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527 - Éducations sexuelle et interculturelle au Québec : enseignements spécifiques et défis communs à l’épreuve des TIC

Du lundi 8 au mardi 9 mai 2017

La hiérarchisation des questions sensibles et des priorités sociales du gouvernement du Québec pousse à regarder au sommet du monde de l’éducation, un monde de lucides et de solidaires. L’enjeu de conjuguer les éducations sexuelle et interculturelle y apparaît d’autant plus clairement que le sentiment de sécurité s’avère plus que jamais menacé chez les jeunes (filles et jeunes racisé(e)s). Cette conjugaison éducative appelle des réponses globales et concertées, intersectionnelles et intersectiorielles. La mixité de ces savoirs inter-milieux impose de rassembler les professionnels de l’intervention et de la recherche. Il en va d’une philosophie commune de l’éducation pouvant s’adapter à divers milieux ostracisant parfois des jeunes qu’ils souhaiteraient néanmoins aider. Les discours dominants adulto-centrés feront alors l’objet d’une réflexion critique portée notamment sur la performance et l’effort scolaires demandés aux jeunes vulnérabilisé(e)s. Nous contribuerons à les repenser de manières moins compétitives et discriminantes, moins violentes et doloristes, par-delà les idéaux et discours sociaux de performance, d’accomplissement et de dépassement de soi. Plutôt que de déplorer le manque ou la perte du goût de l’effort chez les jeunes, nous proposerons de détourner notre regard de sommets inatteignables que nous nous fixons. En reprenant la mesure de ce qui est réalisable avec et auprès des jeunes, en contribuant à la réflexion critique mise au service du développement de l’éducation antiraciste et antisexiste, nous verrons comment créer des rapports plus intelligents (à l’ère des TIC) et plus respectueux entre nous : entre gars et filles, entre jeunes de la majorité sociale et jeunes issu(e)s de communautés racisées. Nous donnerons ainsi à voir autrement les sommets de priorités éducatives gouvernementales actuelles : sensibiliser et agir, détecter et prévenir pour mieux vivre ensemble demain et déjà aujourd’hui.

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Colloque
Section 500 - Éducation
Responsables
UQAM - Université du Québec à Montréal
Lawrence Olivier
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Avant-midi
08 h 30 à 11 h 20
Communications orales
Contextes éducatifs et enjeux intersectionnels : éducations féministe et interculturelle
Présidence/Animation : David Risse (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Discutant : Lawrence Olivier (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : (T) TROTTIER
Local : (T) 2100
08 h 30
Mot de bienvenue
08 h 40
Cyberintimidation et pratiques pédagogiques et scolaires : un état des lieux
Simon Collin (UQAM - Université du Québec à Montréal), Alexis Ndimubandi (Université du Québec à Montréal)

A l'ère du numérique, le harcèlement (Romano, 2015) ou l'intimidation (Roy & Beaumont, 2013) à l'école, ne sont plus circonscrits à l'espace scolaire mais se prolongent à travers les lieux et le temps via les écrans (Romano, 2015). La cyberintimidation est justement cette nouvelle forme d'intimidation au moyen des technologies. Et même si c’est surtout à partir de chez eux que les agresseurs agissent (Roy & Beaumont, 2013), c’est dans des situations d’intimidation vécues à l’école que la cyberintimidation prend généralement ses origines (Erdur-Baker, 2010).

C’est ainsi que les milieux scolaires, au même titre, que d’autres acteurs participent à la recherche de stratégies de prévention et d’intervention efficaces pour réduire la cyberintimidation (Roy & Beaumont, 2015). Mais qu’en est-il de la participation des milieux scolaires ?

En s’inspirant du modèle de Hinduja & Patchin (2009), Roy et Beaumont (2015) affirment que les enseignants choisissent les interventions en fonction des antécédents comportementaux de l’élève, qu’ils attribuent les chances de réussite des interventions au niveau de coopération et d’ouverture des élèves et qu’ils jouent davantage un rôle éducatif. Mais comment ces interventions se traduisent-elles dans des pratiques pédagogiques et scolaires ? C’est à cette question que nous aimerions répondre dans notre communication basée sur une recension des écrits sur la cyberintimidation et/ou les pratiques pédagogiques et scolaires en milieu scolaire au Québec.

