Découvrez les lauréats et lauréates 2017

Damien Mathis - Photo
Premier prix
Damien
Mathis
Université Laval
Développement de nouveaux matériaux de haute inertie thermique à base de bois et matériaux à changement de phase biosourcés


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
C’est parfois difficile, il faut s’adapter à son interlocuteur pour lui délivrer le message de manière compréhensible, tout en étant le plus complet possible. En général, les gens comprennent assez bien parce que je me donne du mal pour faire passer le message.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
C'est la possibilité de faire avancer le monde dans le bon sens, à travers une recherche qui respecte mes idéaux et me permet de m’épanouir. Il y a bien des domaines qui nécessitent une approche plus durable, à nous d’inventer un futur plus juste!

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Ma vie d’étudiant chercheur est partagée entre la réflexion, la lecture de publications scientifiques, des essais en laboratoire et bien d’autres choses… Mes expériences les plus enrichissantes sont probablement les rencontres avec des personnes passionnées par ce qu’elles font.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
C’est l’occasion d’améliorer ses talents d’orateur, notamment en apprenant des autres. Les candidats se donnent du mal et les prestations sont bien souvent impressionnantes. C’est également l’occasion de découvrir beaucoup de projets de doctorat, d’être sensibilisé sur différents sujets.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets ?
C’est un exercice assez difficile que de se préparer à ce concours. Le moment de la prestation est une expérience forte. Il s’agit d’être efficace et de paraître décontracté pour que le message soit agréablement reçu. C’est assez impressionnant de monter sur scène pour parler de la sorte.

Catherine Girard - Photo
Deuxième prix
Catherine
Girard
UdeM - Université de Montréal
Bioaccessibilité du méthylmercure dans la nourriture de populations canadiennes : effets de pratiques alimentaires et du microbiome


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J’avais déjà tenté de vulgariser mes travaux de recherche à ma famille et mes amis. Par contre, une partie de ma thèse porte sur le microbiome : pour étudier ces bactéries qui vivent dans notre intestin, on doit échantillonner des selles. Mes proches ne retenaient donc souvent que le fait que je travaille avec cet échantillon insolite! C’est une bonne façon de capter l’attention de mes interlocuteurs, mais souvent mes proches ne retenaient que les blagues, et non mes résultats!

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Ma carrière dans mon domaine a commencé comme beaucoup d’autres étudiants : j’ai choisi la biologie parce que je n’avais pas été admise en médecine. Par contre, après ma première année en sciences biologiques, je suis tombée complètement amoureuse de la discipline. J’ai eu la chance, dès mes études au baccalauréat, d’obtenir plusieurs stages de recherche, de mener des campagnes d’échantillonnage et de traiter mes résultats moi-même. Dès mes débuts en recherche, je n’ai jamais regretté mon choix de carrière.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Mon travail change selon les saisons. Pendant l’automne et l’hiver, je partage mon temps entre les analyses chimiques et moléculaires en laboratoire, la rédaction d’articles scientifiques et l’enseignement au baccalauréat. En été, je m’envole au Nunavut. Je travaille dans une petite communauté de 200 habitants où je mène des entrevues et où je récolte les échantillons nécessaires à la réalisation de mon projet. Ces mois passés en Arctique sont l’expérience la plus enrichissante de mon doctorat, où j’ai la chance de partager le quotidien de gens du Nord, de participer à des expéditions de chasse, de préparer des repas avec eux, et de voir leurs enfants grandir au fil des ans.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
En janvier 2017, j’ai publié un article scientifique pour lequel un communiqué de presse a été émis. J’ai ensuite eu la chance d’être approchée par plusieurs médias d’ici et d’ailleurs, pour accorder des entrevues. J’ai alors réalisé que la vulgarisation scientifique est un défi de taille, un véritable art, et que je pouvais m’améliorer dans la communication de ma recherche. Le concours MT180 est une excellente opportunité pour travailler sur mes capacités de vulgarisation, pour faire comprendre ma science aux citoyens qui financent ma recherche et que j’espère servir avec mes résultats.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Cette expérience m’a rendue plus enthousiaste par rapport à mon travail, car je vois mieux comment il pourrait être appliqué pour servir la société. De plus, en tant que chercheur, on présente souvent nos travaux à nos pairs. Dans ce contexte, on défend nos méthodes et nos résultats devant des experts du domaine. J’ai réalisé en me préparant pour ce concours que la vulgarisation scientifique n’est pas une approche défensive : c’est beaucoup plus positif, plus pédagogue. On tente de faire comprendre nos travaux, d’intéresser les gens à notre science. 

