l'obtention d'un emploi non qualifié. 



Résumé
09 h 40
Période de questions
10 h 10
Pause
10 h 30 à 12 h 00
Communications orales
Projections de la main-d'oeuvre
Présidence/Animation : Benoît Laplante (INRS - Institut national de la recherche scientifique)
10 h 30
Mesurer et comparer le défi démographique du Québec sous l'angle de la population en âge de travailler 
Frédéric F. Payeur (ISQ - Institut de la statistique du Québec)

En annonçant 10 millions d'habitants à l'horizon 2061, le scénario de référence de la plus récente édition des projections démographiques de l'Institut de la statistique du Québec rehausse encore d'un cran les perspectives de croissance de la population québécoise. Il n'en demeure pas moins que le groupe des 20 64 ans, couramment cité pour représenter la population en âge de travailler, se dirige toujours vers un léger déclin de 2017 à 2030. Au même moment, les deux autres grands groupes d'âge croitront, tout particulièrement celui des aînés. Dans certaines régions du Québec, la population des 20-64 ans pourrait décroître de 25 % d'ici 2036, pendant que le nombre d'aînés pourrait presque doubler. Bien que le nombre des 20-64 ans et les indicateurs qui en découlent reposent sur une approximation imparfaite de la population susceptible de travailler et de supporter les jeunes et les aînés, ils sont souvent les seuls indicateurs disponibles pour les comparaisons entre pays, provinces ou périodes historiques. À l'aide des données les plus récentes, une comparaison du défi démographique auquel font face le Québec, les pays de l'OCDE et les provinces canadiennes sera présentée, sous l'angle plus précis des 20-64 ans et de leur part dans la population totale.

Résumé
10 h 50
Changements démographiques au Québec : vers une décroissance de l'emploi d'ici 2050?
Luc Bissonnette (Université Laval), David BOISCLAIR (UQAM - Université du Québec à Montréal), François LALIBERTÉ-AUGER (UQAM - Université du Québec à Montréal), Steeve MARCHAND (Université Laval), Pierre-Carl Michaud (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )

Nous projetons le niveau d'emploi au Québec d'ici 2050 à l'aide d'un modèle qui simule la démographie et les comportements socio-économiques au niveau individuel. Ces résultats sont contrastés avec les projections effectuées par la Régie des rentes du Québec en 2013 et avec des projections qui maintiennent le niveau d'éducation et les comportements d'emploi inchangés. En dépit du vieillissement démographique qui fera diminuer la population en âge de travailler, les comportements récents sur le marché du travail suggèrent que le Québec aura droit à une hausse des taux d'emploi, surtout chez les travailleurs expérimentés. En conséquence, la croissance totale du niveau de l'emploi de 2015 à 2050 devrait être plus élevée que celle prévue. Nos résultats suggèrent que cette croissance permettra d'amoindrir légèrement les effets du vieillissement en soutenant la croissance économique.

La note suivante présente ces travaux de manière plus détaillée: http://www.cedia.ca/sites/cedia.ca/files/cahier_15-18_change_demo_quebec.pdf

Résumé
11 h 10
Âge à la retraite et taux d'emploi des 55 ans et plus au Canada: Résultats de quelques scénarios de projections
Yves CARRIÈRE (UdeM - Université de Montréal)

Le taux d'emploi des Canadiens âgés de 55-69 ans a augmenté de façon importante depuis le milieu des années 1990, période qui avait été précédée par une chute de l'âge effectif de la retraite. Inattendue il y a quelques années, cette remontée présente plusieurs aspects positifs dans un contexte de vieillissement démographique qui s'accompagne d'une croissance moins rapide de la main-d'œuvre et d'une espérance de vie à 65 ans qui ne cesse de croître. 