Résumé
09 h 05
Période de questions
09 h 20
Genre, religion et discrimination : enjeux communs et zones de tension
Rachida Azdouz

Le sexe, l’orientation sexuelle et la religion font partie des 13 motifs de discrimination prohibés par les chartes canadienne et québécoise des droits et libertés de la personne. Le traitement réservé au fait minoritaire, notamment aux minorités sexuelles et aux femmes, par les grandes traditions monothéistes, est souvent invoqué pour en appeler à une hiérarchisation des droits. Or, le rôle des tribunaux est d’assurer une articulation et un équilibrage des droits. Cette présentation fera état des arguments (favorables ou défavorables à cette hiérarchisation), leur pertinence et leurs limites, juridiques et éthiques. 

Résumé
09 h 45
Période de questions
10 h 00
Pause
10 h 10
Le féminisme intersectionnel : une perspective indispensable à l’éducation citoyenne antiraciste et antisexiste
Emilie Nicolas (University of Toronto)

Les luttes de toutes les femmes ne peuvent être exactement les mêmes, puisqu’en fonction de leurs différentes identités et groupes d’appartenances, les conditions des femmes ont grandement différé d’hier à aujourd’hui. Plus particulièrement, le sexisme misogynoir mène à la dévalorisation, la fétichisation, l’hypersexualisation et l’invisibilisation des filles femmes noires, qui sont par conséquence souvent marginalisées, appauvrit et enfermée dans des cycles de violences sociétales. La notion d’intersectionnalité émane des penseuses du féminisme noir et visent à décrire la complexité de la combinaison des facteurs d’oppressions et leurs impacts sur la vie des personnes.

Cette présentation visera à appliquer le concept d’intersectionnalité pour mieux aiguiller l’éducation anti-sexiste et anti-raciste au Québec. D’abord, il faudra décrire la particularité de la condition féminine racisée au Québec, et mettre en lumière les lacunes qui subsistent toujours, au niveau de la collecte de données et de l’agenda de recherches, pour véritablement comprendre le besoin de ces citoyennes. Ensuite, nous examinerons les pratiques qui pourraient bénéficier au milieu de l’éducation québécois. Finalement, nous nous pencherons sur la collaboration entre le gouvernement, et les milieux de l’éducation, de la recherche, et du communautaire nécessaires à des pratiques plus éthiques et responsables en matière d’éducation anti-sexiste et anti-raciste.    

Résumé
10 h 35
Période de questions
10 h 50
Éducation et Intersectionnalités : Éloge de la complexité
Leslie KAPO (INRS - Institut national de la recherche scientifique)

Les travaux et l’engagement des féministes racisées ont propulsé le concept d’intersectionnalité au premier plan dans la production scientifique contemporaine, mais aussi dans les initiatives concrètes sur le terrain. Cependant, plusieurs auteures identifient certaines limites dans cette transition. Cette présentation reviendra brièvement sur ces différentes critiques avant de proposer des pistes de réflexion et des perspectives, autant pour la production de connaissances que pour la pratique, à partir de mon propre parcours de chercheur-intervenant racialisé. 

Résumé
11 h 15
Période de questions
Dîner
11 h 30 à 12 h 30
Dîner
Dîner
Après-midi
12 h 30 à 16 h 00
Communications orales
TIC et secondaire : virginité et minorités sexuelles
Présidence/Animation : Rachida Azdouz (UdeM - Université de Montréal)
Discutant : David Risse (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : (T) TROTTIER
Local : (T) 2100
12 h 30
Enseigner la sexualité au secondaire à Montréal : avant et après Internet, des élèves plus informés, mais déformés
Sylvain Larose (UdeM - Université de Montréal)

Avant l’Internet, les élèves avaient difficilement accès à de l’information sur la sexualité. La pornographie, les films érotiques existaient, mais il y avait une barrière, certes très poreuse, entre le monde sexuel des adolescents et celui des adultes.

