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404 - Médias, communications et information

Le programme du domaine de recherche Médias, communications et information comporte six sessions :

1) La session Média et comportements traite des pratiques d’usage des médias et des effets des médias sur les individus et les groupes sociaux.

2) La session Culture, médias et nouveaux enjeux traite des médias et formes culturelles émergents ainsi que des méthodes d’analyse innovatrices.

3) La session Méthodes et design de l’information traite des stratégies pour la collecte et l’organisation des connaissances dans différents domaines.

4) La session Enseignement, recherche et établissements universitaires traite de la production et de l’enseignement scientifique en milieu universitaire.

5) La session Médias, conflits et scandales analyse plusieurs crises politiques et sociales du point de vue du traitement médiatique dont elles ont été l’objet.

6) La session Identités sociales et traitement médiatique traite de la manière dont plusieurs catégories identitaires se trouvent représentées dans les médias.

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Domaine
Section 400 - Sciences sociales
Responsables
William Straw
Université McGill
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Avant-midi
09 h 00 à 11 h 00
Communications orales
Médias et comportements
Présidence/Animation : Jonathan
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 109
1
La chambre à coucher 2.0 : une appropriation intime des espaces socionumériques par les adolescentes du Québec dans un processus de création identitaire
Nina DUQUE (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Aujourd’hui, les jeunes filles sont plongées dès leur plus jeune âge dans une multiplicité de dispositifs socionumériques. Telle une chambre à coucher, ces espaces socionumériques sont des lieux où s’exerce une régulation complexe de l’intimité de la part des adolescentes qui sont les premières à contrôler ceux qui y entrent et qui y participent. Dans le cadre de cette communication, basée sur une recherche qualitative exploratoire réalisée auprès d’adolescentes âgées de 13 ans à 14 ans, nous nous intéresserons à comprendre comment les jeunes filles utilisent ces dispositifs à des fins de maintien et de développement de liens sociaux intimes. Ces pratiques apportent de nouvelles dimensions au processus de construction identitaire via des déplacements continuels entre les mondes privés et publics et le développement de stratégies de contrôle et de gestion tout en contribuant à brouiller les notions d’espace, de temps et de lieu et à redéfinir leur rapport à ces dimensions. Les recherches en communication et en sociologie de la jeunesse font état d’une association étroite entre le genre, l’âge et les modes d’appropriation socionumérique. Les filles et les garçons développeraient des pratiques socionumériques propres où des écarts d’usages participeraient à la construction de soi de manière très différente. C’est pourquoi il nous semble pertinent de porter un regard précis sur les pratiques féminines, approfondissant ainsi la question des comportements identitaires intimes.

Résumé
2
L’utilité du mobile perçue en contexte de voyage : freins et motivations à l’adoption du mobile pour les produits de voyage
Fanny Beaulieu Cormier (Université du Québec à Montréal), Promtep Sandrine (ESG - UQAM), Marc-Antoine Vachon (ESG - UQAM)

La concurrence au sein de l’offre touristique ne cesse de s’intensifier et plusieurs facteurs participent à changer la demande touristique tels que la multiplication des occasions de voyage et les offres promotionnelles. Une nouvelle classe de touristes ne cesse de grandir, il s’agit de ceux qui utilisent leur téléphone intelligent afin de planifier leur voyage. Les acteurs du tourisme doivent s’adapter à cette nouvelle façon de consommer des touristes.

L’objectif de cette recherche est de mieux comprendre l’utilité du mobile perçue par les voyageurs, plus particulièrement de déterminer quels sont leurs freins et leurs motivations à adopter le mobile pour des produits de voyage. Pour ce faire, une analyse selon les critères sociodémographiques a été réalisée à l’aide de comparaisons de moyennes et de régressions linéaires à partir d'une base de données de 977 répondants. Les résultats de la recherche démontrent notamment que plus le public cible visé est jeune, plus les entreprises touristiques doivent favoriser le marketing au sein du mobile. De plus, si les entreprises désirent s’adresser aux femmes, ils devront miser davantage sur l’immédiateté, l’utilité, les promotions et l’économie de temps afin d’attirer cette clientèle. Cette recherche sera utile aux entreprises touristiques tout comme aux voyageurs qui bénéficieront de services plus personnalisés dans le but de mieux répondre à leurs attentes et à leurs besoins.

Résumé
3
Différences sociodémographiques et culturelles dans l’utilisation des réseaux sociaux en contexte de voyage 
Laurence Hemond (UQAM - Université du Québec à Montréal), Marc-Antoine Vachon (ESG UQAM), Sandrine Promtep (ESG UQAM)

Différences sociodémographiques et culturelles dans l’utilisation des réseaux sociaux en contexte de voyage 

Le tourisme est une industrie qui est touchée de façon particulière par le développement d’Internet car cela présente un immense impact sur le processus d’achat des consommateurs. Les plateformes utilisées dans cette industrie sont extrêmement importantes, voire vitales, puisqu'elle est basée sur la recherche d’information de façon intensive (Rathonyi, 2013). Ces nouvelles technologies, surtout les médias sociaux, donnent la possibilité de distribuer l’information plus rapidement et d’échanger avec d’autres internautes à travers le monde.

L’objectif de cette recherche est de comprendre l’impact de l’utilisation des réseaux sociaux, et des stimuli qui y sont présents, sur le processus d’achat et l’envie de voyager d’un touriste. La base de données de 977 répondants a permis de réaliser des tests de T et des corrélations pour évaluer les facteurs à l’étude.

Les résultats présentent notamment l’importance du partage d’informations retrouvés sur les médias sociaux dans le processus de décision d’un touriste. De plus, les répondants étant québécois et européens, cette étude pousse plus loin l’analyse en comparant les deux groupes, ce qui alimente les discussions quant aux différences culturelles dans l’utilisation des médias sociaux. Cette recherche sera utile aux entreprises touristiques pour déterminer quelles stratégies en ligne adopter dépendamment des résultats espérés.

Résumé
4
Une définition des compétences propres à l’organisation des collections d’informations personnelles numériques
Jerry Jacques (Université de Namur)

Les utilisateurs des médias numériques sont aujourd’hui confrontés à de nombreux défis liés aux informations: inflation de leur nombre, multiplication des appareils et des applications, diversification des contextes d’utilisation, collaboration autour de collections partagées dans le Cloud, etc.

L’objectif de cette thèse de doctorat a été de définir les compétences nécessaires à l’organisation d’une collection d’informations personnelles numériques. Pour ce faire, nous avons réalisé 58 entretiens, qui prenaient la forme de « visites guidées » par le répondant de son espace personnel d’informations, avec 26 étudiants rencontrés à deux reprises.

Les principaux résultats de cette recherche ont mené (1) à un inventaire compréhensif et longitudinal des tactiques adoptées par les individus pour organiser leurs différentes collections d’informations et (2) à une définition des compétences impliquées par l’organisation des collections d’informations personnelles numériques. Cette définition des compétences prend la forme d’une matrice croisant 4 activités fondamentales (la sélection, la suppression, l’appréhension et l’implémentation), trois dimensions des informations (technique, informationnelle et sociale) et trois rapports (adéquation, optimisation, et virtualisation) qui caractérisent le rôle de médiation qu’assurent les compétences entre les intentions des individus et les caractéristiques des situations où elles sont mobilisées.