Jean-Sébastien Goulet - Photo
Troisième prix
Jean Sébastien
Goulet
HEC Montréal
La gestion de la colère dans l’exercice du leadership auprès de subalternes : Le cas de managers chinois


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Oui! Ce que j’ai surtout eu à vulgariser concerne la manière dont je m’y suis pris pour faire « parler » les managers chinois qui ont collaborés à ma recherche. En effet, leur culture ne les incite pas à se confier lorsqu’il est question d’émotions. Le plus gros défi fut donc de faire parler ces personnes alors qu’elles ne sont pas habituées à le faire. De plus, les gens ont tendance à avoir différentes attentes par rapport à ce qu’ils aimeraient apprendre sur la Chine.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
J’ai épousé une femme d’origine chinoise et notre fille a donc accès aux deux cultures. C’est mon épouse qui m’a suggéré d’interviewer ses parents, de hauts dirigeants en Chine, afin de voir si un sujet intéressant pouvait se dégager de mes discussions avec eux. Elle a alors appris de nouvelles choses sur ses parents! De mon côté, je me suis retrouvé avec un sujet qui fait le pont entre mes deux cultures et mon sujet favori : le leadership.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Cette vie se décrit en deux temps. D’abord, j’ai séjourné en Chine pour réaliser mes rencontres sur le terrain. J’y ai rencontré des gens impressionnants mais également une vulnérabilité déconcertante. Puis, j’ai passé du temps à la maison à rédiger. J’ai donc été le témoin privilégié de l’évolution de ma fille : premiers pas, premiers mots, etc. Ces expériences ont grandement contribué à la trame de fond qui sous-tend ma thèse.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
C’est en préparant une communication pour le congrès de l’ACFAS que j’ai vu l’annonce du concours, alors que je terminais les dernières corrections sur ma thèse. Je ne savais pas que le concours existait. J’ai spontanément écrit à la responsable de mon établissement pour lui faire part de mon intérêt. Je souhaitais simplement représenter pour une dernière fois HEC Montréal, car je suis fier d’y avoir étudié et d’y avoir été impliqué.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Afin de faire la meilleure présentation possible, j’ai eu à revoir ma thèse sous un autre œil. Synthétiser et vulgariser en si peu de temps une thèse de plus de 500 pages est tout un défi en soi. J’ai donc énormément appris en faisant ce concours. C’est un exercice qui nous amène à aller à l’essentiel de notre travail en rendant accessibles les contributions concrètes que notre recherche apporte aux connaissances nouvellement construites.

Damien Mathis
Prix du public
Damien
Mathis
Université Laval
Développement de nouveaux matériaux de haute inertie thermique à base de bois et matériaux à changement de phase biosourcés


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
C’est parfois difficile, il faut s’adapter à son interlocuteur pour lui délivrer le message de manière compréhensible, tout en étant le plus complet possible. En général, les gens comprennent assez bien parce que je me donne du mal pour faire passer le message.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
C'est la possibilité de faire avancer le monde dans le bon sens, à travers une recherche qui respecte mes idéaux et me permet de m’épanouir. Il y a bien des domaines qui nécessitent une approche plus durable, à nous d’inventer un futur plus juste!

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Ma vie d’étudiant chercheur est partagée entre la réflexion, la lecture de publications scientifiques, des essais en laboratoire et bien d’autres choses… Mes expériences les plus enrichissantes sont probablement les rencontres avec des personnes passionnées par ce qu’elles font.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
C’est l’occasion d’améliorer ses talents d’orateur, notamment en apprenant des autres. Les candidats se donnent du mal et les prestations sont bien souvent impressionnantes. C’est également l’occasion de découvrir beaucoup de projets de doctorat, d’être sensibilisé sur différents sujets.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets ?
C’est un exercice assez difficile que de se préparer à ce concours. Le moment de la prestation est une expérience forte. Il s’agit d’être efficace et de paraître décontracté pour que le message soit agréablement reçu. C’est assez impressionnant de monter sur scène pour parler de la sorte.

Anissa Brahami - Photo
Finaliste
Anissa
Brahami
INRS - Institut national de la recherche scientifique
Recherche de nouvelles molécules antibiotiques par métagénomique fonctionnelle


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Cela va de soi, tout mon entourage a eu sa dose! Le plus compliqué était de s’assurer qu’ils comprennent bien ce que je dis, qu’ils suivent le fil de mon histoire et assimilent l’objectif ainsi que les enjeux de mon projet. Cela se finissait généralement par des questions déjantées et des fous rires!

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Disons que c’est la soif du savoir qui m’a guidée dans cette voie. Depuis toujours, je suis passionnée et enthousiasmée par toutes les nouvelles choses que j’apprends. Le défi majeur auquel j’ai dû faire face était de choisir le domaine dans lequel je me lancerais. Durant cette période, j’ai dû réfléchir et faire des choix, et aujourd’hui me voilà devant vous!

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
« On dit que le chercheur n’arrête pas de chercher »! Cette phrase résume bien pour moi ma vie d’étudiante-chercheuse. Chaque expérience au labo apporte plus de questions, qui nous conduisent à toujours plus de réflexion. La recherche est un domaine captivant du fait des découvertes nouvelles auxquelles nous tentons d’aboutir. Ce qui me mène à mon expérience la plus enrichissante : je dirais justement que ce sont ces questions émises à la suite de chaque point que je considère comme enrichissantes, une boucle, un engrenage qui s’auto-alimente. J’ajouterais que la participation au concours Ma thèse en 180 secondes fait maintenant partie de mes expériences enrichissantes.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Je voulais transmettre la passion qui m’anime dans ce projet. La difficulté réside dans la manière de le faire, à des personnes qui n'ont pas forcement de connaissances spécifiques dans ce domaine. C’est un challenge qui m’a intéressé et dont j’ai beaucoup appris. 