Aujourd’hui, on enseigne la sexualité à des jeunes qui ont facilement accès à de l’information à caractère sexuel. Et à la pornographie. Ce n’est pas ce qu’ils vivent sexuellement qui a changé, c’est le contexte qui entoure la relation sexuelle qui a changé.

Étrangement, les jeunes de 2016 veulent discuter des mêmes sujets que les jeunes des années 90 : qu’est-ce qu’un couple ? Qu’est-ce que la pornographie ? Ai-je une ou plusieurs identités sexuelles? Si je m’inscris au site de « rencontre » Sugar Daddy, est-ce que je me prostitue ?

Cependant, quelque chose a changé. Maintenant, la pornographie a déjà répondu à toutes ces questions. Enseigner la sexualité au secondaire, c’est d’abord et avant tout détruire (reconstruire?) ce que les jeunes ont appris par la pornographie. C’est une entreprise très complexe : en effet, la pornographie, ses codes esthétiques et comportementaux, ont envahi à peu près toutes les sphères culturelles des sociétés occidentales.

C’est pourquoi l’éducation à la sexualité doit être une préoccupation de l’ensemble des intervenants adultes qui gravitent autour des jeunes.

Résumé
12 h 55
Période de questions
13 h 10
Le cours d’éducation à la sexualité au secondaire… en ligne!
Jolaine Lessard (Collège Bourget), Karen Riley (TÉLUQ - Université du Québec)

S’inspirant du concept de la classe inversée, deux enseignantes d’un collège privé desservant plus de mille élèves du secteur secondaire ont conçu une version entièrement numérique et interactive des cours d’éducation à la sexualité qui seront au programme de l’école québécoise à compter de septembre 2017.  Fortes de l’expérience de l’une comme sexologue et de l’autre comme spécialiste en arts médiatiques, elles ont inclus dans chaque cours non seulement des textes écrits, mais des fichiers, des hyperliens, des images et des questions interactives, des sources de même qu’une capsule vidéo récapitulative.  Les cours, mis en ligne via la plate-forme iTunesU, se déclinent en un livre numérique pour chaque cycle, accessible dans sa totalité dès la rentrée scolaire,  via la tablette électronique dont dispose chaque élève de l’établissement. Cette formule, qui respecte à la fois les phases du développement psychosexuel des adolescents de même que le rythme d’apprentissage de chacun, se veut la réponse aux besoins d’information, mais aussi d’anonymat et d’intimité caractéristiques des apprenants de cet âge pour toutes les questions concernant la sexualité.  Dans une perspective plus large, les contenus ont été conçus de manière à dénoncer systématiquement la construction genrée de la société québécoise, fondée sur des modèles sexistes, stéréotypés et intériorisés, à leur insu, par trop d’adolescents.

Résumé
13 h 35
Période de questions
13 h 50
Réflexions sur les enjeux culturels et identitaires des « Girlhood Studies » au secondaire  
Eftihia Mihelakis (Brandon University)

Au cours des années 1990, émerge la reconnaissance des théories sur les pédagogies féministes en « Girlhood Studies », un sous-champ disciplinaire des études culturelles, qui nuance entre autres les modes d’appréhension des défis et pratiques de l’enseignement autant au secondaire qu’à l’université. Pour Jennifer L. Martin[1], non seulement faut-il enseigner les études féministes au secondaire, pour le faire, nous devons être attentifs et attentives au langage et aux réalités particulières des adolescentes et des adolescents.

En étudiant les réflexions théoriques et pratiques qui sont mises de l’avant dans quelques revues sur l’enseignement et sur les études féministes au Québec depuis la fin des années 1990, cette communication vise à répondre aux questions suivantes : Quelles théories et projets collaboratifs prennent lieu depuis les années 1990 dans le milieu secondaire au Québec qui abondent dans le sens des « Girlhood Studies » ? Comment a-t-on réfléchit aux façons dont confluent ou divergent les trajectoires des pédagogies féministes à l’égard de l’importance de peaufiner et de développer des pratiques pédagogiques (avec les TIC par exemple) qui sont attentives aux adolescentes et adolescents en tant qu’agent.es social.es, et ce, dans une perspective non binaire et antiraciste ?

