25 - L'avènement des sciences transitionnelles
- Lundi 11 mai 2026
- Mardi 12 mai 2026
- Mercredi 13 mai 2026
Responsables
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Jean Corneloup
UMR PACTE Grenoble
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Virginie Boelen
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
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Dominic Lapointe
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Isabelle Falardeau
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
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Sylvie Miaux
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
Dans le cadre d'un programme de recherche, financé par le Labex ITTEM (https://labexittem.fr/), sur la période 2022-2025, j'ai entrepris une étude sur les chercheurs-transitionnautes. Une autre épistémè est-elle en mouvement dans l'intention d'envisager autrement les liens entre sciences et sociétés, pour répondre aux enjeux contemporains ? Aujourd'hui, il semble de moins en moins contestable que notre société est marquée par la présence de multiples vulnérabilités climatiques, sociales, économiques ou encore politiques. Depuis plusieurs années, les sciences de la complexité, les Transition studies, les approches transdisciplinaires ou encore les sciences participatives ouvrent des perspectives intéressantes pour repenser l'épistémè moderne. Pour rendre compte de ce mouvement, de nombreux entretiens ont eu lieu avec différents chercheurs en sciences humaines et sociales en France, au Québec et en Suisse pour observer leur engagement dans l'univers des sciences transitionnelles. Une publication est en cours pour évoquer la singularité des parcours transitionnels des uns et des autres, tout en faisant ressortir les lignes de convergence entre tous dans l'intention de contribuer à l'émergence de pratiques scientifiques distantes des pratiques dominantes d'aujourd'hui. Que ce soit dans les références théoriques, les méthodologies activées, les relations aux terrains et aux publics et à la neutralité axiologique, bien des recompositions épistémiques sont proposées pour qualifier les spécificités d'une science transitionnelle en cours d'élaboration. Sans doute, faut-il aussi ajouter une attention particulière à la nature dans l'intention d'envisager autrement les liens avec les entités non-humaines concernées par les pratiques scientifiques en cours d'action. La démarche consistait à interroger les chercheurs.es sur leur pratique scientifique en lien avec leur mode d'existence pour étudier les processus d'ancrage personnel et scientifique activés.
Appel à communications
L’avènement des sciences transitionnelles
Appel à communication
Colloque ACFAS à Trois-Rivières du 11 au 13 mai 2026 Enjeux n° 25
https://www.acfas.ca/evenements/congres/programme-preliminaire/enjeux-recherche
A une époque où les sciences modernes sont interrogées sur leur disposition à répondre aux enjeux sociétaux contemporains, des recompositions sont en cours pour aborder différemment les liens entre science et société́. Si la science moderne est fille du positivisme, du scientisme et du rationalisme, est-il envisageable d'envisager une déconstruction de ce cadre de référence pour laisser de la présence à d'autres formes de connaissance et pratiques de développement ? Philippe Descola parle d'ontologies post-naturalistes ; Dominique Bourg d'une science écologique qui repose les liens avec les entités non-humaines ; Chloé Latour, à la suite de son père, d'une initiation aux pratiques d'enquête pragmatique ; ou encore des références à la somatique et à l'écologie corporelle sont activées par Bernard Andrieu pour donner de la présence au corps vivant (à la première personne) comme condition pour sortir de la modernité́ et concevoir des reliances éco-somatiques avec le cosmos.
Du coté des territoires, des ouvertures scientifiques sont proposées pour envisager une transition socio-écologique et amplifier le pouvoir d'agir des habitants en lien avec l'émergence des laboratoires sociaux et des tiers lieux. Une autre lecture de l'espace public est dans l’air du temps, reliée aux principes du commun. D'autres se réfèrent aux pratiques transformatrices qui nécessitent d'activer une herméneutique dialogique au sein de collectifs embarqués, pour établir des ponts entre les savoirs scientifiques et profanes, et accorder de la pertinence aux pratiques alternatives des locaux. Une transition scientifique est aussi évoquée quant à la posture personnelle du chercheur.e qui ne peut s'inscrire dans une science transitionnelle si lui-même et elle-même ne sont pas personnellement impliqué.es et engagé.es dans des pratiques sociales, politiques et existentielles transformatrices. L'attention portée aux émotions animales, aux savoirs autochtones et à une pensée du Sud caractérise aussi les pratiques transitionnelles...
Dans le cadre d’un programme de recherche, porté par le Labex ITTEM (https://labexittem.fr/), différents entretiens ont été réalisés auprès des chercheurs-transitionnautes. Une partie d’entre eux participera à ce colloque. Si d’autres chercheurs.es souhaitent de joindre à nous, nous vous invitons à transmettre un résumé de votre proposition à l’adresse suivante : jean.corneloup@uca.fr ; virginie.boelen@uqtr.ca, avant le 13 février 2026. Celle-ci devra porter sur vos pratiques scientifiques transitionnelles telles vous les avez activées et développées dans le cadre de recherches appliquées.
Veuillez inclure les éléments suivants dans votre proposition :
Nom, prénom, statut, affiliation, courriel du conférencier
Liste des coauteur·trices
Titre de la proposition : 180 caractères maximum, espaces compris
Résumé de la proposition : 1 500 caractères, espaces compris
Type de présentation choisi : présentation orale en présentiel / Présentation orale en distanciel
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Les organisateurs
Jean Corneloup, Virginie Boelen, Dominic Lapointe, Isabelle Falardeau, Sylvie Miaux
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