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La preuve par l'image

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VISITEZ l'exposition au Biodôme, jusqu'au 31 décembre 2017

L’Acfas s’associe à Espace pour la vie pour présenter cette exposition qui célèbre la nature sous toutes ses dimensions. Un monde insoupçonné de complexité, d’organisation, un monde d’une grande beauté vous sera présenté.

Le vernissage se tiendra le vendredi 5 mai à 18 h 00.

  • Du samedi 6 mai à la fin décembre 2017
    • Heures d'ouvertures du Biodôme
    • L'exposition est présentée dans les aires payantes du Biodôme, des droits d'entrée sont exigés.
  • Espace pour la vie
    Biodôme

    4777, avenue Pierre-De-Coubertin,
    Montréal(Québec) H1V 1B3
    Accès par les transports en commun : Station de métro Viau

Découvrez les 20 images de l'édition 2017 :

    • Un menu révélateur
      Émile Brisson-Curadeau

      Université McGill

    • Intestin dépolluant
      Jean-Baptiste Burnet

      Polytechnique Montréal

    • Os synthétique
      Sacha Cavelier

      Université McGill

    • Se propulser par battement ciliaire
      Sylvain Chateau, Sébastien Poncet, Julien Favier et Umberto D’Ortona

      UdeS - Université de Sherbrooke

    • Voir un cristal de sel
      Bertrand de Dorlodot

      Université Laval

    • Petits cadeaux empoisonnés
      Alix Denoncourt, Steve Charette et Richard Janvier

      Université Laval

    • Dans l’œil de la corrosion
      Evelyne Doré

      Polytechnique Montréal

    • Sur les traces de Maître renard
      David Gaspard

      UQAR - Université du Québec à Rimouski

    • Flamboyante galaxie
      Marie-Lou Gendron-Marsolais, Julie Hlavacek-Larrondo et Maxime Pivin Lapointe

      UdeM - Université de Montréal

    • Des réserves en or
      Guillaume Grosbois

      UQAC - Université du Québec à Chicoutimi

    • Une tumeur résistante
      Tina Gruosso, Dongmei Zuo et Morag Park

      Université McGill

    • Des liaisons improbables
      Mathieu Lapointe

      Polytechnique Montréal

    • Migration des minéraux
      Nelly Manéglia

      Université Laval

    • Vision nocturne mise en lumière
      Loïs Miraucourt

      Université McGill

    • Poussées de croissance
      Miguel Montoro Girona

      UQAC - Université du Québec à Chicoutimi

    • Paysage sur flocon de neige
      Yevgen Nazarenko

      Université McGill

    • Larve de homard et acidification des océans
      Fanny Noisette

      UQAR - Université du Québec à Rimouski

    • Véhicule médicinal
      Ehsan Rezabeigi

      École de technologie supérieure et Université Concordia

    • Créature de laboratoire
      Anne Weber-Ouellette et Isabelle Plante

      Centre INRS – Institut Armand-Frappier

    • Gras de cellule
      Aude Zimmermann

      Centre INRS — Institut Armand-Frappier

    Un menu révélateur

    Émile Brisson-Curadeau

    Université McGill

    Ce guillemot de Brünnich, nichant aux îles Digges au Nunavut, revient fièrement au bercail avec une prise juteuse. Ici une crevette, mais un autre jour, ce pourrait être une morue ou un calmar, selon la disponibilité. En fait, le menu des guillemots donne une bonne idée de la composition des populations marines de l’Arctique. Les chercheurs installent aussi des micropuces sur les oiseaux pour géolocaliser leurs zones d’alimentation ou évaluer la profondeur à laquelle ils pêchent leurs proies. On sait maintenant qu’ils peuvent plonger jusqu’à 100 mètres de profondeur. (Appareil photo numérique Panasonic FZ 1000)

    Sujets :

    Intestin dépolluant

    Jean-Baptiste Burnet

    Polytechnique Montréal

    Voici Daphnia pulex, un minuscule crustacé d’eau douce présent dans la plupart de nos lacs et rivières. Elle vient ici d’ingérer toute une population de la bactérie Escherichia coli, préalablement marquée avec un fluorochrome bleu. On voit alors se dessiner son long tube digestif. Daphnia agit comme un filtreur non sélectif en se nourrissant d’algues et de bactéries, mais, dans les eaux contaminées par les matières fécales, E. coli s’ajoute à son menu. En concentrant leurs recherches sur les interactions avec E. coli, les chercheurs vérifient maintenant si cette puce d’eau peut devenir une alliée fiable dans la dépollution à grande échelle de nos ressources aquatiques. [Daphnia pulex, 1,5 mm; microscope inversé à épifluorescence]

