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314 - Féminismes, sexualité, liberté

Le lundi 13 juin 2016

Parmi les revendications féministes des cinquante dernières années, le droit de disposer librement de son corps et de sa sexualité est l’une des plus fondamentales. Ce colloque abordera les liens entre les féminismes (pensés au pluriel et impliquant convergences, dissensions et débats), la sexualité et la liberté.

Déjà objets de recherche depuis quelques décennies, ces thèmes sont maintenant réexaminés avec des outils théoriques et méthodologiques hérités des débats traversant le champ des études féministes. Notons, par exemple, ceux proposés pour penser la complexité des représentations artistiques, médiatiques et culturelles de la sexualité, la multiplicité des identités de sexe/sexualité/genre, les notions de libre choix et de consentement.

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Colloque
Section 300 - Lettres, arts et sciences humaines
Responsables
Lori SAINT-MARTIN
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Avant-midi
09 h 00 à 10 h 00
Communications orales
Ouverture du colloque
Présidence/Animation : Lori SAINT-MARTIN (UQAM - Université du Québec à Montréal)
09 h 00
Mot de bienvenue
Lori SAINT-MARTIN (UQAM - Université du Québec à Montréal)
09 h 05
La sexualité : un lieu politique d'où défaire les rapports d'oppression?
Wendy DELORME (Autre)

Au sein des mouvements féministes, les liens entre sexualité et rapports d'oppression font depuis longtemps l'objet d'une discussion serrée. La question des sexualités minoritaires/minorisées, du travail du sexe et de la pornographie, notamment, donnent lieu à des conflits définitoires majeurs et des clivages relatifs aux enjeux et stratégies de la lutte féministe.

Se saisissant de ces questionnements, nombre d'artistes et auteur.e.s ont travaillé la dimension politique du sexuel à travers une approche féministe en cherchant, dans l'espace d'un texte, d'une œuvre visuelle, le temps d'un spectacle, à abolir la marque du genre (Wittig) et saper les rapports d'oppression en partant du sexuel et de ses représentations.

Ces productions visuelles et discursives à caractère sexuellement explicite, contribuent-elles cependant à ramener encore la catégorie des femmes et les minorités sexuelles et de genre au corps et à la sexualité, à cette « maison de chair » (Lafon) où les femmes notamment ont toujours été cantonnées ? Comment cette politique des représentations du sexuel s'articule-t-elle avec la lutte contre les rapports de production et d'oppression matérielle ?

On s'intéressera à diverses expériences sémiopolitiques de décodage-recodage des représentations de la sexualité, réalisées en littérature ou sur scène, dans des perspectives féministes et queer, en questionnant leur potentiel subversif.

Résumé
10 h 00
Pause
10 h 15 à 12 h 15
Communications orales
Assignations et contre-assignations
Présidence/Animation : Rachel Chagnon (UQAM - Université du Québec à Montréal)
10 h 15
Désirs et contre-assignation
Thérèse St-gelais (UQAM - Université du Québec à Montréal), Audrey LAURIN (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans l'histoire des constructions sociales et culturelles des corps des femmes apparaissent en arrière-plan, voire en négatif, ces corps de femmes dont on veut précisément camoufler ou brouiller la dimension sexuelle. De ces corps surgit la représentation d'une abnégation sexuelle qui monopolise, de façon critique, la lecture de l'image.

Ainsi, dans Un coin du ciel (2014) de Myriam Jacob-Allard, c'est une sexualité rendue invisible par la voie de la représentation de la femme comme mère, à qui on ne reconnaît pas de corps désirant, qui habite l'image. Filmées depuis leur cuisine, des femmes relaient les paroles d'amour et de fidélité de la chanson country au titre éponyme, lesquels répondent aux désirs hétéronormés typiques de la culture dite populaire. Construite voire théâtralisée, c'est l'image de la femme-mère, dont la nature échapperait aux plaisirs du corps, qui s'avère dès lors inconvenante voire indécente dans sa représentation.

Le projet L'essayage (2009) de Marie-Andrée Houde propose quant à lui d'explorer la robe de mariée comme un objet de désir et de plaisir purement féminin, coupé de son contexte rituel. Des femmes, issues d'horizons divers, se prêtent tour à tour au jeu de l'essayage puis partagent pourquoi elles avaient envie de faire l'expérience de cette robe. Par l'accumulation, les différentes mises en représentation du corps féminin vêtu de ce vêtement culturellement codé, doublées de leur mise en récit, brouillent nos a priori sur l'archétype de la mariée.



