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Le mardi 14 mai 2024

Ces dernières années, l’appel aux méthodologies intersectionnelles et décoloniales en recherche s’est fait plus urgent au Québec et dans la francophonie, reflétant un profond changement dans les priorités des chercheurs et la prise de conscience de la société. L’intersectionnalité, créée à l’origine par Crenshaw (1989), est un concept qui reconnaît que les individus incarnent des identités multiples fondées sur la race, le genre, la sexualité, la classe sociale, etc. Simultanément, les méthodologies décoloniales remettent en question l’héritage tenace du colonialisme dans le monde universitaire. Elles encouragent les chercheurs à examiner d’un regard critique les structures de pouvoir ancrées dans les pratiques de recherche, la production de connaissances et la représentation, tout en mettant l’accent sur les voix et les points de vue des communautés marginalisées (Bell et al., 2020). Le mouvement en faveur de la décolonisation reconnaît qu’une grande partie de la recherche traditionnelle a perpétué les préjugés coloniaux et réduit au silence les voix autochtones, non occidentales et historiquement marginalisées (Held, 2019; Tuhiwai, 2022; Darder, 2019). Bien que la communauté universitaire reconnaisse l’urgence de considérer de nouvelles approches, les chercheur·e·s ont souvent du mal à appliquer des méthodologies non traditionnelles telles que les approches intersectionnelles et décoloniales, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, ces méthodologies exigent un changement fondamental de perspective et une réflexion personnelle approfondie, ce qui peut être inconfortable. Deuxièmement, elles exigent une reconfiguration des processus de collecte et d’analyse des données qui peut s’avérer substantielle et requérir du temps et des ressources accrues (Misra et al., 2020; Quinless, 2022). Troisièmement, l’inertie institutionnelle et la résistance au changement au sein des disciplines peuvent entraver leur adoption. Enfin, le manque de formation et de compréhension de ces nouvelles méthodologies constitue un obstacle.

Malgré ces difficultés, la reconnaissance croissante de leur importance dans la résolution des complexités sociétales et la promotion de l’inclusion pousse progressivement les chercheur·e·s francophones à les adopter, bien qu’à un rythme plus lent. En accueillant des approches innovantes, en encourageant le dialogue et en bousculant les contours de la recherche traditionnelle, ce colloque contribuera à faire émerger des stratégies concrètes pour des méthodologies et approches conductives à l’EDI et la décolonisation. Le besoin de ces méthodologies est alimenté par une reconnaissance croissante des limites des paradigmes de recherche traditionnels (Ndlovu-Gatsheni, 2019; Hamel-Charest, 2022). L’objectif du colloque est de créer un espace de réflexion sur les défis émergents et occasions en recherche liées aux méthodologies visant la décolonisation, l’équité et la justice intersectionnelle selon une perspective interdisciplinaire.

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Colloque

Enjeux de la recherche

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Avant-midi

09 h 00 à 10 h 30
Communication orale
Communications orales
Conférence d’ouverture
/ Sur place et en ligne
Bâtiment : Pavillon Lamoureux (LMX)
Local : LMX 219
09 h 00
Vers une praxis décoloniale de guérison: Intersectionnalité, Miᴧo Pimatisi8iᴧ et Modèle Écologique dans les réalités carcérales des femmes des Premières Nations
Cyndy Wylde (Université d’Ottawa)
Résumé
09 h 50
Période de questions
10 h 10
Pause
10 h 30 à 12 h 00
Communication orale
Communications orales
Amplifier les voix marginalisées : la recherche centrée sur les communautés et considérations éthiques dans la recherche avec les communautés marginalisées
/ Sur place et en ligne
Bâtiment : Pavillon Lamoureux (LMX)
Local : LMX 219
10 h 30
Acokanikew – Faire un pont, un projet de sécurisation culturelle pour soutenir la persévérance des élèves de 4e et 5e secondaires de l’école Nikanik de Wemotaci
Eliane Santschi (UdeM - Université de Montréal), Pascal Sasseville Quoquochi (Secteur éducation, Communauté de Wemotaci), Karine Awashish (Coop Nitaskinan), Gilbert Niquay (Collège Ahuntsic), Jrène Rahm (UdeM - Université de Montréal)
Résumé
10 h 50
Recherche-action-formation sur la capitalisation des savoirs d'expérience de survivantes de violences sexuelles au Sud-Kivu (République Démocratique du Congo)
Anne-Laurence Franzini (Université de Tours)
Résumé
11 h 10
Appartenir ou non au groupe étudié en tant que chercheures : un gage de légitimité et de décolonisation?
Rola Koubeissy (UdeM - Université de Montréal), Geneviève Audet (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Résumé
11 h 20
Période de questions
11 h 40
Pause

Dîner

12 h 00 à 13 h 00
Diner
Dîner
Dîner
/ Sur place et en ligne
Bâtiment : Pavillon Lamoureux (LMX)
Local : LMX 219

Après-midi

13 h 00 à 14 h 35
Communication orale
Communications orales
Décoloniser les méthodologies de recherche et l’approche intersectionnelle dans l’analyse des données
/ Sur place et en ligne
Bâtiment : Pavillon Lamoureux (LMX)
Local : LMX 219
13 h 00
Mobilité forcée par les changements climatiques et augmentation des violences envers les femmes : méthodologie et analyse empirique au prisme de la décolonisation
Karine Bates (UdeM - Université de Montréal), Marianne-Sarah Saulnier (Université McGill)
Résumé
13 h 20
L’expérience migratoire et le désir des haïtiens et haïtiennes de partir du pays exprimé par "lèm pati"
Résumé
13 h 40
Co-construction inclusive des connaissances dans l'évaluation de programmes internationaux : l’analyse de données: perspectives féministe, décolonisatrice et anti-oppressive
Marjorie Vidal (UdeS - Université de Sherbrooke), Marianne St-Onge (EFE - Groupe de recherche et consultance)
Résumé
14 h 00
Période de questions
14 h 20
Pause
14 h 35 à 15 h 55
Communication orale
Communications orales
Innovations, solutions et créativité dans la recherche décoloniale et intersectionnelle
/ Sur place et en ligne
Bâtiment : Pavillon Lamoureux (LMX)
Local : LMX 219
14 h 35
Trois pistes pour renouveler l’épistémologie africaine
Robert Mbella Mbappé (Université de Yaoundé I)
Résumé
14 h 55
Une perspective inclusive des besoins humains : un nouveau cadre de référence
David Castrillon (PCEIM, Projet collectif en inclusion à Montréal)
Résumé
15 h 15
Céder le pouvoir, protéger les liens: Vers une éthique de la recherche avec les communautés autochtones fondée sur la relation
Mathieu Boivin (UdeM - Université de Montréal)
Résumé
15 h 35
Période de questions
15 h 55 à 16 h 25
Communication orale
Communications orales
Synthèse et pistes de réflexion
/ Sur place et en ligne
Bâtiment : Pavillon Lamoureux (LMX)
Local : LMX 219
15 h 55
Synthèse et mot de clôture
Annie Pullen Sansfaçon (UdeM - Université de Montréal)