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103 - Génétique humaine

Le jeudi 9 mai 2013

Le visage de la génétique humaine a beaucoup évolué ces dernières années. En effet, il est de plus en plus question de médecine personnalisée ou individualisée, où le bagage génétique des patients est de plus en plus mis de l’avant avec l’aide des nouvelles technologies. De plus, ces technologies de plus en plus performantes font en sorte que de nouvelles facettes de la génétique humaine font leur apparition, avec entre autres la biologie computationnelle, et que certains mécanismes dont la réparation de l’ADN sont de plus en plus étudiés. En outre, la régulation et le rôle de différentes molécules d’ARN reprennent aussi des lettres de noblesse en étudiant notamment l’épigénétique et les phénomènes de méthylation, l’épissage alternatif, de même que les régions 5’UTR dans le contrôle de la traduction des ARNm.

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Domaine
Section 100 - Sciences de la santé
Responsables
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Après-midi
13 h 00 à 16 h 00
Communications orales
Les communications durent 15 minutes chacune. Au cours de la session, il y aura une pause et une période de questions. Les présidents de sessions pourront revoir l’ordre des communications avant la session.
Génétique humaine
1
Le syndrome de Mednik : un nouveau syndrome neuro-cutané
Christian-allen Drouin (Université Laval)



Voici l' historique d¹un nouveau syndrome génétique du nom de Mednik identifié en 2008.Ce syndrome associe retard intellectuel, entéropathie avec diarrhée sévère, surdité neuro-sensorielle,neuropathie et des lésions cutanées ichtyosiformes .Il  a été observé à partir des années 1980 dans la région du Bas St Laurent chez  plusieurs enfants  de familles non consanguines . Une diarrhée chronique congénitale entraîna la mort chez 50 % des enfants touchés . Les survivants développèrent , au cours des années suivantes ,des anomalies métaboliques ,cutanées et neurologiques . L' augmentation des VLCFA et la surdité neuro-sensorielle suggérèrent une anomalies des peroxysomes . Dans la décennie suivante , des études de liaison  génétiques a permis de localiser  une région candidate  sur le chromosome 7q22  qui comprenait plus d' une centaine de gènes. La recherche d' anomalies sur des gènes candidats (connexine -GJE1 , claudine , AP1S1) a permis d ' identifier une mutation ponctuelle sur un site accepteur de l' épissage de l' AP1S1 en amont de l ' exon 3 . Cette mutation  provoque l'absence de l' exon 3 sur l' ARN messager et par décalage , l'apparition d' un codon stop sur l' exon 4. Ces anomalies provoquent la formation anormale  de la sous- unité sigma 1a de l' AP1,  complexe protéique essentiel à la régulation de l' assemblage et à la distribution des vésicules intra-cellulaires , aux triages des protéines synthétisées et au métabolisme cellulaire du cuivre . 

Résumé
2
Les soins génésiques transfrontaliers à l’ère de la médecine personnalisée. Une synthèse thématique
Vincent Couture (UdeS - Université de Sherbrooke), Chantal Bouffard (UdeS - Université de Sherbrooke)

Depuis peu, le phénomène des soins génésiques transfrontaliers, ou « cross-border reproductive cares », suscite un vif intérêt en raison des enjeux éthiques, juridiques et commerciaux qu’il soulève. Bien que ces déplacements pour obtenir des services de procréation assistée soit de plus en plus documentés, la place qu’occupe les services génétiques qui leur sont associés (diagnostic préimplantatoire, sélection selon le sexe, médecine personnalisée, etc.) demeure nébuleuse.

Méthodologie: Synthèse thématique de la littérature sur les mouvements transfrontaliers associés à la reprogénétique, en deux étapes: (1) collecte et revue de la littérature à partir des bases de données  (EBSCO, OVID et SCOPUS) ; (2) analyse thématique des données.

Résultats: Quatre thèmes émergent de notre analyse: (1) l’«interdiction juridique» comme justification du déplacement ; (2) la «collaboration internationale» par rapport au diagnostic des maladies génétiques comme autre principe organisateur ; (3) la «nature hybride» des déplacements des humains ou des échantillons biologiques ; (4) la «modulation éthique» associée à l’expérience des usager(ère)s.

Conclusion: Première synthèse des connaissance sur le sujet, cette analyse met en évidence le manque de données empiriques, afin de cerner l’ampleur du sujet et de comprendre son impact auprès des usager(ère)s de la reprogénétique. 

