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Un appel à la mobilisation des chercheurs

Novembre 2014 | Mot de l’Acfas
Louise Dandurand
Présidente de l'Acfas
« J'en appelle aux chercheurs et étudiants-chercheurs afin que nous fassions entendre, massivement, la voix de la recherche engagée sur la place publique.»

 

 

 

[Cette lettre ouverte a aussi été publiée dans Le Devoir]

Alors que le gouvernement entame un long processus de révision de ses dépenses publiques, incluant le financement des activités de recherche, l’Acfas est inquiète de la perception qui se dégage des gestes qu’il pose depuis les dernières élections. En effet, la recherche semble perçue comme une dépense, et non comme un investissement pour la société.

Les investissements publics en recherche s’avèrent pourtant extrêmement rentables; ils ont la capacité de générer des économies récurrentes et des revenus à fort potentiel de croissance, à partir des subventions dépassant rarement 100 000 $ par an. Ils permettent de faciliter l’obtention de fonds fédéraux, privés et internationaux, si bien que l’investissement du gouvernement du Québec représente seulement moins de 20 % du financement total des projets de recherche!

Par ailleurs, rappelons que le travail des chercheurs apporte bien plus à la société qu’une plus-value économique. Ils jouent un rôle social très important, en particulier parce qu’ils forment la relève d’une main-d’œuvre hautement qualifiée dont toute société innovante a besoin. Ils interviennent aussi dans les médias pour éclairer l'actualité avec une vision objective et informée. Ils conseillent les gouvernements et les municipalités pour qu'ils ajustent leurs programmes sociaux. Ils collaborent avec les entreprises, les hôpitaux, les écoles, pour proposer des solutions innovatrices.

«La nature même de l’activité de recherche permet de bénéficier de retombées socio-économiques bien plus larges que le montant initialement consenti.»

La nature même de l’activité de recherche permet de bénéficier de retombées socio-économiques bien plus larges que le montant initialement consenti. Pourquoi donc la société québécoise devrait-elle en être privée? C’est le message que l’Acfas soutient dans son mémoire La recherche : un investissement pour la prospérité, déposé à la Commission de révision permanente des programmes le 21 octobre 2014. C’est aussi le message qu’elle a directement transmis aux ministres Daoust et Bolduc, afin que la Politique nationale de la recherche et de l'innovation soit préservée et que les fonds associés soient maintenus. Mais l’Acfas ne doit pas être la seule à porter ce message.

Chercheurs et étudiants-chercheurs, si vous êtes inquiets pour l'avenir, vous devez agir. Vous êtes intimement convaincus de votre apport à la société et c'est, souvent, cela qui donne tout son sens à votre travail. Mais les citoyens ont-ils vraiment conscience de tout ce qu'ils peuvent perdre en se privant des bénéfices de la connaissance que vous produisez? C’est à nous qu’il appartient de justifier le bien-fondé des investissements en recherche auprès du grand public.

J'en appelle donc à vous afin que nous fassions entendre, massivement, la voix de la recherche engagée sur la place publique. Nous devons nous mobiliser pour faire reconnaître l'importance de votre travail, mais aussi expliquer les conséquences que les coupures à venir auront sur vos recherches, pour protéger les fonds qui vous ont été attribués. Personne d'autre que nous n’est mieux placé pour le faire.

Je vous appelle d'abord à cosigner ce texte (dans la colonne de droite), puis à faire entendre votre voix et à faire connaître vos initiatives sur Twitter avec #chercheurengagé, ou en laissant un commentaire ci-après.