Résumé
5
Suis-je prêt(e) pour le prêt-à-porter? Une étude empirique des facteurs qui expliquent l’intention d’adopter l’Apple Watch
Olivier Caya (UdeS - Université de Sherbrooke), Jean-François Poirier (Université de Sherbrooke), Fanny Poirier-Rouillard (Université de Sherbrooke), Joffrey Perez (Université de Sherbrooke), Stéphanie Martin (Université de Sherbrooke), Kevin Bailey (Université de Sherbrooke)

Le marché des technologies prêtes-à-porter (« wearables ») est en constante progression depuis les dernières années. De plus en plus de ces produits technologiques sont conçus à chaque année comme les montres intelligentes, les combinaisons sportives avec capteurs intégrés, ou encore les brassières intelligentes. Bien que peu mature aujourd’hui, cette classe de technologies pourrait générer, selon Gartner (2016), un marché de plus de 61 milliards de dollars d’ici 2020. Malgré ces projections, il demeure que l’adoption de masse des technologies prêtes-à porter se veut plus lente qu’anticipée et peu d’études scientifiques se sont penchées sur les facteurs qui facilitent leur adoption. La présente recherche vise à combler ce manque dans la littérature en proposant un modèle d’adoption basé sur la théorie de diffusion des innovations de Rogers (1991). Une enquête par questionnaires en ligne conduite auprès des « milléniums » a permis de recueillir les perceptions de 231 personnes quant à leur intention d’adopter une Apple Watch. De façon surprenante, les facteurs liés aux perceptions utilitaires de la technologie n’influencent pas l’intention d’adopter de façon aussi prononcée que les perceptions hédonistes liées au port de l’Apple Watch. Enfin, les résultats démontrent également que le coût perçu vient modérer négativement l’effet de l’avantage relatif perçu sur l’intention d’adopter, atténuant ainsi la valeur des fonctions utilitaires du produit.

Résumé
Après-midi
13 h 00 à 15 h 30
Communications orales
Méthodes et design de l’information
Présidence/Animation : Claude
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 109
1
L’entrevue comme méthode de recherche performative
Cynthia NOURY (UQAM - Université du Québec à Montréal), Louis-Claude Paquin (UQAM)

Inspirée par le courant de l’entrevue postmoderne (Gubrium et Holstein, 2003) plus spécifiquement réflexive (Denzin, 2001,2003), cette pratique vise à faire émerger des savoirs expérientiels situés par la rencontre de subjectivités. L’entrevue est alors considérée comme un événement performatif qui transforme l’information échangée en expérience partagée (Denzin, 2003, p. 24). Elle participe du « tournant performatif » s’étant opéré dans les sciences sociales où les recherches visent à produire la réalité plutôt qu’à la décrire et à l’analyser (Seitz, 2012, p.2). Les chercheurs exercent ainsi une influence sur leur objet d’étude, non seulement par les questions qu’ils posent, mais en contribuant à l’émergence de formes, de structures, de règles qui le modifient. Finalement, la recherche performative vise la production et la diffusion de la connaissance dans l’action à travers de multiples formes (images, sons, mouvements, etc.) (p.6). Cette communication vise à disséminer cette conception de l’entrevue qui, autant en sciences sociales et humaines que dans le domaine des médias, est marginale. Il s’agit de présenter une réflexion dans l’action (Schön, 1982/1994) suite à une expérience de co-rédaction performative d’un texte à trois voix sur la recherche-création : celles de chercheurs-créateurs qui ont discuté de leur pratique lors d’une entrevue, celle du compte-rendu subjectif de ces entrevues par l’intervieweuse et celle qui ajoute des ancrages conceptuels en contexte.

Résumé
2
Design d’information : des contrats clairs et utiles, c’est possible!
Stéphanie Roy (En Clair Service-conseil inc.), Audrey Wells (Microfiches)

Les contrats, comme les documents juridiques en général, sont écrits par des juristes pour des juristes. Par le fait même, qui n'est pas juriste n'a aucune envie de lire un contrat. Et ceux qui s'y aventurent peinent souvent à en comprendre le contenu. Et si les contrats étaient conçus comme de réels outils de communication, plutôt que comme de simples instruments normatifs hermétiques ? Cela impliquerait qu'ils soient conçus selon une approche multidisciplinaire qui marierait le droit, la communication et le design d'information. C'est le défi que se sont lancés EN CLAIR, entreprise spécialisée dans la simplification des documents juridiques et autres documents complexes, et MICROFICHES, organisme qui met en œuvre un projet encyclopédique par le biais de divers partenariats et pour qui la clarté du contrat de partenariat est au coeur de ses relations d'affaires. Stéphanie Roy (co-fondatrice d'EN CLAIR, avocate et spécialiste en design d'information) et Audrey Wells (co-fondatrice de MICROFICHES et designer-graphiste de profession) souhaitent présenter l'avant et l'après du contrat-type de partenariat de MICROFICHES. Elles souhaitent également partager le fruit de leurs réflexions sur les défis de cette approche multidisciplinaire et sur l'importance de faire en sorte que les contrats deviennent des outils clairs, utiles pour leurs utilisateurs et pourquoi pas, agréables à lire!

Résumé
3
La construction numérique d’un savoir-faire
Synda Ben affana (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

Dans une recherche exploratoire, nous avons analysé les dix-sept blogues Naître et grandir animés par des parents qui sont aussi des professionnels. Ils se présentent comme des professionnels que leurs enfants aident à «peaufiner les talents» de leur métier (Chevrier, 2012). L’observation de ces espaces de lecture et d’écriture nous a révélée que le bien-être familial n’est pas juste un acte d’épanouissement, mais aussi et surtout un processus de questionnement, de compréhension, d’apprentissage et même d’autoréflexivité (Giddens,1991 ; Cloutier, 2014).

Les blogues analysés nous rappellent non seulement l’importance des savoirs expérientiels, mais ils nous aident aussi à souligner le trait participatif, relationnel et collaboratif du web social (Le Bossé, 2003 ; Proulx et al., 2014). Ces espaces sont des lieux de partage, de convivialité, de soutien, et aussi de construction d’un savoir-faire diversifié et complexe.

En outre, l’archivage des billets rend ces blogues des objets de références vus, commentés, questionnés et approfondis. Ces pratiques communicationnelles font émerger des moments de téléréalités familiales multiples, des journaux intimes partagés et des connaissances (de grand-mères) revisitées (Akrich 2002 ; Klein, 2012). Ces productions nous ont aidée à re-questionner les frontières entre consommateur – producteur, mais aussi entre émetteur - récepteur ; technique - social ; privé – public ; savoir expert - savoir populaire (Ben Affana, 2015; Flichy, 2001).

Résumé
4
Le design produit comme vecteur de communication et de positionnement : l’intérêt des représentations sociales explicites et implicites
IMENE BELBOULA (Université Blida2)

La distorsion entre le positionnement voulu et le positionnement perçu des produits nouveaux est une des raisons de leur échec. Par un processus de transformation sémantique, le design produit permet de communiquer le positionnement aux consommateurs. En s’appuyant sur les fondements théoriques des représentations sociales et de la cognition implicite, nous proposons que l’exposition à un design produit active des représentations  et des associations centrales et périphériques liées avec le positionnement perçu.

Ces propositions sont ensuite validées expérimentalement par une étude sur le design-produit de Smartphones. Nous avons d’abord utilisé la méthode de l’association libre. Cependant cette méthode explicite traditionnellement utilisée en psychologie pose de biais - liées aux effets de verbalisation, de désirabilité sociale, ou encore les biais liés à la présence de phénomènes inconscients- ce que permettent de réduire les nouvelles mesures implicites. Une des modalités de mesures implicites est l’utilisation du paradigme d’amorçage sémantique reposant sur la mesure des temps de réponse. Nos résultats montrent des différences significatives entre les associations centrales (explicite vs implicite) et les associations périphériques (explicites vs implicites). Cette communication présente des perspectives pour les praticiens souhaitant déterminer l'efficacité du design en tant que vecteur de communication et de positionnement.