[1] « Reclaiming Feminism: A Qualitative Investigation of Language Usage by Girls in a High School Women’s Studies Course », Girlhood Studies, 2009, vol. 2, n° 1.

Résumé
14 h 15
Période de questions
14 h 30
Pause
14 h 40
Pourquoi se préoccuper de la sexualité des jeunes trans et pourquoi repenser le genre dans nos interventions éducatives?
Denise Medico (UQAM - Université du Québec à Montréal), Martin Blais (UQAM - Université du Québec à Montréal), Annie Pullen Sansfaçon (UdeM - Université de Montréal)

La question du genre non cisgenre acquiert une visibilité grandissante. Elle concerne des jeunes qui souhaitent des traitements de confirmation de genre comme des jeunes qui rejettent la binarité sexuelle ou qui se questionnent. Les besoins, vulnérabilités et enjeux sont documentés et il devient évident que la discrimination, l’invisibilité et le harcèlement, notamment en milieu scolaire, sont responsables de ces vulnérabilités. Les rares données que nous avons sur la sexualité de ces jeunes indiquent qu’ils font face à des enjeux spécifiques : rapport au corps difficile voir honte, médicalisation de la puberté, révélation de soi qui peut être dangereuse, difficultés relationnelles. Dans ce contexte émergent et pour donner à ces jeunes un meilleur futur, il semble nécessaire de développer une éducation à la sexualité ciblant tous les jeunes trans et en questionnement ainsi que de donner une attention particulière à la lutte contre la transphobie dans une vision non binaire.

Résumé
15 h 05
Période de questions
15 h 20
Stratégies identitaires en milieu cégépien : le cas des étudiants LGBT racisés
Habib EL-Hage (Collège Rosemont), Marie Audet (Collège Rosemont)

L’affirmation identitaire des jeunes lesbiens, gais, bisexuels, trans et queer (LGBTQ) a été passablement documentée au fil des recherches. Toutefois, lorsqu’il s’agit de personnes LGBTQ racisés, la compréhension du processus d’affirmation identitaire se complexifie. La méconnaissance et l’incompréhension de leur réalité créent des situations d’injustice, de rejet, d’exclusion, d’homophobie, de transphobie et de racisme. Les approchent utilisées dans les études recensées (Lee et El-Hage, 2013) portent particulièrement sur des aspects historiques dans un contexte de gestion coloniale (Demczuk et Remiggi, 1998; Roy 2013; Lee, 2015), sociologique dans le rapport à l'identitaire (Chbat 2011, Bilge 2016), psychologique dans ces aspects de résilience, etc. La littérature (Chbat 2010, Chamberland, 2011, ElHage et Lee, 2013)nous fournit des réponses et des résultats plus souvent exprimés par l’exclusion des milieux normatifs, la non-présence dans les médias, l'exclusion de leur milieu familial, etc. Toutefois, les connaissances sur le sujet en milieu collégial sont absentes lorsqu'il s'agit des jeunes issus des minorités visibles. Comment vivent-ils leurs parcours scolaires au Collégial ? Quelles sont les barrières sociales et scolaires qui guettent ces jeunes ? Voilà à quoi répondront nos résultats de recherche exploratoire effectuée au Collège de Rosemont.

Résumé
15 h 45
Période de questions
15 h 55
Synthèse
16 h 00 à 17 h 00
Communications orales
Développer l’apprentissage de bonnes pratiques : réseaux de publications récentes, stratégies de diffusion des connaissances
Présidence/Animation : David Risse (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Discutant : Lawrence Olivier (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : (T) TROTTIER
Local : (T) 2100
16 h 00
Plénière
16 h 30
Discussion
Afficher tous les résumés
Avant-midi
08 h 30 à 12 h 00
Communications orales
Réussite scolaire et intégration sociale : féministes musulmanes et femmes-modèles
Présidence/Animation : Eftihia Mihelakis (Brandon University)
Discutant : Lawrence Olivier (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : (T) TROTTIER
Local : (T) 2100
08 h 30
École, écueils et intégration
Khadija Darid (Espace Femmes arabes)

1- Les enfants comme les adultes vivent des changements, des pertes et des gains lors du processus d'immigration. L’expérience sera vécu selon leur propre bagage d'expériences et d’émotions;

2- L'accueil au Québec vise surtout les adultes immigrants (insertion au travail, apprentissage du français, etc.). Pour les enfants, seule l’inscription à l’école compte. Or, les enfants peuvent, selon leur âge, leur capacité ou leur expérience, vivre très difficilement le processus migratoire.

