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Programme

Forum 2017
Cégep de Sherbrooke

  • 475, rue du Cégep, Sherbrooke
  • Accueil des participants au pavillon 3
  • Stationnements F, G ou E
  • Voir les plan en haut à droite de la présente page
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3 novembre 2017

18 h 30 à 19 h 30 : Accueil des participants

20 h 00 - 22 h 00 : Bar des sciences : Quelle est la vraie nature du fait scientifique?

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4 novembre 2017

8 h 00 - 9 h : Petit déjeuner au Cégep

9 h 00 - 12 h 00 : 6 ateliers thématiques

 

CERVEAU DES JEUNES ADULTES : le développement

Dans les années 1990, on pensait encore qu’à 5 ans le cerveau avait cessé sa croissance. Cependant, s’il est vrai que vers cet âge le cerveau atteint 95% de sa taille, on sait maintenant qu’il se produit un important remodelage entre 12 et 25 ans. Pendant cette période, le cortex préfrontal – centre de la décision, de l’anticipation des conséquences et de l’interaction sociale – connait une vaste reconstruction. On perd un peu la tête, pour ainsi dire. Sans surprise, c’est aussi une période de fragilité. Pour des raisons de câblage neuronal, les jeunes adultes seraient donc plus émotifs, plus impulsifs et plus susceptibles de devenir accros; le système de récompense réagissant fortement aux plaisirs immédiats. Mais toute cette biologie ne se développe pas en vase clos. Pour comprendre ce que l’on devient, il faut aussi faire appel à la psychologie et à la sociologie.
- Comment se développe le cortex préfrontal, que dit l’imagerie cérébrale?
- Comment prendre soin de son cerveau?
- Quelles sont les parts de l’inné et de l’acquis?

Chercheurs
- Irina FILIPPI, Université Paris Sud
- Mélissa LORTIE, Université de Sherbrooke
- Jean-Luc MARTINOT, Inserm, France

GÉNÉTIQUE : le jeu de construction

Les gènes sont des fragments d'ADN portant l'information génétique caractérisant les organismes vivants : couleur des yeux, taille, capacité de résister à une maladie, etc. Le génome, c’est l'ensemble du matériel génétique d'un individu. Depuis 2001, on a réussi, entre autres, à lire entièrement le génome humain, soit l’équivalent de 20 000 ouvrages de 500 pages. Mais, depuis les années 1970, il existe des outils pour éditer ces ouvrages. Depuis peu cependant, une technique assez révolutionnaire appelée « CRISPR-Cas9 »  permet d’éditer beaucoup plus efficacement, simplement et à bas prix. En son cœur, on retrouve une enzyme spécialisée pour couper l'ADN, utilisée en génie génétique pour modifier le génome des cellules animales comme végétales.
- Où en est la recherche sur ces questions?
- Comment l’éthique doit-elle aborder ces enjeux, quels sont les risques?
- Quelles sont les perspectives pour la santé, pour l'environnement?

Chercheurs :
- Nathalie BEAUDOIN, Université de Sherbrooke
- Pierre CORDELIER, Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (CRCT)
- Steve JEAN, Université de Sherbrooke

MESURES ET MODÈLES : la fabrication de la science

La méthode scientifique vise à produire de la connaissance objective par de multiples processus. On mesure, quantifie, observe, expérimente, raisonne, calcule, etc.  Bref, il existe une grande diversité de démarches selon les domaines et selon les objets. Pour l’étude des grands groupes humains, par exemple, on cumule des données qu’on analyse avec des outils statistiques. Du côté des neurosciences, par l’imagerie cérébrale, on modélise les connexions entre les différentes régions du cerveau pour faciliter les chirurgies ou pour raffiner notre compréhension de l’anatomie cérébrale. Et pour mesurer, on fabrique des instruments, on se met les pieds à l’eau pour échantillonner ou on interroge des bases de données de plus en plus impressionnantes.
- Quelle est la place de la mesure en science?
- Comment aborder un objet aussi complexe qu’une société humaine?
- Comment cartographier nos réseaux de neurones?
- Quels points communs de méthodes entre toutes les sciences?