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
La vulgarisation n’est pas un domaine cible des formations que j’ai suivies jusque là. Cela demande de la concentration et du travail pour réussir à faire comprendre un sujet à des personnes non spécialisées. Ce concours m’a permis en quelque sorte de me former à cette compétence et m’a poussée à développer des compétences et des aptitudes que je ne maîtrisais pas auparavant. De même, il m’a permis de développer mes capacités à canaliser mon stress lors de présentations, une compétence très utile quand on a seulement 180 secondes pour tout expliquer!  

Jérémy Brossard - Photo
Finaliste
Jérémy
Brossard
ÉTS - École de technologie supérieure
Application d’un nouvel algorithme de commande pour améliorer les performances temporelles et fréquentielles des drones, tout en réduisant leur consommation d’énergie


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Un gros défi de la vulgarisation est d’arriver à s’exprimer dans un langage compréhensible par un public non initié, tout en conservant la substance et la portée du travail effectué. En faisant mon discours à ma famille ou à mes amis, je me suis rendu compte qu’un même message peut être compris de manière complètement différente selon l’interprétation que l’on en fait. Un autre défi de la vulgarisation réside alors dans notre capacité à se faire comprendre par le plus grand nombre.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Curieux de nature, j’ai toujours aimé la réflexion et l’exploration de nouveau concept. De prime abord je dirais qu’il y a une part de hasard dans le choix du domaine de ma thèse. Mais plus j’y pense, plus je me dis que ma personnalité concorde avec mon sujet et que le hasard n’a finalement rien à voir là-dedans. À travers ma thèse, c’est vraiment une carrière fondée sur la passion que je cherche à développer.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Encore au début de ma thèse, le travail que j’ai à réaliser pour l’instant est très théorique. Parfois, je passe des journées entières le nez dans les livres. Ce n’est pas toujours évident, mais il est nécessaire de bâtir de solides connaissances avant de passer à la partie pratique. Il s’agira alors de construire un banc d’essai pour confronter la théorie à la pratique. C’est là que la partie la plus excitante arrive, on va enfin voir à quel point notre théorie est réalisable.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
MT180 nous permet de diffuser le fruit de notre recherche avec un large publique. C’est une opportunité de partager sa passion avec des personnes venant d’autres milieux, ce qui est très instructif. De plus, j’aime transmettre et faire comprendre. Ce n’est pas évident d’être un bon pédagogue et c’est un défi très enrichissant humainement parlant.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
C’est toujours un défi de parler face à un public. On ne peut jamais vraiment prédire ses réactions et la moindre erreur est vite perceptible. La maîtrise de soi est un élément capital d’une bonne présentation. L’art oratoire nécessite des compétences particulières : parvenir à captiver le public, gérer le stress, le débit et l’intensité de la voix... C’est aussi ce qui en fait un défi passionnant! D’autant plus que la première étape est l’écriture du texte, ce qui n’est pas mon point fort. J’ai toujours été plus à l'aise dans les équations! 

Éric Dion - Photo
Finaliste
Eric
Dion
ÉNAP - École nationale d’administration publique
Synergie – Un modèle théorique de l’Approche Compréhensive


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Oui en effet, à chaque occasion qui se présente, et surtout lors des fêtes de famille, on me redemande quel est le sujet de mon doctorat. Et avec patience, je réponds habituellement que j’étudie la prise de décision compréhensive, puis je me mets à leur expliquer avec passion en quoi c’est important pour nos engagements internationaux. Mais je n’avais pas fait l’exercice pratique de présenter ma thèse dans un ascenseur en 3 minutes! Or maintenant j’ai en main, et surtout en mémoire, cette présentation exécutive accessible.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Pour moi la recherche représente une seconde carrière de choix, après avoir complété une première carrière de 25 ans au service des Canadiens. Une carrière académique et de recherche représente une synergie intéressante avec ma précédente carrière. C’est ainsi que j’envisage de faire le levier de mes expériences professionnelles et de mes connaissances académiques pour apporter une valeur ajoutée significative dans mes recherches futures.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Au jour-le-jour, la rédaction de ma thèse aura été une aventure plutôt solitaire pour moi; j’ai confronté quotidiennement la page blanche le matin pour la conquérir le soir venu. L’expérience la plus enrichissante aura sans doute été le passage de mon examen synthèse. J’ai beaucoup apprécié ce défi qui s’est étalé sur deux semaines et qui m’a permis de faire une véritable synthèse intellectuelle des apprentissages théorique dans le cadre du doctorat.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J’avais entendu parler du concours les années précédentes, mais je n’étais pas prêt à présenter ma recherche doctorale de façon incomplète. J’ai donc voulu attendre le seuil de maturité de ma thèse pour la faire connaître à l’extérieur du milieu académique comme tel. Dans une perspective de management stratégique, je trouve le concept de la thèse en trois minutes fort stimulant et dynamique. C’est fondamental de bien communiquer la recherche.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Je crois que rendre accessible ma recherche doctorale à un large publique m’a permis non seulement de la synthétiser dans un esprit constructif et très pragmatique, mais aussi de mieux me préparer en vue d’en faire la soutenance imminente. Je me sens plus prêt à la défendre devant mon jury sachant que j’aurai réussi à la présenter en 3 minutes!