Les pertes :
* La famille élargie, (grands-parents, oncles, tantes, cousins, cousines; voisins mais aussi amis d’enfance) qui faisait partie du quotidien;
* Gêne à l’école, isolement, voire rejet et exclusion;
* Perte de statut, déqualification à l’école, (le temps d’apprendre la langue) vécue comme une rétrogradation. Puis en classes régulières avec des plus jeunes, comme s'ils avaient redoublé.

Les ados :
* La séparation avec les amis est un drame;
* La socialisation dans le nouveau réseau peut être difficile;
* Honte de ne pas connaître la musique, les stars, les films populaires, honte de ne pouvoir s’habiller comme leurs pairs;
* Critiques face aux parents et à leur décision d'immigrer, remise en question de la légitimité de la démarche.

3-  La communauté – musulmane et arabe – ostracisée, elle est présentée comme en opposition avec la majorité sociale.
Les jeunes de confession musulmane se retrouvent avec des systèmes de valeurs et modes de vie mêlant référents chrétiens, musulmans, canadiens, etc.

Résumé
09 h 05
Période de questions
09 h 20
Féministes musulmanes entre l’assignation à l’identité religieuse et l’accusation d’infiltration : témoignage d’un parcours
Najat Boughaba (Art et Culture Sans Frontières)

Je traiterai de la question du modèle féminin pour des jeunes filles qui revendiquent le droit de vivre leur identité religieuse tout en voulant rester dynamiques et impliquées dans la société. Le parcours de certaines femmes  mérite d'être partagé car il montre la complexité de cette situation. Connaissant mieux mon parcours, je le présente pour en tirer une leçon. Quand on ne peut pas prouver qu'une femme est soumise (l'étiquette classique) car elle dépasse les attentes, on la traite d'infiltrée. Donc on brise l'élan de femmes-modèles et on laisse un vide d'identification pour les jeunes ce qui les fragilise et les rend vulnérables.

Résumé
09 h 45
Période de questions
10 h 00
Pause
10 h 10
Synthèse
10 h 55
Interculturalité et intersectionnalité : enjeux et réalités des membres des femmes et des membres de la communauté LGBTQ racisé-es à Montréal
Mylene de Repentigny-Corbeil (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans un contexte migratoire, plusieurs aspects divergent selon le genre, la religion, l’appartenance ethnoculturelle ou le statut social des migrant-es. Cela peut influencer, compliquer ou accélérer les raisons de départ, les procédures migratoires et l’adaptation à la société d’accueil. Souvent considérés comme essentiellement masculins et propulsés par des impératifs économiques, les mouvements migratoires sont, depuis quelques années déjà, en proie à un changement profond ; les femmes constituent maintenant près de 50% des migrantes au niveau international. Au Québec, les femmes racisées, issues des minorités, sont de plus en plus nombreuses, et leur parole, de plus en plus puissante. Pourtant, sur le terrain, elles peinent à se faire entendre. Les membres de la communauté LGBT+ racisés, quant à eux/elles, sont confronté-es à plusieurs préjugés et stéréotypes. Victimes d’une double discrimination, ciblant leurs identités ethnoculturelle et sexuelle, ils/elles sont confrontés à des enjeux intersectionnels particuliers. Pour les femmes et les membres de la communauté LGBT+, les TIC deviennent importants afin de créer un imaginaire commun, développer des expressions identitaires, créer des mouvances militantes, exprimer librement leurs opinions et créer des solidarités de réseaux sans frontières. En effet, les TIC peuvent devenir des plateformes de dénonciation, de revendication qui ont pour but de créer des prises de conscience individuelles et collectives.

Résumé
11 h 55
Mot de clôture