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601 - L’Université du Québec : bientôt 50 ans de contributions éducatives et scientifiques au développement social, économique et culturel du Québec

L’Université du Québec fêtera ses 50 ans en 2018-2019. Depuis sa création, les établissements d’enseignement et de recherche de ce réseau public unique au Canada ont une influence majeure sur la société québécoise, particulièrement dans les régions où ils sont implantés, aux quatre coins du Québec. Notre colloque s’inscrit dans la préparation d’un ouvrage présentant au grand public la contribution de l’Université du Québec à l’édification du Québec moderne. L’Université du Québec est à la fois une création institutionnelle et une communauté humaine qui s’est progressivement construite grâce aux efforts conjugués de ses acteurs, de ses actrices et de ses composantes. Elle constitue une innovation sociale majeure, issue de la Révolution tranquille, d’une vaste mobilisation de proximité et d’un élan pour l’enseignement supérieur qui s’est exprimé dès après la Seconde Guerre mondiale, aussi bien à Montréal qu’à Trois-Rivières, Chicoutimi et Rimouski. Un second déterminant historique de l’évolution de toutes les universités québécoises est le retournement idéologique amorcé dans les années 1980 qui s’est traduit par d’importantes réorientations de l’action publique, y compris dans le champ universitaire, vers une nouvelle centralité accordée à l’enjeu de son financement.

Les grands thèmes des communications qui composent le colloque sont autant de rubriques permettant de traiter des contributions de l’Université du Québec au développement du Québec, mais aussi des conditions sociopolitiques et institutionnelles qui les ont accélérées ou ralenties. Ces grands thèmes sont : le contexte social, économique, culturel et politique; les différents aspects du développement institutionnel; l’évolution du corps étudiant et de l’enseignement universitaire; la contribution de la recherche et de la création; l’institutionnalisation de nouveaux champs de savoirs; et enfin les divers autres aspects de la mission sociale de l’université, notamment les services aux collectivités, au Québec et sur la scène canadienne ou internationale.

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Colloque
Section 600 - Colloques multisectoriels
Responsables
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
UQ - Université du Québec
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Avant-midi
08 h 45 à 10 h 30
Communications orales
L’université publique
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
08 h 45
Mot de bienvenue
09 h 00
L’UQ, l’Université du Québec
Pierre Lucier (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

La question la plus tenace concernant l’Université du Québec est sans doute celle de la nature même de son statut institutionnel comme université établie par une loi publique et portée par une volonté politique explicite. Alors que le Québec des années 1960 a composé avec les universités existantes, l’Université du Québec a été explicitement voulue par l’Assemblée nationale: c’est une institution «désirée», définie selon les paramètres dominants de la Révolution tranquille. Traduit dans sa loi constitutive, dans son mode de gouvernance, dans ses rapports avec les instances gouvernementales, dans son insertion dans le système universitaire, ce dessein initial n’a pas cessé d’alimenter les discussions sur la nature exacte de cette université dite publique et d’accompagner l’évolution de ses dynamiques internes et externes.

À la lumière des repères législatifs qui formatent l’Université du Québec, des faits et gestes des pouvoirs publics qui ont encadré son fonctionnement, des orientations prises par ses propres instances décisionnelles, des régulations exercées sur elle par les divers rouages du système universitaire, l’intervenant souhaite contribuer à baliser l’analyse de la question. Il s’interrogera notamment sur le bien-fondé de l’idée récente selon laquelle l’Université du Québec se distinguerait en ce qu’elle ne serait «pas une université à charte».  

Résumé
09 h 30
L’Université du Québec comme modèle d’université de type service public : évolution et diversification
Catherine Larouche (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Denis Savard (Université Laval), Lucie Héon (Université Laval)

Les réformes adoptées à la suite du Rapport Parent ont établi les fondements du système d’éducation québécois actuel. La création de l’Université du Québec en 1968 a concrétisé à l’ordre universitaire l’objectif principal de ces réformes, soit la démocratisation de l’accès à tous les niveaux de l’enseignement. Depuis, les universités, tout en préservant leur mission fondamentale et en défendant leur autonomie institutionnelle, se sont adaptées aux contextes et aux besoins diversifiés d’une société en continuel changement, adaptation qui a mené à une diversification du modèle universitaire.