Louise Dandurand
Présidente de l’Association francophone pour le savoir - Acfas

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Sans recherche à l'aveugle

La recherche demeure l'un des domaines dans lesquels les réductions budgétaires sont dommageables pour l'ensemble de la collectivité et de la nation, par conséquence pour l'ensemble de l'humanité. La disparition de certains domaines de la recherche entraînerait la méconnaissance et l'effacement de la mémoire puisque aucun lien ne pourrait être tissé entre les savoirs et les besoins. Bien que les conclusions soient parfois irritantes pour des gouvernants, les recherches transmettent des réalités et des perspectives nécessaires à l'exercice de l'État. Ne plus en vouloir, ou lui réclamer de se justifier, c'est faire de la recherche un objet politique utile ou inutile. Or, le politique dans la recherche...

Sans recherche, pas d'innovation

Sans les recherches et quel que soit le domaine, où en serions-nous à l'heure actuelle? Les moult développements que nous avons connu depuis de nombreuses années n'auraient pas vu le jour.

Le développement intégral bien compris

Mon commentaire se résume en 2 questions à qui de droit:
Quel pays dit développé s'est modernisé sans RECHERCHE?
Le Canada oublie-t-il que son progrès actuel et sa place au concert des nations a comme base la RECHERCHE?

De Yaoundé au Cameroun, je soutien cette cause.

De Yaoundé au Cameroun, je me joins à cette mobilisation des chercheurs. La recherche garantie la pérennité de notre écosystème, ne plus investir dans la recherche reviendrait à couper la branche d'arbre qui nous sert de siège ; autrement dit, c’est envisager la dégradation progressive de notre espace de vie.

Janvier Ngnoulaye Ph.D.

À qui s'adresser avec les bons arguments?

Il faudrait tenter de comprendre pourquoi la recherche n'est pas une priorité pour le gouvernement, une dépense non-rentable. Dans le moment, je sens que je prêche aux convertis. La recherche faite il y a 10, 20, 30, 50 ans est responsable de notre confort et de notre santé d'aujourd'hui. Le gouvernement cherche à trouver des applications de cette recherche qui amélioreront l'économie rapidement. Bravo, mais une vision à plus long terme est aussi nécessaire.

L'importance de soutenir la science.

Couper les fonds aux scientifiques, les empêcher de s'exprimer librement, leur enlever les outils leur permettant de faire correctement leur travail, c'est se tirer dans le pied. C'est pourtant ce que font nos gouvernements ces temps-ci. Les nations qui sont fortes et en avance sont celles qui appuient leurs scientifiques plutôt que de leur nuire. Sans la recherche, je n'aurais pu envoyer ce message de mon cellulaire. Il m'aurait fallu envoyer des signaux de fumée!

Je ne pensais pas qu'en 2014...

Je ne pensais pas qu'en 2014, on devait encore justifier pourquoi nos scientifiques sont nécessaires. Ils nous permettent de prendre les décisions en toute connaissance de cause basées sur des mesures et des chiffres. Certes, parfois, ces chiffres dérangent. On aimerait pouvoir ne pas les écouter, ne pas en tenir compte, car cela irait à l'encontre de notre ô combien sacrée économie. L'argent ne se mange pas et ne crée pas d'oxygène. Bonne chance.

Oui pour la recherche

Belle initiative, car la recherche est nécessaire pour prendre des décisions éclairées. Ça prends des chercheurs qui en font mais aussi qui n'ont pas peur de prendre position pour expliquer le monde selon ce que montre la littérature scientifique. Et pour ça, il faut une réelle indépendance de la recherche, il ne faut pas craindre que les prises de positions publiques ne viennent hypothéquer les chaires de recherche, les subventions futures... J'aurais quand même souhaité que cette pétition soit adressée à TOUS ceux qui font de la recherche et dont trop souvent le travail est méconnu, et pas seulement les chercheurs ou étudiants chercheurs...

En tant que journaliste en économie...

En tant que journaliste en économie, j'ai eu souvent l'occasion de constater toute l'importance de la recherche, fondamentale et appliquée, dans le développement d'une société. C'est indispensable pour les emplois de l'avenir.