À partir des données de l'Enquête sur la population active, nous analysons l'évolution des taux de retraite par âge et sexe pour les cohortes nées depuis 1927 et projetons ces taux pour les cohortes du baby-boom. Les projections tiendront compte de différents scénarios concernant la retraite dite volontaire, et la retraite pour des raisons liées à l'économie, la santé et les responsabilités personnelles et familiales. Les résultats montreront que, même à taux de retraite constants, la retraite se prendra plus tardivement chez les cohortes du baby-boom comparativement aux cohortes qui les ont immédiatement précédées, et que la durée de la retraite n'augmentera probablement pas au même rythme que les gains prévus en espérance de vie. En plus des effets des différents scénarios sur l'âge effectif de la retraite, les résultats présenteront le lien entre cet âge et l'évolution possible du taux d'emploi global au Canada. Nous aborderons aussi quelques aspects potentiellement négatifs du report de la retraite. 

Résumé
11 h 30
Période de questions
Après-midi
12 h 00 à 13 h 15
Assemblée générale
Dîner
13 h 15 à 14 h 45
Communications orales
Immigrants et risques différenciés
Présidence/Animation : Pierre-Carl Michaud (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )
13 h 15
L'effet de la connaissance des langues officielles, du niveau de littératie et du statut d'immigrant sur le risque de surqualification au travail des Canadiens
Alain Bélanger (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Samuel Vézina (INRS - UCS - Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation Culture Société)

Les résultats montrent que l'usage des langues officielles et le niveau de littératie ont un impact significatif sur la propension des travailleurs canadiens à être surqualifiés. Le fait de parler une langue non-officielle à la maison et le fait d'avoir un faible niveau de littératie augmentent tous les deux de 70% le risque d'être surqualifiés. Bien qu'il existe une relation entre langue et littératie, ces deux types de compétences expliquent une part distincte du risque de surqualification des travailleurs canadiens.

À l'instar du revenu ou du taux d'emploi, le taux de surqualification est un indicateur d'intégration des immigrants sur le marché du travail. Comparativement à la moyenne de l'OCDE, le taux de surqualification au Canada est élevé mais l'écart entre les immigrants et les natifs est relativement faible.

L'objectif de cette recherche est de mesurer l'impact de la connaissance des langues officielles et des compétences en littératie sur le risque accru d'être surqualifié des immigrants par rapport aux natifs. Les données canadiennes de l'enquête du Programme pour l'évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA) de 2012 sont utilisées. Au total, l'échantillon retenu compte 13 624 cas et représente les 14,5 millions de Canadiens âgés de 25 à 64 ans détenant un diplôme secondaire ou plus qui étaient à l'emploi au cours de la semaine précédant l'enquête.

Résumé
13 h 35
Les conséquences de la non-concordance entre emploi et formation sur la rémunération salariale des diplômés postsecondaires d'origine immigrée de la RMR de Montréal
Jocelyn LEFEBVRE (INRS - Institut national de la recherche scientifique), Jacques Ledent (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

Cette communication a pour objet d'examiner si la structure des écarts de salaire selon le degré de non-concordance entre emploi et formation (pénalités en cas de surqualification et primes en cas de sous-qualification) vaut aussi bien pour les travailleurs d'origine immigrée que pour les autres travailleurs. L'examen en question est effectué en référence  à la population de la RMR de Montréal incluse dans  l'échantillon 20% du recensement de 2006 qui,  âgée de 25 à 54 ans, détient un diplôme postsecondaire. Plus précisément, il fait appel à une série d'analyses de régression linéaire multivariée visant à estimer l'influence exercée par le degré de non-concordance entre emploi et formation  sur le logarithme du salaire hebdomadaire dans plusieurs sous-populations distinguées au moyen de deux marqueurs de l'origine immigrée : naissance hors Canada et appartenance à une minorité visible. Globalement, les résultats, obtenus séparément pour les titulaires d'un diplôme universitaire d'une part et les titulaires d'un diplôme collégial ou assimilé d'autre part, pointent vers une certaine régularité dans la modulation des écarts de salaire estimés pour les différentes sous-populations considérées. Néanmoins, ils mettent en valeur des différences parmi lesquelles l'une des plus intéressantes  veut que, comparativement à leurs pairs nés au Canada, les travailleurs nés hors Canada sont plus pénalisés au niveau universitaire, mais par contre moins pénalisés au niveau collégial.

