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407 - Subalternéité et agentivité : les enseignant.e.s contractuel.le.s au sein des universités nord-américaines

Section 400 - Sciences sociales

  • Lundi 3 mai 2021

Responsables

L'un des changements les plus importants survenus dans le monde universitaire nord-américain ces dernières décennies est la recomposition du corps enseignant, dont une part importante est maintenant constituée d’enseignant.e.s qui, bien que qualifié.e.s, ne sont pas embauché.e.s de manière permanente. Cette tendance est bien établie par une littérature récente (ACPPU, 2014; Foster et Birdsell-Bauer, 2018; Hoeller, 2014). Au Québec, selon les données institutionnelles, la moitié des cours du 1er cycle est aujourd'hui donnée par des enseignant.e.s à contrat. Le recours à des professionnel.le.s de recherche est un phénomène similaire. Ces transformations soulèvent de nombreuses questions, dont les suivantes :

- Dans quelle mesure assiste-t-on à une segmentation des tâches auparavant accomplies par un seul corps professoral permanent?
- Quels espaces socio-institutionnels et quelles conditions de travail offre-t-on aux personnes contractuelles en nombre croissant?
- Comment la collégialité qui fonde la structure universitaire s'est-elle adaptée à la montée en importance de celles-ci?
- Comment ces personnes contractuelles s’organisent-elles pour faire valoir l’ensemble de leurs droits?

Cette recomposition n’est pas sans générer de nouveaux clivages au sein du corps enseignant, notamment entre un groupe «installé» (professeur.e.s et cadres), détenteur d’une permanence et d’une légitimité, et des groupes «périphériques» (chargé.e.s de cours et professionnel.le.s de recherche), que l’on pourrait analyser à la lumière de leur «subalternéité». À cet égard, il parait intéressant d’appliquer les concepts issus de la théorie subalterne au contexte de l’éducation supérieure. Mettant en exergue les stratégies d’adaptation et de résistance des groupes subalternes, elle pourrait s’avérer féconde pour appréhender et comprendre les reconfigurations en cours dans les structures universitaires.


Appel à communications

Colloque 407 de l’ACFAS
Subalternéité et agentivité : les enseignants contractuels au sein des universités nord-américaines
Le lundi 4 mai 2020,
Université de Sherbrooke et Université Bishop’s

Description du colloque :
Un des changements les plus importants survenu dans le monde universitaire nord-américain ces dernières décennies est la recomposition du corps enseignant, dont une part importante est maintenant constituée d’enseignants qui, bien que qualifiés, ne sont pas embauchés de manière permanente. Cette tendance est bien établie par une littérature récente (CAW, 2014, Foster et Birdsell-Bauer, 2018, Hoeller, 2014). Au Québec, selon les données institutionnelles, c’est désormais la moitié des cours au 1er cycle qui sont donnés par des enseignants à contrat. Un phénomène similaire se produit avec le recours à des professionnels de recherche.

Cette situation n’est pas sans générer de nouveaux clivages au sein du corps enseignant, notamment entre un groupe « installé » (professeurs et cadres), détenteur d’une permanence et d’une légitimité, et des groupes « périphériques » (chargés de cours et professionnels de recherche), que l’on pourrait analyser à la lumière de leur « subalternéité ». Notre approche de la subalternéité est axée sur l’agentivité des contractuels et leur mobilisation autour d’une culture infrapolitique afin de négocier une place dans l’université. Mettant en exergue les stratégies d’adaptation et de résistance des groupes subalternes, elle permet d’appréhender et de comprendre les reconfigurations en cours dans les structures universitaires. Cette perspective permettant de saisir les transformations du monde universitaire depuis la périphérie, nous semble inédite au Québec.

À cet égard, nous accueillons les communications permettant d’approfondir les différents enjeux que soulèvent ces transformations du monde universitaire :

  • L’applicabilité de la théorie subalterne aux réalités de l’enseignement et de la recherche universitaires ;
  • L’agentivité, la mobilisation et les pratiques infrapolitiques des contractuels universitaires ;
  • Les conditions de travail et l’auto-exploitation des enseignants et chercheurs contractuels ;
  • Les contractuels dans la transformation de la collégialité et de la gouvernance universitaire ;
  • Les emplois contractuels dans une perspective d’équité, de diversité et d’inclusion.

Critères de sélection :

  1. Les apports théoriques ou empiriques originaux, pertinents aux thèmes couverts par la problématique du colloque ;
  2. La crédibilité et la cohérence du propos ;
  3. L’expérience substantielle d’enseignement ou de recherche universitaire.

Format de la proposition : communication orale de 15 minutes.

Titre de la proposition : 180 caractères maximum, espaces compris (autour de 25 mots)

Résumé de la proposition : 1 500 caractères, espaces compris (autour de 200 mots)

Date limite de réception des propositions : Le vendredi 21 février 2020.

Merci de faire parvenir votre proposition à l'adresse suivante : michael.seguin@hec.ca.

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