Un métier

La recherche, c'est ce qui me passionne. J'aime comprendre, savoir, lier et expliquer. J'aime transmettre ce que j'apprends, au même titre qu'un scientifique. La recherche, c'est apprendre pour mieux véhiculer l'information. Je pourrais passer plusieurs heures à vous expliquer à quel point la recherche dans le domaine de l'Amérique latine, en histoire, est vitale à notre compréhension de l'autre. Il faut éviter de répéter des erreurs qui ont conduit à de nombreuses pertes humaines dans l'histoire de tout un continent, et la sensibilisation passe par la recherche et la publication.

La promotion des droits humains en Amérique latine est une phénomène plus récent que l'on ne le pense, et le Génocide guatémaltèque a grandement fait avancer la cause: la recherche de la Commission pour les Droits Humains au Guatemala a mené à des accusations de crime de guerre et de crime contre l'humanité. C'est peu dire, mais cela vous prouve à quel point la recherche est vitale dans le domaine de l'histoire.

Tamara Guillemette
Baccalauréat en Histoire
Université de Sherbrooke

Notre avenir en dépend !!

Notre avenir en dépend !!

Soutenir la recherche des étudiants

Subventionner le projet de recherche des étudiants pour assurer la relève des chercheurs, une compétitivité des entreprises et un rayonnement scientifique internationale des universités canadiennes.

Vitale

La recherche, l'innovation, le transfert des connaissances et la formation des étudiants, c'est l'oxygène qui assure la l'épanouissement de notre société, qui garantie le futur et l'évolution de nos modes de vie et qui permettra à nos enfants de vivre dans un monde réellement meilleur.

Christophe Fortin, PhD

L'importance de la recherche

Quand j'étais adolescent, j'ai appris à valoriser la notion de dépassement. En tout, j'estime important de viser le summum et donc d'aller toujours plus loin, plus haut. J'ai toujours fait une nuance entre l'optimalisation et l'optimisation dans le but de viser et atteindre vraiment ce qu'il y a de mieux et cela n'a rien à voir avec le plus. Tout ça s'applique autant aux communautés et à la société qu'aux individus.

Et, pour que la société et l'humanité avancent vers ce mieux, la recherche est incontournable. C'est le principal pré-requis pour nous éviter de stagner et reculer. À 72 ans, cela fait toujours partie de mes convictions les plus profondes. Il est d'importance cruciale d'apporter notre modeste appui à l'ACFAS pour que la recherche ne soit pas freinée faute d'un financement approprié.

MICHEL BERTRAND
Sainte-Julie, Qc

Soutenir la recherche...

Soutenir la recherche c'est ESSENTIEL

Une recherche équilibrée pour un impact sociétal maximal

La recherche semble être considérée de plus en plus comme l’outil de l’économie, pour une innovation toujours plus axée sur l’industrie. Le transfert de la compétence de l’innovation du ministère de l’Enseignement supérieur au ministère de l’Économie en est un symbole fort.

Or, malgré le fait que la recherche est un moteur de développement économique reconnu, son équilibre reste fondamental.

La recherche dirigée ne doit pas occulter la recherche non dirigée; la recherche fondamentale de doit pas être laissée au dépourvue pour favoriser la recherche appliquée. Similairement, il ne faut pas délaisser la recherche sociale qui planche à combattre les problématiques humaines causées par les inégalités. Faisons entendre notre voix. Militons pour une meilleure société, pour une recherche équilibrée.

Jonathan Bouchard
Président de la FEUQ

La recherche tout court

On ne peut empêcher la vie....

Vers le déficit zéro!

En coupant dans l'éducation, l'art et la science, c'est vers un tout autre déficit que nos gouvernements nous entrainent. Pas le déficit zéro! Le grand déficit! Notre culture est une construction, les arts, l'éducation et la science en sont ses constituantes essentielles. L'austérité à laquelle on nous invite M. Couillard est un leurre. Un détour que l'histoire ne lui pardonnera pas.