Chercheurs :
- Martin AUBÉ, Cégep de Sherbrooke - coprésident du forum
- David MONTMINY, Université de Montréal
- François RHEAULT, Université de Sherbrooke

PRIMATES : leur nature et leur culture

Plus l’étude du comportement animal progresse, plus les caractéristiques distinguant l’être humain s’estompent. De fait, la culture, l’utilisation d’outils, la résolution de problèmes, la transmission de savoirs ou l’empathie sont observées chez un grand nombre d’espèces et tout particulièrement chez nos proches cousins : les primates. Homo sapiens se placerait donc davantage sur un continuum que sur un socle distinct. Les travaux en primatologie ont fortement contribué à la reconnaissance, après d’âpres discussions, de la base biologique de nos comportements. L’écologie comportementale, la bioanthropologie et l’anatomie comparée sont autant de disciplines permettant de penser notre nature et celles des primates, tout comme notre culture et la leur.
- Quelle évolution partageons-nous avec les primates?
- Que nous apprennent les primates sur nos comportements?
- Comment se fait la recherche avec les primates?

Chercheuses et chercheur :
- Camille GUILLIER, Université de Montréal
- Sabrina KRIEF, Muséum national d'Histoire naturelle de Paris - coprésidente du forum
- Daniel PAQUETTE, Université de Montréal

VILLE : la résilience

En moins d'un siècle, la population mondiale est passée de 1,8 à 7,4 milliards d'individus et la population urbaine, de 10 % à plus de 50 %. La majorité des humains sont maintenant des urbains. En 1950, seule New York avait plus de 10 millions d’habitants, et maintenant on compte près de 40 mégalopoles. Cette urbanisation massive est tellement nouvelle qu’il est normal qu’elle soit à parfaire. Étalement abusif sur les territoires agricoles, densité trop forte ou trop faible, omniprésence de l’asphalte, priorité à la voiture, etc. Bref beaucoup de défis! Mais beaucoup de solutions existent déjà : verdissement massif, agriculture urbaine, ruches d’abeilles, densité optimale, équilibre entre espaces privés et publics, transports en commun efficaces, etc.
- Les villes peuvent-elles être aussi vertes que les campagnes?
- Est-ce qu’il y a une limite à la taille des villes?
- Quelles sont les pratiques exemplaires?

Chercheurs
- Léon BIBEAU-MERCIER, Cégep de Sherbrooke
- Nada TOUEIR, Université de Montréal
- Guillaume ROUSSEAU, Université de Sherbrooke

PHYSIQUE QUANTIQUE : la pratique

Un train flotte à haute vitesse au-dessus des rails, sans toucher, sans friction. Voilà un phénomène de supraconduction à une échelle de réalité où les lois de la mécanique quantique opèrent. De ce côté, les chercheurs rêvent d’une supraconduction à température ambiante qui conduirait l'électricité sans résistance et sans perte sur de longues distances. Dans un autre labo, on s’intéresse aux dynamiques du courant électrique circulant à travers les matériaux quantiques, et l’on cherche à maitriser les fluctuations électriques en vue du développement de processeurs quantiques destinés aux ordinateurs du futur. Ces ordinateurs quantiques promettent de révolutionner nos capacités de calcul et de simuler à des échelles impossibles actuellement des phénomènes complexes, comme la supraconductivité elle-même! Les phénomènes quantiques sont définitivement mis au travail pour ces applications, et c'est sans compter l'imagerie médicale où ces phénomènes connaissent déjà des succès retentissants.
- Qu’est-ce que le quantique, où en est la recherche?
- L’ordinateur quantique, ça s’en vient?
- À quoi serviront les supraconducteurs à haute température?

Chercheurs :
- Yves BÉRUBÉ-LAUZIÈRE, Université de Sherbrooke
- Bertrand REULET, Université Paris-Sud et Université de Sherbrooke
- Alexis REYMBAUT, Université de Sherbrooke

 

12 h 00 - 13 h 30 : Diner

13 h 30 - 15 h 30 : Reprise des 6 ateliers thématiques

15 h 45 - 16 h 45 : Atelier « Parcours de chercheurs »

16 h 45 - 18 h 00 : Pause « détente »

18 h 00 - 20 h 00 : Souper festif et défi « neurone »

20 h 00 : Soirée groove avec le groupe Qualité Motel

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5 novembre 2017

8 h 30 - 9 h 30 : Petit déjeuner au Cégep

9 h 30 - 11 h 45 : Retour sur les ateliers en plénière et mot de clôture des coprésidents.

12 h 00 - 13 h 30 : Diner et fin des activités

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