Résumé
13 h 55
L'écart dans le taux de mortalité entre les groupes linguistiques au Québec : effet synergique de la langue, de l'immigration et du statut socioéconomique
Ernest Lo (INSPQ - Institut national de santé publique du Québec), Mai Thanh Tu (INSPQ - Institut national de santé publique du Québec), Normand TREMPE (INSPQ - Institut national de santé publique du Québec), Nathalie Auger (INSPQ - Institut national de santé publique du Québec)

Les anglophones et les allophones, en minorité au Québec, ont un taux de mortalité inférieur à celui des francophones. Le statut socio-économique (SSE) des anglophones et allophones est respectivement supérieur et inférieur à celui des francophones et la proportion d'immigrants est très variable parmi les trois communautés. Les écarts dans la mortalité pourraient être dus aux effets d'un faible SSE ou de «l'immigrant en bonne santé». La langue pourrait avoir un effet modérateur sur le SSE et le statut d'immigrant.

Nos hypothèses sont: H1) L'écart selon la langue est expliqué par le statut d'immigrant et le SSE. H2) L'écart selon le statut d'immigrant est modéré par la langue. H3) L'écart selon le SSE est modéré par la langue et le statut d'immigrant. H4) L'effet de l'immigrant en bonne santé s'applique également aux gens nés au Canada mais hors Québec (immigrants internes).

Nous avons analysé les décès généraux, par cancer, maladies cardiovasculaires, respiratoires, trauma et suicide au Québec (2004-2008) à l'aide de régressions multi-niveaux de Poisson ajustées (âge, sexe, langue, SSE et lieu de naissance). Les effets modérateurs sont estimés par des termes d'interaction.

Nos résultats préliminaires suggèrent une absence d'effet du statut d'immigrant ou du SSE sur les écarts dans la mortalité (H1). Notre étude aidera à mieux comprendre les disparités en santé selon la langue et à améliorer les services en santé offerts à l'ensemble des québécois.

 

Résumé
14 h 15
Période de questions
14 h 45
Pause
15 h 00 à 17 h 00
Panel
Assemblée annuelle des démographes du Québec
19 h 00 à 21 h 00
Cocktail
Souper de l'Association des démographes du Québec
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Avant-midi
08 h 30 à 10 h 00
Communications orales
Famille, éducation et emploi
Présidence/Animation : Sarah Fortin (RCCDR - Réseau canadien des Centres de donneés de recherche)
08 h 30
L'héritage de l'éducation comme reproduction des élites? Une comparaison des tendances au Québec et dans le reste du Canada sur 30 ans
Pierre Lefebvre (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM ), Martin LEBLOND-LÉTOURNEAU (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM ), Philip MERRIGAN (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )

Au Canada, comme dans plusieurs pays riches, plusieurs études ont montré un accroissement de l'inégalité du revenu pour tous les groupes de revenu. À la différence de la plupart des chercheurs qui se concentrent sur le revenu, notre point de mire est l'éducation.  Notre étude analyse la transmission du patrimoine éducatif qui se fait du vivant des parents, la famille étant le premier lieu d'éducation. L'analyse vise à identifier laquelle des deux tendances de l'éducation transmise prédomine : soit différent et mieux que nous (émancipation), soit comme nous (reproduction). Est-ce que l'influence du statut éducatif des parents est corrélée avec celui de leur descendance, s'est-elle modifié ou est restée inchangée à travers les années au Canada et plus particulièrement au Québec.L'étude utilise les données provenant de 14 cycles de l'Enquête Social Générale auprès des ménages canadiens. Ces données rapportent des informations sur le plus haut niveau d'éducation des répondants, celui de leurs parents. L'analyse prédit la probabilité qu'un répondant soit gradué de l'université/du secondaire/du postsecondaire conditionnellement au fait que ses deux parents (ou un des parents) ont, eux aussi, le même niveau d'études et notamment un diplôme universitaire. Cette probabilité estimée pour chacun des cycles, permet de mettre en lumière les changements ou non dans le temps et donc, si la mobilité intergénérationnelle s'est modifiée.