Aveuglement volontaire

La décision la plus difficile à prendre pour des hommes et des femmes, en particulier à la tête d'un État, consiste à déterminer quand ils possèdent assez de connaissances pour agir. Trop de prudence cause de l'indécision, trop de hâte crée des mauvais choix. Or, la recherche sert à informer la société civile et l'État sur les questions problématiques. Freiner la recherche par des compressions budgétaires, c'est réduire l'information qui éclaire les décisions, c'est montrer qu'on croit en savoir assez pour décider, quelle que soient les situations qui se présentent. Couper dans la recherche, c'est s'empêcher systématiquement de savoir ce qui est requis pour prendre des décisions. C'est décider à l'aveugle.

La recherche

Sans la recherche, la production est vaine.

Le gouvernement doit aider la recherche

Le gouvernement doit aider la recherche pour améliorer la vie des gens, ne pas rester limités, peu informés et manipulés par l'individualisme et l'argent.

De Belgique...

De Belgique, je marque mon soutien à cette défense de la recherche. L'enjeu est général. Alors que les politiques publiques ne cessent de se référer à une "société de la connaissance" ou à promettre des "investissements dans la recherche", la réalité est à chaque fois tout autre. La recherche s'appauvrit, les charges de recherche se précarisent et les financements s'orientent vers toujours davantage d'opérationalité, d'aide à la décision offrant de moins en moins d'autonomie aux intérêts de recherche.

Pour la Démocratie

Rien n'est plus fondamental pour la Démocratie que la connaissance produite par la recherche librement conçue et sa diffusion la plus large possible. Plus que jamais le monde de demain se construit sur la recherche, toutes disciplines confondues. Sans elle nous sommes condamnés à la régression.

Recherche = liberté

La recherche sous toutes ses formes contribue à la liberté de pensée. Une société qui n'encourage pas ni ne soutient adéquatement la recherche, ou ne désire que l'instrumentaliser, porte atteinte à la liberté.

Michèle Thériault, commissaire
Directrice Galerie Leonard-et-Bina Ellen
Université Concordia

La recherche permet d'améliorer le sort de toutes et tous

La recherche permet d'améliorer la qualité de vie de tout le monde dans toutes les sphères de vie (travail, famille, loisirs, etc.) et c'est donc un investissement pour le présent, mais surtout le futur.

Les coupures tuent...

Les coupures tuent notre savoir et notre niveau de compétitivité dans un contexte d'internationalisation de l'économie du savoir.

Oui à la mobilisation pour la recherche des chargées de cours!

À titre de chargée de cours et de chercheuse, j'appuie fortement cette mobilisation!

Gabrielle Saint-Yves
Phd Université du Québec à Chicoutimi
Membre du Scccuqac

Découvertes et réussites scientifiques

Les 30 dernières années ont été riches en découvertes, selon ce que nous rappelle le site du Fonds de recherche santé Québec : mise en évidence de mutations causant l'hypercholestérolémie familiale chez les Canadiens français, conception d'une théorie pour mieux comprendre les mécanismes de la douleur, découverte de gènes prédisposant au cancer du sein, meilleure compréhension de la maladie d'Alzheimer, découverte de la capacité des neurones de se régénérer dans le système nerveux central, mise au point d'un test pour diagnostiquer précocement la scoliose, développement de tests rapides pour diagnostiquer des infections bactériennes fulgurantes...

Depuis sa création, en 1964, le FRQS est associé de près ou de loin à la plupart de ces découvertes puisqu’il soutient les centres, les groupes et les réseaux de recherche dans lesquels travaillent la majorité des chercheurs du domaine de la santé, et qu’il attribue chaque année notamment des bourses à quelque 400 chercheurs-boursiers et 500 étudiants aux cycles supérieurs, tout en finançant plus de 200 projets de recherche. ET L'ON VOUDRAIT SABRER LÀ-DEDANS!!!

L'impact de la recherche

La recherche est nécessaire à tout avancement technologique et scientifique. Si nous voulons rester à l'avant-garde au niveau international, il est primordial d'appuyer la recherche dans les universités, qui forment les experts de demain.