Résumé
10 h 45
Chronique lesbienne du moyen-âge québécois de Jovette Marchessault (1980) : la résistance lesbienne comme contre-espace du désir
Marie-Claude Garneau (UQAM - Université du Québec à Montréal)

« [...] j'avais encore dans la souvenance, le ventre, le coeur, une maudite épaisseur de résistance» (Marchessault, 1980). Telle est une des revendications qu'émet la protagoniste de Chronique lesbienne au début de son récit. Cette jeune adolescente, en effet, à travers une critique acerbe des institutions patriarcales que sont l'Église catholique et le mariage, s'émancipe graduellement pour accéder à son identité lesbienne, où « le désir [...] empêche la neutralité de s'accomplir (Marchessault, 1980).

Avec cette communication, je propose de revenir sur cette oeuvre, une des premières de l'auteure féministe et lesbienne Jovette Marchessault, qui oscille entre récit narratif et monologue théâtral, et d'explorer les impacts qu'elle peut toujours avoir en 2016, notamment en analysant la question de la résistance lesbienne comme contre-espace (Foucault, 1966) du désir. Chez Foucault, un contre-espace représente « ces autres lieux, ces contestations mythiques et réelles de l'espace où nous vivons ». Il sera question d'approfondir les thèmes de l'adolescence, de la liberté et du désir dans cette œuvre et de montrer qu'ils nourrissent le contre-espace que représente la résistance lesbienne, de façon à la fois sensible et politique.

Résumé
11 h 15
 L'envie de Sophie Fontanel : se soustraire au « schéma des hommes »
Isabelle Boisclair (UdeS - Université de Sherbrooke)

«Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à cœur ni de situer dans le  temps ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle», écrit Sophie Fontanel en ouverture de son roman L'envie (Laffont, 2011). Dire que la « pire insubordination » réside dans le fait de refuser toute « vie sexuelle » suggère que la sexualité est une injonction à laquelle il faut se soumettre. À la clôture, l'auteure écrit : « Mais il s'approcha, et dès que je le pus avec quelle hâte j'appliquai ma main où elle n'allait plus. Je touchai quelque chose qui me rassura tellement ». Ma lecture, nourrie des propositions de divers théoricien-ne-s de la sexualité (Foucault, Rubin, Tabet) cherchera à identifier ce qui, dans le roman, rend craintif envers l'économie de la sexualité hétéronormative, notamment en mettant en évidence la non‐concordance  des scripts (Bozon, Gagnon) sexuels de la narratrice et de ses amants. Selon elle, les scripts sont sous l'influence du « schéma des hommes » (26). Un schéma des femmes est-il esquissé par le roman? Si oui, qu'est‐ce qui le distingue? L'analyse tentera de voir à quoi la narratrice veut échapper, ainsi qu'avec quoi elle se dit prête à renouer.



Résumé
11 h 45
Dans quoi et par quoi les femmes hétérosexuelles sont-elles « prises »?
Stéphanie Mayer (Chaire Claire-Bonenfant)

Depuis les cinquante dernières années, les féministes ont problématisé l'hétérosexualité, telle une institution sociale centrale du « vivre-ensemble » des femmes et des hommes. Selon diverses perspectives théoriques (féminisme radical, lesbianisme radical, poststructuralisme, queer, etc.), les féministes ont démontré comment l'hétérosexualité configure la différence ainsi que la hiérarchie entre les genres et les sexualités. Sans faire consensus, elles ont exposé les conséquences normatives et exclusives de l'hétérosexualité, sans pour autant fournir une compréhension fine du fonctionnement interne de l'institution pour les personnes qui s'y retrouvent. Autrement dit : qu'est-ce que cela signifie d'être positionnées comme femmes hétérosexuelles ou dans quels mécanismes internes les femmes hétérosexuelles sont-elles empêtrées? Le défi est donc d'exposer ce dans quoi et par quoi les hétérosexuelles sont « prises » et ce, par la captation des modalités internes visibles et invisibles de l'institution (idéologies, pratiques, contraintes, contradictions internes, relations avec d'autres institutions et l'État). Enfin, l'intérêt de cette communication est double : d'abord, comprendre le positionnement des femmes hétérosexuelles et ensuite, identifier ce à quoi elles se confrontent lorsqu'elles se posent comme actrices de changement au sein de l'institution hétérosexuelle, notamment en adhérant au féminisme qui appelle un élargissement de leur liberté et autonomie.



Résumé
Après-midi
12 h 15 à 13 h 45
Assemblée générale
Dîner
13 h 45 à 15 h 15
Communications orales
Sexualité et agentivité
Présidence/Animation : Isabelle Boisclair (UdeS - Université de Sherbrooke)
13 h 45
Sexualité des femmes et activisme féministe : le cas (controversé) de la SlutWalk
Elisabeth MERCIER (Université Laval)

En 2011 une première SlutWalk fut organisée pour protester contre la culpabilisation des victimes de viol et le double standard sexuel. Les tactiques de la SlutWalk, axées sur la réappropriation positive de l'insulte « salope », ont soulevé la controverse au sein des mouvements féministes et ailleurs. J'avance que c'est la légitimité de la sexualité comme mode d'action, de contestation et de représentation des femmes dans l'espace public qui est au cœur des critiques adressées à la SlutWalk. Cette communication cherche à saisir les façons par lesquelles les controverses autour de la SlutWalk réarticulent une compréhension normative, notamment en termes de plaisir/danger (Vance, 1984), de la respectabilité sexuelle des femmes en général et celle du bon sujet féministe en particulier.