Résumé
5
L’architecture de l’information selon l’échelle sémiotique de Stamper : un modèle pour utiliser les ressources informationnelles dans les organisations
Xavier Lajule (Université d'Ottawa), Inge Alberts (Université d'Ottawa)

Malgré l’importance de l’architecture de l’information (AI), nous remarquons qu’il n’y a pas de consensus quant à la définition de l’AI, ni de cadre définitif et très peu de perspectives théoriques en ce qui a trait à l’AI. Nous nous sommes donc penchés sur la question à savoir comment l’AI peut être représentée d’une façon qui répond aux besoins des différents domaines, dont la gestion de l’information et l’expérience utilisateur. Les recherches de Ronald Stamper à propos de l’information dans les organisations et son échelle sémiotique nous permettent de proposer une analyse de l’AI selon les interactions entre les fonctions humaines et les systèmes technologiques. Notre recherche a comme objectif de présenter un modèle de l’AI selon une perspective de sémiotique organisationnelle. Notre approche se divise selon les niveaux sémantique, pragmatique et social des relations qu’entretiennent les individus en contexte organisationnel. Pour l’AI, le niveau sémantique nous permet de comprendre les relations qui existent entre les ressources informationnelles et leur contexte; le niveau pragmatique se concentre sur le processus qui produit une ressource informationnelle; et le niveau social représente la gouvernance de l’information et de culture organisationnelle. Notre perspective permet à l’AI de répondre aux besoins d’individus en matière d’expérience utilisateur et à ceux de gestion de l’information dans les organisations.

Résumé
6
Expériences, expositions et publics exceptionnels : quel est l’apport du marketing?
Lianne Pelletier (Université Laurentienne)

Malgré les importantes sommes investies dans les arts et la mise en place d’équipements culturels, et en dépit des nombreux efforts déployés pour le développement de publics initiés par les gouvernements et par le secteur communautaire, l’accès aux arts et à la culture savante reste largement inégale. La très grande majorité des publics consommateurs des arts correspondent toujours aux mêmes catégories démographiques : forte scolarisation, revenu du ménage élevé, résidence urbaine, absence de barrières physiques ou d’handicaps, etc. Toutefois, une minorité de gens font exception à cette règle. Leurs habitudes de consommation artistique transcendent la typologie démographique établie, et font d’eux en quelque sorte des publics exceptionnels. Au moyen d’entretiens réalisés auprès de représentants de ces publics, nous explorons la question de participation culturelle au delà des critères sociodémographiques. Cette communication s’intéresse donc à la question suivante : l’exposition et la participation au marketing culturel et aux initiatives de développement de publics sont-ils des facteurs déterminants du choix de consommation de produits et d’expériences artistiques ? L’enquête est menée auprès d’une population franco-ontarienne, communauté culturelle et linguistique en situation minoritaire pour laquelle la question de la fréquentation de milieux culturels au nom de la préservation de l’identité collective est impérative. 

Résumé
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Avant-midi
09 h 00 à 11 h 30
Communications orales
Médias et conflits
Présidence/Animation : William
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 109
1
« Un Américain vaut-il dix Syriens? » : déterminants de la couverture médiatique des décès par violences collectives dans Le Monde et Le Devoir en 2012
Simon Varaine (Laboratoire PACTE)

L’un des principaux problèmes rencontrés par la littérature sur la couverture médiatique internationale est la difficulté de mesurer l’importance relative d’évènements internationaux pour déduire les biais de couverture dont ils font l’objet. Pour corriger ce défaut, différentes études proposent de recourir à des données extra-médiatiques comme base à partir de laquelle mesurer ces biais. Notre étude utilise cette approche pour la couverture des décès par violence collective au sein des journaux Le Monde (France) et Le Devoir (Canada) en 2012 à partir de données de l’Organisation Mondiale de la Santé. Sur la base d’une analyse de contenu de 1300 articles, nous montrons que ces deux journaux dits « de référence » sont effectivement marqués par une couverture internationale faiblement biaisée : au-delà de la réalité des décès par violences collectives, les facteurs de couverture médiatique sont davantage liés à l’accès à l’information (présence d’agences de presse dans le pays, langue nationale) qu'à la sélection de l’information (distance géographique, richesse nationale, liens commerciaux, liens culturels). Ces résultats invitent à intégrer les différences entre organisations médiatiques au sein des théories générales des biais de couverture internationale. 

Résumé
2
Perception de la Révolution tranquille dans le Globe and Mail, 1959-1967
Sylvie Lacombe (Université Laval)

Comment la « modernisation » des principales institutions du Québec est-elle perçue dans les pages du journal canadien Globe and Mail, seul quotidien à l’époque à se dire « national » et à être distribué à la grandeur du pays ? À partir de quelques centaines d’éditoriaux sélectionnés parmi un corpus qui en regroupe plus de mille (à compter du 8 septembre 1959-- au lendemain de la mort de Maurice Duplessis, chef de l’Union nationale et Premier ministre du Québec-- jusqu’au 31 décembre 1967), cette communication analysera les transformations dans le regard et le jugement que pose le Globe and Mail sur la société québécoise, sur le libéralisme professé par le gouvernement de Jean Lesage, sur ses réclamations pour obtenir pour le Québec un statut de « partenaire égal » dans la Confédération, sur son insistance sur l’idée des « deux nations » dans le Canada, mais aussi sur les insatisfactions constitutionnelles des provinces et sur les solutions envisagées, etc. En conclusion, ce portrait sera comparé à d’autres analyses issues de nos travaux antérieurs (perception du souverainisme québécois dans le même journal durant les campagnes référendaires de 1980 et de 1995; puis 25 et 10 ans plus tard, sa perception de la vie politique québécoise en 2005) pour mettre en exergue les glissements de sens sur la plus longue durée et la modulation de la perception anglo-canadienne de la place du Québec dans la Confédération

Résumé
3
« Parce qu’on est en 2015 » : l’étude des discours entourant la parité en politique canadienne et cadrage des discours entourant la formation du premier cabinet fédéral paritaire
Carol-Ann ROUILLARD (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Mireille Lalancette (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

En politique, les femmes occupent toujours une place minoritaire : le nombre d’élues dépasse à peine les 28 % au Québec et au Canada (Conseil du statut de la femme, 2016). Dans ce contexte, on voit émerger un discours portant sur la pertinence ou non d’imposer des mesures permettant d’atteindre la parité femmes-hommes en politique (Julliard, 2014; Marques-Pereira, 2003; Tremblay, 2015). Ces arguments sont souvent repris par les médias qui jouent un rôle crucial dans la formulation et la circulation des représentations de la parité.

Cette présentation visera à offrir une série de réponses à la question suivante : comment la parité est-elle présentée dans les médias? En analysant les discours en fonction de leur cadrage (Entman, 1993), nous serons en mesure d’identifier quels éléments sont mis de l’avant lorsque cet enjeu est abordé. Nous souhaitons ainsi comprendre plus précisément les modalités et les effets du cadrage médiatique dans la construction des représentations d’objets complexes comme la parité.

Plus spécifiquement, nos analyses portent sur les discours entourant l’annonce de la formation du premier cabinet ministériel paritaire au Canada. La question de la parité avait alors défrayé les manchettes alors que le premier ministre Trudeau a justifié son choix par une phrase désormais célèbre : « Parce qu’on est en 2015 ». Les écrits parus dans les journaux Globe & Mail, La Presse, Le Devoir et Le Droit seront analysés.