La médecine de demain dépend de la recherche d'aujourd'hui

Une population vieillissante, des traitements pas toujours efficaces ou administrés parfois inutilement faute de pouvoir identifier avec certitude les personnes qui en bénéficieront ... et on coupe dans les moyens d'améliorer tout cela!!!

La recherche en science est un projet de société

Il est de notre devoir d'exiger au gouvernement du Québec de maintenir le financement des centres de recherche et de permettre la publication des contenus scientifiques à grande échelle.

La science au service de l'humanisme

La science est l'un des outils les plus puissants que l'homme a su façonner grâce au feu de son intelligence. Mais comme tout outil, elle a deux tranchants: elle peut servir à des fins de contrôle et de domination, ou à des fins de justice et de liberté. D'autres encore, pensent que la science doit se gouverner elle-même et être indépendante de toute fin, ce que je crois personnellement impossible. Comme l'art, elle servira toujours à d'autres fins qu'à elle-même.

À notre époque, les enjeux sont criants, complexes, et nous demandent d'être capables d'agir bien, vite et de façon juste. Les meilleurs pour former des esprits critiques sont les scientifiques, combinée à l'expérience personnelle. Il faut donc une formation qui outille chaque jeune et moins jeune à faire des choix éclairés, construire des alternatives justes et durables, et la liberté nécessaire à l'apprentissage de la responsabilité.

Couper dans la recherche fondamentale, c'est se couper les ailes et empêcher les décideurs de demain de s'outiller pour faire face à l'imprévisible. Sommes-nous déjà dans l'obscurantisme créé par la peur? Ou allons-nous collectivement nous lever et refuser que l'ignorance et la répression dominent, pour affronter avec lucidité l'avenir que nous avons nous-mêmes créé, grâce à notre intelligence?

La recherche scientifique est...

...l'élément fondateur d'une société moderne, soucieuse de son développement socio-économique et culturel et d'un avenir meilleur pour ses enfants et petits enfants.

Je soutiens la recherche...

...parce que chercher c'est faire un pas vers la lumière qui éclairera un monde plus sage.

À la recherche de la recherche

Le gouvernement coupe dans la recherche et l'éducation (commissions scolaires, cégeps, universités) tout en exigeant hypocritement de meilleurs taux de réussite. C'est de la bêtise démagogique et utilitariste. Le gouvernement coupe dans la culture sans en comprendre l'importance sociologique ni en voir les retombées économiques concrètes. C'est de l'aveuglement béotien. Le triumvirat Couillard-Barrette-Bolduc sévit. Les saignées, ce n'est pas la bonne médecine. Jusqu'à quand, Triumvirat, abuseras-tu de notre patience ?

NE TOUCHEZ PAS À LA RECHERCHE!

La création des savoirs est le fruit de la recherche. La création et l’innovation émergent de la recherche. La dynamique des savoirs est essentielle pour la recherche, la formation et la pratique. La solution des problématiques sociales et humaines passe par la recherche. Nos recherches sont au service d’une société intelligente, forte et en santé !

Lyne Bélanger
Université de Sherbrooke et l'UCO

La recherche...

Pour mieux comprendre d'où on vient afin de mieux choisir où on veut aller...

Pour se donner les moyens de nos ambitions...

Pour se démarquer de par le monde.

Pour une histoire de l'art en action!

Après avoir travaillé pendant 10 ans au sein du milieu de l'art contemporain à Montréal, j'ai fait un retour aux études universitaires avec le vif sentiment que mon projet de recherche allait mettre de l'avant les outils de l'histoire de l'art pour assurer le partage d'un bien commun, les collections encyclopédiques du Québec, et en faire l'objet d'un renouvellement méthodologique de la discipline par les nouveaux défis que posent l'art biotechnologie.