Roxann Guerrette - Photo
Finaliste
Roxann
Guerrette
Université de Moncton
Caractérisation fonctionnelle des isoformes de la Mammaglobine-1 dans le cancer du sein


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Quand j’ai expliqué à ma famille que je débutais une thèse sur le cancer du sein, certains m’ont dit qu’il existait déjà un remède et que les grosses corporations pharmaceutiques le cachent pour faire du profit. Une fois qu’ils ont compris la complexité des maladies génétiques, il est plus facile d’introduire l’importance de trouvé de nouvelles approches pronostics. 

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Un peu plus d’une personne sur trois aura un diagnostic d’un cancer dans sa vie. Tout le monde a été touché de près ou de loin par le cancer, incluant ma famille et mes amis. J’ai toujours eu une curiosité de comprendre les processus génétiques qui composent la vie. C’est pourquoi j’ai voulu investir mes études post-secondaires dans la recherche de la maladie génétique la plus courante chez les femmes.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Je travaille dans un centre de recherche multiculturel ce qui nous permet d’avoir différentes approches pour attaquer un problème. L’institut Atlantique de Recherche sur le Cancer est maintenant leader mondiale dans la création de biopsies liquides. C’est en travaillant avec de tels experts que je trouve l’inspiration de persévérer dans le monde de la recherche sur le cancer. Je suis aussi ambassadrice de mon institution puisqu’il est important de vulgariser nos recherches.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Je participe régulièrement à des présentations locales pour vulgariser nos recherches scientifiques. Doctorat découle du verbe latin docēre qui signifie enseigner. Je crois fermement qu’il faut vulgariser nos recherches pour que les gens de différents secteurs comprennent l’importance de nos travaux et continue d’investir dans nos technologies qui ont un impact direct sur nos communautés et le monde.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Arriver à condenser presque quatre ans d’études en trois minutes a été un défi intéressant à relever. J’espère que d’autres étudiants de mon institution voudront participer à la vulgarisation de leurs recherches. 

Mohamed Khalil - Photo
Finaliste
Mohamed
Khalil
Polytechnique Montréal
Recyclage des déchets électroniques pour valoriser les métaux précieux et produire des produits à valeur ajoutée


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Comme je suis étudiant, chargé de cours et entrepreneur, j’essaie toujours de vulgariser mon sujet quand je le présente. Le plus gros défi est d’abandonner les mots techniques et les concepts abstraits, vulgariser et simplifier pour toucher n’importe quel auditoire, même le moins informé.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
J’avais toujours le rêve de contribuer à changer le monde. Mon projet de recherche m'a permis de développer une technologie novatrice, non polluante, efficace et à faible coût pour recycler les déchets électroniques, ce qui permettra non seulement d’éviter la pollution de l'environnement, mais aussi aide à récupérer des ressources précieuses qui ont une signification considérable pour l'amélioration de l'environnement et la vie humaine.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Au quotidien, je cherche toujours de nouveaux défis, je travaille au laboratoire, je fais des expériences, je prépare des demandes de bourses et des présentations orales. L’expérience la plus enrichissante est de bénéficier d’infrastructures incroyables au niveau des équipements et des machines dans les laboratoires à l’École Polytechnique, de collaborer avec les responsables des laboratoires, les techniciens et les experts au sein de notre groupe de recherche qui m'ont beaucoup aidé à réaliser mes objectifs.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Ma thèse en 180 secondes est un concours très prestigieux. J’ai décidé de participer en 2015, même avant de commencer mes études à l’École Polytechnique. J’ai contacté les lauréats de l’école en 2014 (Sami Hached) et en 2015 (Odile Vekemans) avant même d’arriver à Montréal. Je connais aussi la lauréate 2016 (Christine Beaulieu). Ils m'ont vraiment motivé à participer.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
J'ai appris à vulgariser un sujet avec pédagogie et dans un temps limité.

Nadia Naffi - Photo
Finaliste
Nadia
Naffi
Université Concordia
Comment les jeunes des sociétés d’accueil construisent leur rôle dans l’intégration et l’inclusion des réfugiés syriens dans un contexte où la présence potentielle des nouveaux arrivants est construite en fonction du contenu partagé en ligne


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J’ai été chanceuse d’avoir été entourée par une famille toujours curieuse de la recherche que je menais. La question que je posais touchait d’une façon directe ou indirecte les membres de ma famille, allant de mes enfants jusqu’à mon père, et ils avaient toujours leur mot à dire. Mon défi était de discuter l’influence des médias sociaux sur la construction de l’image de « l’autre » et sur le comportement inclusif ou exclusif des individus qui en résulte avec une variété de personnes de différents âges, différentes expériences avec « l’autre » ou en étant « l’autre », différentes compétences en l’utilisation des médias sociaux, différentes raisons pour être en ligne, et différentes compréhensions quant à la crise des réfugiés. Je devais comprendre mon public et adapter mon discours et mes arguments à ces diverses expériences.      