Résumé
4
Le « problème public » de l’immigration syrienne au Québec

Depuis le début des années 1970, le traitement médiatique de l'immigration et des politiques migratoires a été le sujet de nombreuses études (Esses, V. M., L. M. Jackson et T. L. Armstrong, 1998; Tsoukala, 2002; Hailon, 2012; Benson, 2013). Elles démontrent que les médias auraient un impact sur l'opinion publique concernant les questions migratoires. Dans le contexte de la montée des mouvements anti-migration comme PEGIDA, nous étudions la mise en visibilité de l’immigration dans l’espace public en cherchant à voir comment un fait social comme l’accueil de 25000 réfugiés syriens au Canada peut devenir l’enjeu d’un débat public «et recevoir des réponses en termes d’action publique» (Neveu, 1999, p. 2). Lors de cette conférence, nous présenterons l’ensemble des divers «entrepreneurs de cause» (médias, intellectuels, lobbies, acteurs politiques, associations) qui participent, au Québec, à la construction de l’immigration syrienne comme un «problème public» en nous attachant tout particulièrement aux cadrages qu’ils contribuent à définir.

Références

Benson, Rodney. (2013), Shaping Immigration News, A French-American Comparison, New York, Cambridge University Press, Coll. Communication, Society and Politics.

Neveu, Érik. (1999). L’approche constructiviste des «problèmes publics». Un aperçu des travaux anglo-saxons. Études de communication

Neveu Érik. (2015), La sociologie politique des problèmes publics. Paris: Armand Colin

Résumé
5
Crise de l’euro et politisation des discours des banquiers centraux européens : une analyse linguistique algorithmique
William SANGER (Polytechnique Montréal), Thierry Warin (HEC Montréal, CIRANO)

Depuis la crise financière de 2008, les banques centrales oeuvrent pour la stabilité financière des États. Le rôle de la Banque Centrale européenne (BCE) a été transformé, passant d’institution luttant contre l’inflation à débiteur de dernier recours pour les banques et les gouvernements. Cette position particulière a forcé les Présidents successifs à prendre position dans le débat public.

À travers cette recherche, nous nous intéressons à l’évolution de la doctrine de la BCE depuis sa création, et en particulier face aux évènements majeurs ayant affectés la zone euro (crise financière de 2008, Grèce, vote du Brexit...). Notre article est une étude événementielle basée sur l’analyse de l’ensemble des 203 discours et des 3501 réponses fournies aux journalistes par les Présidents de la BCE.

L’originalité de cette recherche est double. (1) Au niveau thématique, il met en évidence les différences de communication des trois Présidents successifs de la BCE (W. Duisenberg, J. C. Trichet et M. Draghi), permettant de comprendre l’histoire de la BCE depuis sa création. (2) Au niveau méthodologique, nous utilisons de puissantes techniques de la science de données pour l’analyse des discours (apprentissage automatique, analyse de polarité et analyse de sentiment), permettant de quantifier chaque réponse et chaque discours.

Résumé
Après-midi
13 h 00 à 15 h 30
Communications orales
Enseignement, recherche et établissements universitaires
Présidence/Animation : Amélie
Batiment : (R) RUTHERFORD
Local : (R) 115
1
De la prise en compte de l’empreinte numérique de l’université à l’engagement des universitaires dans un média en ligne : The Conversation France à l’Université de Lorraine
Violaine Appel (Université de Lorraine), Julien Falgas (Université de Lorraine, CREM (EA 3476))

Dans une volonté de dépassement du triptyque indice – inscription – trace, nous proposons de recourir à la notion d’empreinte afin de renouveler l’analyse des enjeux liés à la responsabilité sociétale des universités, dans l’environnement numérique contemporain. En effet, la convergence sur les mêmes écrans de formes et de modes d’expression qui existaient antérieurement selon des acceptions bien distinctes n’épargne pas la production scientifique. Les modalités institutionnelles d’expression et de communication scientifiques présentent des frontières d’autant plus floues que les universitaires recourent, en plus de ceux spécifiques à leur activité, à des services et des outils accessibles du grand public.

En position d’observateurs-participants au sein de l’Université de Lorraine, nous exposerons et analyserons les dynamiques institutionnelles révélées à l’occasion de la première année d’existence de la plateforme The Conversation France, période au cours de laquelle l’établissement s’est révélé être le partenaire le plus actif sur le média. Nous interrogerons les processus d’appropriation par les universitaires d’un nouvel outil de communication au regard de la prescription adressée par leur institution. Notre propos s’appuie sur une étude ethnométhodologique à partir d’entretiens auprès d’universitaires lorrains et de journalistes, ainsi que sur une enquête de lectorat conduite en partenariat avec le The Conversation France.

Résumé
2
Une analyse des pratiques de collaboration scientifique combinant auteurs et remerciés
Adèle Paul-Hus (UdeM - Université de Montréal), Philippe Mongeon (Université de Momtréal), Maxime Sainte-Marie (Université de Montréal), Vincent Larivière (Université de Montréal)

Dans le monde scientifique, le crédit d’un chercheur est typiquement octroyé par la signature d’une publication, c’est-à-dire l’attribution du statut d’auteur. Toutefois, il est pratique courante de remercier les individus et organisations qui ont contribués aux travaux de recherche à l’origine de la publication. Par ailleurs, les types de contributions qui mènent au statut d’auteur sont très diversifiés : leur nature varie en fonction de la discipline étudiée mais également de la culture spécifique à une équipe de recherche. Nous proposons ici d’aller au-delà de la distinction auteur et remercié et d’étendre l’analyse des pratiques de collaboration scientifique à l’ensemble des individus crédités pour leur contribution dans un article scientifique, que ce soit comme auteur ou remercié. En combinant le nombre d’auteurs et d’individus remerciés de plus d’un million d’articles scientifiques publiés en 2015 à l’aide de la base de données bibliographique Web of Science, nous examinons les différences disciplinaires dans les pratiques d'attribution de crédit en contexte collaboratif. Nos résultats montrent que les différences traditionnellement observées entre les sciences naturelles et les sciences sociales, en ce qui a trait à la taille des équipes impliquées dans la production de publications scientifiques, sont grandement réduites lorsque l'on prend en compte les individus remerciés.

Résumé
3
Portrait de l’enseignement des relations publiques au premier cycle : des particularités québécoises?
Anne-Marie GAGNE (TÉLUQ - Université du Québec), Jessica Roland (UQAM)

L’engouement des étudiants pour les relations publiques est en croissance. Le fait qu’elles ne s’inscrivent pas dans une longue tradition universitaire, qu’elles soient centrées sur une pratique professionnelle évoluant rapidement et qu’elles ne disposent pas d’un corpus théorique très volumineux questionne le développement de leur enseignement. Des recherches se sont penchées sur l'identification d'un programme de 1er cycle « idéal » en relations publiques. À ce titre, la Commission on Public Relations Education (CPRE) propose des orientations quant aux connaissances, aux compétences et à la matière qui devrait être enseignée. Comment les programmes offerts dans les universités québécoises se comparent-ils à ces études? Existe-t-il des spécificités québécoises? Pour y répondre, nous avons répertorié tous les cursus québécois du domaine et les avons comparés aux résultats de la CPRE. L’analyse révèle que ces derniers répondent en majeure partie aux recommandations de la CPRE. Certaines différences ont toutefois été identifiées: la faible importance accordée à la communication interpersonnelle, l'hétérogénéité des cours « empruntés » à d’autres disciplines, la difficulté de suivre les tendances de la pratique, etc. Si certaines sont interprétées comme étant des spécificités québécoises, d’autres soulèvent des enjeux réels quant aux orientations à donner aux programmes de relations publiques pour améliorer l’enseignement et former de meilleurs professionnels.