Cet investissement dans la recherche n'est pas sans concession à plusieurs niveaux car il demande une concentration continue et ardue tant il implique un regard critique et raisonné pour lequel l'université est indispensable. Au quotidien, ce n'est pas à moi que je pense mais à la société pour laquelle je m'investis personnellement. Ainsi, lorsque je lis le programme politique du parti libéral, je ne peux éviter d'être découragée par la mentalité des décideurs publics.

Pour une société riche

La richesse intellectuelle et économique des sociétés modernes dépend d'une activité de recherche soutenue et de haut niveau.

La recherche une richesse

Vivement notre soutien à la recherche pour apprendre à se dépasser et offrir d'autres alternatives qui ne sont proposées que par les compagnies privées.

Importance de la recherche

Je travail dans le domaine de la météo à Environnement Canada. Le CMC (Centre météorologique du Canada) se place parmi les meilleurs au monde en ce qui a trait à la modélisation atmosphérique et à la qualité des prévisions météorologiques. Il y a eu beaucoup de coupures au cours de la dernière décennie et cela a pour effet de ralentir le développement et la recherche au sein de l'organisation. Plus nous avançons dans la recherche, plus ça devient complexe et pointu dans la modélisation ainsi que pour le traitement des données. Nous aurions besoin d'une croissance du nombre de scientifiques pour prendre charge des dossiers mais c'est la décroissance qui a prévalu. Pour faire de la science, il faut aussi assister aux conférences, qui sont devenues des événements rares et contrôlés.

La météo a un gros impact sur l'économie et la sécurité des gens. L'aviation, l'agriculture, l'hydro électricité, la foresterie, la construction, la gestion des édifices, le transport maritime, le trourisme et même les plateformes pétrolières sont tous des domaines qui bénéficient d'un impact économique. Ces clients en demandent encore plus et seule la recherche peut y contribuer pour augmenter la qualité des prévisions météorologiques.

S’il est un monde qui

S’il est un monde qui fascine et suscite curiosité et regards d’avenir c’est bien celui de la Recherche et des Pratiques : un monde super yahou porteur de quêtes, de découvertes, d’espoirs ! En effet, et parmi d’autres exemples possibles, du domaine du « retard mental »* et de la « santé mentale » , la Recherche a beaucoup fait évoluer la Pratique et l’environnement, notamment dans les attitudes, les manières d’agir et faire agir, et l’humanisation des services ! De plus, de ce merveilleux domaine fort convoité et documenté, la Recherche ose des initiatives susceptibles d’impliquer tout autant le « Savoir » que le « Connaître », et ce, moyennant cette « audacieuse » reconnaissance des personnes concernées qui, depuis des lunes, l’inspirent et mutualisent de connaissances, de savoirs ; une reconnaissance d’expériences, de paroles … . De ce qui précède, sabrer dans la Recherche relève de ??? … ! – 22 nov 2014 - * :

De l'Université de la vie, l'auteur est impliqué dans le domaine de la "déficience intellectuelle".

Les apprentis sorciers

Il est clair que ce n’est qu’à long terme que l’impact des compressions budgétaires en recherche, conjuguées à celles dans les budgets des universités, se fera réellement ressentir. En cela, le gouvernement actuel joue manifestement à l’apprenti sorcier. Pour résoudre un problème immédiat, causé par d’autres décisions passées à courte vue, il néglige de considérer l’impact profond qu’auront ces décisions précipitées d’aujourd’hui sur notre capacité future de recherche. Bref, ces décisions minent irrévocablement l’avenir du développement social, scientifique, culturel, technologique, et économique du Québec. Pour des élus, agir ainsi est totalement irresponsable.

La recherche

Sans la recherche nous serions contre l'avancement de l'humanité.

Le temps culturel de la recherche

Dans une culture qui tend largement à l'emporte-pièce souvent inévitable dès lors que l'on érige l'opinion en pensée, le processus même de la recherche nous incite à temporiser. Ce temps requis pour documenter, bien poser les angles du questionnement, explorer les facettes d'une problématique et en proposer des avenues viables en nos sociétés s'avère un temps “plein” : il ne fait pas qu'assurer un salariat (et un formateur banc d'essai des jeunes générations), il institue un ordre du monde qui éclaire le quotidien et l'horizon de milliers, voire de millions de gens.