    Sujets :

    Os synthétique

    Sacha Cavelier

    Université McGill

    On trouve le sulfate de calcium à l’état naturel dans un gisement de gypse, par exemple. Mais il est maintenant possible d’en faire un matériau amélioré plus pur et moins poreux. Composé de minuscules cristaux aux formes géométriques parfaites, il en résulte une masse très compacte. À preuve, la largeur de cette photo recouvre à peine le tiers de l’épaisseur d’un cheveu humain. Biocompatible, biodégradable et ostéoactif, ce matériau possède des propriétés si proches de celles de l’os naturel qu’il pourrait le remplacer, pour une greffe osseuse, sans trop de risques de rejet. (Grossissement 15 000x - Microscope électronique à balayage)

    Sujets :

    Se propulser par battement ciliaire

    Sylvain Chateau, Sébastien Poncet, Julien Favier et Umberto D’Ortona

    UdeS - Université de Sherbrooke

    Des cils minuscules tapissent les parois de nos organes internes. En bougeant, ils font circuler les fluides. On parle alors de propulsion par battement ciliaire. Dans le système respiratoire, les cils baignent dans du mucus qui piège les déchets respirés. Ces cils organisés en mouvement ondulatoire orientent les sécrétions vers la sortie. Les personnes asthmatiques, elles, ont moins de cils, ce qui affecte l’expulsion du mucus. Ici, les chercheurs réalisent une simulation pour comprendre l’interaction entre les cils : les microfilaments baignent dans une sorte de lubrifiant, en bleu, qui permet au mucus, en rouge, de glisser facilement dessus. (Simulations numériques basées sur la méthode Lattice Boltzmann)

    Sujets :

    Voir un cristal de sel

    Bertrand de Dorlodot

    Université Laval

    Outre par sa spectaculaire symétrie, ce cristal de sel est surtout extraordinaire par le simple fait qu’on est en mesure de le voir. En effet, ces cristaux étant transparents, comme les neurones, ils sont invisibles sous un microscope classique. C’est pendant une expérience d’observation de neurones dans un milieu de culture riche en sel que cette délicate structure s’est formée sur la lamelle d’un microscope holographique numérique. Avec cette nouvelle technique d’imagerie, il sera désormais possible d’étudier des neurones, sans les abîmer, pour mieux comprendre des maladies psychiatriques majeures, tels le trouble bipolaire, la dépression et la schizophrénie. (Microscope holographique numérique)

    Sujets :

    Petits cadeaux empoisonnés

    Alix Denoncourt, Steve Charette et Richard Janvier

    Université Laval

    Le protozoaire Tetrahymena, commun en eaux douces, consomme de grandes quantités de microorganismes, sans trop se soucier de leur comestibilité. Il ingurgite ainsi des bactéries parasites potentiellement fatales, par exemple des Mycobacterium. Pour éviter une mort certaine, Tetrahymena les emballe dans de petites boules fécales (en jaune) afin de les expulser. Bien camouflées, les Mycobacterium n’attendent qu’à être ingérées de nouveau pour infecter le prochain gourmand. Les chercheurs étudient en détail comment ces bactéries pathogènes réussissent ce camouflage afin de mieux comprendre les méthodes de transmission des maladies, telle la tuberculose. (Grossissement 3000x - Microscopie électronique à balayage)

    Sujets :

    Dans l’œil de la corrosion

    Evelyne Doré

    Polytechnique Montréal

    Ces cercles concentriques bleutés et entourés d’écailles vertes rappellent l’œil d’un reptile ou, pire, d’un tyrannosaure. Il s’agit en réalité de plaques de corrosion irisées qui se sont déposées à la surface d’une conduite d’eau potable. Composées d’oxyde de cuivre, elles créent ici un motif inusité qui s’explique par un défaut de surface dont l’épicentre forme la pupille de cet œil métallique. La formation d’une telle couche de corrosion est commune à toutes les conduites d’eau potable en cuivre. Dans des conditions normales, ces plaques ne représentent aucun danger pour la santé. Mais elles sont étudiées afin de mieux comprendre leur comportement et prédire les concentrations de métaux susceptibles de passer dans l’eau potable. (Grossissement 20x - Microscope optique - Série de photos prises à différentes profondeurs de champ, puis superposées avec un logiciel pour compenser la courbure interne de la conduite.)  