Résumé
3
Positions des obstétricien(ne)s, généticien(ne)s et conseiller(ère)s en génétique québécois(e)s concernant la pratique du diagnostic préimplantatoire et ses modes de régulation
Frédérique Duplain-laferrière (UdeS - Université de Sherbrooke), Régen DROUIN , Chantal BOUFFARD

Depuis 2010, le Québec couvre les coûts reliés aux techniques de procréation assistée, dont le diagnostique préimplantatoire (DPI). Devant la hausse des demandes, les infrastructures ne répondent pas aux besoins. Cette recherche porte sur les opinions des obstétricien(ne)s, généticien(ne)s et conseiller(eillère)s en génétique québécois(e)s sur le DPI. Qu’en pensent-ils? Quelles maladies ou quels usages médicaux et sociaux justifieraient le DPI? Est-ce le gouvernement qui doit en réglementer la pratique? Les lignes directrices éthiques ou déontologiques sont-elles suffisantes? Comment la situation pourrait-elle être améliorée? Méthodologie: Questionnaire en ligne (questions semi-ouvertes) s’adressant aux obstétricien(ne)s, aux généticien(ne)s et conseiller(eillère)s en génétique québécois(e)s. Résultats: Les réponses des obstétricien(ne)s et des généticien(ne)s sont complémentaires, surtout pour ce qui concerne la réglementation et les solutions à apporter. Les obstétricien(ne)s seraient moins restrictif(ve)s que les généticien(ne)s et conseiller(eillère)s en génétique sur les maladies à diagnostiquer. La majorité des participant(e)s croit que le DPI ne devrait pas être utilisé pour des raisons sociales ou des maladies multifactorielles. Conclusion: Il semble y avoir une réticence à laisser les patient(e)s décider. Les maladies létales ou invalidantes semblent générer plus de consensus sur l’usage du DPI et il y a un appel à la standardisation et l’accessibilité du DPI.

Résumé
4
Rôles de FANCI dans la recombinaison homologue révélés par des modèles d’inactivation chez la souris et la Drosophile
Emilie DUBOIS (Université Laval), Emilie DUBOIS (Université Laval), Jean-Yves Masson (Université Laval), Emilie HARDY , Yan COULOMBE , Rémi BUISSON , Patrick LAPRISE , Michel LEBEL , Jean-Yves MASSON

L’anémie de Fanconi, maladie héréditaire récessive rare décrite en 1927, est caractérisée par une anémie aplastique, des défauts du développement et une augmentation du risque de développer un cancer. Elle est dûe à un défaut de réparation des pontages interbrins de l’ADN. Parmi les 15 protéines de la voie de l’anémie de Fanconi identifiées à ce jour, la protéine FANCI est impliquée dans la recombinaison homologue, grâce sa capacité à dérouler des structures secondaires de l’ADN. Afin de mieux comprendre les fonctions biochimiques in vivo de FANCI, nous avons choisi de créer une lignée murine déficiente en la protéine d’intérêt. Les premiers résultats montrent que l’absence de FANCI induirait un retard de croissance, des malformations développementales et altèrerait le bon déroulement de la méiose. Ces résultats sont également analysés dans un modèle de Drosophile. Les différentes facettes des phénotypes seront développées plus en détails lors de la présentation.

Résumé
5
Implication de la région 5'UTR dans le taux de traduction des ARNm
Victoria E S Armero (UdeS - Université de Sherbrooke), Mathilde ANSELIN , Martin BISAILLON

Des observations chez la levure ont montré que
le taux de traduction des protéines n’est pas toujours proportionnel au taux
d’ARNm présents. Les régions 5’ non-traduites des ARNm (5’UTR) ont été
identifiées comme étant potentiellement impliquées dans cette régulation. Afin
d’établir l’importance des régions 5’UTR dans le taux d’expression des protéines
et en se basant sur une étude préalable portant sur 5300 gènes regroupant le
taux de transcription et de traduction, 10 gènes codant pour 10 protéines ont
été retenus. Six de ces gènes avaient un taux de traduction au-dessus et les 4
derniers avec un taux de traduction au-dessous de la moyenne (40 protéines/ARNm/heure).
Les régions 5’UTR de ces différents gènes ont été insérées en amont du gène
codant pour la protéine luciférase. Par la suite, une transcription in vitro
des ARNm a été effectuée et ces ARNm (coiffés et polyadénylés) ont été
transfectés dans des cellules HEK293T. L’extraction des ARNm et l’analyse par qPCR
nous permettent de mesurer le taux d’ARNm transfecté. Finalement, l’extraction
de protéines et des essais de luciférase nous permettent de déterminer le taux
de traduction des ARNm transfectés par rapport au contrôle de transfection et
au contrôle interne (ARNm de luciférase sans modification de son 5’UTR). Ces
résultats démontrent l’importance de la région 5’UTR dans le contrôle de la
traduction des ARNm.

Résumé