En cascade, une société devient plus confiante en elle-même, plus à l'aise avec le fait même d'étayer des discussions autant que des décisions, en un mot, plus intelligente.  Bref, à courte ou à longue portée, quand on méconnait la puissance de la recherche, on méconnait aussi le rôle de tous les acteurs sociaux, déséquilibrant ainsi le vivre en société.

Si les chercheuses et chercheurs n'ont plus de place ou plus subtilement, une place désignée par les normes émises par la «classe» politique, la collectivité se trouve rognée de sa capacité de liberté fondamentale même : connaître, comprendre, poser de solides assises aux mises à l'œuvre.

Luce Des Aulniers
Anthropologue
Professeure retraitée-associée
Faculté de communication
UQÀM

La recherche, c'est...

La recherche, c'est vouloir et se donner les moyens pour penser, pour transformer, pour être en réaction devant le monde qui nous entoure...

La recherche est un vecteur de créativité

La recherche, c’est un outil dynamique pour comprendre le monde dans lequel nous vivons; un outil à la croisée de la force de l’imagination des êtres humains et de leur propension empathique à explorer, à découvrir, à circonscrire un phénomène et à en partager les attributs.

L'austérité dans la recherche doctorale en santé

Je partage avec vous une lettre à l'éditeur publiée dernièrement dans le Journal canadien de santé publique sur les coupures budgétaires dans la recherche doctorale en santé! http://www.equitesante.org/wp-content/uploads/2014/11/Volume_105_5_e398.pdf

Appui au financement de la recherche scientifique

Disposer d'un fort contingent de chercheurs réputés pour une société demeure le seul moyen pour assurer le transfert de connaissances scientifiques de haut niveau avec les autres pays et ainsi garantir la croissance économique.

En effet, seuls les chercheurs actifs lisent les publications scientifiques de pointe et en tirent des théories réalistes pour de nouvelles recherches, au lieu de faire des essais dans toutes les directions farfelues. Leurs connaissances de pointe et leur rigueur sont souvent transmises directement à l'industrie ou à la société par la formation de nouveaux chercheurs ou de professionnels, et souvent par leur implication directe dans des entreprises.

De même, seuls les chercheurs actifs peuvent faire partie des réseaux mondiaux dans leurs domaines respectifs, et atteindre une crédibilité suffisante pour participer aux discussions et être consultés au sujet des nouvelles théories.

Encore, seuls les chercheurs de renom peuvent collaborer à des équipes multidisciplinaires souvent associées à des projets de grande envergure ayant des retombées sur l'ensemble de la société. Qu'on pense par exemple au projet du génome humain qui a mobilisé des ressources en génétique, en chimie, en biochimie, en informatique, en ingénierie, en mathématique et tant d'autres domaines, et qui aujourd'hui permet de soigner et de prévenir des maladies. Demain, ce sera le projet du cerveau humain qui nous permettra de soigner nos malades, mais aussi d'être plus efficaces et d'être moins sujets à nos humeurs et à nos erreurs de jugement. Ce sera aussi le supercollisionneur de hadrons qui nous permettra d'obtenir une énergie propre sans effet climatique. Les exemples sont nombreux.

Nous avons avantage à avoir une politique claire et forte pour le développement de la recherche scientifique pour permettre de développer des chercheurs. En effet, la formation de chercheurs est si longue que les jeunes doivent avoir une probabilité raisonnable de trouver du travail avant de s'y intéresser.