Résumé
08 h 50
Emplois moins qualifiés et participation des mères et des pères au marché du travail depuis les 20 dernières années : des différences entre le Québec et l'Ontario?
Luc Cloutier-Villeneuve (ISQ - Institut de la statistique du Québec)

Il ne fait aucun doute aujourd'hui que le fait d'avoir des enfants ne constitue pas un frein à la participation des parents au marché du travail. Mais en allant au-delà de la simple participation, on peut se demander si les mères et les pères arrivent aussi à s'intégrer au marché du travail dans des emplois correspondants à leur niveau d'éducation. Cette question demeure centrale puisqu'on assiste depuis plusieurs années à un rehaussement important de la scolarisation, en particulier chez les femmes.


Cette communication porte sur l'évolution de la part de l'emploi moins qualifié chez les travailleuses et les travailleurs ayant des responsabilités familiales. Le fait de retenir cet indicateur permet de voir comment s'insèrent « qualitativement » les personnes sur le marché du travail compte tenu de leur niveau d'éducation. Un certain nombre d'autres indicateurs sont mobilisés afin de bien caractériser leur situation sur le marché du travail. L'approche retenue consiste à suivre une cohorte d'année en année à partir des données de l'Enquête sur la population active et portant sur les travailleuses et les travailleurs avec ou sans enfants. Des premiers résultats indiquent que la part d'emplois moins qualifiés a diminué graduellement au Québec chez les mères depuis les 20 dernières années dépassant même les pères à ce chapitre. Or, afin de voir si cela est particulier au Québec, des comparaisons avec la situation en Ontario seront présentées et discutées. 

Résumé
09 h 10
 L'effet de la qualité d'emploi sur l'équité au sein des couples canadiens 
Maude Boulet (Université McGill), Céline Le Bourdais (Université McGill)

L'objectif de cet article consiste à identifier les caractéristiques de l'emploi permettant aux femmes de négocier une meilleure équité dans leur couple. Pour répondre à cet objectif, nous avons construit une typologie de l'équité au sein des couples à partir des données de l'Enquête sociale générale (ESG) de 2011. Cette typologie permet de classer les couples selon deux axes, soit la répartition des tâches domestiques et la contribution financière aux dépenses du ménage. Neuf indicateurs sont mis à contribution pour évaluer la répartition des tâches domestiques (par ex. : principal responsable de la préparation des repas), alors que cinq indicateurs sont utilisés pour évaluer la contribution financière aux dépenses du ménage (par ex. : part des dépenses payées pour l'hypothèque). De plus, l'ESG permet de tenir compte de neuf aspects de l'emploi occupé, tels que la permanence, le nombre d'heures travaillées, l'horaire de travail et la rémunération pour n'en citer que quelques-uns. Les premiers résultats révèlent qu'une bonne qualité d'emploi chez les femmes, notamment sur le plan du nombre d'heures travaillées et du revenu, accroît l'équité au sein des couples, alors qu'on remarque la tendance inverse chez les hommes. Ces résultats amènent les auteures à suggérer qu'une politique favorisant le travail à temps plein des femmes combinée à une politique familiale valorisant le rôle de l'homme dans la famille pourraient améliorer l'équité au sein des couples canadiens.