Cette communication propose les objectifs suivants :

* Documenter la conception service public des universités à partir des documents fondateurs de l’Université du Québec.

* Analyser l’évolution et la diversification de cette conception, à partir de discours de président(e)s de l’Université du Québec et de représentants des constituantes dans les rapports annuels de l’Université du Québec de 1969 à aujourd’hui.

Cette analyse portant sur les documents de fondation et les rapports annuels à différentes époques sera effectuée en fonction de la typologie de Larouche (2011) qui comporte sept conceptions des universités (service public, académique, marché, entrepreneuriale, politique, milieu de vie, apprenante) définies selon sept dimensions (valeurs et principes; système de gouvernance; stratégies; enseignement; recherche; évaluation de la performance; critères d’évaluation).

Résumé
10 h 00
Une institution publique dans l’effervescence culturelle
Louis Jacob (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Depuis cinquante ans, les réflexions critiques se sont multipliées non seulement à l’endroit de « la culture », pour en montrer ne serait-ce que la complexité, la relativité et la diversité, mais aussi bien à l’endroit du « développement », qui s’avère conflictuel, voire contradictoire. Nous cherchons à montrer que depuis sa naissance l’Université du Québec (UQ) est au cœur des grands débats et des transformations de la culture, de ses idées comme de ses pratiques, et nous soulignons quels sont les contributions du réseau dans une période de profonds changements, une période qui n’est semble-t-il toujours pas prête à se refermer. Sans malheureusement pouvoir nous arrêter aux réalisations artistiques ou culturelles elles-mêmes qui émanent des communautés universitaires et de leurs environnements dans tous les secteurs, nous proposons une analyse de l’institution publique qu’est l’UQ selon quatre axes : 1) les débats sur l’éducation et l’enseignement supérieur, notamment en ce qui concerne l’enseignement des arts ; 2) la culture et les dynamiques régionales ; 3) la démocratisation de la culture, i.e. les infrastructures, l’accessibilité, la professionnalisation, l’expertise, la diffusion et le rayonnement culturel ; 4) enfin, les initiatives et l’influence de l’institution dans le paysage actuel de la production et de l’expression culturelles, sous toutes leurs formes.

Résumé
10 h 30
Pause
11 h 00 à 12 h 00
Communications orales
Massification et niveau de scolarité
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
11 h 00
L’Université du Québec et la massification de l’éducation : quelques repères sur l’évolution des populations étudiantes
Pierre Doray (UQAM - Université du Québec à Montréal), Sylvie Bonin (UQ - Université du Québec)

La fondation de l’Université du Québec (UQ) et la création de constituantes dans différentes régions du Québec se sont réalisées au nom d’une accessibilité accrue aux études universitaires des Canadiens français et du rattrapage culturel et économique de la population québécoise. Le présent chapitre a pour objectif de réaliser un bilan de la contribution de l’UQ à la démocratisation des études universitaires. Du point de vue des caractéristiques des étudiants, nous chercherons à établir cette évolution en distinguant les étudiants selon leur origine sociale, le capital scolaire des parents (les étudiants de première génération et les autres), l’âge des étudiants et leur sexe, sachant que l’accès aux études est effectivement modulé par les héritages sociaux et culturels, les rapports de genre et les conditions de vie dans la famille. L’accès large des adultes représente aussi une particularité des universités québécoises. Nous comparerons, autant que possible, la progression des populations étudiantes du réseau de l’UQ à celle des autres universités. Notre analyse reposera sur les différentes recherches réalisées au cours des années ainsi que sur les données d’admission et d’inscription.

Résumé
11 h 30
L’université en région et le rehaussement du niveau de scolarité régionale : l’exemple de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Patrice Leblanc (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)

L’Université du Québec a été créée il y a maintenant 50 ans dans la foulée du rapport Parent et de la modernisation du système d’enseignement au Québec qu’il a insufflée. On souhaitait notamment à l’époque combler le retard du niveau de scolarisation des Québécois francophones. Les universités québécoises sont alors essentiellement établies dans les grands centres urbains du Québec et seulement 4 % des francophones fréquentent une université comparativement à 11 % chez les anglophones (données datant de 1959).