    Sujets :

    Sur les traces de Maître renard

    David Gaspard

    UQAR - Université du Québec à Rimouski

    La vie dans la toundra est intense. Pour survivre, les animaux s’affrontent farouchement. On voit ici un oiseau marin, un labbe à longue queue, foncer sur un renard arctique pour protéger son nid. Mais c’est ce dernier,  un pilleur redoutable, qui intéresse ici les chercheurs. Ils le capturent d’abord, puis prélèvent des échantillons, documentant son mode de vie et sa santé. Ensuite, ils lui installent au cou un collier Argos pour suivre sa trace par satellite. Ils obtiendront ainsi des données sur l’évolution des populations, touchées par les changements climatiques, et ils pourront démystifier leurs déplacements. La rudesse du climat incite en effet les renards à parcourir pour leurs besoins jusqu’à 1 000 kilomètres. (Caméra Nikon D750, lentille Nikkor 70-300 mm)

    Sujets :

    Flamboyante galaxie

    Marie-Lou Gendron-Marsolais, Julie Hlavacek-Larrondo et Maxime Pivin Lapointe

    UdeM - Université de Montréal

    Au centre de l’amas de Persée trône la spectaculaire galaxie NGC 1275. Et en son cœur se cache un trou noir supermassif, 800 millions de fois la masse de notre Soleil. Bien qu’invisible, ce trou noir est responsable de l’émission de puissants jets de particules, des électrons relativistes (en rose), qui sont éjectés bien au-delà de la galaxie. Leur interaction avec le milieu entretiendrait la température incroyablement élevée (60 millions ºC) de ces gaz intergalactiques qui émettent alors dans la gamme des rayons X (en bleu). À moins de 240 millions d’années-lumière de la Voie lactée, donc dans notre voisinage, cet amas galactique est une prodigieuse source de fascination. [Image composite : Sloan Digital Sky Survey (proche IR – galaxies périphériques) - Hubble (visible – NGC 1275) - Chandra (rayons X – en bleu) - Jansky Very Large Array (interférométrie radio – en rose)]

    Sujets :

    Des réserves en or

    Guillaume Grosbois

    UQAC - Université du Québec à Chicoutimi

    Les copépodes survivent sous la glace des lacs gelés en accumulant de grandes réserves de lipides. Teintées par des pigments orangés, ces réserves forment ici des gouttelettes riches en acides gras essentiels, les fameux oméga-3 et oméga-6. Extrêmement importants pour la croissance des animaux, humains compris, ces acides gras sont «?produits?» par les algues dont se nourrissent nos minuscules crustacés. Or, surprise, les chercheurs ont découvert que ces derniers continuaient d’accumuler des lipides jusqu’à la fin janvier. La disponibilité des oméga-3 et oméga-6 dans la chaîne alimentaire est donc grandement attribuable aux incessantes activités hivernales des copépodes. Mais on craint, en raison du réchauffement climatique, que des hivers plus courts ne tarissent cette importante source de nutriments. (Taille des copépodes : 1 mm - Grossissement 50x - Microscope optique)

    Sujets :

    Une tumeur résistante

    Tina Gruosso, Dongmei Zuo et Morag Park

    Université McGill

    Regardons de plus près cette tumeur du sein qui résiste à l’assaut des lymphocytes tueurs (en rouge et en vert). Ces soldats du système immunitaire circulent ici tout autour des amas de cellules malades (en rose). Mais, surprise, ils ne passent pas à l’attaque, ils demeurent à l’extérieur. Pourquoi? Parce que les cellules cancéreuses « se déguisent » en cellules normales en modifiant leurs protéines de surface. Elles empêchent ainsi les lymphocytes de les reconnaître et de les éliminer. Reste à savoir comment le cancer berne nos défenses immunitaires… Nous pourrons alors développer les thérapies qui viendront à bout de la tumeur récalcitrante. (Grossissement 20x - Microscope confocal à fluorescence)

    Sujets :