Résumé
09 h 30
Période de questions
10 h 00
Pause
10 h 20 à 11 h 50
Communications orales
Parcours de vie et retraite
Présidence/Animation : Hélène Vézina (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
10 h 20
Vieillissement de la main-d'œuvre québécoise : le cas de la génération X
Charles FLEURY (Université Laval)

Le prolongement de la vie professionnelle est souvent envisagé pour faire face aux défis que pose le vieillissement démographique. La scolarisation accrue des individus, l'amélioration de l'espérance de vie en bonne santé et la tertiarisation de l'économie constitueraient des évolutions favorables à un tel prolongement. Bien qu'ils représentent un pan important de la population active québécoise actuelle, les membres de la génération X apparaissent peu dans les réflexions entourant le vieillissement démographique et le prolongement de la vie professionnelle. Ceux-ci présentent pourtant un parcours singulier dont il faut tenir compte lorsqu'il s'agit de faire des pronostics sur le vieillissement de la main-d'œuvre québécoise. Je vise à mettre en lumière certaines des transformations intervenues au cours des dernières décennies dans les sphères du travail et de la famille susceptibles d'avoir affecté leur parcours de vie et la façon dont ils envisageront la retraite. Adoptant l'approche des parcours de vie comme cadre d'analyse, j'examinerai de manière plus spécifique l'évolution de leur situation professionnelle et familiale ainsi que leurs modes d'agencement tout au long de la vie. Je m'appuierai sur les données québécoises de l'Enquête sur la population active et de divers cycles de l'Enquête sociale générale. Je traiterai également de quelques résultats issus de l'Enquête québécoise sur les conditions de travail, l'emploi et la santé et la sécurité au travail (EQCOTESST).

Résumé
10 h 40
Rôle de la richesse financière et non financière dans la décision de retraite
Sid Ali AMEDAH (Emploi et Développement social Canada ), Maxime FOUGÈRE (Emploi et Développement social Canada )

Cette présentation se propose de développer un fondement empirique pour comprendre les effets de richesse, à savoir comment les chocs de richesse tels que les héritages et le patrimoine immobilière affectent le comportement de retraite. Comprendre les effets de richesse sur le comportement de retraite est d'un intérêt primordial pour les décideurs en matière de politique sociale. Par exemple, de nombreuses options de politique telles que les changements à l'âge de la retraite ou le changement du taux de remplacement des pensions publiques impliquent des transferts implicites ou explicites de la richesse qui crée des incitations qui affecteraient les décisions de départ à la retraite, par le biais des effets de richesse. Plus précisément, dans le cas des plans à prestations déterminées, une politique publique de  pensions  à la retraite  change  la richesse du ménage au cours de son cycle de vie, afin d'influencer son comportement de retraite en changeant le taux de cotisation lors de sa participation au marché du travail et le bénéfice après la retraite.

Nous utilisons les micro-données transversales de l'Enquête sur la sécurité financière 2012, qui contient des informations rétrospectives sur les événements historiques des répondants comme l'âge à la retraite, le statut accession à la propriété et si la famille a reçu d'héritage, le montant reçu et la date a laquelle ils ont reçu ce montant.

Résumé
11 h 00
Préférences en matière de localisation résidentielle des personnes âgées dans la région métropolitaine de Montréal
Guillaume Marois (UdeM - Université de Montréal), Sébastien Lord (UdeM - Université de Montréal), Catherine Morency (Polytechnique Montréal)

L'étude des préférences en matière de localisation résidentielle des personnes âgées est une avenue relativement nouvelle des sciences sociales qui touche des enjeux fondamentaux en matière d'aménagement du territoire. Cette étude analyse les préférences en matière de localisation résidentielle de la population âgée de 65 à 74 ans dans la région métropolitaine de Montréal. En utilisant une approche statistique combinant l'Enquête nationale sur les ménages de 2011 et des systèmes d'information géographique, des modèles logit mixtes ont été développés pour identifier les caractéristiques du logement et du quartier qui agissent sur les choix résidentiels. Les résultats montrent que le logement idéal typique comporte de 4 à 5 pièces et se trouve dans un immeuble en hauteur qui est cependant situé dans un secteur à faible densité résidentielle où l'accessibilité aux services n'est pas toujours bonne. La plupart des déménagements se font par ailleurs sur une courte distance, soit à l'intérieur d'une même MRC, ce qui témoigne d'un fort attachement territorial. La classe la plus pauvre des aînés accorde une grande importance aux coûts d'habitation, alors que le mode d'occupation et le revenu moyen du quartier ressortent comme éléments  déterminants du choix résidentiel des plus riches. Ces comportements pourraient mener à une forme de ségrégation urbaine où les plus aisés des personnes âgées vivent à part du reste de la population.