La présente communication illustrera l’impact important des universités du Québec sur le rehaussement du niveau de scolarisation de la population québécoise, particulièrement hors des grands centres urbains, en prenant l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue en exemple. Après avoir retracé à grands traits l’histoire de l’UQAT et démontré son ancrage territorial fondamental, l’étude de l’évolution des effectifs étudiants sera présentée. Nous démontrons l’augmentation importante au fil des ans du nombre d’étudiants diplômés par l’UQAT, mais aussi la diversification des programmes offerts en termes de disciplines et de grades. Les impacts sur la région de l’Abitibi-Témiscamingue seront également abordés. En conclusion, nous discuterons de quelques enjeux contemporains reliés à la scolarisation au niveau universitaire des jeunes en régions dites éloignées.

Résumé
Dîner
12 h 00 à 14 h 00
Dîner
Dîner
Après-midi
14 h 00 à 15 h 00
Communications orales
Services aux collectivités et mission sociale
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
14 h 00
Une troisième mission pour l’université dans le réseau de l’UQ : les services aux collectivités
Sylvie DE GROSBOIS (UQO - Université du Québec en Outaouais), Jean-Marc Fontan (UQAM - Université du Québec à Montréal), Michel Lizée (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Cette « troisième » mission est au cœur de la réflexion actuelle sur le rôle de l’université dans la société. Mentionnée dès 1972 par l’UNESCO (Edgar Faure et al., Apprendre à être, Paris, Fayard-UNESCO, 1972. xliii-345 p.), et en 1973 dans une étude commanditée par la CREPUQ et le Conseil des Université (Paul Bélanger et Gaétan Daoust, L’université dans une société éducative, Montréal, 1973, ix-358 p.), puis débattue notamment dans le cadre des rencontres du Sommet sur l’éducation tenues en 2013, cet enjeu de la contribution des établissements afin de maximiser les retombées économiques, sociales et culturelles pour le Québec a été abordé sous l’angle d’un meilleur arrimage des établissements d’enseignement supérieur avec leur milieu immédiat. Ce dialogue de l’université avec son milieu a été depuis le début et demeure l’un des fers de lance du réseau UQ, autant pour les constituantes régionales que celles situées en zone métropolitaine. Cet atelier permettra de présenter une analyse des modèles et retombées, tant institutionnelles que pour le milieu, de la mission développementale de l’Université. Nous appuierons le développement de cette réflexion sur l’expérience du réseau UQ en mettant l’emphase sur la longue histoire du service aux collectivités de l’UQAM.

Résumé
14 h 30
Une contribution majeure (et trop peu connue) à la mission sociale de l’UQ
Dorval Brunelle (UQAM - Université du Québec à Montréal)

À titre de contribution au 50e anniversaire de l'UQ, il s'agira de mettre au jour une des dimensions sans doute les moins connues de la contribution du réseau à l'extension de sa mission sociale en faisant la lumière sur un projet phare porté par le président Boulet à l’époque, celui de créer un réseau d’établissements, à la grandeur des Amériques, qui s’est appelé et qui s’appelle toujours l’Organisation universitaire interaméricaine (OUI).

Créée en 1979 (son congrès de fondation s’est tenu en 1980), l’OUI compte actuellement quelque 340 établissements d’enseignement supérieur répartis dans neuf conseils régionaux. Il s'agit ainsi de faire la lumière sur l’apport et la contribution de l’UQ (et de son président) dans le lancement d’une initiative fort originale qui a eu et qui continue d’avoir un impact très important dans les Amériques à travers toute une série d’initiatives, de colloques, de programmes et de cours.