Résumé
4
Le comportement dans la recherche d’information des étudiants au doctorat en médecine
Zoé Aubierge Ouangré (UdeM - Université de Montréal), Audrey Laplante (Université de Montréal)

Les compétences informationnelles sont devenues un facteur déterminant dans la réussite d’études universitaires. Or, si plusieurs études ont été menées sur le sujet dans les pays du Nord, peu y ont été consacrées dans ceux du Sud, notamment en Afrique. Les quelques études réalisées dans les pays d’Afrique de l’Ouest montrent que, comparativement à ceux des pays développés, ces étudiants font face à de nombreux défis additionnels (Baro, Onyenania et Osaheni, 2010; Fasola et Olabode, 2013). Notre recherche vise à combler cette lacune en étudiant le comportement informationnel des doctorants en médecine d’un pays en développement, le Burkina Faso, ce qui nous permettra d’avoir une connaissance plus approfondie des sources et stratégies qu’ils utilisent pour obtenir l’information dont ils ont besoin pour réaliser leurs travaux de recherche. Ce faisant, nous aurons une meilleure compréhension des défis particuliers auxquels des étudiants en sciences de la santé font face dans un pays en développement.

La méthodologie suit une approche mixte séquentielle, mais cette présentation portera uniquement sur le volet quantitatif de l’étude qui consiste en un questionnaire. Les 279 réponses reçues (pour un taux de réponse de 76 %) nous permettront de dresser un portrait du comportement dans la recherche d’information de ces étudiants et de dégager les défis particuliers qu’ils ont à relever. Nous proposerons également des avenues pour mieux répondre aux besoins de cette population. 

Résumé
5
Description et analyse des actions spécifiques en football universitaire canadien via la microtechnologie
Olivier Caya (UdeS - Université de Sherbrooke), Xavier Roy (UQAM), Julien Charron (Université de Sherbrooke)

L’utilisation grandissante des microtechnologies prêtes-à-porter offre la possibilité aux scientifiques du sport et aux entraineurs de mieux quantifier les charges d’entrainement internes et externes propres à divers sports. Parmi ces technologies, les unités GPS (« Global Positioning System »), intégrant un accéléromètre et un gyroscope, sont en croissante utilisation dans les sports d’élite. Suivant cette tendance technologiques, ce projet a pour objectifs (1) de quantifier les exigences du football universitaire canadien, principalement chez les athlètes qui subissent des charges internes et externes élevées, et (2) d’utiliser cette quantification pour dégager des seuils critiques de performance individuels pouvant appuyer la prise de décision du personnel entraîneur lors des matchs. Dix étudiants-athlètes en football universitaire canadien participent actuellement à ce projet. La charge de travail externe des athlètes est quantifiée par des unités GPS pendant les séances d’entrainement et lors des matchs. En combinant les mesures de charge de travail externe inférées par ces données à des situations de jeu spécifiques, il est possible de dériver des seuils critiques de charges externes au-delà desquelles la performance des athlètes tend à décroître. Ces mesures du seuil critique pourront mieux orienter les décisions de préparation physique avant les matchs et servir de paramètre décisionnel pour l’affectation des athlètes à des situations de jeu critiques lors des matchs.

Résumé
6
Les rendements décroissants du financement de la recherche au Québec
Philippe Mongeon (UdeM - Université de Montréal), Vincent Larivière (Université de Montréal)

Le système scientifique une méritocratie fonctionnant de façon optimale lorsque l’excellence, en tant que potentiel ou en tant que performance, y est reconnue et récompensée. En théorie, les subventions de recherches sont une forme de récompense instrumentale, puisque leur objectif est avant tout de permettre à un potentiel d’excellence de se réaliser. Cependant, en réalité les subventions prennent plutôt des allures de récompense  honorifique puisque l’octroi des subventions est guidé par les réalisations antérieures des chercheurs, utilisés comme prédicteurs de leurs performances futures (c.-à-d. de leur potentiel). Ce rôle « honorifique » des subventions de recherche semble prévaloir au Québec dans un contexte où les budgets sont stagnants et où la majorité des fonds est octroyée à une minorité de chercheurs « élites ». Or, alors qu’un système idéal de financement de la recherche devrait à la fois soutenir l’excellence des chercheurs accomplis et permettre aux autres chercheurs de réaliser leur potentiel, les tendances actuelles favoriseraient le premier de ces objectifs au détriment du second. Nous appuyant sur des données sur le financement et la production scientifique au Québec, nous discutons des répercussions qu’ont les tendances actuelles en financement de la recherche sur le rendement individuel et collectif des chercheurs québécois, ainsi que de la capacité des organismes de financement à jouer un rôle instrumental dans la poursuite de l’excellence en recherche.

Résumé
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Après-midi
13 h 00 à 16 h 00
Communications orales
Culture et médias : nouveaux défis, nouveaux enjeux
Présidence/Animation : Christian
Batiment : (A) ARTS
Local : (A) 260
1
Fanfictions, reconnaissance et discours : les stratégies constructrices d’une réalité sociale hiérarchique dans les créations de fans (projet de recherche)
Asma BOBATE (Université du Québec à Montréal)

Les études de fans ont pris de plus en plus d’importance grâce aux théories de Fiske (1987) et de Jenkins (1992), montrant que les fans ne sont pas des consommateurs passifs et ont une voix. Il existe diverses formes d'engagements des fans, de leurs pratiques, mais aussi des tensions dans une communauté (Johnson, 2007). Ces tensions peuvent résulter en schismes, voire valoriser des pratiques de certains fans au détriment d’autres. Il y a plusieurs formes d’engagement des fans, comme les fanfictions ou les fanarts. Bien que l’on ait examiné l’aspect des tensions entre fans, peu de recherches exposent les possibles conséquences de ces tensions. Les fanfictions sont certes plus visibles dans le domaine académique et dans la culture populaire, mais les discours et les représentations des communautés de fans rend plus difficile leur reconnaissance par rapport aux fanarts. Sur la base de cette problématisation, nous viserons donc à documenter cette hiérarchisation au sein de la communauté Aventures, afin de comprendre le sens des diverses interactions de la communauté et saisir leur portée et leurs conséquences.

Fiske, J. (1987). Television Culture. London: Routledge.

Jenkins, H. (1992). Textual Poachers: Television Fans and Participatory Culture. Londres: Routledge.

Johnson, D. (2007) Fan-tagonism: Factions, Institutions, and Constitutive Hegemonies of Fandom.

Résumé
2
Perception du livre numérique auprès des lecteurs québécois de livres papier
Marie Labrousse (Université du Québec à Trois-Rivières), Marie-Claude Lapointe (Université du Québec à Trois-Rivières)

L’arrivée du livre numérique a bouleversé le monde de l’édition. Bien qu’il n’occupe pas une grande part du marché, les maisons d’édition souhaitent s’adapter et offrent maintenant, en plus de l’édition papier, des éditions électroniques qui se déclinent de trois manières : la numérisation de livres, la publication de livres numériques et l’édition en réseau (Mounier et Dacos, 2011). Il existe plusieurs travaux sur la petitesse de ce marché en Occident et au Québec ainsi que sur le changement du rapport à l’écrit, mais peu d’études portent sur la perception du livre numérique et les raisons pour lesquelles les lecteurs de livres papier ne se tournent pas vers le livre numérique. Notre recherche porte spécifiquement sur ce sujet. Nous menons des entretiens qualitatifs pour comprendre les perceptions des lecteurs québécois des livres papier vis-à-vis des livres numériques. Nos analyses préliminaires révèlent une certaine méconnaissance du livre numérique, pour des raisons diverses comme l’ancrage des habitudes et le manque d’accessibilité des informations. Nous notons également une réticence à essayer de faire la lecture d’un livre numérique parce que le média est perçu comme étant froid et ne procurant pas autant de détente qu’un livre en format papier. Certains prêteraient au livre papier un vécu qui ne serait pas reproductible sur un livre numérique (p.ex. prendre des notes, surligner, coins écornés, etc.).