Je présenterai d'abord la SlutWalk telle qu'elle s'inscrit dans différentes lignées d'actions féministes (Mercier, 2016). Puis, à partir d'une analyse critique des discours sur la SlutWalk dans les médias grand public et la blogosphère féministe, je mettrai en lumière les effets des controverses entourant la SlutWalk sur le plan de la normalisation sexuelle et de la régulation morale, éthique et politique des femmes. Dans une perspective queer, je discuterai certains enjeux liés à la sexualité en public (Berlant et Warner, 2002) et soulignerai comment la respectabilité agit comme limite à la liberté des femmes, en l'occurrence, celle de prendre la rue pour se revendiquer d'une sexualité active.

Résumé
14 h 15
L'agentivité sexuelle dans la pornographie féministe
Julie Lavigne (UQAM - Université du Québec à Montréal), Myriam LE BLANC ÉLIE (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans cette communication, nous souhaitons faire état de certains résultats de notre projet de recherche, Pornographie critique, féministe, queer et post-pornographie : contours d'une pratique émergente, dans lequel nous avons codifié et analysé le contenu sexuel d'une quarantaine de films faits par des femmes (cis et trans). Dans cette présentation, nous allons aborder la question précise, mais complexe, de l'agentivité sexuelle. Nous nous référerons dans un premier temps aux différentes définitions théoriques et empiriques de l'agentivité sexuelle. Nous présenterons dans un second temps les marqueurs d'agentivité que nous avons identifié dans les films du corpus. Il sera notamment question des patrons de consentement et de la communication des préférences sexuelles. Depuis Foucault (1976) et les travaux de Williams (1989), la pornographie mainstream est interprétée comme une norme de la représentation de la sexualité ainsi qu'un dispositif privilégié de la scientia sexualis. Paradoxalement, la pornographie mainstream est un produit fait par et pour des hommes, s'avère souvent incapable de témoigner adéquatement de la sexualité des femmes (cis comme trans) en plus de proposer une construction fragmentaire de la sexualité. Nous voulons analyser comment les productions de notre corpus relatent l'expérience sexuelle des femmes (cis et trans) et plus particulièrement comment et si elles mettent de l'avant des représentations plus agentiques de la sexualité des femmes. 

Résumé
14 h 45
Autoreprésentations et nouvelles connaissances dans les « marges du cancer » : sexualité et agentivité
Geneviève Rail (Université Concordia), Mary BRYSON (Université de Colombie-britannique)

Notre projet a pour but d'analyser les relations complexes entre la sexualité, les expériences liées au cancer, ainsi que le développement et la mobilisation de connaissances « culturellement » appropriées. Nous présentons les résultats de notre analyse de plus d'une centaine d'entrevues réalisées au Canada auprès de personnes « queers », lesbiennes, bisexuelles, ou trans qui ont reçu un diagnostic et un traitement pour un cancer du sein ou gynécologique. Nos résultats sont à l'effet que les « champs » de connaissance liés à ces types de cancer sont infléchis par des discours dominants sur la biomédecine, le risque, le néolibéralisme et les rhétoriques stéréotypées de la « santé des femmes » et de la « santé des lesbiennes ». Au lieu d'histoires orientées vers la « guérison » du cancer (campagnes publicitaires « ruban rose »), les récits de nos participant.e.s constituent plutôt des pratiques narratives qui permettent la « queerison » du cancer. De tels récits troublent les normes (de sexe, de genre, de sexualité, d'expériences du cancer) et témoignent de l'agentivité et de la subjectivité des participant.e.s. Plusieurs ont également pris part à des ateliers de production de capsules vidéo en lien avec leurs expériences. Ces ateliers ont constitué des occasions collectives de créativité, d'écriture et d'échange. Des capsules sont présentées pour discuter des questions d'agentivité, d'auto-représentation et de nouvelles connaissances dans les marges du cancer.