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Ma recherche émerge d’une expérience personnelle. Alors que j’ai vécu une très belle expérience d’intégration à mon arrivé au Canada grâce à la communauté très inclusive de l’Université Concordia, les membres de ma famille et mes amis proches étaient exclus dans leurs environnements respectifs et traités comme des intrus. Je me suis rendue compte immédiatement que la société et la communauté d’accueil avaient un rôle primordial dans l’intégration des nouveaux arrivants, et ce rôle est devenu le focus de ma recherche.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Découvrir les systèmes de construits des autres et essayer de comprendre les perspectives qui sont différentes des miennes sont deux activités qui sont au centre de ma vie comme étudiante chercheuse, que ce soit à travers mes discussions avec mes collègues, ma directrice de thèse, mes professeurs, le public présent à mes présentations, et surtout avec les participants à ma recherche. En fait, je me sens chanceuse d’avoir pu rencontrer des jeunes de plusieurs pays d’accueil et de comprendre comment chacun d’entre eux interprétait les messages et les histoires partagés en ligne et comment leurs interprétations influençaient leurs attitudes inclusives ou exclusives envers « l’autre ».

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
La recherche que je mène sur le rôle que jouent les médias sociaux dans l'intégration et l'inclusion des réfugiés Syriens dans les sociétés d'accueil est urgente. À travers ma participation au concours Ma thèse en 180 secondes, je pourrai atteindre un plus grand public incluant les représentants des corps gouvernementaux et non-gouvernementaux, les travailleurs sociaux et les acteurs en milieux éducatifs, responsables de la création des programmes d'apprentissage ou de formation centrés sur l'inclusion et l'intégration des nouveaux arrivants, dans un contexte où la présence de ces nouveaux arrivants est interprétée selon le contenu partagé en ligne.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Mon défit était de réussir à présenter ma recherche (qui touche un sujet très délicat et très personnel) avec des termes simples à un public diversifié, probablement ayant différentes positions quant à l’arrivée des réfugiés, et le convaincre en trois minutes de l’urgence d’immuniser nos jeunes des sociétés d’accueil contre la peur de l’autre. 

Lucile Pain - Photo
Finaliste
Lucile
Pain
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
Étude de l'éosinophile dans l'asthme allergique: caractérisation de l'épigénome et du transcriptome


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J’ai déjà tenté de vulgariser ma thèse à ma famille. Le plus gros défi était le niveau de vulgarisation à prendre : dépendamment du socle de connaissances générales de chacun, de leur background loin de mon domaine. Ce processus a occasionné quelques « Lucile, je ne comprends rien », ce qui m’a fait prendre conscience que je devais m’éloigner le plus possible des concepts et mots trop abstraits pour rester dans ce que tout le monde connait.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Ma recherche représente ce qui m’anime au quotidien, ce qui me passionne. Je ne m’imagine tout simplement pas ne pas faire ce que je réalise présentement. Mener une thèse de doctorat est un choix pris au 1er cycle qui s’est affiné et concrétisé (et continue de le faire) jusqu’à aujourd'hui.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
C'est une quantité (très) importante de travail et une belle diversité d’éléments à réaliser. Une thèse n’est pas un long fleuve tranquille mais chaque étape franchie est une réelle joie pour l’étudiant. Un doctorat, c’est aussi l’envie constante de s’améliorer, d’aller plus loin, d’en connaître d’avantage : c’est une aventure humaine. Mon expérience la plus enrichissante est l’enseignement et la possibilité de transmettre ma passion.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J’ai décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes afin que ma famille, qui ne vit pas avec moi, puisse voir en direct un peu de ce que je fais au quotidien et surtout le comprenne. Je voulais aussi que les gens comprennent l’importance de la complexité de l’asthme, une maladie qui tend à être de plus en plus présente et qui est impactée par notre environnement au sens large. Je voulais que les gens se sentent à même de comprendre un peu la génétique, une science qui peut parfois sembler difficile d’accès.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Je ne mesure pas encore vraiment la portée que peut avoir le concours mais je vois déjà que les gens qui m’entourent, en dehors du cadre universitaire où j’étudie, sont plus réceptifs et en connaissent d’avantage sur l’asthme et la génétique. Représenter mon laboratoire à la finale québécoise permet d’envisager une belle visibilité, et donc une bonne compréhension à l’échelle de Monsieur et Madame tout le monde, ce qui est un des buts de la recherche.