Résumé
15 h 00
Pause
15 h 30 à 16 h 30
Communications orales
Planification régionale et économie sociale
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
15 h 30
Le rôle des établissements de l’UQ en région dans la planification régionale
Marc-Urbain PROULX (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Selon une définition simple et universellement partagée, la planification s’avère explicitement concernée par la liaison méthodique entre la connaissance et l’action à exercer. En 1968 au Québec, deux interventions publiques importantes ont été lancées. Furent créés les établissements du réseau de l’université du Québec. Et la planification régionale fut instituée pour consolider les nouvelles régions administratives découpées dans l’espace québécois. Plusieurs générations de planification eurent lieu au fil du temps. Notre question de recherche concerne la contribution des cinq établissements de l'UQ localisés en régions en matière de connaissance générée et diffusée. Notre compilation des données annuelles fut effectuée à partir des archives. Notre analyse des tendances dans le chemin parcouru conduira à alimenter une réflexion plus large sur le rôle actuel et futur des établissements de l'UQ en régions.

Résumé
16 h 00
Le réseau de l’Université du Québec : rôle déterminant dans la redécouverte et le développement de l’économie sociale
Benoit Lévesque (UQAM - Université du Québec à Montréal), Jean-Marc Fontan (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Notre présentation présente des résultats préliminaires concernant les trois questions suivantes :

1) comment les constituantes de l’UQ à travers leurs services aux collectivités et la création de programmes (ex. développement régional) et de centres de recherches ont contribué à la mise en place d'un pilier cognitif, soit des définitions, conceptualisation et problématisation concernant l'innovation sociale (IS) et l'économie sociale (ÉS);

2) comment des méthodologies de recherche-action, de coconstruction des connaissances et d'alliance avec les communautés et collectivités ont permis de développer une culture partagée concernant l’IS et l’ÉS, ce qui n’exclut pas certains désaccords (pilier axiologique);

3) enfin, comment s’est opéré la reconnaissance par les pouvoirs publics de l’économie sociale à partir de divers soutien, mécanismes, y compris une loi sur l’ÉS et un prix scientifique sur l’IS.

À travers ces divers piliers interreliés, on retrouve diverses instances d’intermédiation, où les chercheurs et les acteurs se sont retrouvés en situation de dialogue et de coconstruction pour une vision partagée, telles le CIRIEC-Canada en liaison avec le CIRIEC-International, les ARUC en Économie sociale et dans des domaines connexes et, maintenant, le TIESS (Territoires innovants en économie sociale et solidaire), une OLTIS (organisme de liaison et de transfert en innovation sociale), sans oublier quelques chaires de recherche.

Résumé
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Avant-midi
08 h 45 à 10 h 30
Communications orales
De l’intégration des écoles normales à la collaboration interuniversitaire
Présidence/Animation : Edmond-Louis Dussault (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
08 h 45
Mot de bienvenue
09 h 00
Rupture ou continuité : bilan d’une réflexion sur la formation des maîtres à l’Université du Québec
Michel Allard (UQAM - Université du Québec à Montréal), Félix Bouvier (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

Les articles 3 et 30 de la loi  créant en 1968  l’Université du Québec et ses constituantes stipulent que l’une et les autres doivent notamment « … contribuer à la formation des maîtres », cela dans le contexte du démantèlement des écoles normales qui assuraient cette fonction jusqu’alors. Cinquante ans  plus tard, nous nous interrogeons sur les motifs qui ont incité le législateur à inscrire  cet objet tout  à fait inédit  dans la définition d’une institution universitaire. Nous examinerons les conséquences qui en ont découlé, tout en traçant des lignes de force qui ont marqué ces cinq décennies. L’Université du Québec à Montréal  ainsi que l’Université du Québec à Trois-Rivières nous serviront de cas de figure. 

Résumé
09 h 30
Le développement en réseau de programmes de cycles supérieurs à l’Université du Québec
Jean Bernatchez (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

Entre 1989 et 2003, j’ai accompagné des équipes de professeurs de l’Université du Québec dans la création de programmes conjoints de cycles supérieurs. Deux raisons motivent alors ce type de développement. (1) La programmation de premier cycle est déjà en place et stabilisée, mais l’essor de la recherche commande un développement de la programmation aux cycles supérieurs. (2) L’Université du Québec est un réseau, aussi possède-t-elle les outils qui facilitent la constitution de masses critiques de professeurs, la création et la gestion de programmes conjoints. L’expérience est tentée avec succès dans les années 1970 avec la création de sept programmes réseau de premier cycle. Ces programmes sont ensuite offerts de façon autonome, parce que la concertation se présente alors comme une étape vers l’autonomie. Aux études de cycles supérieurs, la concertation est davantage un phénomène structurel. Le partage du leadership est une de ses caractéristiques, mais cette possibilité d’influer sur l’évolution du programme peut être variable et pondérée. L’Université du Québec invente alors un vocabulaire et des pratiques témoignant des nombreuses déclinaisons du modèle (programmes réseau, conjoints, en extension, en association). Dans ma communication, je présenterai et je mettrai en contexte ce phénomène.