Résumé
3
Les non-publics des musées d’art : les raisons du désintérêt chez les 15-24 ans
Marie-Pierre Nadeau (Université du Québec à Trois-Rivières), Marie-Claude Lapointe (Université du Québec à Trois-Rivières), Jason Luckerhoff (Université du Québec à Trois-Rivières)

Au Québec, dans les années 1980, 10% du temps de loisir était accordé à la culture. Trente ans plus tard, cette proportion est passée à 5% (Pronovost, 2015). Les pratiques culturelles dites classiques, comme la visite des musées d’art, sont celles qui en souffrent le plus. En outre, des segments de la population sont plus touchés par ces variations : les jeunes âgés de 15 à 24 ans sont ceux qui accordent le moins de temps à la culture (Pronovost, 2015). De plus, 60 % d’entre eux disent ne pas être allés dans un musée d’art au cours de la dernière année (MCCCF, 2011). L’objectif de cette recherche est de connaître les raisons pour lesquelles les Québécois âgés de 15 à 24 ans ne visitent pas les musées d’art. Nous avons mené des entretiens individuels et de groupe auprès de 17 participants. L’analyse thématique a permis d’identifier des raisons que nous retrouvons déjà dans les écrits scientifiques et qui concernent tous les non-publics, comme la perception que les musées s’adressent à une élite, le climat froid incompatible avec le plaisir recherché, ainsi que l’impression de ne pas avoir les compétences et les connaissances requises pour apprécier une œuvre. Nous présentons aussi des raisons spécifiques à ce groupe d’âge, comme la recherche d’un sentiment de bien-être et de détente, la pratique d’activités dynamiques et actives (physiquement) qui favorisent les interactions, les discussions et le divertissement – ce que les musées d’art ne permettent pas selon eux. 

Résumé
4
Un tatouage peut-il être un document?
Alexandre FORTIER (Université McGill), Elaine Ménard (Université McGill)

Ce projet examine le tatouage en tant que document. Pour définir le « document », comme le souligne Buckland (1997), le questionnement se porte sur la construction sociale de son sens, la perception de celui qui l’examine et sur sa transmission d’information. Le tatouage, dont l’acceptabilité sociale a grandement évolué tout en gardant une part de stigmate, est considéré comme un moyen de communication non verbale (Kosut 2008) dont le sens varie d’une personne à l’autre. Les messages qu’il transmet à un auditoire plus ou moins public selon les endroits où ils se trouvent marquent en permanence — tout en étant modifiables et effaçables — la peau de celui qui le porte. Les données ont été collectées par le biais de 20 entrevues en profondeur où des personnes tatouées ont été invitées à parler de l’histoire de chacun de leurs tatouages, des éléments qui les composent et du choix de leur localisation. Une attention particulière a été apportée au sens transmis par le tatouage au moment de sa création par rapport à celui donné aujourd’hui. L’analyse préliminaire des résultats indique l’importance de distinguer le tatouage porteur de sens de celui réalisé à des fins purement esthétiques, et que les deux types peuvent cohabiter. Ils soulignent également, pour ceux porteurs de sens, l’importance de la conservation de l’aspect original du tatouage, même lorsque visuellement mal-aimé ou associé à de mauvais souvenirs, témoignant ainsi de la fonction documentaire de certains tatouages.

Résumé
5
Une analyse des représentations que les jeunes de la société d’accueil se font des réfugiés syriens en fonction du contenu partagé en ligne
Nadia Naffi (Université Concordia), Ann-Louise Davidson (UNIVERSITE CONCORDIA)

Cette étude vise à comprendre comment les jeunes des sociétés d’accueil se représentent les commentaires en ligne à propos de la crise des réfugiés Syriens après les attaques terroristes de Paris et de Bruxelles ainsi que les agressions sexuelles à Cologne. Nous avons recruté 42 jeunes âgés de 16 à 24 ans du Canada, de plusieurs pays Européens et du Moyen Orient. La méthodologie issue de la théorie des construits personnel de Kelly (1955) nous a permis de comprendre en profondeur le phénomène tel que vécu par les participants. Cette étude est innovatrice car elle contribue un cadre théorique et une méthodologie participative permettant d’entrer en dialogue avec les jeunes afin de comprendre comment ils interprètent le rôle que jouent les médias sociaux dans le processus de l’intégration et de l’inclusion des réfugiés et aussi parce qu’elle met en lumière les systèmes de construits personnels que ces jeunes utilisent dans ce processus. Cette étude constitue un premier pas vers l’élaboration de recommandations destinées à aider les représentants gouvernementaux, les travailleurs sociaux et les acteurs en milieux éducatifs à mieux intervenir afin d’inclure et d’intégrer les réfugiés syriens, dans un contexte où la présence potentielle de ces réfugiés est interprétée en fonction du contenu partagé en ligne.

Résumé
6
Netflix c. CRTC : la lutte entre l’innovation et la réglementation
Marilyn TERZIC (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Les progrès technologiques donnent naissance à de nouveaux points de distribution et formats de programmation, brouillant les frontières des industries et des marchés et rendant la règlementation appropriée plus problématique. Compte tenu de la popularité croissante de Netflix, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a choisi de n’entreprendre aucune revision de l’ordonnance d’exemption des nouveaux médias. Le CRTC a plutôt décidé qu’il serait « préférable de laisser évoluer le marché des services par contournement, d’attendre l’apparition de meilleurs outils de mesure et de laisser les entités contribuant aux objectifs de politique de la Loi profiter des nombreuses possibilités qu’offre ce nouvel environnement. » Comment sa décision a-t-elle influencé les acteurs règlementés? Le CRTC devrait-il adopter une approche neutre sur le plan technologique? Les politiques en matière de contenu canadien peuvent-elles être appliquées efficacement? Pour répondre à ces questions, cette recherche utilise une approche historique, comparative et critique à l’étude de la politique de règlementation de la radiodiffusion afin d’examiner l’évolution et la structure des entreprises de radiodiffusion concurrentes et de décrire les façons dont ladite ordonnance devrait être abrogée pour règlementer les services de télévision par contournement.

Résumé
7
Droit à l'oubli numérique : la résistance des juristes canadiens
Mouhamadou Sanni Yaya (Université d'Ottawa (section de Common law) et HEC Montréal)

La notion de « droit à l’oubli » n’est pas une notion nouvelle en droit. La plupart des experts s’accordent néanmoins à reconnaitre que c’est une décision rendue le 13 mai 2014 par la Cour de Justice de l’Union Européenne dans l’affaire Google Spain c. Agencia Española de Protección de Datos qui a ravivé le débat sur le droit à l’oubli. Débat qui a connu au cours des dernières années son point culminant en Europe occidentale. Si le droit à l’oubli numérique connait un engouement certain en Europe, qu’en est-il de l’autre côté de l’Atlantique ? Le vent de changement insufflé par la décision Google Spain sur le droit à l’oubli s’est-il aussi propagé jusqu’en Amérique du Nord et notamment au Canada? En janvier 2016, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a lancé un avis de consultation sur plusieurs questions en lien avec la réputation en ligne. Parmi ces questions, une traitait de façon spécifique du droit à l’oubli. Il s’agissait de savoir si « le droit à l’oubli pourrait s’appliquer dans le contexte canadien et, dans l’affirmative, comment? ». Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a reçu plusieurs mémoires en réponse à son avis de consultation et le moins que l’on puisse dire, c’est que le droit à l’oubli numérique y rencontre une vive réticence pour ne pas dire une forte opposition. La présente communication veut mettre en exergue les fondements juridiques sur lesquels repose la résistance des juristes canadiens.

