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Le vendredi 10 mai 2013

Depuis les années 1980-1990, s’observe un tournant quant à l’institutionnalisation des mémoires du passé énoncées au présent. Bien que les dispositifs visant la restitution mémorielle et la reconnaissance d'injustices historiques varient, il est courant d'observer les processus d’éclaircissement de la vérité ou les politiques de réparation des torts subis faire directement appel aux témoignages publics des survivants, de leurs proches ou de leurs descendants. Ces processus et ces politiques mobilisent alors différentes traces mnémoniques afin de faire parler des récits qui ont le plus souvent été « invisibilisés » par l’histoire nationale officielle. Or ces mémoires entrent parfois en conflit avec les trames fondatrices de l'État ou encore, certains symboles publics institués; c’est pourquoi le travail d’interprétation des supports matériels de mémoire et le processus de traduction de ces représentations méritent une attention particulière. Par exemple, le fait que les traces puissent avoir une durée de vie qui excède celle des survivants, et que les souvenirs puissent être limités, parcellaires, voire indicibles, nous amènent à nous interroger sur le type d’archives qui sont privilégiées dans les contextes politiques de commémoration, de réconciliation et de justice historique afin de « faire mémoire ». Est-il possible de tisser des liens entre la disponibilité des traces à analyser et à commémorer et les stratégies de production de contre-histoires mises de l’avant par les sujets de justice? Dans quelle mesure la matérialité de ces contre-histoires intervient-elle à son tour dans le processus de légitimation de certaines manières « alternatives » d’interpréter les passés de violence ou d’abus? C’est dans cette perspective de réflexions théoriques que ce colloque vise à explorer divers mécanismes performatifs et dispositifs matériels impliquant le travail de représentations des mémoires des injustices passées dans une variété de contextes et de textes.

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Colloque

Section 400 - Sciences sociales
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Après-midi

13 h 00 à 13 h 50
Communication orale
Communications orales
Conférence plénière
13 h 00
Mot de bienvenue
13 h 05
Histoire, mémoire, et témoignage dans la Commission de vérité et de réconciliation du Canada
Ronald Niezen(Université McGill)
Résumé
13 h 35
Période de questions
13 h 50
Pause
14 h 05 à 15 h 15
Communication orale
Communications orales
Témoigner des traces des pensionnats indiens au Canada
Discutant : Thibault Martin (UQO - Université du Québec en Outaouais)
14 h 05
Les dynamiques du témoignage à la Commission de vérité et réconciliation du Canada 
Marie-Pierre Gadoua(Université McGill)
Résumé
14 h 20
Est-ce agir que de se souvenir? Les survivants des pensionnats autochtones 
Résumé
14 h 35
Mobilisations contrastées des traces de la colonisation en temps de justice transitionnelle
Karine Vanthuyne (Université d’Ottawa)
Résumé
14 h 50
Discussion
15 h 00
Période de questions
15 h 15
Pause
15 h 30 à 16 h 45
Communication orale
Communications orales
Dire l'oubli : expériences et formes du rappel à la lumière du présent
Discutant : Ronald Niezen (Université McGill)
15 h 30
La présence d'une chose absente : la perméabilité de l'art comme support de mémoires d'injustices 
Audrey Rousseau (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Résumé
15 h 45
Un passé sans traces? Les représentations de l'esclavage dans les anciens ports négriers européens 
Renaud Hourcade(IEP - Institut d'Études Politiques de Rennes)
Résumé
16 h 00
Mémoires : représentations du passé et de soi des familles de « disparus » chiliens en période post-transitionnelle
Joannie Jean(Université d’Ottawa)
Résumé
16 h 15
Discussion
16 h 25
Période de questions
16 h 40
Mot de clôture