Résumé
15 h 15
Pause
15 h 30 à 17 h 00
Communications orales
Désirs
Présidence/Animation : Louise Cossette (UQAM - Université du Québec à Montréal)
15 h 30
La représentation « porno-érotique » dans Infrarouge de Nancy Huston
Polly GALIS (University of Leeds)

Par cette communication, je vise à souligner les manières dont Nancy Huston prône la liberté, la sexualité et le féminisme dans son roman Infrarouge, en réappropriant le terrain pornographique pour les femmes. La représentation porno-érotique chez Huston consiste à la fois à dénoncer l'objectification des femmes à travers la pornographie normative et à proposer un modèle alternatif qui permettrait aux femmes de se poser en tant que sujets. Néanmoins, Huston n'élimine pas chacun des stéréotypes prévalents dans la pornographie patriarcale ; elle s'empare de plusieurs afin de mettre au défi une conception monolithique de la sexualité féminine. En outre, j'approfondirai cette hypothèse en m'appuyant sur la théorie critique de Michael Morris et Rafe McGregor de la représentation opaque (thick) et mince (thin), afin de préciser les termes de « pornographie » (au sens normatif) et d'« érotisme ». À partir d'une oscillation entre la représentation opaque et mince de la sexualité dans Infrarouge, je soutiendrai que Huston offre une formule dite « porno-érotique », remettant en cause la relation dichotomique entre la pornographie et l'érotisme, et évoquant à la fois un modèle patriarcal et son dépassement. En somme, je démontrerai comment le rapprochement entre la représentation opaque et mince, soit dite pornographique et érotique, permet à Huston de libérer la représentation pornographique du joug patriarcal afin d'y affirmer une sexualité féminine.



Résumé
16 h 00
 La maison étrangère, ou le parcours ritualisé d'une sexualité autonome
Nicole Côté (UdeS - Université de Sherbrooke)

Les protagonistes d'Élise Turcotte, aux vies intérieures foisonnantes, considèrent la rencontre sexuelle avec l'autre à la fois comme une voie vers la rédemption et le lieu de toutes les possibles défaites. Aussi Élizabeth, la protagoniste de La maison étrangère, peut-elle d'abord souffrir intensément du départ subit de Jim tout en considérant leur rupture comme irrémédiable.

 Le roman comporte trois parties : la première retrace le naufrage de la figure de proue qu'était Elizabeth dans sa relation avec Jim; la seconde partie suit l'éveil de son corps à une sexualité élargie, qui favorise des rencontres ponctuelles avec l'autre masculin du moment qu'elles sont dénuées d'attachement; la partie qui clôt le roman voit Élizabeth s'assumer dans sa solitude comme dans ses désirs sexuels.

Cette quête d'Élizabeth est étonnamment structurée par les valeurs du Moyen-Âge : en effet, utilisant ses codes et symboles pour lire la chaotique cartographie de la vie émotive à Montréal, Élizabeth en vient à départager ses propres désirs sexuels de ses besoins émotifs. Superposant les codes de cette époque à ceux d'aujourd'hui, elle balise ainsi son parcours vers l'autonomie sexuelle par ces antinomies : l'impossible distance imposée par le code de l'amour courtois à l'amant et la proximité passagère des amours postmodernes, qui permettront à Élizabeth de performer son autonomie sexuelle en une chorégraphie de rapprochements et d'éloignements, gages d'une certaine liberté.



Résumé
16 h 30
Filmer le désir : sexualités et cinéma des femmes
Julie BEAULIEU (Université Laval)

Comment les femmes cinéastes filment-elles le désir et la sexualité ? Au cours de l'histoire du cinéma, les réalisatrices ont su développer un langage singulier pour représenter « ce gonflement de l'être », comme l'exprime Léa Pool à propos de son film Mouvements du désir (1994). Difficilement représentable à l'écran parce qu'il engage non seulement le corps entier, mais aussi cette dimension intime et non visible de l'être, selon Sally Potter qui a réalisé Orlando (1992) inspirée du célèbre texte de Virginia Woolf, le désir et la sexualité ont trouvé des représentations plus subtiles et poétiques chez certaines cinéastes (dont Maya Deren, Agnès Varda, Marguerite Duras et Patricia Rozema). Pour d'autres, la mise en scène explicite (Catherine Breillat) et violente (Virginie Despentes) de la sexualité appellent à une prise de position plus affirmées, ce pourquoi elle furent sans doute largement critiquées ou condamnées – souvenons-nous des évènements entourant la sortie du film Baise-moi en 2000.

Cette communication se penchera sur des films marquants de l'histoire du cinéma des femmes avec pour objectif premier de démontrer leur portée féministe, mais également les libertés prises par ces femmes quant aux conventions de la représentation de la sexualité. Ce bref parcours filmiques permettra, au final, d'affirmer que la liberté des femmes passe par une exploration créative, et en cela non normative des représentations des sexualités, c'est-à-dire non exclusivement hétérosexuelle.



Résumé
17 h 00 à 18 h 30
Cocktail
Lancement du cahier de recherche de l'IREF « Féminismes et luttes contre l'homophobie : de l'apprentissage à la subversion des codes »