Finalement, la recherche et la diffusion scientifiques sont des gages de liberté individuelle et nationale. En effet, seuls les scientifiques peuvent nous aider à comprendre le sens et les implications des découvertes scientifiques dans le monde en dehors de toute propagande sociale ou politique. Par le cadre formel et rigoureux qu'ils s'imposent, ils ont le pouvoir d'empêcher la propagation d'idées fausses qui ne servent qu'à remplir les goussets des gens sans scrupule: cure miracle, pouvoirs extraordinaires, théories du complot, etc. Autant de voies qui gaspillent les ressources financières des citoyens au lieu de les consacrer à une économie prospère. Et qui d'autres que les chercheurs peuvent nous aider à trancher dans plusieurs débats de société: les vaccins, les OGM, les gaz à effet de serre, les épidémies, les catastrophes naturelles appréhendées, etc.

J'appuie la recherche scientifique avec les budgets correspondant à une société prospère qui veut maintenir son niveau de vie.

C'est pas là qu'il faut couper !!!

Pourquoi pas couper dans le VRAI gaspillage ??? On aurait de l'argent pour la recherche, la santé, les routes....et j'en passe !!! On paye de plus en plus et on a de moins en moins...Où c'qui va cet argent là ????? Couper dans la recherche, c'est un manque de vision.

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Les personnes soutenant cette initiative

À ce jour 6205 personnes soutiennent l’initiative.

  • Timothy EARLE - Université Laval
  • Céline PONCELIN DE RAUCOURT - Université Du Québec
  • Pascale KRZYWKOWSKI - Uqam
  • Hakim MOHELLEBI - Université M.mammeri
  • Mélanie GAGNON - Université Du Québec À Rimouski
  • Claudia BEAURIVAGE - Université De Sherbrooke
  • Philippe ROCHE - Cgi
  • Bernard BOHMERT - Uqar
  • Robert GAGNON - Université Mcgill
  • Andre GURAN - Institute Of Sructronics
  • Rolande CONSTANTINEAU -
  • Carmen ROUSSEAU - Université Du Québec En Outaouais
  • Annie LALANCETTE - Université Concordia
  • Sébastien SAUVÉ - Université De Montréal
  • Mani ALLAMEHZADEH - Crdp / Université De Montréal
  • Myriam VILLENEUVE - Ecole Nationale De Cirque
  • Ugo COLLARD-FORTIN - Uqac
  • Bonin HUGO - Uqam/paris-8
  • Isabelle MATTEAU -
  • Eric RASSART - Uqam
  • Patrick SAVARD-KELLY - Université De Montréal
  • Djibril DIALLO - Université Alioune Diop De Bambey
  • Yves GROSDIDIER - Université De Sherbrooke
  • Maxime LATERREUR -
  • Jacques ST-ONGE -
  • Myriam LEGAULT-BEAUREGARD - Université Du Québec En Outaouais
  • Andrée DESCHÊNES - Université Laval
  • Marie-Odile MELANÇON - Inrs
  • Pierre-Louis PATOINE - Paris 3 – Sorbonne Nouvelle
  • Gaëtan LAFRANCE - Inrs-Emt
  • Jacques CLAIROUX - Fondation Sommeil (Osbl)
  • Yvonne DOLBEC - Agence Canadienne D'inspection Des Aliments
  • Sandra LÉCUYER -
  • Elisabeth HARRISON -
  • Renee BELLEMARE -
  • Denise BOISSONNEAULT -
  • Maxime BOISSONNEAULT - Calcul Québec
  • Samuel RENÉ DE COTRET -
  • Guillaume DION - Université De Sherbrooke
  • Alexandre FOLEY - Université De Sherbrooke
  • Maxime DION - Université De Sherbrooke
  • Camille GUIBERT MORIN - Université De Sherbrooke
  • Marie-Joëlle LEBLANC - Merinov
  • Gilles SAVARD - École Polytechnique De Montréal
  • Carmelle LECOMPTE -
  • Olivier MARCIL - Université Mcgill
  • Brigitte GUÉRIN - Université De Sherbrooke
  • Carole-Anne GILLIS - Inrs Ete
  • [...]

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