Résumé
11 h 20
Période de questions
11 h 50 à 13 h 15
Assemblée générale
Dîner
Après-midi
13 h 15 à 14 h 45
Communications orales
Méthodes et projections
Présidence/Animation : Catherine HAECK (UQAM - Université du Québec à Montréal)
13 h 15
Les perspectives budgétaires du Québec jusqu'en 2030
Nicholas-james Clavet (Université Laval)

Cette note cherche à évaluer l'ampleur des défis budgétaires qui attendent le gouvernement du Québec au cours des prochaines années. Cette note projette l'évolution des finances publiques du gouvernement du Québec jusqu'en 2030. Le scénario de référence donne lieu à une augmentation des dépenses publiques provinciales de 53,8 G$ (54,7 % du PIB) (en dollars constants de 2014) d'ici 2030, tandis que les revenus n'augmentent que de 23,2 G$ (24,3 % du PIB). Le déséquilibre entre la croissance des dépenses et des revenus du gouvernement provincial mène à un déficit budgétaire de plus 32 G$ en 2030 (en dollars constants de 2014). On suppose dans ce scénario une croissance structurelle des dépenses suivant les mêmes tendances que les années passées (1,71 % en moyenne). Quatre scénarios alternatifs sont également évalués. On impose dans le scénario alternatif (1) une croissance structurelle des dépenses égale au taux de croissance du PIB réel. Ce taux de croissance plus faible (0,63%) mène tout de même à une situation de déséquilibres budgétaires chroniques et un déficit d'environ 5,8 G$ (1,29 % du PIB) en 2030. Les trois autres scénarios alternatifs sont conçus pour atteindre des objectifs précis de réduction de la dette : (2) obtenir l'équilibre budgétaire à chaque année, (3) garder constant le rapport dette/ PIB et (4) réduire le rapport dette/ PIB à 45 % d'ici 2025 conformément à la Loi sur la réduction de la dette.

Résumé
13 h 35
Analyse de la pauvreté chez les aînés au Québec à l'aide de l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011
Laure SEBRIER (Université Laval)

Dans cet article, nous exposons les statistiques de faible revenu extraites de l'Enquête Nationale auprès des Ménages (ENM) de 2011.

Les résultats préliminaires obtenus grâce à la Mesure du Panier de Consommation nous permettent d'identifier les groupes vulnérables chez les personnes âgées, particulièrement les individus seuls et les femmes. Nous comparerons également ces chiffres à ceux obtenus grâce aux autres mesures de pauvreté : SFR (Seuils de Faible Revenu) et MFR (Mesure de Faible Revenu) afin de les confronter car la littérature relève souvent des taux différents (Frechet, 2012).

Les données extraites sur les sources de revenus des ainés nous ont quant à elles permises d'identifier plusieurs faits saillants. D'une part l'importance des transferts publics et la faiblesse des revenus de travail. D'autre part, nous relevons la faible proportion des retraites privées, particulièrement chez les femmes et les individus pauvres. Par ailleurs, la pauvreté semble moins élevée chez les aînés percevant un revenu d'emploi.

Bien que l'ENM suscite des doutes, elle nous a permis de dégager des tendances globales de pauvreté pour le Québec extrêmement proches de celles publiées par l'ISQ, ce qui tend à légitimer son utilisation à des fins de recherche.