François Peyresaubes - Photo
Finaliste
François
Peyresaubes
UdeS - Université de Sherbrooke
Étude des protéines impliquées dans la réparation par excision de nucléotides dans le locus des gènes transcris par l’ARN polymérase I chez les eucaryotes supérieurs


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J’ai pu expliquer à plusieurs reprises mes recherches, que ce soit à ma famille, mes amis ou mon entourage en général. Le plus gros défi auquel je fais souvent face est d’expliquer mes travaux de recherche à ma conjointe, qui ne connait rien à la science. Et au fur et à mesure, j’ai pu trouver des images simples pour expliquer des concepts complexes. On m’a ensuite dit que « j’expliquais bien », ce qui m’a poussé à faire ce concours.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Mes recherches sont avant tout une passion. Ma curiosité m’a encouragé tout au long de mon cursus universitaire à me poser des questions sur ce que nous sommes en tant qu’êtres humains. Comment fonctionnons-nous? Pourquoi ne savons-nous pas tout ce qui semblerait pourtant évident? Ce sont ces questions qui me poussent à faire de la recherche. Je souhaite apporter une pierre à l’édifice en améliorant les connaissances que nous possédons de l’être humain.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Au quotidien, ma vie d’étudiant chercheur est faite de défis, que ce soit des défis techniques ou scientifiques. Je travaille tous les jours au laboratoire pour tenter de répondre aux questions dont on ne connait pas encore les réponses. Et parfois je dois moi-même imaginer ces questions. En somme, ma vie de tous les jours est une cession sans fin de questions-réponses toujours plus complexes les unes que les autres.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Je participe à ce concours pour deux raisons. Me prouver à moi-même que j’ai acquis assez d’expérience dans mon domaine pour en faire profiter un large public. Puis surtout, montrer aux personnes extérieures à ce milieu que la recherche existe. Nous ne sommes pas les professionnels de la santé que les gens voient, mais nous sommes bien présents dans le combat contre la maladie. Nous sommes un peu les acteurs cachés de la santé.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Ce concours m’a permis de faire le point sur mes choix de carrières. La recherche est difficile au quotidien, c’est un sacerdoce de tous les jours. Cependant, on ne fait pas ce métier que pour nous, mais aussi pour les autres. J’allie au quotidien engagement et passion pour faire de la recherche, et ce concours me permet de partager cette passion auprès d’un plus large public. Ce n’est certes pas un sommet bien haut, mais si après avoir vu ma présentation les gens se disent que je fais quelque chose d’utile pour eux, alors pour moi, le concours est gagné.

Volatiana Razafindramanana - Photo
Finaliste
Volatiana
Razafindramanana
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
Étude du mécanisme d’activation de l’alliage FeTi dopé avec de l’hafnium, pour le stockage de l’hydrogène


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Bien évidemment, dès la première année de thèse, la question de tous mes proches était « Alors, c’est quoi ton sujet de thèse? ». Dur, dur d’y répondre en quelques mots, de façon simple et vulgarisée, surtout au début de la thèse! Je pense même qu’ils ne comprenaient rien à ce que je leur disais au début! J’ai donc essayé par la suite de leur expliquer avec des applications réelles, et cela a marché.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Depuis le secondaire, je m’orientais déjà vers la physique chimie et je savais que je voulais faire de longues études. C’est donc naturellement que je suis arrivée au doctorat. Ma volonté de contribuer à un monde meilleur (diminution de la pollution, recyclage, etc.) m’a poussée vers les sciences des matériaux et de l’énergie.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Tout dépend de la période de travail dans laquelle je suis. Je peux à la fois me trouver au laboratoire pour synthétiser mes matériaux ou les caractériser, mais aussi me retrouver devant mon ordinateur pour analyser et traiter les résultats obtenus; sans pour autant ne pas oublier de me consacrer du temps à l’extérieur du laboratoire.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Depuis que j’ai connu MT180 en 2014, avant même d’être au doctorat, je me suis toujours dit que j’y participerai un jour! C’est pourquoi, je suis là aujourd’hui. C’est également un moyen de me prouver à moi-même que je suis capable d’affronter mon stress face à un grand public.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Ce concours m’a permis de retrouver mes côtés compétitif et théâtral, perdus il y a quelques années déjà. Grâce au concours, j’ai enfin réussi à vulgariser mon projet de recherche à un auditoire non scientifique, tout en me faisant plaisir.

Nathalie Rey - Photo
Finaliste
Nathalie
Rey
UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Traçage hydrogéochimique des systèmes aquifères-aquitards de la ceinture argileuse Barlow-Ojibway


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Oui, j’ai déjà tenté de vulgariser ma thèse auprès de ma famille et ce n’était pas très évident. J’ai dû beaucoup imager, simplifier mes propos techniques et faire des comparaisons avec des éléments que l’on a l’habitude d’utiliser et de voir dans la vie quotidienne pour que ma famille comprenne le fondement de mes recherches sur les eaux souterraines.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Ma thèse est née de la préoccupation que j’ai concernant la problématique de la ressource en eau. L’eau est un élément incontournable de la vie humaine, elle est précieuse, fragile et menacée. Les eaux souterraines sont en plus celles que l’on ne voit pas et elles sont encore plus vulnérables. Je veux avoir des connaissances pour pouvoir aider les pays qui souffrent d’un manque d’eau ou qui ont accès à une eau impropre à la consommation humaine.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Je consacre beaucoup d’heures et d’énergie dans ma recherche pour trouver des réponses à toutes mes questions. C’est passionnant et à la fois déroutant comme étude. L’expérience la plus enrichissante que j’ai vécue en tant que chercheur sont les campagnes de terrain. J’ai adoré rencontrer et interagir avec les habitants de l’Abitibi-Témiscamingue qui m’ont ouvert leurs portes et l’accès à leurs puits pour pouvoir prélever toute cette eau que j’ai analysée.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J’étudie au campus universitaire d’Amos et avec mes deux amies étudiantes au doctorat dans des domaines différents, nous avons décidé cette année toutes les trois de nous surpasser et de relever ce défi de résumer notre thèse en trois minutes.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Le bonheur que je tire de ce concours est d’avoir réussi à communiquer ma passion sur les eaux souterraines en la transmettant comme une histoire et ce, en moins de trois minutes!