 

Résumé
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Avant-midi
09 h 00 à 12 h 00
Communications orales
Identités sociales et traitement médiatique
Présidence/Animation : Michel L.
Batiment : (L) LEACOCK
Local : (L) 232
1
Mobile, mobile, dis-moi si je suis belle : étude de l’effet des recommandations en ligne d’une application mobile pour accroître l’estime corporelle des femmes
Marie-Christine Thibeault-Bouchard (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM ), Anik St-Onge (ESG-UQAM), Aurélie Merle (Grenoble École de Management)

En 2016, 20% des femmes magasinaient sur leur mobile. Ainsi, plusieurs entreprises offrent des applications mobiles permettant d’essayer les produits virtuellement grâce à la réalité augmentée. Cet outil permet de donner un aperçu du produit sur les consommatrices et donc, d’obtenir une excellente congruence, c’est-à-dire que l’image obtenue représente la réalité. Toutefois, certaines femmes hésitent encore à acheter par internet puisqu’elle n’aime pas le résultat qu’elle voit. Or, pour accroître l’estime corporelle, la validation sociale est un excellent moyen. L’objectif principal de cette recherche était d’étudier l’effet de la validation sociale sur l’estime corporelle de la femme lors d’une séance de magasinage sur une application mobile. Plus précisément, de découvrir si la réception d’un commentaire électronique positif provenant d’une marque versus d’une amie pouvait modifier l’estime corporelle et la confiance envers le port du produit. Un devis expérimental à trois facteurs a été réalisé entre les sujets et 146 étudiantes ont participé à celui-ci. Les résultats obtenus démontrent que l’utilisation de recommandations positives améliore l’estime des femmes et leur confiance envers le port du produit, et ce, bien que le commentaire provienne de la marque. Toutefois, celui-ci est significativement plus important lorsqu’il provient d’une amie. L’utilisation de recommandations en ligne s’avère une stratégie intéressante pour inciter les femmes à acheter sur internet.

Résumé
2
Exposition des Tunisiens à la télévision sur les médias sociaux pendant le mois de Ramadan
Nouha Belaid (Université de la Manouba)

La télévision a connu une évolution rapide depuis son avènement jusqu’à ce que nous parlions aujourd’hui, de la « télévision connectée » (web TV, social TV, etc.). Cette évolution technologique a été accompagnée de l’émergence de nouveaux supports numériques à savoir l’ordinateur portable, le smartphone et la tablette et, la propagation de nouvelles plateformes tels que Facebook et YouTube.

A à travers cette recherche, nous avons mis l’accent sur l’évolution de la télévision comme objet de recherche, en se posant la question suivante : Quelles sont les formes d’exposition des Tunisiens à la télévision sur les médias sociaux ?

Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons choisi des participants des différents gouvernorats en Tunisie, qui ont des pratiques médiatiques diversifiées et qui ont suivi les feuilletons télévisés pendant le mois de Ramadan 2014. Il s’agit d’une consultation sous forme d’enquête par questionnaire dont l’objectif est de comprendre l’usage individuel et collectif de la télévision présente sur les médias sociaux. De nouvelles pratiques ont été ainsi enregistrées auprès de notre échantillon.

Notons que cette recherche est une suite à une communication suivie par une publication, faite auparavant lors du colloque « Médias numériques et communication électronique», organisé en mois de juin 2016, par l’Université Le Havre (France). Elle a porté sur la diffusion du contenu télévisuel via les médias sociaux à l’ère de la convergence médiatique.

Résumé
3
La réception d’articles féministes chez les lectrices de Châtelaine : une sensibilité postféministe?
Valérie Yanick (Université Laval)

La présentation portera sur le mémoire de maîtrise réalisé par l'étudiante. Le mémoire porte sur le sens qu’accordent les lectrices du magazine québécois Châtelaine au discours féministe diffusé entre 2014 et 2016, et ce, dans un contexte médiatique influencé par le postféminisme. Encadrée par une approche constructiviste et féministe, la démarche qualitative déployée a permis à la chercheuse de dégager en quoi la réception de ces articles relève d’une sensibilité postféministe et de nuancer les défis que pose ce discours au projet politique féministe. Les dix entretiens menés auprès des lectrices ont révélé leurs multiples conceptions du mouvement féministe et leurs positionnements parfois paradoxaux au sein de discours post et pro-féministes. Leur appréciation du magazine Châtelaine comme agent de sensibilisation au féminisme soutient la thèse de la capacité émancipatrice des médias féminins, malgré certaines critiques adressées au magazine. Enfin, le rôle de la recherche sur l’interprétation des textes et sur l’engagement féministe témoigne de l’importance de situer la réception dans son contexte immédiat et plus large et de la pertinence des recherches féministes en communication publique. 

Résumé
4
Portrait des personnes présentant une déficience intellectuelle dans les journaux québécois
Louis-Simon Maltais (Université du Québec à Trois-Rivières), Martin Caouette (Université du Québec à Trois-Rivières)

Problématique. Les personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) composent avec différentes limitations du fonctionnement intellectuel et du comportement adaptatif (Schalock, 2010). Il est reconnu que ces personnes ont un plus faible niveau d’autodétermination que la population sans DI (Carter et al., 2008). Ce concept réfère à la gouvernance de sa vie sans influence externe indue (Walker et al., 2011). Une image positive des personnes présentant une DI permet d’accroître les occasions pour elles de s’autodéterminer (Abery & Stancliffe, 2003). Corrigan et al. (2005) ont relevé que les médias ont une grande influence sur la façon de percevoir les populations marginalisées.

Objectif. L’objectif de cette étude est d’analyser l’image que donnent les journaux québécois des personnes ayant une DI.

Méthode. Les articles portant sur la DI publiés en 2014 dans Le Journal de Montréal, La Presse, Le Devoir, Le journal Métro de Montréal et Le Soleil ont fait l’objet d’une analyse thématique (Paillé & Mucchielli, 2012).

Résultats. Les résultats ont permis de dégager les sujets des articles, les termes utilisés pour désigner le handicap et les expressions employées pour désigner les personnes.

Discussion/conclusion. Les sujets abordés et les termes utilisés pour désigner les personnes présentant une DI mettent en évidence leur vulnérabilité. Ces éléments concourent à présenter les personnes présentant une DI comme ayant de faibles capacités d’autodétermination et un besoin de protection.

