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603 - Subversions des désirs et des plaisirs : sexualités consenties?

Section 600 - Colloques multisectoriels

  • Jeudi 6 mai 2021
  • Vendredi 7 mai 2021

Responsables

Les dernières années se démarquent par une pluralité de discours et de représentations (littéraires, artistiques ou cinématographiques) inédites sur la sexualité des femmes, des minorités sexuelles et de genre, ainsi que sur des pratiques sexuelles et affectives alternatives telles le BDSM et les non-monogamies. On assiste à un certain élargissement du droit à la subjectivité et à l’agentivité sexuelle des groupes opprimés. Au centre des préoccupations sur les sexualités vient le consentement. Le mouvement #metoo a fait émerger plusieurs questions sur la sexualité égalitaire: Comment politiser collectivement le consentement dans un contexte individualiste néolibéral? Quelle est la place du désir et du plaisir dans le consentement? Quelles pratiques éducatives, militantes ou culturelles peut-on mettre en place? D’un point de vue féministe, queer, antiraciste et décolonial, comment (re)penser la subversion érotique et les stratégies de résistance face aux impératifs des industries culturelles qui tendent à édulcorer la radicalité politique de certains discours et représentations? Nous voulons créer un espace d’arrimage interdisciplinaire des savoirs à propos du consentement, du plaisir et du désir en partageant des outils conceptuels souvent ignorés d’une discipline à l’autre, tels que l’injustice épistémique (Fricker 2007; Dotson 2018), les scripts sexuels (Simon et Gagnon 1973) et l’agentivité sexuelle (Lang 2011; Lavigne et al. 2019), les affects et la corporéité (Gregg, Seigworth 2010; Grosz 1994, 2017; Ahmed 2017).


Appel à communications

Les dernières années se démarquent par une pluralité de discours et de représentations (littéraires, artistiques ou cinématographiques) inédites sur la sexualité des femmes, des minorités sexuelles et de genre, ainsi que sur des pratiques sexuelles et affectives alternatives telles le BDSM et les non-monogamies. On assiste à un certain élargissement du droit à la subjectivité et à l’agentivité sexuelle des groupes opprimés. Au centre des préoccupations sur les sexualités vient le consentement. Le mouvement #metoo a fait émerger plusieurs questions sur la sexualité égalitaire: Comment politiser collectivement le consentement dans un contexte individualiste néolibéral? Quelle est la place du désir et du plaisir dans le consentement? Quelles pratiques éducatives, militantes ou culturelles peut-on mettre en place? D’un point de vue féministe, queer, antiraciste et décolonial, comment (re)penser la subversion érotique et les stratégies de résistance face aux impératifs des industries culturelles qui tendent à édulcorer la radicalité politique de certains discours et représentations?

Nous voulons créer un espace d’arrimage interdisciplinaire des savoirs à propos du consentement, du plaisir et du désir en partageant des outils conceptuels souvent ignorés d’une discipline à l’autre, tels que l’injustice épistémique (Fricker 2007; Dotson 2018), les scripts sexuels (Gagnon 2008; Simon et Gagnon 1973) et l’agentivité sexuelle (Lang 2011; Lavigne et al. 2019), les affects et la corporéité (Gregg, Seigworth 2010; Grosz 1994, 2017; Ahmed 2017).

Les étudiant.e.s, chercheur.euse.s et praticien.ne.s de diverses disciplines (sexologie, littérature, philosophie, histoire de l’art, sociologie, etc.) travaillant dans une approche féministe, queer, anti-raciste, décoloniale ou intersectionnelle en recherche ou création, sont invté.e.s à soumettre leur candidature autour des axes suivants : 1) Apports épistémologiques, critiques et éthiques: Quelle(s) injustice(s) épistémiques reproduisent les théories actuelles? Quelles sont les avenues de (re)politisation des savoirs sur les concepts de consentement, désir et plaisir? 2) Apport théoriques: Quels arrimages possibles entre les concepts de corporéité ou des affects à la théorie des scripts sexuels ou de l’agentivité sexuelle? 3) Représentations des corps et des sexualités : Quels contre-scripts observons-nous (au cinéma, dans les séries, les œuvres littéraires, la pornographie, etc.)? Quelles avenues de résistance proposent-ils ou à quelles réifications s’adonnent-ils? Quel est le potentiel éducatif et militant de ces représentations?

Les propositions de communication doivent nous parvenir au plus tard le 21 février 2020 à 18h à l’adresse suivante : subversionsacfas2020@gmail.com. Veuillez inclure le titre (180 caractères maximum, espaces comprises) et le résumé de la proposition (1500 caractères, espaces comprises) ainsi qu’une courte notice biobibliographique (200 mots).

Le comité organisateur vous remercie.

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