Résumé
13 h 55
Estimation de l'émigration au moyen de données administratives : défis actuels et perspectives d'avenir
Julien Bérard-chagnon (Statistique Canada)

Le fait que le Canada soit généralement perçu comme un pays d'immigration tend à occulter le phénomène inverse, c'est-à-dire le fait qu'à chaque année, plusieurs milliers de Canadiens quittent le pays pour s'établir à l'étranger. Au fil du temps, le départ de ces Canadiens a soulevé plusieurs enjeux. Il s'agit également d'une composante de l'accroissement démographique entrant dans le calcul des estimations démographiques officielles de Statistique Canada. 

L'étude approfondie de ces enjeux et l'exercice de comptabilité démographique reposent sur une mesure très fiable du phénomène. Or, l'estimation de l'émigration est un exercice difficile en raison de l'absence de sources de données appropriées. Ces estimations tendent à sous-estimer l'événement de sorte que cette composante est le principal facteur d'imprécision des estimations démographiques. Statistique Canada a récemment débuté un projet visant à améliorer l'estimation de l'émigration. Cette communication s'inscrit dans le début de ce chantier et vise deux objectifs. Tout d'abord, les principaux défis associés à l'estimation de l'effectif d'émigrants seront mis en évidence. Ces défis incluent notamment les différences conceptuelles dans la définition d'émigration et la sous-déclaration de l'événement. Par la suite, des pistes pour le développement d'une nouvelle méthode d'estimation à partir de données administratives seront proposées.



Résumé
14 h 15
Période de questions
14 h 45
Pause
15 h 05 à 17 h 00
Communications orales
Communications libres
Présidence/Animation : Danielle Gauvreau (Université Concordia)
15 h 05
Élaboration des tables de mortalité de Statistique Canada et évolution de la mortalité canadienne
, Rufteen SHUMANTY (Statistique Canada)

La durée de vie qui nous reste à vivre ainsi que la durée de vie d'un nouveau-né sont souvent présentées comme des indicateurs incontournables qui peuvent influencer fortement les décisions individuelles ainsi que les décisions prises par l'État. Les tables de mortalité servent, entre autres, de base pour prévoir les besoins en matière de programmes de retraite, de santé et de services sociaux. On peut recourir à ces tables pour des fins de planification et de rentabilité de tous les régimes publics ou privés où la mortalité est un élément important qui détermine soit les primes ou les cotisations à payer, soit les bénéfices à retirer. Dans un contexte de vieillissement démographique, la précision de l'élaboration des tables de mortalité prend de plus en plus d'importance, d'une part pour évaluer les tendances passées et d'autre part pour projeter le futur.Les tables de mortalité de Statistique Canada sont basées sur les décès de l'État civil canadien, les estimations démographiques au 1er juillet et au 1er janvier. Ce travail vise à présenter la nouvelle méthodologie utilisée depuis l'édition 2005-2007 et à dresser un portrait de l'évolution de la mortalité canadienne en effectuant des analyses à l'aide de diverses mesures de mortalité. 



Résumé
15 h 25
Services de garde universels et bien-être des parents : cas du Canada
Laetitia LEBIHAN (UQAM - Université du Québec à Montréal), Catherine HAECK (UQAM - Université du Québec à Montréal), Pierre Lefebvre (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM ), Philip MERRIGAN (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )

À partir de 1997, le gouvernement du Québec instaure une politique de services de garde universels à cinq dollars par jour pour les enfants de moins de cinq ans. L'un des objectifs de cette réforme est d'augmenter le taux d'activité des mères et ce grâce à une meilleure conciliation emploi-famille. Plusieurs études montrent que cette politique augmenta de manière significative le taux de participation des mères sur le marché du travail ainsi que la proportion d'enfants inscrit en services de garde réglementés.Dans cette étude, nous analysons l'impact à long terme de cette politique sur la santé et le comportement des parents.À l'aide des données de l'Enquête Longitudinale Nationale sur les Enfants et les Jeunes nous suivons les familles traitées sur plus de neuf ans et étudions l'impact au-delà des premières années de la réforme. Nos résultats montrent que la politique a augmenté les scores de dépression des mères ayant des enfants d'âge préscolaire. Les parents ont également adopté des pratiques parentales moins appropriées pour le développement de l'enfant. En effet, ils font preuve de plus d'inefficacité parentale et d'aversion envers leur enfant et ont moins d'interaction positive et de cohérence dans leurs pratiques parentales. Néanmoins, la majorité de seffets négatifs de la réforme disparaissent lorsque l'enfant entre à l'école. Enfin, nous montrons que cette tendance persiste même dix ans après la mise en place de la réforme.



Résumé
15 h 45
Projections de la population et des ménages autochtones au Canada, 2011 à 2036 : quelques résultats
Jean-Dominique MORENCY (Statistique Canada), Éric CARON-MALENFANT (Statistiques Canada), Simon COULOMBE (Statistiques Canada), Stéphanie LANGLOIS (Statistique Canada)

En septembre 2015, Statistique Canada a publié des projections de la population et des ménages autochtones pour le Canada et une sélection de régions pour la période allant de 2011 à 2036. Ces projections ont été produites à l'aide du modèle de projection par microsimulation Demosim, un modèle permettant de projeter un grand nombre de caractéristiques ethnoculturelles de la population canadienne, notamment le groupe autochtone et le statut d'Indien inscrit. Les microdonnées de l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011 ajustées pour le sous-dénombrement net au recensement et les réserves partiellement dénombrées ont servi de population de base pour ces projections. D'autres sources de données ont été utilisées pour la préparation de ces projections dont le Registre des Indiens, l'État civil, etc

.Dans le cadre de cette présentation, on propose, dans un premier temps, de présenter le contexte dans lequel ces projections ont été réalisées. Dans un second temps, les hypothèses et les scénarios qui ont été retenus pour cet exercice de projection seront explicités. Enfin, quelques résultats de projections seront présentés, notamment en ce qui concerne la population des Indiens inscrits, des Indiens non inscrits, des Métis et des Inuits pour diverses géographies. Un accent particulier sera mis sur la situation au Québec. Finalement, quelques résultats de projections des ménages seront aussi présentés.

Résumé
16 h 05
Portrait démogénétique de la région de Saguenay
, Marc Tremblay (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

La population du Québec a déjà fait l'objet de plusieurs études en génétique des populations en raison de la grande qualité de ses bases de données qui couvrent près de quatre siècles. Ces études ont permis de témoigner de l'importance des effets fondateurs qui ont forgé la population depuis l'arrivée des premiers pionniers européens. Certaines régions québécoises, dont celle du Saguenay-Lac-St-Jean, sont particulièrement touchées par ces effets fondateurs. Cette étude dressera un nouveau portrait démogénétique de la région de Saguenay à partir de l'analyse de 247 généalogies ascendantes reconstruites dans le cadre du projet CARTaGENE. Les reconstructions ont été faites en utilisant la base de données BALSAC. Les analyses ont été effectuées à l'aide du logiciel GENLIB. Les différentes branches généalogiques remontent jusqu'aux premiers immigrants venus au Québec. Les branches les plus longues remontent donc au début du XVIIe siècle, pour une profondeur généalogique moyenne de onze générations. La majorité des fondateurs identifiés sont d'origine française, mais d'autres origines canadiennes et européennes sont également observées. Le niveau d'apparentement des sujets est plutôt faible lorsque mesuré jusqu'à la cinquième génération d'ancêtres, mais il augmente rapidement à partir de la septième génération. Les résultats de cette étude seront comparés aux résultats d'études antérieures portant sur la population du Saguenay-Lac-St-Jean et celles d'autres régions du Québec.


Résumé
16 h 25
Période de questions
16 h 55
Mot de clôture