    Des liaisons improbables

    Mathieu Lapointe

    Polytechnique Montréal

    Une astucieuse technique utilisée dans le traitement des eaux usées est présentement à l’étude. Pour déposer les contaminants des bassins de décantation, on emploie, plutôt que du  sable, du verre recyclé concassé, avec un polymère qui sert de liant. Les agrégats ainsi formés se chargent de contaminants qu’ils entraînent, dans leur plongée, jusqu’au fond du bassin. Or, ce procédé profite de l’aide inattendue des fibres de papier hygiénique, assez communes dans les eaux usées... Leurs filaments de cellulose contribuent à la formation d’agrégats encore plus volumineux, ce qui accélère leur chute. D’autres expériences seront menées afin de mieux exploiter la seconde vie de ces fibres. (Longueur des fibres : entre 0,1 et 2,0 mm - Grossissement 100x - Image colorisée pour faire ressortir les fibres - Microscope optique)

    Sujets :

    Migration des minéraux

    Nelly Manéglia

    Université Laval

    Localiser un gisement enfoui sous d’épaisses couches de sédiments à partir d’un grain de sable? Possible, si l’on combine l’observation de sa couleur au microscope et l’analyse de sa composition chimique. En effet, chaque dépôt est associé à des minéraux « indicateurs », tel ce grain d’épidote possiblement lié à un gisement de sulfures massifs volcanogènes. Ainsi, en identifiant des minéraux aux mêmes propriétés dans les sédiments glaciaires, le géologue remonte leur piste en suivant leurs traînées jusqu’au site de départ. Les chercheurs adaptent cette technique pour partir à la découverte de gisements d’or grâce notamment aux minéraux indicateurs que sont la tourmaline et la scheelite. (Microphotographie des deux faces du même grain de 0,75 mm de long - Microscope Axio avec polarisateur)  

    Sujets :

    Vision nocturne mise en lumière

    Loïs Miraucourt

    Université McGill

    Voici une tranche de rétine de têtard. Cette structure nerveuse, tapie au fond de l’œil, est commune à tous les vertébrés, du poisson à l’humain. Sur son pourtour extérieur, on distingue une enfilade, tel un collier de perles, de cellules photoréceptrices (en bleu) qui captent la lumière. Ensuite, la couche plus épaisse des cellules bipolaires et amacrines (toujours en bleu). Puis, les cellules ganglionnaires, dont l’une, entièrement visible (en vert), montre l’arborescence de ses contacts avec les récepteurs du système endocannabinoïde (en rouge). Les auteurs de cette image ont récemment mis en évidence un mécanisme cellulaire dont on soupçonnait l’existence sans en connaître l’utilité. On sait désormais que le système endocannabinoïde peut aussi servir à amplifier la vision nocturne. (Taille de la tranche de rétine : 40 microns d’épaisseur - Grossissement 20x - Marquage par immunofluorescence - Microscope confocal à balayage laser)

    Sujets : biologie, neurosciences & psychologie

    Poussées de croissance

    Miguel Montoro Girona

    UQAC - Université du Québec à Chicoutimi

    Disposées sur des planchettes, ces cinq carottes prélevées dans des troncs d’épinettes noires en révèlent les cernes de croissance. Ces arbres centenaires, dont les premières années de vie sont visibles en haut de la photo, ont connu une prodigieuse poussée de croissance au cours de la dernière décennie. Sujets d’un traitement sylvicole expérimental, ces épinettes noires font la preuve qu’elles profitent de l’« effet de bordure ». Alors que les coupes forestières partielles sont soupçonnées de stresser les arbres placés aux abords, les épinettes noires, elles, prolifèrent. Luminosité et compétition moins féroce font que ces arbres poussent jusqu’à 20 fois plus vite que leurs congénères, en forêt. (Appareil photographique reflex numérique, 35 mm, f/4,5, iso 250, 1/30 seconde)

    Sujets :