Résumé
10 h 00
Politiques de collaboration interuniversitaire en matière de formation : trois exemples relatifs à des universités francophones canadiennes
Martin MALTAIS (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Geneviève Sirois (Université de Montréal)

Cette communication présente les résultats préliminaires d’une étude exploratoire des politiques de collaboration interuniversitaire portant sur des activités de formation, permettant de répondre à la question suivante : comment se déploient les collaborations interuniversitaires en matière de formation dans les cas où l’on compte au moins un établissement francophone issu du Canada ?

La collaboration interinstitutionnelle est devenue un moyen pour les universités de développer de nouvelles possibilités et d’affronter le défi de répondre à la demande croissante de la société sans nécessairement avoir les ressources pour le faire. Cette collaboration permet aux universités d’unir leurs ressources afin de produire de nouvelles combinaisons de services, de produits et d’expertises, mais également d’élargir l’éventail des possibilités, de faire des économies, d’attirer des étudiants et de se positionner avantageusement dans un milieu compétitif.

Pour atteindre notre objectif, nous collectons actuellement des données publiquement accessibles permettant de décrire trois cas de collaboration interuniversitaire en matière de formation : 1) une collaboration entre au moins deux universités francophones du Canada, 2) une collaboration entre une université francophone du Canada et au moins une université anglophone du Canada et 3) une collaboration entre une université francophone du Canada et au moins une université francophone dont le siège social se situe à l’extérieur du Canada. 

Résumé
10 h 30
Pause
11 h 00 à 12 h 00
Communications orales
Formation à distance et développement régional
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
11 h 00
Contribution de la TELUQ au développement de la formation à distance au Québec et au développement de la société québécoise
Michel Umbriaco (TÉLUQ - Université du Québec)

De projet pédagogique expérimental passablement limité à établissement universitaire de plein droit visant une accessibilité maximale pour la population québécoise à l’ensemble du cursus universitaire : c’est le long chemin d’une conquête de crédibilité et de pertinence sociale parcouru par la Télé-université (TELUQ).

Pour mieux saisir les multiples facettes de la contribution actuelle ainsi que de celle qui se dessine dans le proche avenir, nous explorerons dix périodes de « l’histoire tumultueuse », comme le dit si bien le Conseil supérieur de l’éducation, de cette jeune institution : 1- la gestation; 2- les débuts; 3- l’accession à une fragile autonomie; 4- le retour dans le giron et sous la tutelle l’Université du Québec; 5- la conquête des lettres patentes; 6- l’art des conflits liés à la croissance; 7- un flirt avec l’UQAM; 8- l’éloignement de l’UQAM et la perte de la position de leader; 9- des réorganisations et de la réingénierie; 10- la réflexion, l’autocritique et la volonté de servir la population du Québec. Nous conclurons enfin sur ses potentiels énormes reposant sur une nouvelle proposition de positionnement stratégique axée sur la mise en commun de ressources.

Résumé
11 h 30
Le développement régional : d’un domaine d’action à un nouveau champ de connaissance pour l’Université du Québec
Bruno Jean (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