Sabri Ahmed Rial - Photo
Finaliste
Sabri Ahmed
Rial
UQAM - Université du Québec à Montréal
Mise en évidence du potentiel préventif et curatif des lipides à chaînes moyennes contre l’obésité, la stéatose hépatique non alcoolique, et la dysbiose intestinale.


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Oui, à maintes reprises. Tous les membres de ma famille m’ont demandé, au moins une fois, de leur « raconter ma thèse ». Si je ne veux pas perdre leur attention, je suis obligé d’adapter le contenu de mon explication à leur niveau ou à leur domaine d’études. Et c’est plus ou moins facile. En effet, je n’explique pas mon projet de thèse à ma mère qui est médecin comme à ma grand-mère qui n’est jamais allée à l’école. Parfois ils me demandent si je vais éradiquer l’obésité. Je souris alors et, à la fois flatté par leur confiance et triste de les décevoir, leur explique que « non pas vraiment, pas aussi facilement du moins… ».

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Cela représente clairement un rêve d’enfance pour moi. Depuis tout petit, je baigne dans la culture du savoir grâce à mes parents, grands-parents, oncles et tantes eux-mêmes post-gradués pour la plupart. La soif de découvrir et d’apprendre, je suis tombé dedans quand j’étais petit en quelque sorte. À la différence d’Obélix, je suis autorisé à m’y abreuver encore. Alors, pourquoi m’en priver? J’ai donc choisi de poursuivre une carrière en recherche.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Au quotidien, cela représente beaucoup de travail. Tous mes confrères vous le diront. Il est normal de passer neuf heures par jour, incluant une fin de semaine sur trois (voire même sur deux), dans notre laboratoire à « traquer » et à décortiquer des résultats expérimentaux, en vue d’en amasser suffisamment pour les publier et faire avancer la science. J’ai eu l’honneur de présenter mes résultats à des congrès où des experts m’ont donné de nombreux conseils pour optimiser la qualité de ma thèse. C’est très valorisant et très enrichissant!

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Cela rejoint un peu la première question. Après avoir vulgarisé de nombreuses fois mon projet à mes proches, je me suis naturellement senti prêt à accepter un tel défi. Par ailleurs, je connaissais très bien ce concours grâce à sa médiatisation dans le monde francophone. J’ai beaucoup admiré les prestations de mes prédécesseurs (immortalisées sur YouTube). Donc lorsque l’appel à candidatures a été lancé à l’UQAM, je n’ai pas hésité 180 secondes, mais m’y suis plutôt lancé!

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
L’annonce de ma qualification à la finale nationale, via le journal de l’UQAM et les réseaux sociaux, a suscité quelque chose de particulier autour de moi. Comme si l’intérêt de mes proches, de mes collègues, de mes confrères (et même de certains membres de l’université que je ne connaissais pas), pour mon projet de recherche, avait subitement grandi. Il est arrivé, par exemple, qu’au détour d’un couloir l’on me demande mon avis sur des questions relatives à mon domaine. Cela me fait plaisir, car j’adore partager mes connaissances avec les autres, et apprendre d’eux. Ce beau changement, je le dois en partie au concours.

Olivier Sulpis - Photo
Finaliste
Olivier
Sulpis
Université McGill
Cinétique de dissolution des carbonates de calcium à l’interface eau-sédiment dans un océan acide


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Quand on étudie la chimie ou la cinétique chimique, vulgariser est une étape nécessaire, car ces disciplines scientifiques font appel à des procédés et mécanismes qui sont impossibles à visualiser ou ressentir. Par des analogies avec des objets ou situations du quotidien, et en expliquant les enjeux de ma recherche, j’arrive généralement à susciter l’attention, et à discuter de mes recherches avec les autres. 

