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Prix Acfas Jacques-Rousseau

Louise Vandelac

UQAM - Université du Québec à Montréal

Louise Vandelac - Prix Acfas - 2010
Chercheuse polyvalente et engagée, Louise Vandelac aborde de front des questions de société avec une approche résolument transdisciplinaire et une solide posture éthique. Qu’il soit question de l’économie et de la famille, des risques des OGM ou du clonage, elle présente ces enjeux sur la place publique et favorise le dialogue entre citoyens, politiques et scientifiques.

Le dynamisme de cette scientifique n’a jamais fléchi depuis 1982, date de son arrivée à l’UQAM. Dès ces premières années, on la voit participer au développement des études sociales et à la création de l’Institut d’études et de recherches féministes. Elle a notamment étudié la place de la femme dans le monde du travail et plus spécialement, l’articulation entre travail salarié et domestique. Par ailleurs sa nature engagée doublée d’une formation multidisciplinaire (sciences politiques, économie et sociologie) l’amène dans les années 1990, à s’intéresser aux questions brûlantes liées à l’environnement dont à l’impact des technosciences sur les plans socio-sanitaires. Elle a tout particulièrement étudié les impacts de la transgénèse végétale et animale tout en s’interrogeant sérieusement sur les risques et dérives liés à la manipulation du vivant. Réflexion qu’elle décide de porter à l’écran ce sujet en réalisant le documentaire, Main basse sur les gènes ou les aliments mutants, traduit en quatre langues et gratifié d’autant de prix. Ce sésame lui vaudra d’être nommée à la Commission royale sur les technologies de reproduction et au Conseil national de bioéthique sur les sujets humains. Bénéficiant de la reconnaissance de ses pairs sur les scènes nationale et internationale, son expertise est également très appréciée au sein de comités de revues scientifiques. Ainsi, elle est codirectrice de VertigO, la première revue électronique francophone en sciences de l’environnement.

Ainsi depuis près de trente ans, elle navigue entre sociologie, santé, environnement, économie et éthique, il lui apparaît très clairement que pour comprendre et agir sur les enjeux complexes de notre temps, les chercheurs doivent nécessairement sortir de leur trou disciplinaire. Et pour réussir leur démarche transdisciplinaire, globale et intégratrice, les chercheurs de formations diverses doivent non seulement dialoguer entre eux mais aussi échanger directement avec tous les acteurs sociaux concernés.