Au moment où se déploie le réseau de l’UQ, la préoccupation pour le développement des régions du Québec est aussi vive que celle de l’accès à l’enseignement supérieur. On verra alors apparaître des universités à vocation générale dans plusieurs régions du Québec : l’UQAR au Bas-Saint-Laurent, l’UQAC au Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’UQAH devenue UQO en Outaouais, l’UQAT en Abitibi-Témiscamingue et l’UQTR en Maurice. Il s’est alors établi une synergie entre la dynamique de développement de la région concernée et la dynamique de développement de l’institution universitaire sur ce même territoire. Si plusieurs constituantes ont développé des programmes de recherche et de formation liés à la base économique de leur région (ex. les mines en Abitibi ou la mer au Bas-Saint-Laurent), le phénomène même du développement régional, ou du développement territorial comme nouveau champ de connaissances, s’est imposé au sein de l’UQ sous l’impulsion d’une composante du réseau, l’UQAR. Dans cette communication, on présentera une analyse la formation de ce nouveau champ du savoir et de sa reconnaissance scientifique. Plusieurs étapes ont jalonné ce parcours comme la mise en place du Doctorat en développement régional, la création du Centre de recherche en développement territorial (CRDT) qui a obtenu le statut de « regroupement stratégique » du FRQSC et le rayonnement international des chercheurs québécois. On pourra alors conclure l’UQ est devenue une véritable université des régions du Québec.

Résumé
Dîner
12 h 00 à 14 h 00
Dîner
Dîner
Après-midi
14 h 00 à 15 h 00
Communications orales
Interdisciplinarité et peuples autochtones
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
14 h 00
Les études québécoises à l’UQTR : un terreau d’une longue et féconde tradition des rapports interdisciplinaires en sciences humaines
Yvan Rousseau (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Normand Séguin (Université du Québec à Trois-Rivières)

Le réseau de l’UQ naît dans un contexte marqué par la segmentation et la spécialisation des champs de connaissances disciplinaires, un mouvement d’origine ancienne qui connaît une forte impulsion à compter de la Seconde Guerre. Dans les années 1970-1980, les critiques de ce mode de développe­ment de l’Université se font entendre et, avec elles, apparais­sent de nouveaux programmes de formation et des centres de recherche fondés, non pas sur la spécialisation des disciplines, mais plutôt sur le projet de les faire dialoguer autour d’objets d’étude partagés. Le champ des études québécoises à l’UQTR a été l’une de ces expériences.

Dans cette communication, nous mettons en perspective la longue trajectoire empruntée par les études québécoises depuis leurs débuts au milieu des années 1970. Nous y faisons ressortir la tension intellectuelle qui donne tout son sens à cet ambitieux aménagement d’un espace commun – dans ce cas-ci, l’étude spatiotemporelle du changement sociétal dans la longue durée – fondé sur la collaboration entre les disciplines. Nous passons en revue la dynamique interdisciplinaire de la recherche et de la formation en précisant ses exigences, sa nécessité dans l’Université, ainsi que ses retombées dans le milieu élargi. Nous soulignons enfin notre engagement dans la mise en valeur de la recherche sur le Québec, grâce au vaste chantier de l’Atlas historique du Québec et à une expertise de pointe acquise dans le traitement massif des microdonnées.

Résumé
14 h 30
Formation et recherche relatives aux peuples autochtones à l’Université du Québec : un engagement sur le chemin de la réconciliation
Carole Lévesque (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

Cette présentation abordera trois dimensions particulières de l’univers de la formation et de la recherche concernant les peuples autochtones à l’Université du Québec (UQ). La première dimension renvoie à la place de l’UQ dans le vaste domaine des études autochtones au Québec depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui, une histoire méconnue et pourtant très riche. La seconde abordera la question de la formation des étudiants/étudiantes autochtones fréquentant les divers établissements de l’UQ, en mettant l’accent sur les programmes visant particulièrement la clientèle autochtone. La dernière dimension se concentrera sur les efforts de recherche partenariale et de coproduction des connaissances développés par de nombreux chercheurs/chercheures en étroite relation avec des représentants d’instances et de communautés autochtones au cours des dernières décennies. Des exemples précis mettant en lumière des initiatives collectives et innovantes seront documentées.