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
J’ai grandi dans un milieu bien loin de l’océanographie, au milieu des champs et des fermes, dans une petite ville du Centre de la France. Faisant partie d’une génération qui a toujours entendu parler de l’impact des activités humaines sur notre climat et notre environnement, je souhaitais dès mon adolescence y consacrer ma carrière. Au fur et à mesure de mes expériences et de mes rencontres universitaires, je suis arrivé à Montréal pour étudier ce qui est souvent présenté par les médias comme étant le jumeau diabolique des changements climatiques : l’acidification des océans.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Au quotidien, je passe beaucoup de temps dans le laboratoire à élaborer des expériences et à collecter des données, que je discute par la suite avec d’autres scientifiques, afin de construire des modèles qui nous aident à prévoir l’évolution des océans. L’été dernier, j’ai eu la chance de participer à une mission scientifique à bord d’un brise-glace dans l’Océan Arctique canadien, pour observer et mesurer sur place l’acidification des océans et ses conséquences.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J’ai toujours voulu placer le partage des connaissances au cœur du rôle dans la société qui m’est accordé en tant que scientifique, que ce soit en donnant des cours dans le milieu universitaire ou des conférences pour le grand public. La recherche scientifique est trop souvent restreinte à une communauté très fermée alors qu’elle a vocation à faire progresser la société toute entière. Participer au concours Ma thèse en 180 secondes est une occasion unique de rendre mes recherches publiques, de donner envie aux gens de s’intéresser à la science, et de s’y impliquer.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Participer à ce concours m’a permis de découvrir les recherches menées par les autres doctorants de mon Université dans des domaines qui m’étaient jusque-là inconnus. En vulgarisant, en cherchant des analogies et des faits marquants compréhensibles par tous, j’ai aussi beaucoup appris et ai maintenant une meilleure compréhension de mes propres recherches. 

Moussa Thiam - Photo
Finaliste
Moussa
Thiam
Université d'Ottawa
Utilisation écologique des déchets plastiques comme matériau de construction


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Oui, ils ont tout de suite été attirés par l’idée et sont plus pressés que moi de voir le résultat final de nos travaux. Du coup, ma famille me permet d’avoir plus d’inspiration et elle suit mes avancées régulièrement. Certains trouvent un peu long le temps nécessaire pour arriver au bout de la recherche!

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
C'est un choix de carrière réfléchi.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Mon quotidien se concentre a plus de 85% autour du labo, de la bibliothèque et de mon bureau. Pour le reste du temps, je fais régulièrement du sport : natation et volleyball (amateur); taekwondo et soccer (semi-pro). J’interagis beaucoup avec les jeunes étudiants dans le cadre de mes TA et échanges intergénérationnels. Pour le reste du temps, je fais quelques activités sociales et du bénévolat pour les associations locales et universitaires.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Je souhaitais tester mes limites en termes de communication et relever les défis liés à cette gymnastique loin de mes activités quotidiennes; apprendre et comprendre certaines qualités indispensables pour améliorer mon approche de la vulgarisation, et renforcer mon carnet d’adresse et faire la promotion de mon projet écologique.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
J’avais un seul objectif : gagner la première place dans mon université afin de participer aux autres compétitions (nationales et internationales). Cela va me permettre de renforcer mes capacités en communication et de trouver d’éventuels contacts pour l’industrialisation de mon produit. De cette expérience, je peux confirmer que j'ai confiance en la réussite de mon futur projet d’entreprise, qui devrait intéresser la population (l’intérêt du public de l’Université d’Ottawa en est une preuve). Désormais, avec une forte volonté et une bonne planification, on peut défier certaines conventions.

Carolyne P. M. Verret - Photo
Finaliste
Carolyne
Verret
University of Western Ontario
Comment les leaders éducatifs des pays fragiles, petits et en voie de développement traduisent leur compréhension de l’apprentissage et la réussite scolaires en pratiques de leadership? Une étude de cas sur le leadership dans les écoles haïtiennes


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Ma famille et moi discutons assez souvent de mes recherches et de ma thèse. Et le plus gros défi, à mon sens, est toujours de vouloir et d’essayer de tout dire, de tout résumer en une conversation.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
C’est un peu de tout! C’est un rêve de jeunesse devenu réalité et un choix de carrière très réfléchi. C’est aussi et surtout un défi. Pour moi qui ai fait toute ma scolarité et les premiers cycles universitaires en français, j’ai décidé de me mettre à défi, de sortir de ma zone de confort et de poursuivre ma maîtrise et mon doctorat en anglais, en Ontario, tout en restant quotidiennement attaché à mon côté francophone.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Ma vie d’étudiante-chercheuse tourne vraiment autour de ma thèse et de mes recherches, tout en essayant de participer à d’autres projets tant académiques que professionnels. Pour moi, il n’y a pas une expérience plus enrichissante qu’une autre. Mais ce que je trouve enrichissant à tous les coups, c’est de réaliser les progrès réalisés et le chemin parcouru de ma 1e année à aujourd'hui.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
D’abord, ce fut une impulsion, un coup de tête, après avoir reçu l’annonce par courriel. Après mon inscription, je me suis alors rendue compte que cela me servirait d’entraînement pour la défense de ma thèse de doctorat. Et cela a renforcé ma décision de participer au concours et de vulgariser ma recherche face à un auditoire qui n’en sait absolument rien.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Lors de ma participation au concours interne, à UWO, j’ai pu actuellement faire ma présentation en restant dans le temps imparti, avec même quelques secondes en moins. Cela, pour moi, représente généralement un défi car j’ai tendance à m’étendre sur les généralités et/ou les détails.