Résumé
5
eWOM : impact sur l’image de marque d’une célébrité lors d’un scandale
Nataly LEVESQUE (Université Laval)

eWOM : impact sur l’image de marque d’une célébrité lors d’un scandale

Une célébrité désire des échanges favorables avec ses fans. L’essor des médias sociaux permet maintenant des interactions directes. Ils favorisent aussi les échanges entre les fans : eWOM. eWOM détient un rôle sur l’attitude et son enjeu est qu’il est incontrôlable, puis se répand rapidement. La littérature se penche peu sur l’image de marque d’une célébrité lors d’un scandale. Dû à cette lacune, l’objectif est de comprendre la relation entre eWOM image de la célébrité scandaleuse. Nous croyons qu’un scandale déclenche eWOM (H1) qui impacte l’image de marque de la célébrité (H2) ; plus la congruence est élevée, moins le fan émet eWOM négatif et moins il impacte l’image (H3) ; plus le temps s’écoule, plus la valence négative et l’intensité du eWOM diminuent (H4) (Figure 1). Pour se faire, au début d’un scandale, nous proposons: 1) netnographique sur Twitter pour mesurer la valence et l’intensité du eWOM par rapport au temps écoulé ; 2) Twazzup (Twitter) pour identifier les fans les plus actifs (eWOM); 3) questionnaire pour mesurer leur congruence avec la célébrité en trois temps : scandale, 1 mois, 3 mois après. eWOM lors d’un scandale est une préoccupation pour les agents d’artiste et les chercheurs s’intéressant au pouvoir d’influence. Ainsi, la pertinence de l’étude est académique et managériale.

Résumé
6
C’est pas nous, c’est eux : la réception par des hommes de la campagne My Strength visant à les mobiliser pour prévenir les agressions sexuelles
Nathalie Bissonnette (Université Laval)

Si plusieurs universitaires et organismes concluent que le groupe des hommes peut former un bassin d’alliés potentiels pour prévenir les agressions sexuelles (Berkowitz, 2002; Flood, 2003, 2011; Unifem et MenEngage, 2012), aucune étude n’a analysé l’influence, auprès de leur public, de campagnes de marketing social développées dans ce but (Murphy 2009). Notre étude de réception visait à comprendre le sens que donnent des hommes à des messages publicitaires de la campagne My Strength is Not for Hurting conçus pour les interpeller par une caractéristique associée au masculin, la force, afin qu’ils se mobilisent pour prévenir ces crimes. Le concept de genre, élaboré en référence au système normatif qui crée les sexes et les hiérarchise, les notions de masculinités plurielles, et la réception médiatique ont servi de cadre théorique à cette étude féministe. Les propos de sept hommes engagés politiquement tenus lors d’un focus group ont fait l’objet d’une analyse de discours. Notre analyse qualitative montre que les participants articulent une réception négociée du message publicitaire : ils en captent le sens sans s’y identifier. Elle met en lumière le caractère pluriel et hiérarchique de la masculinité (Connell et Messerschmidt 2005) et souligne le besoin de considérer que l’interprétation des messages varie selon les différentes appartenances sociales (Ang et Hermes, 1991; Fejes, 1992).

Résumé
7
La grossièreté de Donald Trump et les mensonges de Hillary Clinton : la publicité électorale négative télévisée lors de la campagne présidentielle américaine de 2016
Charles-Antoine Millette (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Cette communication a pour objectif d'analyser les publicités électorales négatives télévisées diffusées dans le cadre de la campagne présidentielle américaine de 2016. Nous débuterons par la présentation des tenants et aboutissants de la publicité négative et du portrait de son évolution aux États-Unis depuis son apparition lors de la campagne présidentielle de 1952. Nous aborderons ensuite les publicités négatives diffusées par le candidat républicain Donald Trump et la candidate démocrate Hillary Clinton. Il sera donc question des thèmes qui se retrouvent dans les publicités de ces candidats, de même que des stratégies qui sont employées afin de discréditer l'adversaire. Nous verrons également comment ces publicités négatives s'insèrent dans la stratégie de campagne déployée par chacun des candidats. Cette communication sera également l'occasion d'analyser les thèmes et les stratégies qui sont employées dans les publicités diffusées par les candidats des tiers partis et les PAC et les Super PAC. En conclusion, nous réfléchirons sur l'efficacité de la publicité négative (Krupnikov, 2011), les dangers qui guettent les candidats qui l'emploient (Nadeau et Bastien, 2003), les impacts de son utilisation sur la participation électorale (Ansolabehere et Iyengar, 1995; Khan et Kenney, 2012) et sa légitimité en démocratie (Dolan, 2006; Geer, 2006; Hall Jamieson, Waldman et Sherry, 2000; Lau, Sigelman et Rovner, 2000; West, 2010).

Résumé
09 h 30 à 11 h 30
Communications par affiches
Session d’affiches
Présidence/Animation : Céline
Batiment : (RH) Redpath Hall - Espace Radio-Canada
Local : (RH) zone affiches 11
1
Le mariage virtuel Algériens et Algériennes sous le charme!
Boudjemaâ Ali BOUTAMMINA (Université Abdelhamid Ibn Badis de Mostaganem)

De nos jours, les Algériens vivent une sexualité virtuelle, vu l’engouement que suscite Internet auprès d’un public d’internautes avide de départ et d’aventure. De nombreux Algériens et Algériennes communiquent, en tentant d’élargir l’horizon de leurs choix futurs d’un partenaire virtuel et les chances de trouver l’âme sœur.

Cela dit, les frustrations sexuelles ne sont pas prises au sérieux et les espaces traditionnels de rencontre appelé « Les canaux classique » ceux des pages de rencontres sur les quotidiens hebdomadaires et les dragues dans les rues sont aujourd’hui dépassés par l’évolution de la technologie puisque les mœurs ont changé et sans oublier que l’effet internet contient une dimension de rêve qui s’évapore inévitablement au contact de la réalité.

Effectivement, ce mode de communication qui connaît un essor remarquable grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, offre à toute cette jeunesse une vision plurielle de la culture qui favorise et privilégie la Modernité au détriment de la Tradition.

Notre étude tente d’apporter des réponses, en analysant les procédés persuasifs ou dissuasifs utilisés dans le domaine de la Communication et des Médias, à l’heure de la technologie, et de l’éveil d’une jeunesse menacée par la crise mondiale.

 

Mots clés :

Communication - Internet – Mariage -  Médias - Modernité - Rencontre – Sites - Tradition  - Virtuel. 

Résumé
2
« Une grande partie de cette histoire pourrait être moi » : l’utilisation de support social sur les forums de discussion en ligne pour les hommes infertiles
Jeremie Richard (Université McGill)

Les recherches antérieurs suggèrent que le soutien social peut réduire les conséquences psychologiques négatives associées avec l'infertilité. Les forums de discussion en ligne (FDL) semblent être un canal moderne indispensable pour obtenir du soutien social et établir de bon rapports avec d’autre personnes similaires. Aucune recherche n’a utilisé un cadre de soutien social pour classifier les types de soutien offert et reçu par les hommes infertiles grâce à ces méthodes de communication. En utilisant une méthode d’analyse de contenu thématique, cette recherche vise à explorer les moyens que les hommes avec des troubles de fertilité se soutient vis-à-vis les FDL. Cent quatre-vingt-dix-neuf utilisateurs unique ont été identifiés sur deux forums de discussion en ligne pour l'infertilité. Quatre types de soutien social (appréciatif, émotif, informatif, instrumental) sont évident sur les FDL avec le soutien appréciatif (36%) étant le plus souvent exprimé pour appuyer les autres hommes, suivi par le support émotif (33%), informatif (27%), et instrumental (4%). Dans le cadre de soutien appréciatif, cinq thèmes ont été identifiés qui démontre comment les hommes communiquent se type de support pour s'entraider. Cette recherche démontre que les FDL pour l'infertilité peuvent être un intermédiaire important où les hommes infertiles peuvent agrandir leurs réseaux sociaux et peuvent obtenir du soutien par d’autres hommes avec une expérience similaire à la leur. 

Résumé