Résumé
15 h 00
Pause
15 h 30 à 16 h 30
Communications orales
Sciences de l’environnement et sciences forestières
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
15 h 30
Genèse, développement et institutionnalisation du champ des sciences de l’environnement dans les institutions du réseau de l’Université du Québec
René Audet (UQAM - Université du Québec à Montréal), René Canuel (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Le champ des sciences de l’environnement a connu un développement fulgurant au Québec depuis les années 1970, avec la création de la maitrise en sciences de l’environnement à l’UQAM en 1973, jusqu’à la création subséquente de nombreuses chaires et de centres de recherche en environnement dans les établissements du RUQ. Les sciences de l’environnement ont été au cœur de l’enracinement local et de l’épanouissement des établissements régionaux du RUQ, et de leur rayonnement à l’échelle internationale : sciences de la mer (UQAR), sciences de la forêt (UQAT) et sciences de l’eau (UQTR). C’est pourquoi le réseau constitue aujourd’hui l’un des plus importants pôles de formation et de recherche en sciences de l’environnement au Canada. Dans cette communication, nous entendons dresser le portrait actuel de ce pôle, en montrer les forces principales et retracer les grandes étapes du développement des sciences de l’environnement au sein du RUQ en les situant dans le contexte historique des débats environnementaux au Québec et dans le monde. Nous insisterons sur certaines initiatives structurantes, telle la création de l’Institut des sciences de l’environnement à l’UQAM et du doctorat en sciences de l’environnement – en association avec l’UQAC, l’UQAR, l’UQAT et l’UQTR – dont les effets de levier ont fortement contribué à l’institutionnalisation du champ. Notre communication se conclura par une réflexion sur les défis et opportunités à venir pour le RUQ.

 

Résumé
16 h 00
Le développement des sciences forestières dans le réseau de l’UQ
Yves Bergeron (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Hubert Morin (Université du Québec à Chicoutimi)

La recherche touchant la foresterie s’est développée graduellement dans chacune des constituantes depuis la création du réseau. Ces entreprises régionales  se sont graduellement fédérées au sein du centre multirégional en foresterie. Ce développement a largement bénéficié de la décentralisation du régime forestier québécois qui confiait la responsabilité de l’aménagement forestier aux entreprises forestières régionales. Des structures académiques plus formelles se sont développées dans plusieurs constituantes et la plupart des chercheurs participent au Centre d’études de la forêt (regroupement FRQNT), codirigé par l’UQAM en collaboration avec l’Université Laval. Plusieurs chercheurs œuvrent  aussi dans le secteur transformation, notamment au sein du Centre de recherche sur les matériaux renouvelables. Dans la même période, l’accès à des programmes d’études avancées, souvent en partenariat, s’est développé dans toutes les constituantes. Le réseau joue un rôle majeur en  enseignement aux cycles avancés et en recherche forestière. Le partenariat étroit avec le milieu lui confère une situation privilégiée et cela tant en regard d’un accès à une forêt diversifiée qu’à des partenaires socioéconomiques. L’absence de la dispense de programmes de premier cycle en foresterie, les volontés cycliques de centraliser la gestion des forêts au sein du gouvernement et les récentes coupures de plusieurs fonds de recherche constituent des obstacles à son développement.

Résumé
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Avant-midi
08 h 45 à 10 h 30
Panel
L’Université du Québec : de la Révolution tranquille à la société du savoir
Présidence/Animation : Lyne Sauvageau (UQ - Université du Québec)
Participants : Denis Savard (Université Laval), Sylvie DE GROSBOIS (UQO - Université du Québec en Outaouais), Michel Allard (UQAM - Université du Québec à Montréal), Catherine Larouche (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Marc-Urbain PROULX (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Carole Lévesque (INRS - Institut national de la recherche scientifique)
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
08 h 45
Mot de bienvenue
09 h 00
Discussion
10 h 30
Pause
11 h 00 à 12 h 30
Panel
L’avenir d’un réseau universitaire public entre le localisme, la mondialisation néolibérale et l’utopie altermondialiste
Présidence/Animation : Pierre Doray (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Participants : Louise Poissant (Fonds de recherche du Québec - Société et culture), Yves Gingras (UQAM - Université du Québec à Montréal), Monique Brodeur (UQAM - Université du Québec à Montréal), Lyne Sauvageau (UQ - Université du Québec), Michel Umbriaco (TÉLUQ - Université du Québec)
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 219
11 h 00
Discussion
12 h 15
Mot de clôture