    Paysage sur flocon de neige

    Yevgen Nazarenko

    Université McGill

    Quoi de plus pur qu’un flocon de neige? Délicate dentelle de glace à l’étonnante symétrie, ce cristal miniature incarne la perfection. Pourtant, si on scrute l’une de ses facettes à l’échelle nanoscopique, on constate que sa surface, loin d’être uniforme, est peuplée d’étranges structures. Çà et là, on devine la silhouette d’un sapin croulant sous la neige, une improbable épine de rose et, plus insolite encore, une éponge de mer ou même du corail. Or, on soupçonne certaines de ces structures d’être des contaminants, car les flocons de neige trappent, puis libèrent différents polluants atmosphériques. Voilà un examen nanoscopique inédit qui dévoile une facette inattendue des cristaux de neige… (Taille des impuretés : de 50 nanomètres à 1 micromètre - Grossissement 1200x - Microscope électronique à balayage)

    Sujets :

    Larve de homard et acidification des océans

    Fanny Noisette

    UQAR - Université du Québec à Rimouski

    Tout juste libérée d’entre les pattes de sa mère, cette délicate larve de homard américain allait se lancer à la conquête de la colonne d’eau pour y affronter les dangers habituels. Mais saura-t-elle survivre à une toute nouvelle menace : l’acidification des océans? Des expériences de laboratoire montrent que ces larves y sont peu sensibles. Par contre, lors des deux premières phases juvéniles, stades ultérieurs de leur développement, on constate une diminution du taux de survie des jeunes homards. Reste maintenant à élucider les mécanismes responsables de ces mortalités afin de comprendre le devenir de l’espèce dans les océans de demain. (Taille de la larve : environ 6 mm - Grossissement 20x - Microscope optique)

    Sujets :

    Véhicule médicinal

    Ehsan Rezabeigi

    École de technologie supérieure et Université Concordia

    Le diamètre de cette structure sphérique est environ trois fois plus petit que celui d’un cheveu humain. Elle a été obtenue par l’électropulvérisation d’un polymère dissous dans deux solvants différents. Lors de la pulvérisation, l’un des solvants s’évapore rapidement, créant de multiples cavités. Grâce à cette grande porosité, les microbilles pourraient contenir des substances médicamenteuses et les transporter dans le corps humain. Et comme elles sont faites d’acide polyactique, ce polymère couramment utilisé pour la production de sutures biodégradables, l’organisme les éliminera facilement après la livraison. Mais on doit encore réduire la taille de ces microbilles pour qu’elles puissent éventuellement emprunter sans encombre le système circulatoire. (Taille de la microbille : 35 microns - Grossissement 200 x - Colorisation de la microbille pour en renforcer les détails - Microscope électronique à balayage)

    Sujets :

    Créature de laboratoire

    Anne Weber-Ouellette et Isabelle Plante

    Centre INRS – Institut Armand-Frappier

    Cette sphère aux motifs évanescents est de celles qui ont nourri l’humanité depuis son enfance. Il s’agit d’un acinus, l’unité fonctionnelle de la glande mammaire humaine. Cet acinus est formé de deux lignées cellulaires : celles productrices de lait (en vert) et celles nécessaires à son expulsion (en rouge). On distingue aussi les noyaux de toutes les cellules (en bleu). Mais cet acinus n’est pas d’origine naturelle. Il a été créé de toutes pièces en trois dimensions dans une matrice extracellulaire (une sorte de guide en 3D) soigneusement calibrée. La maîtrise de ce protocole expérimental ouvre de nouvelles voies de recherche. D’autres spécialistes, ailleurs dans le monde, pourront désormais créer des acinus de laboratoire afin de mieux les étudier. (Taille de l’acinus : 100 micromètres - Grossissement 20x - Image colorisée pour accentuer les teintes - Marquage par immunofluorescence - Microscope confocal)

    Sujets :

    Gras de cellule

    Aude Zimmermann

    Centre INRS — Institut Armand-Frappier

    De « gros mangeurs », ces macrophages? Certainement, et c’est une bonne chose, car ces cellules nous défendent en se gavant de microbes et de cellules mortes. Mais si nos macrophages « mangent » trop, l’élimination de certaines molécules ingurgitées, tel le cholestérol, devient difficile. Les macrophages se mettent alors à mal fonctionner et peuvent causer des accidents vasculaires cérébraux ou l’athérosclérose, une maladie qui provoque des attaques cardiaques. Des gouttelettes de gras (en jaune) se forment dans leur cytoplasme, laissant les noyaux intacts (en rose). L’image qui en résulte donne ainsi l’impression que les macrophages ont accumulé de petites pépites d’or dans leur bedon. (Grossissement 63x - Microscope confocal à fluorescence)

    Sujets :